La bibliothèque idéale du Rédacteur Automobile : Renault Sport par Dimitri Urbain

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Cette fois ce n’est pas un ouvrage mais bien une trilogie que nous vous proposons de découvrir : « Clio R.S., les virages dans la peau 2000-2018 » ; « Mégane R.S., la loi de la traction 2004-2016 » et « Renault Sport, les extraordinaires 1980-2020 ». Ecrits par Maxime Joly, ce dernier les publie à compte d’auteur.

1° Clio R.S. Les virages dans la peau, 2000-2018 (29 €)

Au travers de 166 pages, l’auteur détaille les différentes versions des Clio II, III et IV R.S. y compris les versions V6 à moteur arrière ainsi que les séries spéciales comme la Jean Ragnotti ; les Team, Trophy, F1 team R27, Cup, Gordini, Ange & Démon… Il situe les choses dans un contexte historique, avec les Clio 16S et Williams de première génération. Le texte, préfacé par Jean Ragnotti, est clair et abondamment illustré de photos mettant bien en évidence les différents détails propres à chaque version et modèle. A la fin de l’ouvrage, des tableaux permettent de connaître les puissances disponibles, les types de châssis ainsi que les quantités produites. Des informations assurément utiles et intéressantes pour tous les amateurs de cette bombinette française.

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2° Mégane R.S. La loi de la traction, 2004-2016 (25 €)

Ce second volume de 126 pages s’attache aux différentes Mégane R.S. des secondes et troisième génération. Selon une structure similaire à l’ouvrage précédent, toutes les versions et séries limitées sont présentées en détail : Trophy, F1 Team, F1 Team R26, R26R, RS 250, Trophy, 275 Trophy et Trophy R, RS 275… même la version utilisée par les Brigades Rapides d’Intervention est présentée. La préface est ici signée Laurent Hurgon, qui a établi plusieurs records au volant de Mégane R.S. sur le tracé du Nürburgring. Ici aussi, des tableaux permettent de s’y retrouver plus facilement entre les variantes.

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1-2-3 La trilogie des sportives Renault de 1980 à 2020 sans aucun doute la plus complète sortie à ce jour ! 532 pages d’anecdotes, d’infos et de photos pour se faire plaisir.

3° Renault Sport les extraordinaires, 1980- 2020 (35 €)

L’auteur se penche ici sur 40 ans de Renault sportives : depuis l’ère turbo avec les R5, 9, 11, Super 5 GT, R25 V6 Turbo, Safrane Biturbo, jusqu’au Spider, à la Clio V6, la Twingo Renault Sport ou encore la Megane IV RS. Ici ce sont pas moins de 240 pages de textes et photos permettant de se familiariser avec les modèles les plus confidentiels. Préfacé par Benoît Jacob et Axel Breun, respectivement auteur des lignes du spider et responsable design Renault Sport.

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Quelques dessins et études de ce qui deviendra la Clio V6…

Au travers de pas moins de… 532 pages, remplies d’anecdotes et de détails très pointus, voilà de quoi satisfaire tous les amateurs de Renault sportives récentes ! Soulignons la qualité d’écriture, la grande rigueur de l’auteur et la qualité des photos. Publiés à compte d’auteur, la qualité du papier a été choisie avec soin pour servir texte et photos. Qui plus est ils sont vendus à des prix très raisonnables et nous ne saurions vous recommander d’acheter les 3 ensemble car ils constituent une véritable encyclopédie sur ces modèles, avec des informations introuvables ailleurs. Cette initiative qui transpire la passion mérite vraiment le succès. A ce jour, plusieurs centaines d’exemplaires ont d’ailleurs déjà été vendus… (Dimitri Urbain)

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La Clio RS Team, l’une des nombreuses séries spéciales de Clio Sport, toutes d’une efficacité très redoutable !

Pour plus de renseignements, contactez Maxime Jolly, l’auteur, directement sur www.meganers-lelivre.com

Clio R.S., Les virages dans la peau, 2000-2018, Maxime Jolly, ISBN : 979-101699-1879-5, prix : 29 € ;

Mégane R.S., La loi de la traction, 2004-2016, Maxime Jolly, ISBN : 978-2-7466-8899-5, prix : 25 € ;

Renault Sport, Les extraordinaires, 1980- 2020, Maxime Jolly, ISBN : 978-2-9572-1790-8, prix : 35 €.

Essai: Subaru Forester 2.0i e-Boxer: outil multi-tâches

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La terre et la poussière n’ont jamais effrayé un Forester!

La dernière fois que nous avions testé un Forester, c’était dans son milieu naturel, la montagne, en plein hiver 2018. Et nous l’avions trouvé particulièrement convaincant. Parce que ce break surélevé est un peu à l’image d’un montagnard. Rustre et antique en apparence mais très attachant une fois qu’on l’apprivoise. Au début de cette année, Subaru a « électrifié » une bonne partie de sa gamme en collant un petit moteur électrique à son Boxer historique. Avec pour objectif principal de le rendre plus propre et moins gourmand. L’occasion pour nous de retrouver ce compagnon de route.

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Désormais, c’est accompagné d’un petit moteur électrique que le 2.0 Boxer est le seul moteur disponible sous le capot du Forester. 

Chez Subaru, on a définitivement condamné le Diesel Boxer. Et c’est regrettable parce qu’il s’agissait d’un des rares Diesel qui trouvait grâce à nos yeux. Seulement voilà, l’Europe ne constitue qu’une toute petite part des ventes mondiales de l’autre marque étoilée et seul survit désormais les motorisations essence. A l’image de ce 2.0 Boxer de 150 ch désormais épaulé par un moteur électrique fournissant 16,7 ch et 66 Nm. Intégré à la boîte de vitesses, il est alimenté par une batterie lithium-ion de 0,6 kWh. C’est le minimum que l’on puisse faire pour être considérée comme une voiture full hybride sachant qu’elle peut se déplacer en mode électrique jusqu’à 40 km/h et sur 1,6 km. Des chiffres qui semblent bien modestes mais en utilisation citadine, on se surprend à tenter de rester le plus longtemps possible en mode silencieux.

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Ses capacités en hors-pistes demeurent impressionnantes pour un simple break surélevé. 

J’aime bien

Dans la finition Premium Sport, considérée comme le haut de gamme en termes d’équipements, notre Forester jouissait d’un équipement complet pour la somme de 43.290€. On vous défie de trouver un véhicule équivalent chez la concurrence à un prix aussi serré. Certes, l’habitacle peut sembler désuet aux amateurs de grands écrans et de minimalisme mais il réconfortera ceux qui en ont horreur. Le volant à trois branches est très agréable à manipuler et l’équipement s’avère pléthorique. Il faut dire que Subaru est plutôt réputé pour sa générosité en la matière. Ainsi, dès le premier niveau de finition (il en existe 4), on a droit aux phares à diode actifs, à l’infodivertissement Starlink ou encore l’EyeSight, une aide à la conduite utilisant des caméras stéréo et dont la marque japonaise est très fière. Pour rester dans l’habitacle, saluons la bonne position de conduite et la finition particulièrement soignée. On en revient au montagnard, habitué aux conditions extrêmes et qui ne gaspille rien. C’est exactement l’image que renvoie le Forester.

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Chez Subaru, l’équipement est toujours généreux même avec le premier niveau de finition.

Plutôt malin

Pour affronter le pire, il peut compter sur ses quatre roues motrices et son moteur largement éprouvé. Ses 150 chevaux n’en font pas un foudre de guerre mais allié à la transmission CVT à variation continue, il constitue un ensemble rendant la conduite sereine. Sa transmission intégrale offre trois modes de fonctionnement: Normal, neige et poussière ou encore neige, poussière et boue. Bref, de quoi affronter toutes les pistes, tous les chemins un peu délicats en se souvenant néanmoins que la garde au sol n’est que de 220 mm. C’est déjà mieux que mal de break aventurier, sans parler des angles d’attaque eux aussi très bons, mais cela n’en fait pas un franchisseur ultime. Cela dit, il suffit de voir le nombre de Forester sur les routes montagneuses françaises, suisses ou italiennes pour comprendre que cet engin rustique compte encore de nombreux adeptes.

