Alpina étend sa gamme Diesel par Dimitri Urbain

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Seuls les connaisseurs savent… Sans les décorations latérales, une Alpina reste discrète. Il n’y a guère que les monogrammes arrière, les échappement ou les jantes typiques de la marque qui permettent de deviner ce qui se cache sous le capot.

Bien connu pour son travail sur des bases BMW, le constructeur bavarois présente une nouvelle version baptisée D3 S. Cette berline compacte équipée d’un moteur diesel réussit le pari de combiner performances et économie, avec un haut niveau de confort. (Dimitri Urbain)

A l’image de la Série 3, disponible en berline et break Touring, la nouvelle Alpina est également disponible avec ces deux carrosseries. Sous le capot nous retrouvons le six cylindres en ligne de 3 litres utilisé par la M340d. Ce moteur à double turbo, de type « B 57 », développe 340 ch et pas moins de 700 Nm. Alpina a retravaillé la cartographie et monté des échangeurs de plus grande taille. Le résultat ? 355 ch et la bagatelle de… 730 Nm. Les performances sont bien évidemment au rendez-vous avec un 0 à 100 km/h en seulement 4,6 secondes pour la berline (et 4,8 secondes pour le Touring) et une vitesse de pointe de l’ordre de 273 km/h pour la berline ou « seulement » 270 km/h pour le break.

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Outre la berline, la nouvelle D3 S est également disponible en Touring. Ce n’est certes pas le plus logeable de sa catégorie mais il fait preuve d’une belle polyvalence pour les pères de famille pressés… et fortunés !

Ces nouveautés sont également équipées d’une hybridation légère en 48 V, ce qui est tout bénéfice pour les consommations comprises entre 5,0 l et 8,4 l/ 100 km/h et une valeur d’émissions de CO2 tout à fait remarquable (au vu des performances !) de 167 gr/ km.

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Alpina ce sont aussi de magnifiques intérieur en cuir de haute qualité. Performances élevées ne veut pas dire absence de confort, bien au contraire.

Pas qu’un moteur…

Le travail d’Alpina touche également l’excellente boîte ZF à huit rapports, adaptée à ce surcroit de puissance. Par ailleurs, un nouveau différentiel à glissement limité est monté en combinaison avec la transmission intégrale X Drive et les suspensions sont identiques à celles de la B3, avec ressorts Eibach spécifiques. Les freins sont ceux de la B5 et, en option, des disques composites perforés sont disponibles. A l’extérieur, elle se reconnaît à ses jantes typiques de la marque, disponibles en différentes tailles de 20 à 22’’.

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Sous le capot c’est bien un six cylindres en ligne BMW mais il est ici optimisé et revu : cartographie spécifique et des échangeurs de plus grande taille afin de mieux refroidir les deux turbos.

Les décorations latérales sont en option, tout comme la mention de la marque sur le fin spoiler avant. L’intérieur reste bien entendu celui de la BMW de départ mais avec un plus en matière de raffinement, des cuirs de haute qualité et cette plaquette unique identifiant chaque exemplaire produit par la marque. Côté tarif, compter aux environs de 70.000 € pour la berline et environ 1.500 € de plus pour le Touring, hors options bien entendu.

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Le poste de pilotage… nul doute qu’il s’agit d’une BMW mais revue et optimisée afin d’offrir un niveau de performances encore plus élevé tout en ménageant le confort des passagers.

Nouveauté: Porsche 911 Targa : le retour d’une vieille connaissance… par Dimitri Urbain

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Extérieurement, Targa 4 et Targa 4S se distinguent par la taille de leurs roues : 19 et 20’’ pour la moins puissante et 20 et 21’’ pour la 4S.

Porsche présente la huitième génération de la 911 Targa. Elle vient ainsi compléter la gamme des coupés et cabriolets, juste à temps pour l’été ! La nouvelle venue est disponible en deux versions, 911 Targa 4 et 911 Targa 4S. Conforme à la tradition, elle propose un toit qui s’ouvre et se ferme au-dessus des places avant en seulement 19 secondes. La Targa conserve bien entendu le robuste arceau central et la vitre arrière enveloppante. Elle permet ainsi de profiter du confort et de la sécurité du coupé en offrant le plaisir de la conduite cheveux au vent. (Dimitri Urbain)

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La Targa permet de bénéficier des avantages du coupé l’hiver et de ceux du cabriolet l’été. Cependant, seule la partie située au-dessus des passagers avant est mobile. Si la première génération disposait d’une partie arrière souple, Porsche est très vite passé à une vitre fixe, plus large que sur les coupés.

