Lancée en 2017, la KIA Stonic fait de la résistance en s’offrant un nouveau dessin la rapprochant des productions récentes de la marque coréenne. Ce modèle polyvalent SUVisé demeure en effet un élément essentiel de l’offensive du constructeur de Séoul malgré l’apparition d’une floppée de modèle 100% électriques. Elle correspond parfaitement aux besoins d’une clientèle peu pressée d’opter pour le tout à l’ion…

Elle ne fait pas son âge cette Stonic. En tous cas de l’extérieur. Si le premier restylage date déjà de 2020, le 3e reçu en début d’année lui va comme un gant. La face avant adopte des projecteurs affinés en Y inversé, sa calandre est réduite et placée dans le bouclier alors que l’arrière reçoit de nouveaux feux. Elle s’agrandit légèrement en gagnant 2,5 cm pour atteindre 4,16 m. A l’intérieur, le travail a été aussi conséquent même si la planche de bord n’atteint pas la pureté des modèles électriques. De quoi préserver là aussi une clientèle plus classique qui souhaite encore pouvoir compter sur des boutons physiques même si les deux écrans atteignent 12,3 pouces dans la version GT-Line la mieux dotée. Le volant est également renouvelé et les commandes sont modernisées.

J’aime bien
Sans être un cheval fou, le petit 3 cylindres en ligne 1.0 T-GDi propose 115 chevaux dans sa version la plus puissante et reçoit une micro-hybridation. Le couple atteint 200 Nm et suffit largement aux trajets du quotidien. Placide et bien suspendue, la Stonic répond en tous points aux attentes de la clientèle européenne en avalant correctement les aspérités de nos mauvaises routes. La position de conduite est adaptée aux morphologies eurasiennes et le maintien des sièges est satisfaisant. A l’arrière, la place est suffisante pour deux adultes mais on ne leur imposera pas un trop long trajet. Au-delà de 200 km, ils risquent de vous en vouloir.

Plutôt malin
Donnée pour 1270 kg dans sa version la mieux dotée, la Stonic surprend le journaliste de 2026 plus habitué à fréquenter des mastodontes électriques de 2,3 tonnes. Cela la rend agile en ville mais surtout particulièrement frugale puisqu’elle s’est contentée de 5,9 l/100 km, durant notre semaine à son volant.

J’aime moins
L’insonorisation du petit trois pattes manque de matière. Non seulement lors de fortes accélérations lorsqu’il s’agit de doubler un véhicule lent sans trop gêner celui qui arrive derrière, mais aussi à vitesse constante mais là aussi, le journaliste de 2026 qui s’est peu à peu habitué au silence des BEV est à chaque fois surpris d’entre le ronron d’un vrai moteur thermique…

Pourquoi je l’achète
Forte d’une carrière qui ne cesse de se prolonger, la KIA Stonic a largement passé ses maladies de jeunesse et l’on peut espérer une fiabilité assurée sachant que l’on peut toujours compter sur les 8 ans de garantie inclus dans le prix d’achat. Avec l’hybridation légère essayée ici, il faudra compter 32.190€ avant de pouvoir en disposer mais la Stonic est déjà disponible à 24.990€ en version 1.0 T-GDi d’entrée de gamme donnée pour 100 ch. Confortable, bien équipée, technologiquement à la page avec ses deux grands écrans, elle propose tout ce que l’on est en droit d’attendre d’un crossover moderne et bien conçu. Sa tenue de route est bonne et la finition correcte si on la compare à certaines concurrentes japonaises.

Pourquoi je ne l’achète pas
Légère et compacte, la KIA Stonic ne supporte pas être brusquée. Son moteur s’emballe en montant dans les tours et ses suspensions manquent de fermeté lorsque le rythme augmente. Elle n’a rien d’une sportive et le fait vite savoir. Il faut juste en être conscient avant l’achat. Ses 115 chevaux assurent le travail mais ne deviennent jamais des pure-sangs. Si l’habitacle propose des écrans modernes et un style contemporain, ne regardez pas certains plastiques de trop près parce qu’ils se révèlent durs et bon marchés. Mais on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs et pour garder des tarifs serrés, au vu de l’équipement généreux, KIA est obligé de gratter sur certaines cases du tableau. C’est de bonne guerre et la concurrence pratique les mêmes astuces. (Photos: Benoît Lays)