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Même les croisements de pont ne lui font pas peur. Le Forester, rien ne l’arrête!

J’aime moins

Comme Qui dit break surélevé dit comportement pataud. Et c’est franchement le cas. Passant d’un super sportive au Subaru Forester, on a vite compris qu’on ne jouait pas du tout dans la même catégorie. Plongeant au premier freinage, se dandinant sur ses suspensions dans la première courbe rapide, le break japonais n’aime pas le sport. Et c’est tout à fait normal. On regrette également le manque d’évolution stylistiques. Certes, Subaru n’a jamais joué la star sur les podiums de mode mais on aurait aimé davantage de changements face aux anciens.

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Les miracles n’existent pas, même chez Subaru. Le Forester a horreur d’être brusqué et le fait rapidement comprendre.

Pourquoi je l’achète

On l’a dit, le Forester est le roi de la montagne. Il peut même jouer les premiers rôles dans nos vertes Ardennes. Les chemins… forestiers sont également ses amis. Solide comme un roc, parfaitement épaulé par son moteur volontaire et ses quatre roues motrices, il ne redoute pas d’être malmené. ET son habitacle, s’il peut paraître vieillot aux yeux de certains, garantit lui aussi une longévité à toute épreuve en évitant les gadgets technologiques. Disponible dès 35.295€, il pourra satisfaire l’homo habilis, celui qui ne conçoit la vie qu’au grand air et qui utilise sa voiture comme un outil. Le volume du coffre varie de 509 à 1.779 dm³ et, tout aussi important, il peut tracter jusqu’à 1.870 kg!

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La batterie lithium-ion de 0,6 kWh se cache dans le fond du coffre mais son encombrement reste limité.

Pourquoi je ne l’achète pas

Je reste assez perplexe face à l’utilité du système hybride léger qui augmente la note finale de 5.000 euros (!). On peut certes en profiter en ville, dans une circulation saturée où l’on dépasse rarement les 30 km/h mais  ce n’est vraiment pas l’endroit approprié pour jouir pleinement de son Forester. Et honnêtement, du côté des consommations, son apport nous semble encore plus inutile, nos consommations moyennes s’étant chiffrées à 9,5 l/100 km sans jamais avoir exagéré sur la pédale de droite que du contraire, ce Subaru Forester incitant davantage à la conduite coulée. Ce qui rend totalement inutiles les palettes au volant, la boîte CVT étant découpée en 7 rapports virtuels.

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Difficile de justifier l’apport du moteur électrique d’appoint dans des conditions d’utilisation extrêmes.

Essai exclusif: Porsche 718 Cayman GT4: volupté transgressive

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Compacte, racée, bien posée sur la route, la Porsche 718 Cayman GT4 représente à nos yeux le sommet en termes de plaisirs automobiles.

S’il existait un pape de l’objet automobile, gageons que ce coupé allemand ferait partie de sa liste des objets voués aux gémonies. Pensez donc, une simple deux portes, une boîte manuelle, un moteur atmosphérique et un volant sans le moindre bouton, de quoi provoquer l’envie de pilotage dans un monde où une minorité bien-pensante veut nous faire croire qu’il est désormais impossible de prendre du plaisir au volant, justifiant par la même occasion la déferlante d’engins ressemblant à des camionnettes dans lesquels le conducteur est seul, la plupart du temps, et où de multiples écrans sont chargés de le distraire dans les embouteillages ou ailleurs. (Photos: Quentin Champion)

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La voilà dans son élément naturel, les virages sur des routes vierges de toute circulation…

Et pourtant. Cela fait un bien fou de s’installer à bord de la Porsche 718 Cayman GT4. Il faut dire qu’elle sait soigner son propriétaire et le pousser droit vers le vice. Avec ses charmes extérieurs, tout d’abord, qui ensorcèlent.  Son bouclier largement échancré, la petite fente à la base du capot avant, ses ouïes latérales élargies et marquées d’un GT4 qui ne laisse guère planner de doute, sans oublier son spoiler arrière complété d’un diffuseur à l’efficacité garantie, tout est là pour faire craquer l’amateur de sensations fortes, pour l’entraîner vers le côté obscur de la force. Il comprend immédiatement que cette 718-là est de la trempe des vrais bolides, ceux qu’il faut dompter fermement sous peine de se laisser dominer. Et si cela ne suffit pas, ouvrir les portes ajoute encore à l’ensorcèlement. Dieu et ses sacro-saints SUV ne peuvent plus rien pour lui.

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Faites un voeu! Un volant sans le moindre pavé tactile ou bouton, on finirait par croire que cela n’existe plus. Le doute n’est plus permis, à bord du Cayman GT4, on conduit!

Pour attirer davantage le pécheur, il y a de superbes baquets optionnels empruntés à la Porsche 918 et facturés 5.844€. Une fois que vous y êtes installés, votre corps est happé pour l’éternité. Cela tombe bien parce que face à vous, le tableau de bord est cash avec son tachymètre gradué jusqu’à 330 km/h tandis que le compte-tours place le début de sa zone rouge à 8.000 trs/min. Mmmmm, l’on soupçonne alors les plaisirs anciens des envolées dans les tours et des mécaniques hurlantes. Mais qu’il est bon de se laisser prendre au piège de l’automobile passion. Enfin, le volant recouvert d’alcantara présente trois branches vierges du moindre pavé tactile. N’est-ce pas là le véritable le signe d’un engin particulièrement onirique n’ayant plus aucune place dans l’objet automobile politiquement correct de notre époque? Il n’y a plus de doute, on va tomber raide dingue de ce Cayman GT4.

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Collée au sol par ses énormes Michelin Pilot Sport Cup 2, la Porsche 718 fait hurler son flat-6 atmo et procure des G à gogo.

D’ailleurs notre main gauche est inexorablement attirée vers la gauche du volant pour y actionner la clé de contact. Le flat 6 3.0 atmosphérique, une rareté dans la gamme Porsche entièrement vouée au turbo à l’exception d’une certaine GT3, démarre dans une sonorité assez quelconque et la boîte de vitesses manuelle s’actionne fermement. Le message est clair, il va y avoir du travail pour le conducteur. Sur autoroute, le confort est assez surprenant et, malgré l’absence de multiples réglages, les sièges sportifs assurent leur boulot même si nous aurions pu être davantage bloqué au niveau des hanches. L’insonorisation de l’habitacle permet des déplacements à allure normalisée, le moteur ronronnant gentiment aux alentours de 2.500 trs/min, durant lesquels vous pouvez échanger avec votre passager ou profiter du système audio à 8 haut-parleurs. Les reprises ne sont pas époustouflantes et imposent de rétrograder pour retrouver du couple. Sous les 4.000 trs/min, on a du mal à croire que cette auto dispose de 420 ch. Mais l’heure est venue de sombrer au cœur de l’enfer, là où la circulation automobile se raréfie au rythme des virages qui se multiplient. Les forêts s’assombrissent et même le soleil éprouve bien des difficultés à y darder ses rayons.