Motorisations

Sous le capot, toujours un six cylindres de trois litres de cylindrée, équipé de deux turbos. La version Targa 4 offre 385 ch et, équipée du pack Chrono, passe de 0 à 100 en seulement 4,2 secondes. De  son côté, la version 4S dispose de 450 ch et ne nécessite que 3,6 secondes pour atteindre les 100 km/h. Par rapport à la génération précédente, les puissances augmentent de 15 et 30 ch. Du côté du couple 450 Nm sont disponibles entre 1.950 et 5.000 tr/ min sur la Targa 4 et 530 Nm entre 2.300 et 5.000 tr/ min sur la version 4S. On peut donc s’attendre à des moteurs souples et onctueux, en plus d’être puissants. Les vitesses de pointe respectives sont de 289 et 304 km/h. De série, elles sont équipées d’une boîte PDK à 8 vitesses. Bonne nouvelle, une boîte manuelle 7 rapports est également disponible en option (avec le pack Chrono) sur la Targa 4S. Les consommations moyennes s’établissent, selon Porsche, à 9,8 l/ 100 km pour la Targa 4 et entre 9,9 l et 10,3 l / 100 km pour la 4S. Les émissions de CO2 sont comprises entre 223 et 235 gr.

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La Targa génération « 992 » reste aussi facilement reconnaissable que ses devancières. Les formes et proportions ont été soigneusement conservées tout en évoluant de manière subtile.

Transmission intégrale

 Chez Porsche, c’est le « Traction Management « qui assure la transmission intégrale. Le train avant a fait l’objet de modifications : l’ensemble embrayage et différentiel est désormais refroidi par eau et les disques d’embrayage sont renforcés afin de renforcer leur robustesse et supporter une charge plus importante. Selon le constructeur, la motricité est améliorée dans toutes les conditions. En complément, les nouvelles Targa sont équipées en série du PASM ou Porsche Active Suspension Management. L’amortissement piloté permet de modifier manuellement les réglages afin de favoriser le confort ou la tenue de route, entre « Normal » et « Sport ».

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A l’intérieur, pas de dépaysement pour les fans ! Le compte tours trône toujours au centre du combiné de bord. Le volant n’est pas trop encombré de boutons… ouf ! L’écran central permet de connecter un smartphone via Apple Car Play. Juste en dessous, cinq boutons donnant accès aux fonctions les plus courantes du véhicule.

La Targa 4S bénéficie en outre d’un blocage électronique du différentiel arrière permettant une répartition complète du couple,  en lien avec le « Porsche Torque Vectoring Plus ». Il est disponible en option sur la Targa 4. Des capteurs de pluie sont installés dans les passages de roues avant et préviennent le conducteur de passer en mode « WET » si la quantité d’eau détectée est importante. Ainsi, les caractéristiques de la voiture sont adaptées afin de conserver une stabilité maximale. On est bien loin des pirouettes et fantaisies d’il y a quelques générations… En primeur, les nouvelles Targa sont disponibles avec un régulateur de vitesse adaptatif. Les roues sont en 19 et 20’’ sur la Targa 4 et 20 et 21’’ sur la Targa 4S. Cette dernière est équipée d’un freinage renforcé, avec des étriers 6 pistons à l’avant (4 seulement sur la Targa 4)  et 4 à l’arrière, sur les deux versions. Les freins céramique sont en option.

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Pas sûr qu’une architecture aussi originale irait à n’importe quel coupé mais avec la Porsche 911, c’est à chaque fois une belle réussite!

Esthétique : dans la continuité

A l’extérieur, la nouvelle Targa reprend bien entendu les éléments caractéristiques de la génération 992 : passages de roues plus marqués à l’avant, éclairage LED, capot avec une partie formée rappelant les premières générations, large spoiler arrière bien enveloppant ou encore la signature lumineuse intégrée. A l’exception des pare- chocs, toute la carrosserie est réalisée en aluminium. La tradition continue à l’intérieur avec le compte-tours en position centrale. Au centre du tableau de bord, un écran de 10,9’’ permet l’accès à la navigation ainsi qu’à un smartphone via Apple Car Play. 5 boutons situés directement sous cet écran permettent d’accéder directement aux fonctions les plus courantes.

