Nouveauté: BMW Série 5 : subtiles évolutions par Dimitri Urbain

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La nouvelle Série 5 reste un classique de la marque, dans ses proportions comme dans ses détails. Cette version 540i est agrémentée d’éléments aérodynamiques M Performance, disponibles en concession.

Le constructeur bavarois a pour habitude de remanier ses gammes et modèles en milieu de carrière. Cette année, c’est le tour de la berline Série 5. Bien que malmenée par la concurrence (Mercedes Classe E, Audi A6) et même en interne (par le X5), elle est un archétype de la marque et, à ce titre, se doit de rester au-devant de la scène. Electrification et connectivité sont ses maîtres-mots.

La Série 5 actuelle date de 2016. Il s’agit de la septième génération du modèle et, à ce jour, plus de 600.000 exemplaires en ont été vendus, toutes générations confondues. Les versions faceliftées devraient arriver en concession à temps pour le nouveau millésime. Continuant l’électrification de sa gamme, BMW a équipé toutes les versions essence et Diesel (4 et 6 cylindres) de la Série 5 avec un dispositif d’hybridation légère. Il s’agit d’une batterie supplémentaire alimentée par un alterno-démarreur, en 48V. L’accroissement de puissance reste modeste, avec 8 kW seulement mais c’est du côté des économies de carburant et des émissions de CO2 qu’il faut plus en trouver l’intérêt.

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Le Touring chez BMW n’offre certainement pas le plus gros volume de chargement de sa catégorie mais sa polyvalence convient à nombre de familles.

Ce dispositif intègre la coupure du moteur à l’arrêt, la récupération d’énergie lors du freinage ainsi que la propulsion uniquement électrique à des vitesses inférieures à 15 km/h. Toutes les motorisations Diesel sont équipés d’une double suralimentation. Les versions Diesel équipées d’un 6 cylindres adoptent des injecteurs piézo-électriques fonctionnant à des pressions pouvant atteindre les 2700 bars, ce qui est tout bénéfice pour la puissance développée tout en conservant des valeurs d’émissions et de consommations très basses. Comme sur les Série 3 et nouvelle 4, seule la boîte automatique 8 rapports est disponible.

A l’extérieur : évolution subtile

D’emblée, c’est la calandre qui permet de distinguer ce nouveau modèle : plus basse,  elle est également plus large qu’auparavant. Les deux parties sont désormais jointes par un élément en plastique chromé. Le pare-chocs avant est également modifié, tout comme les phares. Les feux de jours ont désormais une forme en « L » et les indicateurs de direction sont relogés aux extrémités. L’éclairage LED est de série sur tous les modèles mais il est possible de commander l’éclairage laser en option. Les feux arrière ne sont pas en reste, leur forme est plus proche de ceux de la Série 3 actuelle, tout comme le pare-chocs arrière, redessiné. Sur toutes les versions, il accueille une ou deux canule(s) d’échappement trapézoïdale(s).

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La chaine cinématique de la 545 e X Drive Hybrid Plug In est identique à celle de la 745 e. La répartition des masses a été optimisée et la batterie est une Lithium Ion.

Selon BMW, les nouveaux pares- chocs font évoluer la longueur : 27 mm sur la berline et 21 sur le Touring, les deux mesurant désormais 4, 96 m de long. Sur les breaks, les rails de toit sont d’office en noir. La palette des teintes se compose de deux teintes non métallique et de huit qui le sont, en plus de teintes « Individual ». Le pack M comprend des étriers de freins un peu plus gros, disponibles en bleu ou en rouge. L’aérodynamique a été revue et soignée, avec, notamment, un carénage du dessous et un contrôle de l’ouverture des grilles pour le radiateur, ce qui confère à la berline un Cx de 0,23 : le meilleur de sa catégorie. Le Touring est à 0,26.

Un cocon toujours plus connecté

A l’intérieur, nous retrouverons la dernière génération de l’I drive, avec en montage standard un écran  de 10,3 ‘’ et, en option, de 12,3’’. La console centrale a été revue, avec de nouvelles commandes de climatisation situées un peu plus bas, ainsi que des éléments décoratifs traités en noir brillant. Les sièges sport électriques avec appuie-tête intégré, qui étaient jusqu’ici réservés à la M5, sont disponibles en option sur le reste de la gamme.

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A l’intérieur, le fan de la marque ne sera pas déçu. L’écran central est disponible en deux tailles et la panoplie de services connectés et payants augmente régulièrement.

La gamme

A l’exception de la 550i X Drive, uniquement disponible en berline, toutes les motorisations sont livrables sur les berlines et breaks, avec la transmission intégrale en option. Les valeurs ci-dessous sont celles des berlines, les versions Touring et X Drive consommant légèrement plus e

Les motorisations essence :

520i– 4 cylindres, 184 ch, 290 Nm de 1350 à 4250 tr/min, 235 km/h (Touring : 225), 5,3- 5, 5 l/ 100 km et 120-125 gr CO2/km ;

530i– 4 cylindres, 252 ch, 350 Nm de 1450 à 4800 tr/min, 250 km/h (Touring : 225), 5,3- 5,9 l/ 100 km et 120-125 gr CO2/km ;

540i– 6 cylindres, 333 ch, 450 Nm de 1600 à 4800 tr/min, 250 km/h, 6,3- 6 ,6 l/ 100 km et 144-149 gr CO2/km ;

550i X Drive- uniquement disponible en berline. Son V8 4,4 litres développe 530 ch et 750 Nm de couple entre 1800 et 4600 tr/min, lui permettant de couvrir le 0 à 100 km/h en seulement 3,8 secondes. La vitesse est ici aussi limitée électroniquement à 250 km/h et les consommations sont comprises entre 9,7 et 10 l/ 100 km. Les émissions de CO2 sont comprises entre 221 et 229 gr/ km. Une version « M Performance » de cette variante sera accompagnée d’une version CS sur la M5, dès l’automne. L’aérodynamique sera revue, avec de nombreux éléments en plastique et fibre de carbone, ainsi qu’un aileron similaire à celui qui orne les coffres des M2, M3 et M4 CS. Elle devrait accueillir un nouveau V8 sous son capot, plus puissant que le 4,4 l actuel de la M5 Compétition et ses 620 ch.