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« Image rare d’un Ferrariste découvrant avec stupeur le plaisir de pouvoir avaler la route avec une vraie voiture de sport. » La légende vient du photographe et elle n’est pas fausse…

On retombe trois rapports et on accélère à fond dans la première ligne droite, le moteur se déchaîne dans notre dos, les pneus Michelin Pilot Sport Cup 2 collent à l’asphalte et la voiture répond à la moindre de nos injonctions. Parmi les rares boutons présents sur la console centrale, trois doivent impérativement être activés pour prétendre au Nirvana automobile. Le premier actionne le double-débrayage automatique, le second ouvre les échappements en grand et le troisième durcit les suspensions. Chaussé de nos bottines de pilote, on a enfilé nos gants pour impressionner le passager. Et là, c’est la révélation. Pas biblique mais presque… Le coupé 718 Cayman GT4 est un véritable scalpel qui trace les trajectoires au cordeau, vous plongez sur les cordes en retardant vos freinages au maximum puis vous accélérez une fois le point de corde franchi, toutes les bases du pilotage sont d’application, réveillant l’amateur de conduite qui sommeille en vous. La motricité est phénoménale, la direction est sans artifice et le moteur ne demande qu’à être poussé jusqu’au seuil des 8.000 trs/min… on est indubitablement à bord d’un engin de malheur qui fournit un maximum de bonheur à qui sait y faire. Elle en redemande toujours, elle en veut encore et encore et c’est finalement le pilote qui va jeter le gant, qui va lever le pied d’un chouia alors que la courbe à peine avalée aurait pu être prise plus vite. Les Michelin semi-slicks font merveille sur le sec. Les G encaissés rapprochent les sensations de la piste… On peut même se permettre de désactiver partiellement l’ESC en conservant le contrôle de traction. Le train arrière enroule les courbes comme s’il les avait tracées et les remises des gaz doivent être millimétrées sous peine de dérobades du train arrière. La concentration est maximale, on est là pour conduire, pour prendre un maximum de plaisir, pour les poussées d’adrénaline qui accompagnent chaque accélération, vous savez ces moments de bonheur absolu totalement incompréhensibles aux yeux des propriétaires de Dacia.

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La bête au repos profitant de cet instant photo pour laisser refroidir la mécanique.

Et ils auront raison de vous dire que c’est sur un circuit qu’il faut emmener ce genre de bolide mais la force du Cayman GT4, c’est qu’il se sent bien partout. Et presque par tous les temps. Parce que les énormes boudins placés aux quatre coins de l’auto n’aiment guère la pluie. Il suffit de regarder leurs profils pour comprendre qu’une fois sous l’eau, la séance de pilotage se réduit rapidement à une séance de drift improvisée. Le pied doit alors se faire très léger et les aides à la conduite sont bienvenues pour assister le conducteur. Parmi les autres défauts de cette belle allemande, citons la visibilité vers l’arrière, entravée par l’aileron dans la vitre arrière et par des rétroviseurs assez petits, s’extraire des baquets n’est pas non plus très aisé et enfin, la consommation ne fait guère partie de ses priorité. Tenir les 10 l/100 km est un supplice pour le conducteur. Il faut également faire définitivement une croix sur les pétarades accompagnant les rétrogradages de la génération précédente, nouvelles normes de bruit oblige. Du coup, la sonorité du Flat6 est décevante. Enfin, pour terminer de vous vautrer dans le péché, il y a le prix inavouable de ce jouet pour grand enfant. 99.075€ avant d’avoir coché la moindre option. Avec ses équipements supplémentaires, notre exemplaire d’essai atteignait la coquette somme de 124.424€. Mais c’est un prix qui ne nous semble pas incohérent pour échapper à la morosité de la pensée unique qui veut faire de l’automobile un engin d’un autre âge…

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Ca tourne! Voilà bien une info que la Porsche 718 Cayman GT4 attend avec impatience pour pouvoir dévoiler tout son potentiel!

Son look de sportive incontestée, l’absence de la moindre conduite automatisée ou encore le minimalisme de son équipement sont dignes d’un engin du diable voué à vous conduire aux portes de l’enfer à la vitesse de l’éclair, sans retour possible. C’est pourtant au septième ciel que la Porsche 718 Cayman GT4 nous a mené lors d’un périple de près de 900 km. Avec le sentiment, à l’arrivée, d’avoir retrouvé les fondamentaux de notre amour immodéré pour l’automobile et le bonheur qu’elle peut offrir à chaque instant. Un simple ruban d’asphalte loin de toute civilisation met en exergue toutes les qualités de ce coupé et procure un plaisir indicible. Et ce ne sont pas nos passagers occasionnels, qu’ils aient 16, 30 ou 74 ans, qui nous contrediront. (Photos: Quentin Champion)

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Efficace, on n’en doute pas. Même s’il n’est pas réglable!
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Et bien voilà… quand ils veulent, chez Porsche, ils peuvent encore nous proposer une bonne vieille boîte manuelle.
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Il est impératif de monter dans les tours et d’aller chercher les 8.000 trs/min pour avoir le maximum de sensations…
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Ces superbes baquets optionnels nous viennent tout droit de la 918 et sont facturés 5.800 euros.
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La réputation de Porsche en matière de freinage n’est pas usurpée. On peut y aller franchement et « taper » dans les freins au panneau trop tard, ça passe crême.
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La plupart du temps, c’est votre cerveau qui vous ralentit là où la Cayman GT4 passerait plus vite.

Michelin présente son nouveau Pilot Sport CUP2 CONNECT et promet plus de performances plus longtemps

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Selon le manufacturier de Clermont-Ferrand, le nouveau Pilot Sport CUP2 CONNECT a été conçu en intégrant un conteneur destiné à recevoir un capteur, ce qui fait de lui le premier pneu de série 100% connectable. Les utilisateurs n’ont alors plus qu’à y insérer les capteurs de la solution Track Connect afin de profiter des multiples fonctionnalités de l’ensemble et optimiser encore plus leurs performances lors de roulages sur circuit. Dédié à 80 % au circuit et 20 % à la route, ce pneu ultra-sportif conserve une grande polyvalence pour une utilisation quotidienne tout en offrant un haut potentiel sur piste.

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Nouvelle architecture pour plus de stabilité et plus de sécurité

Pour combiner à la fois un excellent ressenti et une grande efficacité, le nouveau Michelin Pilot Sport CUP2 CONNECT associe dans sa construction deux nappes polyester, deux nappes acier et une nappe polyamide. Il bénéficie également de plusieurs technologies de pointe:

  • Wavy Summit Architecture: ondulation des nappes sommet par l’ajout de caoutchouc sous le câble d’acier structurel du pneu, ce qui a pour bénéfice de diminuer le temps de réponse et d’augmenter la sensation de sportivité au volant.
  • Dynamic Response Technology: ceinture hybride en aramide et nylon de haute densité qui favorise la précision de conduite et le comportement du pneu sous sollicitation. Cette ceinture, qui se situe juste en-dessous de la bande de roulement, est à la fois très résistante et légère. Ainsi, à poids équivalent, le nylon et l’aramide associés sont cinq fois plus résistants que l’acier.

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Ces améliorations techniques autorisent des vitesses de passage en courbe plus élevées et une excellente stabilité à haute vitesse. Sur circuit, cela se traduit par de meilleurs temps au tour(1) et davantage de sécurité sur piste comme sur route.

Nouvelle bande de roulement pour un meilleur contrôle et une plus grande longévité

  • Bi Compound Technology: la sculpture asymétrique non directionnelle de la bande de roulement du nouveau Pilot Sport CUP2 CONNECT utilise la technologie «Bi-Compound» avec, sur le côté extérieur, un élastomère spécifique dont la souplesse est adaptée pour apporter un maximum d’adhérence sur sol sec dans les virages serrés et côté intérieur un élastomère plus rigide, qui optimise le guidage, la précision et le contrôle.
  • High Molecular Chain: le Michelin Pilot Sport CUP2 CONNECT bénéficie d’un nouveau mélange de gomme avec des «élastomères fonctionnels», permettant d’obtenir un matériau plus homogène et une meilleure résistance au roulement (efficacité énergétique), mais également une adhérence plus forte sur sol mouillé grâce à un dosage plus important de silice fine.
  • Track Longevity Technology 2.0: des renforts sur l’épaule extérieure rendent le pneu plus résistant à l’usure en usage circuit et permettent d’augmenter la performance et de la maintenir tour après tour.

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Des bénéfices démultipliés sur piste, encore plus avec l’application Michelin Track Connect

Grâce à ces technologies, le Pilot Sport CUP2 CONNECT enrichit non seulement l’expérience de pilotage d’un point de vue subjectif (contrôle de la direction et tenue de route grâce à une empreinte au sol optimisée) mais aussi de manière objective. Il est en effet plus rapide de 7,29 secondes(1) après une série de 10 tours que l’ancien pneu Pilot Sport CUP2. L’utilisation de Michelin Track Connect permet – grâce aux recommandations de pressions optimales transmises par l’application – de rouler encore plus vite et plus longtemps avec un gain de 7″40(2) après une série de 15 tours consécutifs.