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On peut regretter une certaine lourdeur des lignes arrière mais globalement, la Targa offre son propre charme.

Infos pratiques

Cette 992 Targa sera disponible à la commande à partir du mois d’août. Les prix seront, respectivement, de l’ordre de 131.865,80 € pour la Targa 4 et aux environs de 146.000 € pour la 4 S… son prix n’était pas encore arrêté au moment de boucler notre article.  Ce à quoi il faudra, bien entendu, ajouter quelques milliers d’€ supplémentaires pour se faire plaisir dans une très longue liste d’options… (Dimitri Urbain)

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L’arceau central participe toujours à la rigidité de la Targa. L’espace arrière est plus adapté à des sacs souples qu’à des enfants…

 

Printemps 2020: sorties et nouveautés – Toyota par Dimitri Urbain

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Après la Supra, la Yaris est le second modèle sportif Toyota badgé GR pour… Gazoo Racing. Nul doute qu’elle vienne un peu perturber le monde des petites sportives lors de sa commercialisation en fin d’année.

Après la Supra, voici la seconde création du nouveau label sportif Toyota, GR, pour Gazoo Racing. Il s’agit de la première sportive à transmission intégrale de la marque depuis la Celica GT Four. L’essentiel du développement a eu lieu en Finlande, chez Tommi Mäkinen Racing qui n’est autre que l’équipe qui engage les Yaris en WRC. Sous le capot se trouve un tout nouveau moteur 1600 cm3 à trois cylindres développant 260ch, associé à une boîte 6 manuelle et une transmission intégrale. Le 0 à 100 est couvert en seulement 5,5 secondes et la vitesse de pointe dépasse les 230 km/h.

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Cette Toyota est hybride… non pas dans sa motorisation mais dans sa plateforme ! A l’avant, il s’agit de celle de la Yaris tandis qu’à l’arrière c’est celle de la Corolla qui est utilisée.

La transmission intégrale permet de passer 100% de la puissance sur les roues avant ou arrière puisque trois modes sont annoncés: Normal, avec 60% sur l’avant ; Sport avec seulement 30% sur l’avant et circuit avec répartition 50-50. La Yaris GR est une hybride, utilisant la partie avant de la plateforme GA-B (de la Yaris) et la partie arrière de la plateforme GA-C, utilisée sur les Corolla et C-HR. La suspension avant est confiée à des combinés Mc Pherson tandis que l’arrière fait appel à une double triangulation. Le freinage est constitué de disques rainurés de 356 mm, avec des étriers à 4 pistons. Un pack «Circuit» sera disponible, avec différentiel Torsen sur chaque axe, des modifications à la suspension et des roues en 18’’ spécifiques montées en Michelin Pilot Sport 4S. Le prix devrait être à la hauteur des performances, aux alentours des 33.000 euros!

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Sportif et dépouillé, le tableau de bord de la Yaris GR s’attache à l’essentiel et rien d’autre !

Printemps 2020: sorties et nouveautés – Morgan par Dimitri Urbain

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Morgan, des lignes immuables depuis près de bientôt 100 ans. Mais cette fois le châssis en bois a fait place à une structure aluminium beaucoup plus rigide. Une véritable révolution!

Une nouveauté, chez Morgan? L’immuable marque anglaise continue à proposer un petit roadster classique, désormais avec un châssis en aluminium plutôt qu’en bois. Oui, oui, vous avez bien lu, la petite firme britannique a craqué! Le moteur est un quatre cylindres 2 litres de chez BMW, avec des réglages spécifiques à la Morgan Four.

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A l’intérieur, les passagers sont comme dans un cocon mais il ne faut pas se tromper, la mécanique d’origine BMW, tout comme la boîte de vitesses, manuelle ou automatique, garantissent une expérience et une facilité de conduite très actuelle.

255 ch pour à peine plus d’une tonne, voilà qui devrait se révéler sympathique sur la route! Ce moulin teuton est associé à une boîte manuelle 6 rapports ou une automatique à 8 rapports. Dans les deux cas, la vitesse de pointe est de l’ordre de 240 km/h mais les accélérations sont meilleures avec la boîte automatique: moins de 5 sec pour le 0 à 100 km/h. Histoire d’être vraiment moderne, la Four reçoit même un ABS, la direction assistée ou encore le verrouillage centralisé, un éclairage LED et même un écran central! Bienvenue au 21ème siècle, Morgan! Côté tarifs ils devraient être plutôt conséquents et débuter vers les 70.000 €. (Dimitri Urbain)

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Certes avec un peu de retard, Morgan entre de plein pied dans le vingt et unième siècle: un écran de contrôle fait désormais partie du tableau de bord!

