Si l’on nous avait dit, il y a quelques années, que redécouvrir une petite polyvalente de 100 chevaux nous donnerait le sourire, nous ne l’aurions pas cru. Et pourtant… A force de se retrouver au volant de lourdes voitures électriques qui agissent constamment à votre place, on a fini par se réjouir d’emprunter des voitures plus basiques et surtout, thermiques !

A l’image de cette Hyundai i20 qui a reçu quelques retouches dernièrement ce qui nous a valu de la retrouver avec plaisir. Extérieurement, les modifications sont légères mais réelles avec un bouclier avant redessiné qui lui offre un aspect plus agressif et des jantes inédites. Le bouclier arrière est également retravaillé au même titre que les optiques à LED en forme de Z. Trois couleurs sont nouvelles à l’image du Lucid Lime Metallic de notre voiture d’essai.

J’aime bien
Mais c’est dans l’habitacle que la petite i20 change le plus avec un nouveau combiné LCD de 4,2 pouces de série, la connectivité USB-C, le système de sécurité eCall de deuxième génération basé sur le réseau 4G et les mises à jour cartographiques Over-the-Air (OTA). Des évolutions peu visibles mais qui améliorent le quotidien, à l’image des dispositifs de sécurité Hyundai Smart Sense désormais offerts de série. On peut citer le freinage automatique anti-collision avant qui inclut désormais une fonction détectant les cyclistes, en plus de la détection des piétons. Ce système évite également les accidents en repérant les obstacles situés devant le véhicule. Quant au LFA (Lane Following Assist), il fait en sorte que la voiture reste bien dans sa bande de circulation.

Plutôt malin
On l’a dit plus haut, c’est désormais un bonheur de se retrouver à bord d’une voiture classique. Cette petite Hyundai était motorisée par le petit 3 cylindres turbo 1.0 T-GDi de 100 chevaux accolé pour l’occasion à une boîte automatique à 7 rapports et double embrayage. Autant dire que cette association s’est montrée particulièrement bien conçue et nous a permis de rouler pendant une semaine à bord d’une polyvalente aussi agréable à mener sur autoroute qu’en ville, où son rayon de braquage et sa compacité font des merveilles. L’accessibilité aux places arrière est aisée et le volume coffre propose une capacité d’emport confortable de 352 litres avec la banquette en place. Une fois celle-ci rabattue, on dispose alors d’un volume de 1.165 litres !

J’aime moins
Finalement, le plus gros défaut vient des systèmes d’assistance trop intrusifs à nos yeux mais en ayant parlé ces derniers temps avec des personnes ayant acquis une nouvelle voiture souvent bardée de toutes ces aides, il semblerait que le client en soit friand. Comme quoi, l’avis d’un journaliste spécialisé n’est jamais totalement objectif… ni partagé par tous.

Pourquoi je l’achète
Le prix d’attaque de cette jolie coréenne est de 19.999€ mais il faut alors se contenter du 1.2 de 84 ch en finition Twist. Une voiture de cette catégorie-là à ce prix-là, ça devient rare de nos jours même s’il est probablement possible de trouver moins cher du côté des marques françaises. La version la plus exclusive est à 27.749 avec le 1.0 T-GDi de 100 ch et la boîte 7-DCT en finition Sky. Il s’agit d’une offre cohérente qui a tout son sens à l’heure actuelle où l’on veut nous pousser à acheter des engins massifs et encombrants. Confortable, habitable et technologiquement à la pointe, la Hyundai i20 coche de nombreuses cases mais ajoute encore une garantie générale de 5 ans. Enfin, du côté de la consommation, vous pouvez tabler certainement sur une moyenne de 6,0 l/100 km si vous profitez de temps à autre de la vigueur de la mécanique turbocompressée.

Pourquoi je ne l’achète pas
Elle ne présente pas beaucoup de défauts la coréenne. On peut regretter la noirceur de l’habitacle qui fait appel à des matériaux un peu bas de gamme. Ensuite, on n’a pas trop de choix au niveau des motorisations mais c’est une tendance actuelle visant à la simplification des gammes. Il reste cette couleur particulière qui ne nous a pas spécialement convaincu mais les goûts et les couleurs… d’autant que, contrairement à la voiture illustrant l’article, notre exemplaire ne bénéficiait pas d’un toit noir.