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La BMW M2 CS sera la première voiture équipée en première monte de pneus Pilot Sport CUP2 Connect (en 245/35 ZR19 (93Y) XL TL PILOT SPORT CUP 2 * DT1 MI à l’avant et 265/35 ZR19 (98Y) XL TL PILOT SPORT CUP 2 * DT1 MI à l’arrière), faisant de celui-ci le premier pneu sportif connectable avec marquage OE (3).

Disponible également sur le marché du remplacement dans 41 dimensions (95% de couverture du marché) pour des jantes de 17 à 21 pouces, le pneu Michelin Pilot Sport CUP2 CONNECT est compatible avec la majorité des sportives du marché, de 200 à plus de 750 ch. Il s’adresse aux pilotes débutants ou expérimentés, leur permettant d’augmenter leur expérience de conduite sur circuit, et d’améliorer leur temps au tour.

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(1) Etude interne, Porsche 991 GT3 équipée de Michelin Pilot Sport CUP2 Connect, dimensions 245/35ZR20 et 305/30ZR20, sur le circuit de Valencia (07/2018) et Renault Megane 3 RS équipée de Michelin Pilot Sport CUP2 Connect dimensions 235/35ZR19 circuit de Charade et Ladoux N°3 (10/2018), après 10 tours, en comparaison avec la génération précédente Pilot Sport CUP2.

(2) Etude interne certifiée par huissier sur Porsche 991(991) GT3 RS avec la solution Michelin Track Connect, équipée de Pilot Sport Cup2 CONNECT en dimensions 265/35ZR20 et 325/30ZR21, en comparaison avec la génération précédente Michelin Pilot Sport Cup2, effectuée au circuit Andalucia Espagne (11/2019) après 15 tours. Les conditions réelles d’utilisation peuvent varier.

(3) OE : Original Equipment soit homologation en première monte.

BMW M2 CS

Essai exclusif : MG ZS : Alternative et… crédible ! par Dimitri Urbain

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MG ? Ce nom ne vous dit rien ? Les plus âgés se souviendront de cette marque anglaise, créée en 1923, et de ses voitures de sport dérivées des Morris de série: des TC, des années 30 à 50, à la A des sixties puis la B… qui a longtemps été le cabriolet le plus produit au monde. « Morris Garages » souffre énormément dans la tourmente British Leyland. (Texte: Dimitri Urbain – Photos: Paul-Edouard Urbain)

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Après les années 80, les MG ne sont que des versions sportives des Metro, Maestro ou autres Montego, jusqu’en 1996. Cette année-là, la marque revient en force avec la F, un petit cabriolet à moteur central. Après l’époque de la collaboration avec Honda puis la reprise de Rover (et sa revente rapide) par BMW, MG refait surface en 2002.  Le « nouveau » constructeur prend le nom de « MG Rover » et développe une nouvelle gamme MG, sportive, sur base de la gamme Rover. La tradition est réveillée avec des appellations en « Z »: ZR, sur base de Rover 25, ZS, sur base de Rover 45 et ZT sur base de la 75. Au passage, la F devient TF. Un charme très british et un coté exclusif affirmé caractérisent ces voitures mais ça ne sera pas suffisant pour éviter la faillite. En 2005, la messe est dite.

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Nanjing Automobile Group y voit une belle occasion de s’offrir un nom avec un passé prestigieux, ainsi qu’une tête de pont en Europe. Cette marque fusionne avec SAIC, le plus grand constructeur Chinois, en 2007. Du côté de chez MG, la production de la TF est relancée de 2008 à 2010 tandis qu’une nouvelle berline est présentée en 2011: la MG6, exclusivement vendue en Grande Bretagne. 2 ans plus tard, une citadine élégante, la MG 3, vient compléter la gamme. Plus récemment, un SUV, la ZS, est venue compléter la gamme. C’est avec ce modèle que la marque veut repartir à la conquête du marché européen.

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Nouvelle stratégie

Disparue depuis 15 ans, la marque ne dispose, pour le moment, que de peu d’image en Europe. Dès lors, appliquer une politique tarifaire offensive à un produit crédible, avec une bonne qualité perçue, de nombreux aspects pratiques, un grand espace intérieur et un excellent niveau d’équipement fait du MG ZS EV une proposition alléchante sur le marché des SUV électriques. Avec les primes disponibles, il est même le plus accessibles de tous. La gamme se compose de deux modèles: une version Confort, affichée à 30.985€ et une version Luxury qui coûte 32.985 €. Le tout hors remises, bien entendu, celles-ci pouvant atteindre les 4.150 €. Ce qui met ce SUV spacieux dans une zone de prix assez proche de la Renault Zoé (26.400 €), et bien en-dessous de la Kia e-Niro à 39.040 € et de sa cousine Hyundai Kona electric Twist, à 38.999 €. Ces deux derniers affichent l’équivalent de 136 ch et la ZS, 143. Voilà déjà de quoi mettre les choses en perspective!

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Assemblé en Chine, le MG ZS a été prévu comme véhicule électrique dès le début de sa conception. En Grande Bretagne, il est également livrable avec un moteur thermique et un hybride plug in devrait arriver bientôt.  Il est équipé d’une batterie lithium ion de 44,5 kWh refroidie par eau afin de mieux réguler sa température et renforcer l’autonomie. Le moteur électrique synchrone est situé à l’avant et entraine les roues de l’essieu antérieur. Il développe 105 kW, ce qui correspond à 143 ch DIN. Le couple est de 353 Nm et, comme c’est un électrique, il est disponible intégralement, instantanément. Ce qui lui permet d’atteindre 100 km/h en un bon 8 secondes, des résultats tout à fait honorables. La vitesse maximale est annoncée à 140 km/h, ce qui reste largement suffisant.

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J’aime bien

Le dessin extérieur est réussi, élégant et plutôt consensuel, clairement « inoffensif ». Le MG ZS ne va pas polariser l’opinion. Certains y retrouveront des éléments faisant penser à Mazda, d’autres à Mercedes, à l’arrière, un peu au Renault Kadjar mais au moins, ce n’est pas du Goldorak avec des lignes partant dans tous les sens!  Une chose frappe d’emblée, c’est la bonne qualité de la peinture. Rien à redire, c’est d’un très haut niveau; tout comme les ajustages et joints d’ouvrant ou encore le bruit rassurant lors de la fermeture des portières et du coffre. A la différence de Tesla ou BMW, la prise (de type CCS2) est située à l’avant dans la fausse calandre qui se relève pour la brancher et non comme si c’était un portillon de trappe à carburant.

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Plutôt malin

La bonne impression continue à l’intérieur! Les sièges avant sont accueillants, le volant agréable à prendre en mains. Les boutons et commandes dégagent une impression plutôt qualitative, l’ergonomie générale est correcte. L’écran central est clair et lisible, même sous le soleil. La boîte de vitesses est bien entendu automatique. Très facile à utiliser, elle se commande via la molette centrale qui rappelle les modèles de chez… Jaguar! Assis au volant, on se dit que voilà un SUV familial plaisant, 100 % électrique, à un prix le rendant accessible à une large majorité de la population. Les performances disponibles sont de bon niveau et n’en font pas une pantoufle sur la route. Les accélérations ne sont pas trop brutales, comme c’est parfois le cas sur un véhicule électrique qui réagit instantanément. A son volant, on n’a pas peur de manquer de reprise lors d’un dépassement. Trois modes de conduite sont disponibles, via une commande à basculeur située à la base de la console centrale. La modularité de la récupération de l’énergie cinétique lors du freinage permet de rouler de façon plus coulée et, en ville, il est même possible de rouler sans entamer l’autonomie. La caméra de recul est fidèle est précise, on s’y habitue très vite!