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A l’intérieur la finition est revue avec de nombreux éléments en noir brillant.

Les motorisations Diesel :

520d– 4 cylindres, 190 ch, 400 Nm de 1750 à 2500 tr/ min, 235 km/h en pointe, consommations : de 4,1 à 4,3 l/ 100 km, émissions de CO 2 : de 108 à 112 gr/ km ;

530d– 6 cylindres, 286 ch, 650 Nm de 1500 à 2500 tr/ min, 250 km/h en pointe, consommations : de 4,5 à 4,8 l/ 100 km, émissions de CO 2 : de 118 à 122 gr/ km

540d X drive– 6 cylindres, 340 ch, 700 Nm de 1750 à 2250 tr/ min, 250 km/h en pointe, consommations : de 5,0 à 5,1 l/ 100 km, émissions de CO 2 : de 131 à 135 gr/ km

Nouveauté : 545 e X Drive Hybrid Plug In

La 545 e X Drive hybride plug in reprend la chaine cinématique de la 745 e. Son moteur est un 6 cylindres en ligne de 3 litres et 286 ch, associé à un moteur électrique de 109 ch. Le couple est de plus de, respectivement, 450 et 265 Nm, ce qui permet à la voiture de couvrir le 0 à 100 km/h en seulement 4,7 secondes tandis que la vitesse maximale est limitée électroniquement à 250 km/h. Sur le cycle WLTP, la consommation s’établit entre 2,1 et 2,4 l/ 100 km tandis que les émissions de CO2 sont limitées entre 49 et 54 gr/ km. La 545 e reçoit une batterie au lithium intégrée dans le plancher du coffre.  Elle peut atteindre 140 km/h sur une distance de 54 à 57 km en full électrique, selon BMW. (Dimitri Urbain)

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La nouvelle calandre voit sa surface agrandie et ses éléments sont désormais joints. Elle est disponible en finition chromée ou noire. Les phares sont également nouveaux, à LED ou laser en option.

La bibliothèque idéale du Rédacteur Automobile : Le break Volvo 240 de mon père par Dimitri Urbain

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En couverture, un break 265, équipé d’un V6 de 2,7 litres développant une puissance modeste, 125 ch, mais faisant preuve de beaucoup de souplesse.

La collection « de mon père » des Editions E.T.A.I. couvre, en 120 pages et dans un format pratique, un large choix de marque et de modèles. Les Citroën, Peugeot, Renault et autres Simca s’y trouvent en nombre. Nous vous proposons de découvrir ici l’un des titres les plus originaux de la série, traitant de la Volvo 240 break. Les ouvrages consacrés à Volvo rédigés en français se comptant sur les doigts d’une main, ne boudons pas ce plaisir…

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A l’image des catalogues de la marque, cet ouvrage fait la part belle aux illustrations. Ici, les principaux éléments des trains roulants et de la direction.

Parpaing, boîte à chaussure, brique Lego…

Les qualificatifs relatifs aux formes anguleuses des breaks Volvo ne manquent pas ! En neuf chapitres, l’auteur retrace l’histoire des breaks maison et leur place dans la production de la marque. Depuis la Duett de 1953, en passant par l’Amazone et la 145, pour en arriver à la 240. Elle poursuit une carrière de presque 20 ans sans changer d’allure. Comme toujours chez Volvo, la sécurité est une préoccupation majeure et le break 240 ne fait pas exception, de ses pare-chocs renforcés aux zones d’absorption des chocs en passant par les sièges enfant spécifiques, rien n’est laissé au hasard. Toutes les motorisations sont évoquées, ainsi que les versions et équipements.

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Celle qui a fait évoluer l’image de la 240 : la version turbo. Des circuits et des courses d’endurance en passant par la gendarmerie belge et les antiquaires huppés adeptes du break, la 240 pouvait rivaliser avec nombre de sportives de son époque.

La version la plus désirable est sans doute la turbo, produite entre 1981 et 1985. 155 ch, cela peut sembler modeste aujourd’hui mais à l’époque c’était le moyen d’atteindre les 200 km/h et de passer de 0 à 100 en 9 secondes… une vraie GTI ! Le tout avec un Cx de frigo… heureuse époque où il se trouvait même des Volvo sportives, non bridées. L’auteur explique également comment Volvo s’est forgé une image en béton pour ses breaks, entre capacités de chargement incroyables et robustesse inégalée. Le succès sur le marché américain, les chiffres de production, l’évolution chronologique de la gamme, les chiffres de production, tout y est. Le lecteur y trouvera en outre un guide d’achat et la présentation de son grand concurrent, le break Mercedes W123. Thomas Morales signe ici, outre l’originalité du sujet, un des titres les plus complets de la collection « de mon père ». (Dimitri Urbain)

Le break Volvo 240 de mon père, Thomas Morales, Editions E.T.A.I., 2009, ISBN 978-2-7268-8837-7 (+/- 30,00€)

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La fabrication de la 240 par le détail… histoire de comprendre sa longévité et sa résistance aux affres du temps.

Alpina étend sa gamme Diesel par Dimitri Urbain

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Seuls les connaisseurs savent… Sans les décorations latérales, une Alpina reste discrète. Il n’y a guère que les monogrammes arrière, les échappement ou les jantes typiques de la marque qui permettent de deviner ce qui se cache sous le capot.