Printemps 2020: sorties et nouveautés – Fiat par Dimitri Urbain

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La nouvelle 500 grandit en taille afin d’accommoder un pack batterie lithium ion de 42kWh. Elle est ici présentée avec sa wallbox, le chargeur rapide.

La petite Fiat 500 va être électrifiée! Apparue en 2007, il était grand temps que l’italienne fasse peau neuve. Que les amoureux du pot de yaourt se rassurent, les lignes générales de la 500 sont conservées mais acérées, pour être plus aérodynamiques. La 500e mesure 3,61m de long et 1,69 m de large tandis que l’empattement est de 2,32 m. Elle dispose d’une nouvelle plateforme spécifique équipée pour la conduite assistée. Le moteur électrique développe 87kW ou 118 ch et est associé à une batterie lithium ion de 42 kWh.

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Les lignes de la 500 restent reconnaissables entre mille, même si les volumes sont plus réguliers et les lignes moins féminines. Une politique de séries limitées continue à être défendue chez Fiat. Dans un premier temps, Armani, Bulgari et Kartell feront partie des marques italiennes mises en avant.

L’autonomie devrait être d’au moins 320 km. La vitesse maximale atteint les 150 km/h et le 0 à 100 km/h devrait prendre 9 secondes. Trois modes de conduite sont proposés, « Normal »; « Range » qui permet de récupérer de l’énergie et « Sherpa » qui assure l’arrivée à destination par tous les moyens, y compris une réduction de la vitesse à 80 km/h et la désactivation de la climatisation. A l’intérieur, tout est neuf: tableau de bord, écran central tactile 10 ¼’’, compatibilité Android Auto ou Apple Car Play. Cette interprétation inédite de la 500 recevra en série différents système d’aide à la conduite comme la reconnaissance des piétons et cyclistes, le maintien de trajectoire, le freinage d’urgence, la détection d’angle mort avec capteur à ultrasons.

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A l’intérieur la 500 conserve un certain dépouillement, un écran tactile central permet de commander de nombreuses fonctions comme la radio, la navigation ou la climatisation… éliminant ainsi la présence de nombreux boutons physiques à l’intérieur.

 

Sous les 20 km/h, elle diffusera un son afin de prévenir les piétons de sa présence; il s’agira de la musique d’Amarcord, signée Nino Rota! Pour fêter l’arrivée de cette italienne électrisante, Fiat proposera trois modèles uniques et très exclusifs réalisés par les grands embassadeurs du vert-blanc-rouge que sont Armani, Bvlgari et Kartell. Pour le grand public, c’est la version Prima qui sera d’abord commercialisée en Italie au prix de 37.900 €! (gloups)

Printemps 2020: sorties et nouveautés – Ferrari par Dimitri Urbain

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Lignes épurées, long capot et arrière court, il s’agit bien d’un coupé grand tourisme. La Ferrari Roma se veut l’expression d’une certaine Dolce Vita.

La Roma est une nouvelle Ferrari Grand Tourisme qui représente un certain retour aux sources pour la marque, avec cette allusion à la Dolce Vita.  Il s’agit d’une 2 places, sur base d’une structure de Portofino mais plus de 70% du châssis et de la structure tubulaire ont été modifiés. La rigidité est 10% plus importante. Par rapport à la Portofino, le calibrage des suspensions est spécifique, car le centre de gravité est plus bas et le poids réduit. Le moteur est positionné très en arrière, afin de favoriser la répartition des masses. Les aides à la conduite sont bien présentes, de quoi permettre à tout un chacun de se prendre pour un pilote de Formule 1 sans se retrouver dans un mur!

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L’arrière tout en rondeur ne peut accueillir que des bagages; la Roma est une stricte 2 places.