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J’aime moins

Sur la route, le comportement est un peu flou: la prise de roulis ne nous a pas semblé assez maîtrisée. Certes, il s’agit d’un SUV et son centre de gravité élevé ne facilite pas les choses. Les suspensions gagneraient à être un peu mieux amorties et des barres antiroulis d’un bon diamètre permettraient également de mieux maintenir la caisse en virage. Rien de dangereux, juste un côté un peu « brouillon », tout comme la direction, parfois trop légère et peu communicative en sensations. Vu le couple disponible, uniquement via les roues avant, on sent parfois la voiture se laisser aller à un léger patinage mais rien de grave. Il suffit alors de relever légèrement le pied et de profiter de toute la linéarité propre à un véhicule électrique.

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Signalons au passage quelques mesquineries comme l’absence de réglage en hauteur de la colonne de direction ou encore le siège passager réglable manuellement alors que celui du conducteur est électrique. Les sièges avant gagneraient à être un peu plus fermes et pourraient offrir un meilleur maintien latéral mais ils ne sont pas inconfortables, loin de là. Le système infotainement est parfois lent et la navigation uniquement en anglais… Apple Car Play et Android Auto fonctionnent très bien donc le souci est vite résolu avec Google Maps! La climatisation ne semble pas des plus efficaces mais comme il s’agit d’un véhicule électrique, l’utiliser à pleine puissance n’est pas recommandé, c’est l’autonomie qui trinque. L’absence de radar de parking à l’avant est parfois gênant vu les formes de l’engin.

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Pourquoi je l’achète

Le MG ZS incite et invite à une conduite coulée et détendue, surtout en ville, où il est facile de rouler à 20 km/h, par exemple. Le rapport prix-prestations est assez imbattable, au vu de la liste des équipements de la version Luxury. L’acheteur qui parcourt moins de 100 km par jour pour aller à son travail et se déplace peu sur de grandes distances y trouvera son compte. Dès le premier niveau, la navigation est de série, sur un écran de 8’’ avec téléphone mains libres. Le régulateur de vitesse adaptatif est également de la partie. La finition Luxury y ajoute le toit ouvrant vitré panoramique (un vrai régal!), les sièges finis façon cuir, un détecteur d’angle mort et des jantes en alliage en 17’’ au lieu de 16 mais elles sont vraiment perdues dans les passages de roues!

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Il n’y a que 5 couleurs disponibles et celle du véhicule de notre essai, l’Aqua Cyan, lui va très bien. L’engin mesure 4,31 m pour une largeur de 1,80 m et une hauteur de 1,64 m, son encombrement reste raisonnable. L’empattement de 2,585 m est suffisant pour loger une famille de 5 personnes à bord, dans un excellent confort. L’espace dévolu aux bagages, 470 litres, est spacieux, avec des formes très logeables et il y a également des cavités de chaque côté de l’emplacement de la roue de secours. La banquette se rabat facilement afin d’encore disposer de plus d’espace.  Il pèse un bon 1500 kg, ce qui reste mesuré pour un engin de cette taille, électrique qui plus est.

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Pourquoi je ne l’achète pas

Le constructeur annonce de 263 à 428 km d’autonomie, en fonction de l’utilisation mais, de façon raisonnable, un bon 200 km semble réaliste au quotidien. Et il ne faut pas rouler sous la pluie, chargé, avec les phares allumés et le désembuage à vitesse maximale. Passer en mode Eco fait monter l’autonomie de 237 à 260 km. Nous avons pu nous rendre en Allemagne (plus de 180 km) sans nous arrêter, tout en roulant à des allures tout à fait normales sur autoroute. Néanmoins, sur place, il a fallu recharger. C’est là que se trouve le gros souci, qui n’est pas propre au MG ZS, bien entendu, c’est le temps de charge… et la disponibilité de bornes rapides.

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Sur prise normale ce sont des heures et des heures cependant, 80% de la charge est disponible en seulement 40 minutes, sur une borne rapide. C’est là qu’il vaut mieux savoir situer les Colruyt et autres Lidl pour y recharger gratuitement sa batterie! Et espérer que d’autres propriétaires de véhicules électriques n’ont pas eu la même idée en même temps. La peur de tomber en panne est bien réelle. Une fois qu’il ne reste que 20-30 km d’autonomie, cela devient même une source de stress, il faut absolument trouver une borne rapidement. Soyons de bon compte, l’acheteur de ce type de véhicule ne peut faire l’impasse sur la Wallbox à la maison, afin de se faciliter la vie!

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En conclusion, voilà une proposition originale, décalée et pouvant séduire ceux qui ne veulent pas la voiture de Monsieur tout le monde. Le MG ZS EV est crédible, super équipé et vendu à un prix très correct! Il conviendra à une majorité de gens qui ne sont pas des gros rouleurs et veulent passer à l’électrique pour un budget raisonnable. Pour son retour en Europe Continentale, MG mérite vraiment de connaître le succès. A l’avenir, la marque envisage de lancer deux autres modèles et vient même de présenter un projet de sportive, tous électriques…

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Nouvelle BMW Série 4 : elle ne laisse personne indifférent !

Fabian Kirchbauer Photography
Des lignes musclées et fluides, des proportions classiques… la nouvelle Série 4 est bien dans la tradition des coupés BMW. Reste… la calandre, avec plaque minéralogique flottante : nouvelle interprétation du classique de la marque, elle descend désormais jusqu’à la base du spoiler. Cet élément risque de déstabiliser certains acheteurs… quel sera son impact sur les ventes ? BMW fait le pari que cet élément va plaire à la clientèle !

Les SUVs balayent tout ou presque sur leur passage… Nombre de constructeurs réduisent leur gamme à sa plus simple expression. D’autres, tels BMW, persévèrent sur des marchés de niche, ceux des coupés et cabriolets. Dérivée de la dernière Série 3, « The 4 » en est sa version coupé. Le style est identifiable au premier coup d’œil mais la calandre est inédite. (Dimitri Urbain)

Maintenir la tradition

Depuis toujours ou presque, BMW est réputé pour ses coupés au caractère sportif bien trempé. Souvent, ils sont d’ailleurs propulsés par un six cylindres en ligne, autre caractéristique emblématique de la marque. Le nouveau coupé de la gamme BMW sera disponible à partir d’octobre 2020. Il se distingue d’emblée par sa nouvelle calandre, réinterprétation des « haricots » du constructeur munichois. Le moins que l’on puisse dire est que, si la marque voulait choquer, c’est réussi. Ce n’est pas la première rupture stylistique chez BMW et, finalement, la clientèle suit toujours. Sera-ce également le cas ici ? En offrant cette calandre (qualifiée dans les documents de la marque de « saisissante »)  sur un coupé, BMW prend moins de risques car les volumes de vente sont bien inférieurs aux SUV et autres berlines de la gamme.

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Les lignes arrière des nouvelles Série 4 sont fidèles à la tradition mais le coupé est plus large que la berline dont il dérive. La signature lumineuse des feux est un élément partagé avec la nouvelle série 5, tout comme les canules d’échappement trapézoïdales sur les motorisations les plus puissantes.

La nouvelle gamme

Au lancement, quatre motorisations seront disponibles : deux quatre cylindres et un six cylindres essence ainsi qu’un quatre cylindres diesel. Deux motorisations diesel six cylindres viendront la compléter dès le printemps 2021. Tout comme la nouvelle Série 5, la gamme 4 accueille les six cylindres essence et les moteurs Diesel équipés d’un alterno-démarreur 48V. Cette hybridation légère fournit 8 kW supplémentaires. Tous les moteurs Diesel sont désormais équipés de deux turbos. Comme sur la Série 3 berline, seule la boîte automatique Steptronic 8 rapports est disponible. En option, une fonction « Sprint » améliore les passages de rapports. Dès le lancement, la transmission intégrale X drive est disponible sur deux versions, puis le sera sur quatre d’entre elles dès mars de l’an prochain. Par rapport à la berline, le centre de gravité est abaissé de 21 mm et la voie arrière est plus large de 23 mm.