Bien connu pour son travail sur des bases BMW, le constructeur bavarois présente une nouvelle version baptisée D3 S. Cette berline compacte équipée d’un moteur diesel réussit le pari de combiner performances et économie, avec un haut niveau de confort. (Dimitri Urbain)

A l’image de la Série 3, disponible en berline et break Touring, la nouvelle Alpina est également disponible avec ces deux carrosseries. Sous le capot nous retrouvons le six cylindres en ligne de 3 litres utilisé par la M340d. Ce moteur à double turbo, de type « B 57 », développe 340 ch et pas moins de 700 Nm. Alpina a retravaillé la cartographie et monté des échangeurs de plus grande taille. Le résultat ? 355 ch et la bagatelle de… 730 Nm. Les performances sont bien évidemment au rendez-vous avec un 0 à 100 km/h en seulement 4,6 secondes pour la berline (et 4,8 secondes pour le Touring) et une vitesse de pointe de l’ordre de 273 km/h pour la berline ou « seulement » 270 km/h pour le break.

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Outre la berline, la nouvelle D3 S est également disponible en Touring. Ce n’est certes pas le plus logeable de sa catégorie mais il fait preuve d’une belle polyvalence pour les pères de famille pressés… et fortunés !

Ces nouveautés sont également équipées d’une hybridation légère en 48 V, ce qui est tout bénéfice pour les consommations comprises entre 5,0 l et 8,4 l/ 100 km/h et une valeur d’émissions de CO2 tout à fait remarquable (au vu des performances !) de 167 gr/ km.

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Alpina ce sont aussi de magnifiques intérieur en cuir de haute qualité. Performances élevées ne veut pas dire absence de confort, bien au contraire.

Pas qu’un moteur…

Le travail d’Alpina touche également l’excellente boîte ZF à huit rapports, adaptée à ce surcroit de puissance. Par ailleurs, un nouveau différentiel à glissement limité est monté en combinaison avec la transmission intégrale X Drive et les suspensions sont identiques à celles de la B3, avec ressorts Eibach spécifiques. Les freins sont ceux de la B5 et, en option, des disques composites perforés sont disponibles. A l’extérieur, elle se reconnaît à ses jantes typiques de la marque, disponibles en différentes tailles de 20 à 22’’.

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Sous le capot c’est bien un six cylindres en ligne BMW mais il est ici optimisé et revu : cartographie spécifique et des échangeurs de plus grande taille afin de mieux refroidir les deux turbos.

Les décorations latérales sont en option, tout comme la mention de la marque sur le fin spoiler avant. L’intérieur reste bien entendu celui de la BMW de départ mais avec un plus en matière de raffinement, des cuirs de haute qualité et cette plaquette unique identifiant chaque exemplaire produit par la marque. Côté tarif, compter aux environs de 70.000 € pour la berline et environ 1.500 € de plus pour le Touring, hors options bien entendu.

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Le poste de pilotage… nul doute qu’il s’agit d’une BMW mais revue et optimisée afin d’offrir un niveau de performances encore plus élevé tout en ménageant le confort des passagers.

Printemps 2020: sorties et nouveautés – Volkswagen par Dimitri Urbain

The new Volkswagen GTI

Le géant allemand nous propose la huitième version de son icône GTI, ou plutôt de sa gamme sportive déclinée en trois versions: GTI, GTD et GTE. Si la Golf 8 est déjà connue, la version GTI promet d’être un peu plus rapide et toujours un peu plus premium que la version qu’elle remplace, se situant entre des compactes sportives plus accessibles comme la Ford Focus ST ou encore la Hyndai i30N et des concurrentes plus haut de gamme comme la Mercedes A35 AMG ou l’Audi S3. Désormais, et malheureusement à nos yeux, seule la version 5 portes est au programme.

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La huitième génération de la Golf GTI reprend les éléments qui rendent le modèle immédiatement reconnaissable: kit carrosserie, double sortie d’échappement et une nouvelle signature lumineuse en damier façon Renault RS fait son apparition à l’avant (voir photo d’entrée).

Extérieurement, quelques différences subtiles entre les versions sportives et celles qui ne le sont pas: une ligne d’éclairage LED sur toute la largeur à l’avant, ainsi que des feux de brouillard façon Clio RS, en drapeau à damier, sertis dans la grille inférieure en nid d’abeille. A l’intérieur, les lignes rouges et le tissus écossais sont toujours bien présents. A l’arrière un diffuseur est monté, tout comme un spoiler supérieur. De série, des modestes jantes de 17’’ sont montées mais des 18 et 19’’ sont disponibles en option.

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A l’intérieur, des baquets et toujours le tissu écossais emblématique de la GTI…

Dans l’habitacle, tout comme dans la Golf non sportive, il n’y a quasiment plus de boutons. Les sièges avant sont des baquets avec appuie-tête intégré. En option, le tableau de bord Innovision est un combiné constitué d’un écran 10″¼ associé à un second écran 10″ destiné à l’infotainement. Seule la GTE reçoit le second écran de grande taille de série. Une boîte manuelle est au programme, toujours avec la traditionnelle balle de golf. Les versions équipées de la boîte DSG reçoivent un sélecteur by wire, tout comme les versions non sportives. Le moteur est un quatre cylindres turbo de 2 litres. Les valeurs de puissance et de couple sont identiques entre la version GTI de 250 ch et la GTE.

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La GTD est toujours au programme, bien que Volkswagen tente de faire oublier le scandale du Dieselgate en misant sur les électriques.

La suspension est constituée de combiné MacPherson à l’avant et d’un essieu multibras à l’arrière. Des amortisseurs adaptatifs sont disponibles en option et peuvent désormais communiquer entre eux grâce au Vehicle Dynamics Manager. Ce système contrôle les mouvements latéraux des amortisseurs tout comme le différentiel électronique. Il est censé rendre le véhicule plus dynamique et fait varier l’amortissement entre confort maximum et dynamisme maximum. Le différentiel à glissement limité est de série et le Performance Pack de la génération précédente est reconduit.

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L’intérieur de la GTD se distingue par une harmonie dans les tons de gris.

