Nouvelle appellation au sein du groupe, le Tayron se veut le pendant familial du Tiguan allongé qui s’appelait Allspace précédemment. En le différenciant de son petit frère, VW lui a offert un physique qui lui est propre mais qui reste parfaitement dans les clous de l’esprit maison même lorsqu’il s’agit d’une finition R-Line.

Disponible en version hybride rechargeable, e-Hybrid, essence à 4 roues motrices ou Diesel traction ou 4WD, ce SUV familial devrait répondre à toutes les attentes… des particuliers. Extérieurement, on l’a dit plus haut, l’allemand demeure sobre même si l’on retrouve les gimmicks les plus récents comme la calandre éclairée ou la ligne rouge marquée du logo VW qui traverse le hayon. Un peu trop voyant à notre goût, mais on peu supposer que les propriétaires en raffolent. Notre R-Line se distingue par un bouclier avant plus dynamique que celui de la finition Elegance, des jantes Coventry de 19″, des boîtiers de rétroviseurs extérieurs et des poignées dans la teinte de la carrosserie ou encore des moulures latérales en acier inoxydable. La teinte Ultraviolet Mettalic est facturée 1.265€.

J’aime bien
Comme la plupart du temps à bord des Volkswagen thermiques, on retrouve une position de conduite et une finition irréprochables. Le volant à trois branches tombe parfaitement en main et face au conducteur, le tableau de bord digital propose les infos nécessaires sans trop en faire. Le grand écran central aurait pu être mieux intégré à la planche de bord et l’absence de boutons tactiles impose un passage systématique par celui-ci pour les fonctions de chauffage, d’info média ou encore pour gérer les systèmes d’aides à la conduite. Il existe néanmoins un gros bouton central placé entre les deux sièges avant qui permet de régler le son, choisir les modes de conduite ou encore d’autres paramètres personnalisables comme l’éclairage d’ambiance. Ce dernier est particulièrement évolué. La qualité des matériaux est remarquable avec de beaux plastiques teintés comme la carrosserie, du nubuck sur le tableau de bord et les contre-portes. Il faut juste composer avec une console centrale encombrante sur laquelle le genou ou la cuisse peut venir cogner dans certains cas.

Plutôt malin
La mécanique de notre modèle d’essai est largement répandue au sein du groupe et ce petit 1.5 turbo à hybridation douce fort de 150 chevaux s’est montré parfaitement à la hauteur de nos attentes. Il faut néanmoins préciser que nous n’avons jamais profité des 7 places dont les deux sièges supplémentaires sont facturés 1000 euros tvac. L’accès aux places arrière est bien pensé et assez facile. Le coffre dispose de 885 litres de volume de chargement dans la disposition à 5 places mais il reste encore 345 litres lorsque la 3e rangée de sièges est en place. Impressionnant. C’est donc sur ce point que le Tayron marque de gros points. Volume de chargement et espace de vie profitent de ses dimensions généreuses. Le poids à vide est annoncé à 1648 kg ce qui implique un 0 à 100 km/h parcouru en 9,6 secondes et une vitesse maximale de 208 km/h.

J’aime moins
Encombrant, le Tayron a bien besoin de toutes ses aides à la conduite pour rendre les déplacements en ville plus sereins. Pour le reste, il sera difficile de lui trouver de gros défauts. On reviendra évidemment sur le tout à l’écran discutable mais des raccourcis existent heureusement pour désactiver plus rapidement certaines alertes sonores jugées inutiles par certains (bons) conducteurs.

Pourquoi je l’achète
Je travaille au Luxembourg, j’ai quatre enfants et je fais de fréquents longs déplacements, ce Tayron doit être en tête de ma liste d’achat! Superbement bien fini, joliment agrémenté par la finition R-Line, généreusement équipé grâce à quelques options complémentaires comme le Pack Confort avec Safelock (1345€), le Pack Assistance Plus (1065€) ou encore l’Infotainment Discover Pro Max (2720€), le Tayron en donne pour son argent. Enfin, au rayon des consommations, avec une conduite coulée sans être jamais trop lente votre serviteur a signé un 8,5 l/100 km mais nous ne sommes toujours pas un modèle en la matière.

Pourquoi je ne l’achète pas
Avec un tarif qui démarre à 54.670€, cet 1.5 e-TSI de 150 chevaux demande un bel effort financier. D’autant qu’avec les options présentes sur notre voiture de presse (voir chapitre précédent), la note grimpe à 64.879€. Alors la finition est absolument irréprochable, l’espace habitable est royal et le volume de chargement remplira les souhaits des amateurs de loisirs encombrants mais c’est une fameuse somme pour un gros SUV petitement motorisé et donc plutôt pataud. En effet, lorsqu’il est davantage sollicité, le petit 1.5 se fait entendre et la boîte DSG7 n’est pas toujours exempte d’hésitations. Enfin, comme souvent chez les allemandes, les plastiques du bas de l’habitacle sont moins soignés et seront vite griffés. (Photos: site presse)