Fabian Kirchbauer Photography
Les proportions de ce coupé sont parfaites avec un capot assez bas et une partie arrière prête à bondir…

Par rapport au modèle précédent, la rigidité de la carrosserie est augmentée, l’aérodynamique renforcée et le poids est en baisse. En option, une suspension M Sport est disponible : amortisseurs, barres antiroulis et direction peuvent être adaptés à une conduite sportive plus dynamique. En outre, une suspension M adaptative avec des amortisseurs à commande électronique est également disponible, des freins M Sport ou encore un différentiel autobloquant. L’éclairage LED fait désormais partie de la dotation de série mais il peut être remplacé par du laser, en option. Suivant la nouvelle tendance de la marque, les feux arrière sont équipés de bandes lumineuses en « L ». Outre la variante M Sport, une version « Pack M Sport Pro » est équipée de la boîte avec fonction Sprint de série, de jantes M de 19’’ et… d’une sonorité sportive à l’intérieur ! En attendant la future M4…

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Ergonomie classique avec console inclinée vers le conducteur, écran central de grande taille en option et combiné de bord configurable.

Connectivité élargie

Désormais, attirer la clientèle se fait beaucoup moins par le niveau de performances d’un véhicule que par ses équipements connectés et autres applications disponibles. Les inévitables aides à la conduite sont bien présentes : alerte de collision agissant sur le freinage, assistance de trajectoire avec maintien de bande de circulation, freinage adaptatif en fonction du trafic, etc… Le combiné de bord est désormais numérique avec affichage tête haute offrant 70% de surface de projection en plus. Deux tailles d’écran central sont disponibles : 10,25’’ et 12,3’’. L’I drive, ici en version 7, offre de nombreux écrans personnalisés et un assistant personnel. Les commandes sont soit au volant, soit vocales soit gestuelles. La navigation est bien entendu en temps réel et basée sur le cloud. Apple Car Play est de série et toute une série de services numériques sont disponibles. La climatisation automatique trizone est de série. Bien entendu, le système hifi Harman Kardon est toujours disponible en option.

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Ce n’est certes pas un break mais le dossier de banquette arrière est rabattable 1/3 ou 2/3, ce qui permet d’augmenter considérablement le volume de bagages sans devoir utiliser un coffre de toit.

La gamme existe en 2 et 4 roues motrices (sur toutes les motorisations Diesel et la 440 i essence) et se compose des versions suivantes :

1° Motorisations essence :

1) 420i- 1998 cm3, 184 ch entre 5.000 et 6.500 tr/min, couple : 300 Nm entre 1350 et 4000 tr/min, 0 à 100 km/h en 7,5 sec, vitesse maximale : 240 km/h, consommations : de 5,3 à 5,8 l/100, CO2 : 122-132 gr/km.

2) 430i- 1998 cm3, 258 ch entre 5.000 et 6.500 tr/min, couple : 400 Nm entre 1550 et 4400 tr/min, 0 à 100 km/h en 5,8 sec, vitesse maximale : 250 km/h, consommations : de 5,7 à 6,1 l/100, CO2 : 131-141 gr/km.

3) M 440i X Drive- six cylindres, 2998 cm3, 374 ch entre 5.500 et 6.500 tr/min, couple : 500 Nm entre 1900 et 5000 tr/min, 0 à 100 km/h en 4,5 sec, vitesse maximale : 250 km/h, consommations : de 6,8 à 7,1 l/100, CO2 : 155-163 gr/km.

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La répartition des masses idéale favorise le plaisir de conduire, avec une réduction de hauteur et une augmentation de la largeur arrière par rapport à la berline Série 3. L’aérodynamique a également été soignée afin de réduire les valeurs de consommations et d’émissions de CO2 en favorisant la pénétration dans l’air.

2° Motorisation Diesel :

1) 420d- 1998 cm3, 190 ch entre 5.000 et 6.500 tr/min, couple : 400 Nm entre 1750 et 2500 tr/min, 0 à 100 km/h en 7,4 sec, vitesse maximale : 238 km/h, consommations : de 4,3 à 4,6 l/100, CO2 : 112-121 gr/km. A noter que seule cette motorisation Diesel est disponible uniquement en 2 roues motrices.

 2° 430d- 2993 cm3, 286 ch à 4000 tr/ min, couple : 650 Nm entre 1750 et 2500 tr/min, 0 à 100 km/h en 5,2 sec, vitesse maximale : 250 km/h, consommation : 6,2 l/100, CO2 : 146 gr/km.

3° M440d X Drive Coupé, 2993 cm3, 340 ch à 4400 tr/ min, couple : 700 Nm entre 1750 et 2500 tr/min, 0 à 100 km/h en 5,2 sec, vitesse maximale : 250 km/h, consommation : 6,7 l/100, CO2 : 158 gr/km.

Fabian Kirchbauer Photography
Voilà bien un angle où la nouvelle 4 ne prête guère le flanc à la critique. 

 

La bibliothèque idéale du Rédacteur Automobile : Nissan, Planète Automobile.

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De la Fairlady des années 60 à la Juke des temps modernes, Nissan s’est imposé comme l’un des plus grands constructeurs.

Nissan est le sixième constructeur mondial et second japonais, derrière l’indéboulonnable Toyota en numéro 1. Nous vous présentons le seul ouvrage en français consacré à la marque. (Texte: Dimitri Urbain)

Son auteur, Bernard Vermeylen, n’est pas à son coup d’essai, avec près de vingt ouvrages déjà à son actif. Spécialiste vivant de la marque Panhard, il a aussi écrit beaucoup sur les voitures de l’Est ou Renault. En près de 300 pages, il retrace toute l’histoire de la marque japonaise dont les origines remontent à 1912. Inutile de préciser que l’accès aux informations et documents datant des débuts de Datsun ou Prince aux années cinquante est très difficile et, souvent, ils n’existent qu’en japonais.

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Au cours des années 50, les Prince AISH figurent parmi les voitures les plus modernes de la production japonaise.

L’auteur a mené un véritable travail de recherche, afin de nous permettre de suivre le développement du constructeur nippon. L’époque la plus prolifique débute dans les années 60, lorsque Nissan commence à exporter sa production. Des noms comme Cherry, Sunny, Bluebird, Sylvia ou Fairlady ne nous sont pas inconnus… Nissan est un véritable empire industriel mondial et donc complexe à comprendre. Dans cet ouvrage richement illustré, l’auteur nous présente également les gammes japonaises, américaines et même australiennes plus récentes. Il traite bien évidemment également de l’alliance avec Renault, en proie actuellement à de nombreuses difficultés.

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A la fin des années 60, Nissan est très actif en compétition avec R 380 à R 383. La R380 s’inspire fortement de la Porsche 904 GTS, tout en utilisant un châssis Brabham BT8.

Certes, vous n’y trouverez pas l’évolution dans le détail des Skyline R33 année par année mais il s’agit véritablement d’un ouvrage de référence. Il fourmille également d’anecdotes et de modèles insolites comme l’Alfa Roméo Arna (une Cherry propulsée par un boxer d’Alfasud !) ou l’Aprio, une Dacia Logan rebadgée au Mexique !

Nissan Planète Automobile, Bernard Vermeylen, Editions E.T.A.I., Paris, 2014, ISBN 978-2-7268-9770-6, prix : 49 €.

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La Skyline GTR est aux antipodes des banales Sunny et autres Bluebird. Techniquement évoluée, elle figure parmi les meilleures sportives au monde. Ici en compagnie du break Stagea… qui en reprend toute la technique et le moteur, dans une caisse plutôt banale.

Nouveauté: BMW Série 5 : subtiles évolutions par Dimitri Urbain

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La nouvelle Série 5 reste un classique de la marque, dans ses proportions comme dans ses détails. Cette version 540i est agrémentée d’éléments aérodynamiques M Performance, disponibles en concession.

Le constructeur bavarois a pour habitude de remanier ses gammes et modèles en milieu de carrière. Cette année, c’est le tour de la berline Série 5. Bien que malmenée par la concurrence (Mercedes Classe E, Audi A6) et même en interne (par le X5), elle est un archétype de la marque et, à ce titre, se doit de rester au-devant de la scène. Electrification et connectivité sont ses maîtres-mots.