 

Différents modes de conduite sont disponibles: Confort, Eco, Sport et Individual qui permet de se concocter ses propres réglages en fonction de ses préférences. Les assistances à la conduite sont également de la partie, y compris le Volkswagen Travel Assist qui peut conduire la voiture de façon semi-autonome sur autoroute jusqu’à 210 km/h. Pour ceux qui trouveraient que les 250 ch ne sont pas suffisants, une version adaptée de la TCR ou une R aux environs de 300 ch seront disponibles à moyen terme. Du côté de la GTD, VW se dédouane du Dieselgate en proclamant que la nouvelle Golf GTD est l’une des voitures les plus propres du monde. Elle est équipée de deux catalyseurs et de deux points d’ajouts d’adblue. Nul doute que ce Diesel bourré de technologie sera encore moins adapté que ses prédécesseurs à un usage urbain.

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Selon VW, ce moteur 2 litres diesel est l’un des moteurs thermiques parmi les plus propres au monde. La GTD est plus une voiture permettant de parcourir de très longues distances en privilégiant le confort et l’économie plutôt qu’une « sportive au mazout ».

Il ne faut pas voir cette GTD comme une sportive mais plutôt comme une voiture rapide pour parcourir de grandes distances dans un grand niveau de confort. Le quatre cylindres 2 litres développe 200 ch et est d’office associé à une boîte DSG à 7 rapports commandée par un sélecteur filaire dans la console ou des palettes au volant. Le rouge de la GTI est remplacé ici par des accents de couleur argent alors que le rouge des sièges disparaît au profit du gris clair. De son côté la GTE est une hybride plug in offrant un dynamisme de conduite et des performances de haut niveau avec des coûts très réduits. Elle est équipée d’un 1.4 turbo à essence associé à un moteur électrique et une boîte DSG 6 rapports, identique à toute une série d’hybride plug in VW et d’autres marques du groupe. Cependant, la puissance n’est pas identique à celle de la GTI avec 245 ch; une batterie de 13 kWh est montée et permet une utilisation électrique sur une cinquantaine de km, jusqu’à une vitesse maximale de 140 km/h.

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La Golf GTE se caractérise par ses éléments bleus. Combinant moteur thermique et électrique, elle reçoit des réglages de suspension spécifiques afin de masquer un peu sa masse.

Une application liée à la navigation calcule quand l’énergie électrique est la plus appropriée à utiliser: si vous vous rendez dans une ville, le moteur thermique sera utilisé plus tôt sur le parcours afin de faire en sorte que la partie de conduite en ville se fasse exclusivement sur la batterie et que celle-ci soit complètement chargée. Il sera également possible de charger la batterie en utilisant le moteur thermique mais dans ce cas, la consommation globale en prendra inévitablement un coup… La prise de recharge est désormais située dans l’aile avant gauche; en effet, avec tous les capteurs et autres radars nécessaires aux systèmes de sécurité. Il restera à voir si le poids supérieur de la GTE lui permet quand même d’être dynamique. Ici, tout ce qui distingue cette version est bleu. Le châssis, devrait bénéficier de réglages spécifiques afin de masquer autant que faire ce peu le poids de la batterie. (Dimitri Urbain)

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La GTE est la seule Golf « GT… » a bénéficier du grand écran central en série. Il est en option sur les GTI et GTD.

Printemps 2020: sorties et nouveautés – Skoda par Dimitri Urbain

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Essence ou hybride plug in, la nouvelle Octavia vRS propose la même puissance… 245 ch. L’emplacement de la prise est ici bien visible, sur l’aile avant.

La quatrième génération de l’Octavia ressemble de plus en plus à une Superb en miniature… 4,69 m de long, ce sont 19 et 22 mm de plus pour la berline et le break. Elle prend également 15mm en largeur pour atteindre 1,83 m. Sa déclinaison sportive sera disponible en motorisations 2.0 l essence de 245 ch, 2.0 l diesel de 200 ch et hybride plug in de 245 ch. Une direction à démultiplication variable sera de série, de même qu’une suspension renforcée tout en restant confortable. La version vRS reçoit un kit carrosserie, des étriers de freins rouges et des jantes 18’’ noires ; des 19’’ sont disponibles en option. La calandre, les contours de vitres et le spoiler arrière sur la berline sont en noir. Le break reçoit un spoiler de toit noir à l’arrière.

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L’Octavia grandit en taille et se rapproche de plus en plus de la Superb. La version break vRS devrait remporter un succès commercial important. Tout comme la berline, le break bénéficie d’appendices aérodynamiques traités en noir.

La version hybride plug in de la vRS reçoit aussi une prise de recharge dans l’aile avant gauche. A l’intérieur, la couleur anthracite domine, avec une finition contrastée sur les sièges sport en tissus, un volant trois branches multifonctions avec les palettes pour la boîte DSG et les pédales finies couleur aluminium. Des sièges mi-alcantara mi-cuir sont disponibles en option, avec des coutures rouges ou grises sur le volant, les accoudoirs avant et arrière et des parties en Alcantara sur le tableau de bord également. (Dimitri Urbain)

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A l’intérieur, le tableau de bord est configurable par le conducteur, même si les écrans ne sont pas fondus en un seul. A noter la très petite commande de la boîte DSG dans la console, ainsi que les palettes au volant.

Printemps 2020: sorties et nouveautés – Seat par Dimitri Urbain

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Cela devient suffisament rare pour être souligné, la Leon est d’ores et déjà disponible en break et en berline 5 portes en essence, Diesel, hybride et plug-in!

La quatrième génération de Leon joue la sécurité en étant une évolution de la précédente. Normal, Seat ne veut pas prendre de risques avec le modèle le plus vendu de sa gamme (2,2 millions depuis 1999). Les lignes ont été tirées afin de favoriser l’aérodynamique; à l’avant la calandre est identique à celle du Tarraco. La technologie est directement reprise de sa cousine allemande, la Golf, tout comme sa plateforme MQB.

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La nouvelle signature lumineuse à l’arrière de la Leon est destinée à lui apporter un supplément de personnalité.