Si l’empattement de 2,67 m est partagé avec la Portofino, la Roma est plus longue que cette dernière de 7 cm (4,66m de long) pour 1,97 m de large et 1,30 m de haut, soit 2 cm de moins. Le poids à sec est de 1472 kg, contre 1664 pour la Portofino. Elle se positionne dans la gamme en-dessous de la F8 et de la 812. Elle dispose d’un 3.9 V8 biturbo de 620 ch et 760 Nm, monté à l’avant et qui devrait permettre d’atteindre 320 km/h et de passer de 0 à 200 en 9″3 seulement.

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Si, comme nous, vous n’aimez les Ferrari qu’en rouge, voici la nouvelle Roma dans une teinte qui lui va bien aussi.

Ce moulin a été revu pour son montage dans la Roma, avec une augmentation de puissance d’une trentaine de chevaux, ainsi que le montage de filtres à particules sur l’échappement. L’essentiel des modifications réside dans le montage de nouveaux arbres à cames avec une levée plus importante, une diminution de la contre-pression dans les échappements et de nouveaux capteurs sur les turbos. Ceux-ci permettent de contrôler efficacement la vitesse de rotation des pales, permettant ainsi de fournir encore plus de puissance en toute sécurité.

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Ce 3.9 V6 biturbo de 620 chevaux devrait être à même de fournir un réel agrément.

La boîte de vitesses est à huit rapports et double embrayage, dérivée de celle montée sur la SF 90 mais elle se révèle plus légère et plus rapide dans les passages de rapports que celle de la Ferrari Portofino. A l’intérieur, le conducteur et son passager disposent chacun d’un écran digital dans un environnement très mesuré. Outre le célèbre manettino, le volant comporte pas mal de commandes.

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A l’intérieur, conducteur et passager disposent de leur propre environnement. Sur la console centrale, un rappel de la traditionnelle grille des rapports en métal chère à la marque. Les écrans sont configurables.

Le combiné est un écran de 16’’en trois dimensions. Configurable, il peut être proposé avec un compte-tours de très grande taille au centre ou alors, façon Audi virtual cockpit, avec une carte géante. Au centre, un écran vertical de 8,4’’est tactile. Il se situe au-dessus des boutons de la transmission qui rappellent la traditionnelle grille des boîtes manuelles de la marque. A l’arrière, pas de sièges mais un espace uniquement destiné à accueillir des bagages souples. Pour le moment, il n’y a pas de version hybride prévue. Les tarifs de cette nouvelle Ferrari débutent aux alentours des 200.000 €. Les premières livraisons étaient annoncées pour l’été mais sont bien évidemment reportées. (Dimitri Urbain)

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Quel plus beau joyau que Rome, la Ville Eternelle, pour accueillir la Ferrari du même nom?

Essai: Renault Captur Initiale Paris TCe 155 EDC: Un deuxième tir bien cadré

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Arrivé trois ans après le Nissan Juke, commercialisé chez nous en 2010, le Renault Captur fait partie des pionniers européens de la catégorie des SUV compacts. Il en a d’ailleurs bien profité lors de ses premières années de commercialisation puisqu’il s’en est vendu plus de 1.500.000 exemplaires. Construit dans l’usine espagnole de Valladolid, il était temps pour lui de se renouveler totalement pour mieux affronter une concurrence devenue innombrable. Et le Rédacteur Auto a eu droit, en primeur, à y goûter pendant une semaine!

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Ceux qui nous suivent depuis plus de dix ans le savent, on la joue toujours assez franco lors de nos essais. Alors avouons-le, le Captur de première génération ne nous a jamais attirés. La faute à ses formes un peu trop molles qui manquaient d’assurance et une image un peu vieillotte. Sans révolutionner son style, le nouveau venu parvient à en imposer davantage avec son bouclier avant échancré, sa signature lumineuse typique et sa face arrière mieux charpentée. Pour cette découverte, l’importateur nous a confié un TCe 155 EDC GPF en finition haute Initiale Paris. Autant dire que l’on se sent immédiatement à l’aise à bord. Les sièges offrent une position de conduite parfaite et maintiennent suffisamment les occupants des places avant. Devant lui, le conducteur découvre un tableau de bord inédit au design plaisant. Au centre trône le système d’infodivertissement matérialisé par une tablette verticale aux dimensions inédites dans ce segment.