La Série 5 actuelle date de 2016. Il s’agit de la septième génération du modèle et, à ce jour, plus de 600.000 exemplaires en ont été vendus, toutes générations confondues. Les versions faceliftées devraient arriver en concession à temps pour le nouveau millésime. Continuant l’électrification de sa gamme, BMW a équipé toutes les versions essence et Diesel (4 et 6 cylindres) de la Série 5 avec un dispositif d’hybridation légère. Il s’agit d’une batterie supplémentaire alimentée par un alterno-démarreur, en 48V. L’accroissement de puissance reste modeste, avec 8 kW seulement mais c’est du côté des économies de carburant et des émissions de CO2 qu’il faut plus en trouver l’intérêt.

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Le Touring chez BMW n’offre certainement pas le plus gros volume de chargement de sa catégorie mais sa polyvalence convient à nombre de familles.

Ce dispositif intègre la coupure du moteur à l’arrêt, la récupération d’énergie lors du freinage ainsi que la propulsion uniquement électrique à des vitesses inférieures à 15 km/h. Toutes les motorisations Diesel sont équipés d’une double suralimentation. Les versions Diesel équipées d’un 6 cylindres adoptent des injecteurs piézo-électriques fonctionnant à des pressions pouvant atteindre les 2700 bars, ce qui est tout bénéfice pour la puissance développée tout en conservant des valeurs d’émissions et de consommations très basses. Comme sur les Série 3 et nouvelle 4, seule la boîte automatique 8 rapports est disponible.

A l’extérieur : évolution subtile

D’emblée, c’est la calandre qui permet de distinguer ce nouveau modèle : plus basse,  elle est également plus large qu’auparavant. Les deux parties sont désormais jointes par un élément en plastique chromé. Le pare-chocs avant est également modifié, tout comme les phares. Les feux de jours ont désormais une forme en « L » et les indicateurs de direction sont relogés aux extrémités. L’éclairage LED est de série sur tous les modèles mais il est possible de commander l’éclairage laser en option. Les feux arrière ne sont pas en reste, leur forme est plus proche de ceux de la Série 3 actuelle, tout comme le pare-chocs arrière, redessiné. Sur toutes les versions, il accueille une ou deux canule(s) d’échappement trapézoïdale(s).

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La chaine cinématique de la 545 e X Drive Hybrid Plug In est identique à celle de la 745 e. La répartition des masses a été optimisée et la batterie est une Lithium Ion.

Selon BMW, les nouveaux pares- chocs font évoluer la longueur : 27 mm sur la berline et 21 sur le Touring, les deux mesurant désormais 4, 96 m de long. Sur les breaks, les rails de toit sont d’office en noir. La palette des teintes se compose de deux teintes non métallique et de huit qui le sont, en plus de teintes « Individual ». Le pack M comprend des étriers de freins un peu plus gros, disponibles en bleu ou en rouge. L’aérodynamique a été revue et soignée, avec, notamment, un carénage du dessous et un contrôle de l’ouverture des grilles pour le radiateur, ce qui confère à la berline un Cx de 0,23 : le meilleur de sa catégorie. Le Touring est à 0,26.

Un cocon toujours plus connecté

A l’intérieur, nous retrouverons la dernière génération de l’I drive, avec en montage standard un écran  de 10,3 ‘’ et, en option, de 12,3’’. La console centrale a été revue, avec de nouvelles commandes de climatisation situées un peu plus bas, ainsi que des éléments décoratifs traités en noir brillant. Les sièges sport électriques avec appuie-tête intégré, qui étaient jusqu’ici réservés à la M5, sont disponibles en option sur le reste de la gamme.

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A l’intérieur, le fan de la marque ne sera pas déçu. L’écran central est disponible en deux tailles et la panoplie de services connectés et payants augmente régulièrement.

La gamme

A l’exception de la 550i X Drive, uniquement disponible en berline, toutes les motorisations sont livrables sur les berlines et breaks, avec la transmission intégrale en option. Les valeurs ci-dessous sont celles des berlines, les versions Touring et X Drive consommant légèrement plus e

Les motorisations essence :

520i– 4 cylindres, 184 ch, 290 Nm de 1350 à 4250 tr/min, 235 km/h (Touring : 225), 5,3- 5, 5 l/ 100 km et 120-125 gr CO2/km ;

530i– 4 cylindres, 252 ch, 350 Nm de 1450 à 4800 tr/min, 250 km/h (Touring : 225), 5,3- 5,9 l/ 100 km et 120-125 gr CO2/km ;

540i– 6 cylindres, 333 ch, 450 Nm de 1600 à 4800 tr/min, 250 km/h, 6,3- 6 ,6 l/ 100 km et 144-149 gr CO2/km ;

550i X Drive- uniquement disponible en berline. Son V8 4,4 litres développe 530 ch et 750 Nm de couple entre 1800 et 4600 tr/min, lui permettant de couvrir le 0 à 100 km/h en seulement 3,8 secondes. La vitesse est ici aussi limitée électroniquement à 250 km/h et les consommations sont comprises entre 9,7 et 10 l/ 100 km. Les émissions de CO2 sont comprises entre 221 et 229 gr/ km. Une version « M Performance » de cette variante sera accompagnée d’une version CS sur la M5, dès l’automne. L’aérodynamique sera revue, avec de nombreux éléments en plastique et fibre de carbone, ainsi qu’un aileron similaire à celui qui orne les coffres des M2, M3 et M4 CS. Elle devrait accueillir un nouveau V8 sous son capot, plus puissant que le 4,4 l actuel de la M5 Compétition et ses 620 ch.

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A l’intérieur la finition est revue avec de nombreux éléments en noir brillant.

Les motorisations Diesel :

520d– 4 cylindres, 190 ch, 400 Nm de 1750 à 2500 tr/ min, 235 km/h en pointe, consommations : de 4,1 à 4,3 l/ 100 km, émissions de CO 2 : de 108 à 112 gr/ km ;

530d– 6 cylindres, 286 ch, 650 Nm de 1500 à 2500 tr/ min, 250 km/h en pointe, consommations : de 4,5 à 4,8 l/ 100 km, émissions de CO 2 : de 118 à 122 gr/ km

540d X drive– 6 cylindres, 340 ch, 700 Nm de 1750 à 2250 tr/ min, 250 km/h en pointe, consommations : de 5,0 à 5,1 l/ 100 km, émissions de CO 2 : de 131 à 135 gr/ km

Nouveauté : 545 e X Drive Hybrid Plug In

La 545 e X Drive hybride plug in reprend la chaine cinématique de la 745 e. Son moteur est un 6 cylindres en ligne de 3 litres et 286 ch, associé à un moteur électrique de 109 ch. Le couple est de plus de, respectivement, 450 et 265 Nm, ce qui permet à la voiture de couvrir le 0 à 100 km/h en seulement 4,7 secondes tandis que la vitesse maximale est limitée électroniquement à 250 km/h. Sur le cycle WLTP, la consommation s’établit entre 2,1 et 2,4 l/ 100 km tandis que les émissions de CO2 sont limitées entre 49 et 54 gr/ km. La 545 e reçoit une batterie au lithium intégrée dans le plancher du coffre.  Elle peut atteindre 140 km/h sur une distance de 54 à 57 km en full électrique, selon BMW. (Dimitri Urbain)

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La nouvelle calandre voit sa surface agrandie et ses éléments sont désormais joints. Elle est disponible en finition chromée ou noire. Les phares sont également nouveaux, à LED ou laser en option.

Essai: Renault Clio TCe 100 Intens: nouvelle à tout point de vue

2019 - Essai presse Nouvelle Renault CLIO au Portugal

Certains lui reprochent de n’avoir pas assez évolué du point de vue stylistique. Et c’est vrai qu’il n’est pas évident de différencier cette cinquième génération de la précédente. Les évolutions sont subtiles à l’extérieur mais c’est à nos yeux, un gage de confiance et de constance qui donne une plus-value à la polyvalente française. A une époque où l’on se sent obligé de tout changer tout le temps, opter pour une subtile amélioration des lignes est remarquable. D’autant qu’à l’intérieur, la Renault Clio V est bel et bien entièrement nouvelle.