L’éclairage est à LED à l’avant et à l’arrière, avec une signature lumineuse sur toute la largeur à l’arrière, ainsi qu’un nouveau monogramme « Leon » pour le hayon. Côté motorisations, sont disponibles l’essence, le Diesel, un hybride eTSI et un hybride plug in. Des boîtes manuelles et DSG sont au programme. En essence, cela va du 1.0 de 90 et 110ch au 1.5 de 130 et 150 ch au 2.0 litres essence de 190 ch.  En Diesel 2 litres TDI c’est 115 ou 150 ch qui sont disponibles. La version eTSI combine soit un moteur essence 1.0 ou 1.5 avec une architecture 48V et son alterno-démarreur intégré. Il permet de rouler sans moteur thermique et également de désactiver des cylindres.

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Le tableau de bord de la Seat Leon fait évidemment appel aux mêmes équipements que les autres marques du groupe et propose au conducteur différentes configurations, facilement interchangeables.

A l’intérieur, le tableau de bord est beaucoup plus élégant et épuré: le nombre de boutons est en baisse, avec l’utilisation d’un écran tactile en position centrale. On y retrouve aussi le SEAT digital cockpit, qui associe un combiné avec un écran de 10 ¼’’ à l’écran central de 8 ¼ ou 10’’. Bien entendu, la connectivité est totale, avec un chargement de téléphone sans fil, contrôle vocal et reconnaissance de gestes. Les dimensions évoluent avec un empattement plus long qui dégage 5 cm de plus pour les genoux des passagers arrière. La capacité du coffre ne change pas sur la version 5 portes tandis que le break progresse de 587 à 617 litres.

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Outre la berline, un break est également disponible. De quoi satisfaire une clientèle en quête d’espace et qui ne veut pas acheter un SUV « comme tout le monde » !

Plusieurs niveaux de finitions seront disponibles, mais celle de base pourra démarrer sans clef, disposer d’un frein de parking électrique et d’un volant cuir ainsi que d’un système infotainement déjà complet. La « nouvelle » Leon est une mise à jour de l’ancien modèle, avec tout ce qui est disponible par ailleurs chez VW ou… Skoda. Elégante, plutôt réussie, la Leon dispose de pas mal d’atouts pour ceux qui veulent une voiture équipée en technologies et qui n’est pas un SUV. Rien que pour cela, elle compte à nos yeux! Après l’Ateca sorti en 2018, Cupra remet le couvert avec une Leon très affûtée. La recette est toute simple: enlever tous les monogrammes Seat et les remplacer par des Cupra, monter un moteur plus puissant sous le capot, des roues bien larges et souligner le tout avec des accents cuivrés un peu partout.

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La nouvelle Leon aura également droit à ses variantes Cupra reconnaissables entre mille grâce à ses inserts cuivrés et ses jantes spécifiques. 

Des motorisations essence et hybride plug-in seront disponibles. Un 2.0 l TFSI de 245 ch avec boîte DSG est suivi par une version de 300 ch sur la berline. Le break peut disposer de 310 ch avec une option 4Drive. Le 0 à 100 devrait être couvert en 4″8 seulement. Du côté des hybride plug in, c’est la même chose que chez VW et Skoda avec un 1.4 TSI qui offre 150 ch et est renforcé par un moteur électrique de 115 ch. La marque offre également un SUV sportif: le Formentor. Présenté sous forme de concept au Salon de Genève 2019, il devrait être disponible vers la fin de l’année. Il reprend des éléments de l’Ateca et du Tarraco, avec tous les éléments spécifiques à Cupra. Ici aussi, deux motorisations de 245 et 310 ch, avec une boîte DSG 7 rapports. Une version hybride plug in sera également disponible. (Dimitri Urbain)

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Que les amateurs du genre se rassurent, la marque Cupra n’abandonne pas les SUV au contraire puisque le Formentor est attendu sur le marché avant la fin de l’année. 

Printemps 2020: sorties et nouveautés – Mercedes par Dimitri Urbain

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Berline et break Classe E bénéficient de retouches esthétiques les mettant en phase avec le reste de la gamme.

La Mercedes Classe E évolue. Elle reçoit une nouvelle face avant, calandre et phares LED pour la mettre en phase avec le reste de la gamme. Les phares, tout comme les feux, sont devenus plus horizontaux. Les versions de base conservent l’étoile en bout de capot mais les versions plus sportives vont recevoir une étoile de grande taille au centre de la calandre. Les versions AMG recevront un capot spécifique.

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Le conducteur a parfois un peu l’impression d’être devant une console de jeu…

A l’intérieur, festival de technologie avec 2 écrans de 10 ¼’’ ou, en option, de 12,3’’ placés côte à côte afin de procurer une sensation d’écran géant. Le volant est nouveau et accueille une multitude de boutons capacitifs. Il est même sensible aux mains du conducteur: s’il les enlève, la voiture s’arrête! Plusieurs motorisations essence, Diesel et hybrides sont au programme, de 160 à 330 ch. Le nombre de systèmes de sécurité facilitant la conduite autonome est en hausse, avec l’assistance au freinage d’urgence qui détecte les piétons et les cyclistes ou encore la reconnaissance des panneaux routiers pour adapter la vitesse. Une détection d’angle mort est désormais active même lorsque le moteur est coupé afin d’éviter aux passagers d’ouvrir les portières de manière inconsidérée.

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A l’arrière, nouvelle signature lumineuse pour mieux affirmer la personnalité de la Classe E.

Mercedes offre même, via son application, la détection de vols ou dégradations au véhicule. La nouvelle gamme E devrait être disponible à la vente dès la fin du mois d’avril.

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Le nouveau GLA est disponible avec deux motorisations AMG de 387 et 421 ch, à l’image de la Classe A.

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A l’image de la Classe A, le petit SUV GLA se décline en versions sportives. Il reçoit la même motorisation 2 litre turbo de la A 45 à transmission intégrale via une boîte 8 rapports. Deux versions de puissance sont disponibles, 387 et 421 ch. De quoi flâner à 250 ou 270 km/h. Un dispositif nommé AMG Track Pace permet d’enregistrer des données d’accélération et des temps au tour, vous proposant même de vous améliorer grâce à un instructeur virtuel à bord. La plateforme du GLA est partagée avec les Classe A, B, CLA et GLB. Le système d’infotainement MBUX est reconduit, avec une navigation équipée d’une réalité augmentée.

