Miracle! On a réussi à tester une berline thermique. Remplaçante de la Ceed, la K4 se montre plus grande, plus confortable mais peut-être moins dynamique que celle-ci. On l’a conduite pendant 7 jours et malgré son appellation difficile à porter en français, on a apprécié l’expérience.

C’est désormais l’appellation qui prévaut aux Etats-Unis qui l’emporte et vous êtes ainsi priés d’appeler cette berline à 5 portes, « Kay Four ». Stylistiquement, on en a fini avec les galbes voluptueux des (x)Ceed et on a droit au style tranché, appelé Opposites United que l’on trouve sur toutes les dernières KIA présentées, la plupart du temps en BEV. Heureusement, la marque coréenne souhaite encore proposer des modèles thermiques à une clientèle qui ne souhaite pas encore opter pour l’électrique. Cette K4 est construite au Mexique et utilise la même plateforme technique que la Hyundai Elantra, pas commercialisée chez nous.

J’aime bien
Avec ses lignes plus tranchées et sa longueur accrue, la K4 semble bien plus imposante que celle qu’elle remplace. Et c’est vrai que l’espace est généreux dans l’habitacle avec des places arrière profitant d’un empattement de 2,72 m et d’un plancher bas ce qui nous change des électriques toujours encombrées par leur batterie logée dans celui-ci. Aux places avant, on retrouve l’environnement habituel de la marque avec des plastiques très présents mais qualitatifs, un volant à trois branches assez massif mais agréable à manipuler. Dans la branche centrale, un bouton permet de choisir son mode de conduite. Les amateurs d’écrans seront ravis de découvrir le large bandeau découpé en trois parties: deux écrans de 12,3’’ se partageant entre le tableau de bord et l’info-divertissement, séparés par un petit affichage de 5’’ réservé aux commandes du chauffage mais peu visible depuis la place du conducteur. Notons encore que la KIA conserve des boutons physiques au centre de la planche de bord.

Plutôt malin
Même si cette K4 est construite en Amérique du Sud, elle est passée entre les mains des ingénieurs européens pour la mise au point. Et c’est plutôt réussi au niveau du confort et de la tenue de route. La KIA K4 se révèle agréable au quotidien, la transmission robotisée à 7 rapports répond parfaitement aux sollicitations du conducteur et le freinage est tout aussi réactif. Evidemment, avec 150 ch, le 1.6 T-GDi montre un bel allant mais attention, si vous optez pour la finition GT-Line, comme notre modèle d’essai, elle n’ira pas plus vite pour la cause. Il s’agit avant tout de quelques détails dans l’habitacle et de badges spécifiques. Et ne comptez pas non plus sur le mode sport pour dynamiser la conduite, ce n’est pas dans ses gènes.

J’aime moins
Une fois assis, on a eu le sentiment que la planche de bord était trop basse par rapport à notre position de conduite. Et notre passagère avait le même sentiment. Comme si nous étions assis trop haut ou que le pare-brise tombait trop bas. Un détail mais qui donne un drôle de sentiment. Pour le reste, cette berline ne présente guère de gros défaut.

Pourquoi je l’achète
Confortable, très spacieuse et bien finie, la KIA K4 se présente avec de nombreux atouts dans son jeu. La qualité de son assemblage est réelle et les passagers des places arrière profitent d’un espace généreux que l’on trouve généralement à bord des modèles 100% électriques. A la différence qu’ici, les genoux ne remontent pas dans le menton des passagers grâce au plancher très bas. Et s’ils doivent emmener des bagages, pas de problème, avec ses 438 litres, le coffre se révèle généreux en volume de chargement. Lorsqu’on rabat la banquette, on atteint alors 1.217 litres de chargement sur un plancher pratiquement plat. On l’a dit aussi plus haut, la tenue de route constitue l’un de ses points forts avec un train avant précis et un essieu arrière multi-bras qui colle cette berline à la route en toutes circonstances.

Pourquoi je ne l’achète pas
Mais si la tenue de route est franchement bluffante, la caractère amorphe de la mécanique ne pousse pas à la gaudriole sur la route. Ce n’est pas la vocation de cette berline mais une certaine lenteur de la boîte, au levier très traditionnel qui est peut-être le seul indice sur l’origine américaine de la voiture. A l’issue de nos 353 km d’essai, nous avons noté une moyenne de 8,2 l/100 km mais vous connaissez désormais notre pied droit trop lourd. En fournissant des efforts, on est descendu à 7,6 l/100 km mais en roulant en mode Eco sur autoroute. Notons aussi que les nombreuses assistances à la conduite sont vite irritantes et qu’il faut un certain temps pour les désactiver à chaque démarrage. C’est typiquement asiatique. Au niveau des tarifs, la version la moins chère est affichée à 27.590€. Vous disposez alors d’une 1.0 de 115 ch en boîte manuelle. Pour une GT-Line 1.6 de 150 ch, il faudra signer un chèque de 37.690€ mais l’équipement est alors particulièrement généreux puisqu’il n’y a que trois packs disponibles: Premium Seat, Tech et le toit ouvrant.