RENAULT CLIO V (BJA)

Cela fait près de 30 ans que la Clio s’est installée sur nos routes et constitue, pour la marque au losange, un véritable succès marqué par des ventes constamment en hausse entre 2012, date de lancement de le 4e génération, et 2018! De quoi comprendre la difficulté de cet exercice de renouvellement et la stratégie empruntée à une certaine Volkswagen Golf, apôtre depuis des lustres de l’évolution douce, gage de succès prolongé. Enfin ça, c’était avant le tsunami de SUV imposé par tous les constructeurs…

2019 - Nouvelle Renault CLIO

J’aime bien

Totalement nouveau, le poste de conduite est séduisant. La qualité perçue des matériaux est en hausse et la disposition des commandes est tout aussi soignée. On trouve rapidement une position de conduite adaptée à sa morphologie et face à nous, le volant est agréable à saisir. Grâce au pack R.S. Line (1.500€), notre Clio s’offrait des vitres surteintées à l’arrière, une canule d’échappement chromée, des logos spécifiques intérieurs et extérieurs mais aussi des jantes alu 17″ spécifiques. Comme à bord du Captur essayé plus tôt cette année, de jolies touches métallisées viennent donner du cachet aux plastiques des commandes de chauffage ou des comodos des deux côtés du volant. Enfin la tablette centrale de cette version haut de gamme, présente une diagonale de 9,3’’. Son graphisme est soigné, son ergonomie plutôt logique et sa réactivité acceptable.

2019 - Essai presse Nouvelle Renault CLIO au Portugal

Plutôt malin

Sans être un foudre de guerre, ce tout nouveau 3 cylindres de 999 cm³ fait appel à une technologie très moderne passant par un turbocompresseur à soupape de décharge à commande électrique, un collecteur d’échappement partiellement intégré à la culasse, un double calage variable hydraulique de la distribution à l’admission sans oublier le revêtement spécifique en acier des cylindres. L’ensemble se montre plutôt vif même s’il nous a semblé moins « pointu » que l’EcoBoost de Ford. Ses 100 ch et son couple de 160 Nm exécutent parfaitement le travail attendu et sont accompagnés d’une boîte manuelle à 5 rapports effectuant, elle aussi, plutôt bien son boulot. Sa vitesse maximale est donnée pour 187 km/h et le 0 à 100 km/h est annoncé en 11″8. De quoi lui permettre de se montrer aussi à l’aise en ville qu’à la campagne et constituer, dans tous les cas, un bel outil pour le prix demandé.

2019 - Renault Nouvelle CLIO (1)

J’aime moins

Comme toutes les motorisations essence récentes, ce petit 999cc manque de caractère une fois passés les 3.000 trs/min et se conduit comme un Diesel, forçant son conducteur à changer de rapports assez tôt puisqu’il ne se passe rien « dans les tours ». Une évolution inéluctable pour réduire les consommations et la pollution mais à laquelle on ne se fera jamais. Alors même si le logo R.S. orne les flancs de cette nouvelles Clio, ne vous méprenez pas, elle n’a rien de sportif et le caractère du moteur est totalement aseptisé.

RENAULT CLIO V (BJA)

Pourquoi je l’achète

Alors que les temps sont particulièrement durs pour Renault, il faut insister sur le véritable bond en avant effectué par les dernières productions de la marque parisienne. Plastiques soignés, touches métalliques ici et là qui apportent un véritable ajout, ergonomie parfaite et confort garanti, toutes les qualités reconnues d’une marque françaises sont mises en évidence de la plus belle des manières. Si l’on ajoute à cela une connectivité à la page, on comprend rapidement que la Clio V mérite le détour et doit impérativement faire partie de votre shopping list. Le prix des packs et des options est toujours raisonnable et il est assez facile de se constituer SA Clio sans trop dépasser les 23.000€, chose impossible avec certaines concurrentes allemandes.

RENAULT CLIO V (BJA)

Pourquoi je ne l’achète pas

Si l’on prend la peine de mesurer les cotes de cette nouvelle Clio, on peut regretter le volume du coffre (382 litres), un peu chiche en regard de la taille de la française. Et puis sa belle dotation se paie cash à l’heure de passer sur la balance puisqu’elle annonce un poids de 1.178 kg minimum là où une Peugeot 208 1.2 T 100 ch est donnée à 1.133 kg. En termes de rejets de CO², nos deux concurrentes font ex-aequo avec 99g/km. Pour terminer, abordons le délicat sujet des consommations d’essence. Durant notre semaine d’essai, nous avons enregistré une moyenne de 7,2 l/100 km sans jamais avoir surveillé l’indicateur. Il est donc possible de faire mieux en s’appliquant.

2019 - Essai presse Nouvelle Renault CLIO au Portugal

Le dirigeable Goodyear Blimp fait son grand retour en Europe!

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Dernièrement, une icône a fait sa réapparition à l’horizon avec le retour du légendaire dirigeable Goodyear en Europe pour la première fois depuis longtemps. Le mardi 26 mai, un vol d’essai a été effectué avec succès à Friedrichshafen  en Allemagne. 

« Le Blimp Goodyear est une véritable icône qui a mobilisé l’imagination des consommateurs et des passionnés aux États-Unis et dans le monde depuis plus de cent ans », commente Mike Rytokoski, vice-président et directeur du marketing de Goodyear Europe. « Son retour en Europe était attendu depuis longtemps. C’est le moyen idéal de célébrer notre retour dans le sport automobile, notre nouveau partenariat médiatique avec Eurosport et les nouveautés de notre portefeuille de produits.”

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Ce dirigeable semi-rigide, de type Zeppelin NT, mesure plus de 75 m de long – près des trois quarts de la longueur d’un terrain de football – et près de 18 m de haut. Ce sera un magnifique ambassadeur de la marque Goodyear lorsqu’il survolera l’Europe, offrant une couverture aérienne unique des principales courses automobiles. Lorsqu’il ne sera pas exploité exclusivement pour Goodyear, ce Zeppelin poursuivra ses vols commerciaux en Allemagne.

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Plus souvent vu en vol en Amérique, le Blimp Goodyear est pourtant une icône européenne à part entière. Il est arrivé pour la première fois en Europe en mars 1972, effectuant son premier vol en juin à Cardington, en Angleterre. Baptisé « Europa », le célèbre dirigeable a ensuite survolé l’Europe pendant quatorze ans, visitant l’Italie, la France, la Belgique, l’Écosse et les Pays-Bas et se produisant lors de plusieurs événements sportifs et culturels importants, notamment le Grand Prix d’Allemagne au Nürburgring en 1985, l’Open de France à Rolland Garros en 1986 et même deux mariages royaux britanniques, avant de s’arrêter en 1986.

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Le Blimp Goodyear est revenu en Europe par la suite. Mais le vol d’essai du mardi 26 mai de Friedrichshafen, en Allemagne, est le premier vol du Blimp Goodyear depuis 2012. Il devrait survoler la région de Friedrichshafen dans un premier temps avant le reste l’Allemagne dans les semaines à venir. Il pourra à terme faire des images aériennes de certaines des courses automobiles européennes restantes du calendrier 2020.

Cela donnera un élan supplémentaire et significatif au retour de Goodyear en sport automobile international. La société est le fournisseur officiel de pneumatiques pour la catégorie LMP2 du Championnat du Monde d’Endurance (WEC), les European Le Mans Series, le Championnat Britannique de voitures de tourisme (BTCC) et, grâce à un nouveau partenariat médiatique avec Eurosport, la principale chaîne sportive européenne, la Coupe du Monde des Voitures de Tourisme de la FIA (WTCC) et Pure ETCR, la première série de courses de voitures de tourisme 100% électriques et multi-marques. (Avec communiqué)

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