Der neue Mercedes-AMG GLA 45 4MATIC+: Kompaktes Performance-SUV für alle LebenslagenThe new Mercedes-AMG GLA 45 4MATIC+: A compact performance SUV to suit any lifestyle
A l’intérieur du GLA, le nombre de boutons a diminué mais le volant en regroupe encore un très grand nombre. Un peu d’accoutumance sera nécessaire!

Printemps 2020: sorties et nouveautés – Koenigsegg

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Pour compléter son offre, Koenigsegg propose désormais une variante « haute vitesse » de sa Jesko. Sur cette photo, on distingue bien les modifications apportées à l’Absolut à gauche.

Voilà bien l’une des marques pour lesquelles il est toujours très instructif de se rendre au salon de Genève. Chaque année, le suédois Christian Von Koenigsegg y expose ses dernières productions à chaque fois plus exclusives. Cette fois, il aura donc fallu se contenter d’une présentation virtuelle de… deux nouveautés qui valent à elles seules le détour. Ainsi, la Jesko, présentée l’année passée, se décline désormais dans une version hardcore appelée Absolut et concentrée vers la vitesse maximale grâce à une carrosserie fluidifiée qui devrait lui permettre de dépasser les 500 km/h. Encore faudrait-il disposer d’une ligne droite assez longue pour y arriver…

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L’aileron arrière a disparu au profit de cette double nageoire chargée de maintenir la voiture sur la route lorsqu’elle dépassera les 500 km/h.

S’appuyant sur le 5.0 V8  biturbo donné pour 1600 chevaux de la version « classique », la Jesko Absolut recçoit une série de modifications visant à abaisser son coéfficient de pénétration dans l’air (Cx de 0,278). Ainsi, le capot avant a perdu ses ouvertures, les roues arrière sont pleines et l’imposant aileron a disparu au profit de deux tiges centrales devant stabiliser le bolide à pleine charge.

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C’est un V8 de 5.0 litres qui propulse cette Jesko Absolut dont le prix ne nous a pas été communiqué.

Grâce à un moindre appui, les suspensions ont pu être assouplies et permettent à l’Absolut de se montrer aussi agréable sur piste qu’en usage quotidien. Concernant le prix, aucune précision n’a été donnée de la part du petit artisan nordique mais l’on peut néanmoins rappeler que la Jesko est estimée à 4 millions d’euros!

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La deuxième nouveauté que Koenigsegg aurait dû exposer à genève n’est autre que sa première familiale appelée Gemera (« donner plus » en suédois).

La deuxième nouveauté que nous aurions du découvrir sur les bords du lac Léman s’appelle Gemera et fait figure de première familiale pour le constructeur de supercars. En effet, il s’agit, même si elle n’en a pas l’air au premier regard, d’une 4 places mais ce n’est pourtant pas sa plus grande originalité. En effet, sous le capot avant se cache un petit 3 pattes de 2 litres de cylindrée gavé, lui aussi, par deux turbos et donnant 600 chevaux, auquel Koenigsegg adjoint trois unités électriques dont deux aux roues arrière et un troisième couplé au vilebrequin pour atteindre l’astronomique puissance totale e 1700 ch et 3500 Nm de couple.

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Ce regard n’est pas sans évoquer celui de la Porsche Taycan. Mais la Gemera devrait la laisser sur place…

Ennemi juré des voitures sportives, le poids est combattu grâce à l’usage intensif de carbone pour le châssis qu’on annonce à 1715 kg sans les fluides. Une fois le plein (75 litres) d’éthanol accompli et les batteries chargées, vous seriez, selon le communiqué de presse, en mesure de parcourir 1000 km. Mais la vitesse de déplacement n’est pas précisée mais vous pouvez rassurer vos futurs passagers, les capacités de chargement atteignent les 200 litres soit 4 valises de type cabine.

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Rien qu’en photo, l’espace habitable de cette première Koenigsegg réservée aux familles semble particulièrement généreux.

Grâce aux portes géantes à la cinématique évoluée et à l’absence de montants centraux, l’accès à l’habitacle de la Gemera est des plus aisés et, toujours selon le géant suédois patron de la marque, quatre solides bûcherons pourront prendre place à bord en toute aisance. Dernière précision, il n’en serait produit que 300 exemplaires alors ne tardez pas!

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Même vue du dessus, la Gemera est joliment dessinée par l’équipe de l’allemand Alexander Selipanov, un ancien de chez Bugatti… 

Printemps 2020: sorties et nouveautés – DS par Dimitri Urbain

Base de donnée : Astuce Productions
DS va-t-il réellement tailler des croupières à ses concurrents allemands, omniprésents sur le marché de la berline de luxe ?

La marque de luxe de Citroën se cherche un peu ces derniers temps, avec l’abandon de carrosseries conventionnelles au profit de SUV. DS voulant à tout prix damer le pion aux constructeurs allemands, il était donc indispensable de proposer une berline. Les ventes devraient être plus importantes en Chine qu’en Europe et donc c’est une base PSA qui est modifiée pour devenir une DS, en l’occurrence la 508 chinoise, dans sa version longue. En soi certainement pas une mauvaise voiture mais on peut légitimement se poser la question de l’originalité et du côté unique de DS au vu de cet engin. La face avant est relativement proche de celle de la DS7.

Base de donnée : Astuce Productions
Les indicateurs de direction placés dans les montants arrière font un clin d’oeil à la Citroën DS de 1955.