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J’aime bien

Ce petit 1.3 essence 4 cylindres de 155 chevaux assure parfaitement son travail dans un calme assez impressionnant en ville où il se fait totalement oublier. Discret, il répond néanmoins à la moindre accélération et sa puissance est appréciable même pour un SUV compact à priori adressé à un public paisible. La boîte automatique est parfaitement accordée à cette mécanique. Les palettes de vitesse au volant nous semblent un peu superflues dans pareil véhicule même si son comportement est, de manière surprenante, assez dynamique. Il ne rechigne pas à s’activer et le freinage se révèle performant lorsqu’on l’utilise à la manière d’un cador des circuits. A allure plus raisonnable, le confort est assez probant et demeure l’une des grosses qualités de la marque boulonnaise.

2019 - Essais presse Nouveau Renault CAPTUR en Grèce

Plutôt malin

On est plutôt fan de l’habitacle joliment conçu. Le volant à trois branches est agréable à utiliser tandis que le dessin des indicateurs centraux sont clairs et facilement exploitables. Les trois gros boutons de la climatisation permettent, là aussi, d’accéder facilement aux réglages et nous noterons également que le commodo de la radio présent à la droite du volant a enfin changé alors que le précédent, toujours présent à bord de l’Alpine pour ne citer qu’un exemple, datait de Mathusalem. La taille des boutons enchâssés sous l’écran central et qui gèrent les sièges chauffants, le start & stop, le verrouillage central ou encore l’aide au stationnement automatique auraient pu être plus grands. Et on ne parle pas des quatre boutons à la gauche du volant, difficilement visibles et accessibles. Ceux-ci contrôlent la luminosité du tableau de bord, la hauteur des phares mais aussi le volant chauffant ou encore le contrôle de trajectoire. Notre modèle ne disposait pas des compteurs analogiques mais on pouvait néanmoins opter pour son mode de conduite via le Multi-Sense. En Mode Sport, la direction est durcie et le moteur se révèle plus vif via l’accélérateur, plus direct mais c’est tout.

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Cette console aérienne est particulièrement réussie.

 J’aime moins

La boîte automatique se révèle à l’usage un peu lente ce qui, selon nous, est très souvent lié à ce type de transmission aussi évoluée soit-elle. Ce qui est plus contrariant à nos yeux, c’est le temps qu’elle prend, lors des redémarrages, pour faire avancer le véhicule. Et couper le start & stop n’y change rien. A chaque fois, comme elle ne démarre pas instantanément, on accélère plus fort et du coup, les redémarrages sont brutaux. C’est une question de nuance mais avec ce type de réaction lente, on comprend mieux pourquoi certaines conducteurs mettent souvent des plombes avant de démarrer aux feux verts!

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Pourquoi je l’achète

Pour ne citer que ses concurrentes françaises comme le Peugeot 2008, le Citroën C4 Cactus ou le DS3 Crossback, le Renault Captur fait davantage l’unanimité en matière de style ou d’aménagement intérieur. Celui-ci a fait de fulgurants progrès mis en exergue dans cette version Initiale Paris avec le cuir omniprésent dans l’habitacle mais aussi de jolies sur-coutures ou encore des touches de chrome multiples sur les boutons. Des détails que l’on avait déjà soulignés dans la nouvelle Clio dans sa finition haute. La finition est en progrès et la qualité des plastiques est assez étonnante pour une voiture de cette catégorie. Enfin, le confort figure au rang de ses qualités historiques et conserve ce statut tandis que les aspects pratiques marquent également sa personnalité avec sa banquette arrière réglables ou encore ses espaces de rangements généreux.

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Pourquoi je ne l’achète pas

Avec ce 1.3 turbocompressé de 155 ch, le Captur se révèle joyeusement dynamique mais cela se paie à la pompe puisque nous avons consommé 9,6 l/100 km lors de nos 340 km d’essai avec beaucoup de déplacements en ville à froid. Le boîte automatique, on l’a dit, marque une certaine lenteur lors des redémarrages aux feux et les palettes au volant ne sont pas vraiment utiles. Affiché à 29.375€ dans cette finition, le Captur se montre moins cher que le nouveau Peugeot 2008 qui atteint 34.220€ en 1.2 Puretech GT alors qu’un Seat Arona 1.5 TSI FR est facturé 24.900€ mais avec une boîte manuelle. Dernier détail intrigant, le tiroir qui sert de boîte à gant est très volumineux mais comment l’ouvrir lorsqu’il y a un passager à la droite du conducteur?

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La boîte à gant « tiroir » est très volumineuse mais comment l’ouvrir lorsque le siège passager est occupé ?

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