Clin d’œil à la DS, la vraie, les indicateurs de direction arrière sont positionnés en hauteur! A près de 5m de long et 1,85 m de large, la DS9 est aussi imposante qu’une Série 5. L’intérieur est conforme aux standards de la marque, avec du cuir Nappa à profusion. Elle sera d’abord disponible en hybride, équipée d’un moteur 1,6 l essence turbo 180 ch associé à un moteur électrique de 110 ch intégré à une boîte automatique 8 rapports. Dans quelques mois, DS promet d’autres motorisations hybrides: 250 ch en deux roues motrices ou 360 ch avec transmission intégrale. En parallèle, une version essence de 225 ch sera également disponible, pour les irréductibles qui ne sont pas encore prêts à passer à l’électrique… ce qui se comprend facilement à la lecture de la fiche technique, avec une autonomie électrique ne dépassant pas 50 km. Plusieurs modes de conduite sont disponibles: électrique; hybride et Sport E-Tense. Différents équipements seront de série comme la suspension active pilotée, la conduite semi-autonome de niveau 2, l’éclairage à LED ou encore l’aide au stationnement. La DS9 ne soulèvera certainement pas l’enthousiasme des foules, même si elle est réussie et élégante, dans son ensemble.

Base de donnée : Astuce Productions
Le tableau de bord de la DS9 se veut une représentation du luxe à la française…

Certains éléments, comme la décoration centrale du capot, nommée « clous de Paris », peuvent plaire en Chine mais font vraiment pièces rapportées et bling bling pour les Européens! Nul doute qu’il ne faudra pas attendre trop longtemps pour que cet élément passe à la trappe. Quant à sa crédibilité face aux Audi, BMW et autres Mercedes, rien n’est fait. Et un certain optimisme côté tarifs pourrait vite réduire les ventes à peau de chagrin. (Dimitri Urbain)

Base de donnée : Astuce Productions
La DS9 est une adaptation de la Peugeot 508 longue produite en Chine.

Opel Ascona et Manta : 50 ans déjà !

C’est en 1970 qu’Opel présente les nouvelles Ascona et Manta. Destinées aux classes moyennes, elles sont propulsées par des quatre cylindres essence de 1200, 1600 et 1900 cm3. Différentes finitions sont disponibles, faisant la part belle au luxe ou au sport. L’Ascona est une berline 2 et 4 portes, également disponible en break 3 portes. De son côté, la Manta est un coupé 2 portes. (Dimitri Urbain)

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Ici dans l’une de ses déclinaisons sportives, l’Ascona A connaît un beau succès commercial.

Ascona et Manta A : une recette éprouvée

Au début des années 70, la gamme Opel s’articule essentiellement autour de la Kadett et la Rekord. En cette fin des Trente Glorieuses, les classes moyennes ont l’occasion de monter en gamme et pour les conserver dans sa clientèle, Opel développe son offre de moyenne gamme. Il est important pour la marque de lutter à armes égales avec les Ford Taunus et Capri. Faisant partie de General Motors, Opel va donc recourir aux mêmes formules que son concurrent.

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Appelé Voyage ou Caravan en fonction des marchés, le break 3 portes Ascona convient aux familles. Lumineux, avec des lignes agréables, il permet d’emporter plus de bagages sans pour autant être un utilitaire bas de gamme.

L’Ascona est une berline tricoprs d’un peu plus de 4 m de long, à moteur avant en ligne entrainant les roues arrière via un pont rigide. Elle est disponible en plusieurs niveaux de finition, en 2 et 4 portes. Les motorisations sont, au choix, 1200, 1600 ou 1900 cm3. La boîte est une 4 rapports et certaines versions peuvent recevoir une boîte automatique 3 rapports, en option. Opel lance également un break 3 portes vitré, dénommé Caravan ou Voyage, selon les marchés. Très lumineux, ses lignes élégantes en font un concurrent des BMW Touring de l’époque. En parallèle, Opel dévoile la Manta A. Mêmes solutions techniques, habillées cette fois en coupé 2 portes élégant et sportif. A défaut d’avoir les performances, les modèles les moins bien motorisés donnent le change et l’illusion…

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Walter Röhrl et l’Ascona, vainqueurs du championnat d’Europe des rallyes en 1974.

Différentes versions sont également au programme, des plus humbles aux plus luxueuses, avec toit vinyle et jantes tôle à 4 branches, aux sportives avec du noir mat partout, spoiler, jantes larges et moteur 1900. Les quatre feux arrière circulaires sont repris de l’Opel GT et sont également un clin d’œil à la Corvette… Avec leurs lignes plaisantes, un espace intérieur correct, une fiabilité légendaire et des prix contenus, Ascona et Manta A signent un beau succès pour la marque. C’est au volant d’une Ascona SR que Walter Röhrl remporte le championnat d’Europe des rallyes 1974. Curieusement la Manta A ne connait pas une carrière sportive prestigieuse.

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La gamme Manta : de quoi satisfaire toutes les bourses, avec des finitions plus ou moins luxueuses ou sportives. Les motorisations n’en font pas des foudres de guerre mais peu importe, les lignes sont suffisamment évocatrices…

Ascona et Manta B : la consécration en rallye

Les secondes générations d’Ascona et de Manta sont présentées au salon de Francfort 1975. Techniquement, peu de nouveautés par rapport à leurs devancières, il s’agit plus d’une remise à niveau esthétique qu’autre chose. Les dimensions augmentent afin de favoriser l’espace intérieur et la contenance du coffre. Exit cependant la version break 3 portes, ne subsistent désormais que les Ascona berlines 2 et 4 portes. Leur carrière va durer 6 ans, au cours desquels différentes motorisations vont être disponibles, du 1200 cm3 de base au 2 litres, en passant par un 1300, un 1600, un 1900 et même un 2 litres Diesel à partir de 1978.

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La Manta GT/E bénéficie d’un surcroît de puissance offert par le montage d’une injection. La décoration est typique des sportives du début des années 70. En 1900, elle peut aller titiller les Capri, voire quelques BMW ou Alfa Romeo…

L’Ascona est modernisée pour le millésime 1980, avec de nouveaux pare-chocs plus enveloppant en matière plastique et une calandre modifiée. Elle reçoit également au passage une motorisation 2 litres à injection. Elle devient ainsi une sportive de bon niveau, face aux Escort RS 2000 , Golf GTI ou autres Fiat 131 Racing. La version la plus emblématique de cette génération est sans conteste la 400. Présentée fin 1979, elle est destinée au rallye et assemblée à raison de 400 exemplaires afin de satisfaire le règlement du groupe 4. Derrière ce projet nous retrouvons Irmscher, le préparateur attitré d’Opel, bien entendu, mais aussi… Cosworth.

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L’Ascona B bénéficie de lignes plaisantes et modernes. Techniquement, elle reprend toutes les solutions de la première génération.

La culasse double arbre à cames en tête 16 soupapes et l’œuvre du motoriste britannique tandis que les modifications de carrosserie et d’intérieur sont signées Irmscher. Cependant, le bloc 2 litres se révèle trop juste en puissance. Dans l’urgence, Opel réalèse le bloc, monte des pistons plus gros et… le vilebrequin du 2,3 litres Diesel des Rekord. En version de base, le pilote dispose de 144 ch mais les versions rallye montent à 230 voire 340 ch ! Excellents pour l’époque, ces chiffres paraissent très modestes en comparaison avec les engins WRC actuels…

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La seconde génération d’Ascona n’est plus disponible qu’en berline 2 et 4 portes. Pour plus de sportivité, cette version SR ajoute le toit vinyle à la panoplie de bandes et aux m2 de noir mat déjà présents.

En 1982, toujours emmenée par Walter Röhrl, l’Ascona 400 est la dernière propulsion qui remporte le championnat du monde des rallyes avant que les 4X4, Audi Quattro et autres Integrale n’y dictent leur loi. De son côté, la Manta connaît une carrière beaucoup plus longue que l’Ascona puisqu’elle va rester au catalogue jusqu’en 1988 ! Du côté des motorisations, nous retrouvons les mêmes que sur l’Ascona : des modestes 1200 et 1300, un 1600, un 1900 puis un 2 litres. Elle est rapidement disponible en version break 3 portes, la CC (pour « Combi Coupé ») qui connait également un succès très mérité. En 1982, la carrosserie est modifiée et reçoit de nouveaux pares -chocs en plastique peint. La gamme est remaniée : GT ; GT/J ; Berlinetta ; GT/E qui devient GSI (pour uniformiser les appellations sportives de la gamme) en 1986. Une version 1800 S de 90 ch est également disponible durant les six dernières années de commercialisation. Elle tire sa révérence en 1988 et est remplacée par la Calibra, dérivée de la Vectra.

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La Manta B se présente sans calandre. Elle adopte en fait le nez des… Vauxhall, les cousines britanniques des Opel. Signé Wayne Cherry, cet élément se retrouve également sur les Chevette, le pendant des Kadett. L’aération du compartiment moteur est assurée par des ouïes placées derrière et sous le pare- chocs.

Des sportives affirmées

Toujours en collaboration avec Irmscher, Opel dévoile différentes versions sportives des Ascona et Manta B. L’Ascona I2000 est jaune en bas et blanche en haut, les couleurs de la marque, tout comme les dernières Kadett GT/E propulsion. Elle bénéfice d’un kit carrosserie, de jantes larges en alliage, de suspensions sport, d’un volant trois branches, d’un tableau de bord plus complet, de sièges Recaro à l’avant et de quelques chevaux en plus (125 contre 110) et d’une boîte 5 de série.

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Opel propose ce coupé- break 3 portes sur base de la Manta. Il séduit les pères de familles dont les enfants grandissent et rassure les mères sur la possibilité d’emmener des bagages pour les vacances.

Une Manta I200 est également offerte, bénéficiant des mêmes équipements et finitions, mais avec une décoration Rothmans en bleu et rouge sur fond blanc. Ensuite, Irmscher développe une I240, équipée d’un moteur 4 cylindres de 2400 cm3 et 136 ch. De quoi aller flirter avec les 200 km/h en pointe… et puis c’est une I300 motorisée par un six cylindres de 3 litres et 176 ch qui est proposée, sa vitesse de pointe est de 220 km/h ! A la suite de l’Ascona 400, la Manta 400 reprend exactement les mêmes éléments mais dans une caisse de coupé. Apparue pour la saison 1983, elle ne remporte pas de titre mondial mais plusieurs titres nationaux, en France, Belgique ou Grande Bretagne. Et elle signe un exploit mémorable au Paris-Dakar 1985, se plaçant en tête durant plusieurs étapes, aux mains de Guy Colsoul et Alain Lopes.

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L’Ascona I2000 est en fait une préparation Irmscher. Kit carrosserie, jantes ATS, sièges Recaro, suspensions sport, boîte 5, moteur 125 ch, propulsion… de quoi ne pas être ridicule à une époque où la Golf GTI est LA sportive du moment. La peinture 2 tons blanc et jaune est également adoptée sur les dernières Kadett GT/E propulsion.
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En 1982, l’Ascona 400 est la dernière propulsion à remporter le titre mondial en rallyes. Son pilote n’est autre que Walter Röhrl.
1987 Opel Manta GSi Exclusiv
Pour sa fin de carrière, la Manta adopte un pare-chocs avant qui intègre le spoiler et des doubles phares empruntés à la version 400. Jusqu’au bout elle continuera à plaire aux amateurs de coupé logeables et de propulsion.
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Autre préparation Irmscher, la Manta I 200 est techniquement identique à l’Ascona I2000. Sa décoration rappelle que Rothmans était le sponsor principal de la marque en rallye.
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La version I240 peut faire parler la poudre…
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Dans sa version routière, l’Ascona 400 est une base idéale pour le rallye. Développée conjointement par Opel, Irmscher et… Cosworth, spécialiste des culasses 16 soupapes.
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La Manta succède à l’Ascona mais ne remporte pas de titre mondial… les Quattro sont désormais trop fortes pour les simples 2 roues motrices.
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Guy Colsoul signe un exploit lors du Paris Dakar 1985, damant le pion durant plusieurs étapes à tous les 4X4 présents!