Essayé précédemment dans une version plus sage, l’Audi Q3 nous revient cette fois accompagné d’un moteur largement répandu au sein du groupe Volkswagen, à savoir le bon vieux 2.0 Turbo fort ici de 265 chevaux. Mais est-ce suffisant pour donner à ce SUV un souffle de sportivité ?

Extérieurement, la troisième génération du SUV Audi le plus populaire ne casse pas les codes de la marque et joue plutôt sur la prolongation d’un style marqué davantage par une calandre béante impressionnante et des phares affinés au maximum. Les ouïes latérales de refroidissement sont également très généreuses et davantage mises en évidence sur ce modèle voulu dynamique. Le vert sauge métallisé de notre exemplaire d’essai lui est plutôt séant sans oublier les jantes optionnelles de 20″ à 5 branches polies… L’arrière est très travaillé et manque de simplicité à nos yeux avec ses imposants feux arrière et ce bouclier faussement ajouré, sans oublier le becquet de toit rapetissant encore, visuellement, la taille de la lunette arrière.

J’aime bien
On peut désormais affirmer qu’Audi a repris ses bonnes habitudes qualitatives après quelques flottements. La finition a retrouvé les standards de la marque et les ajustages entre les différents matériaux sont irréprochables. Le nubuck et le cuir font bon ménage alors que les plastiques sont de qualité. Les deux généreux écrans suffiront largement au bonheur des geeks mais les plus âgés apprécieront les quelques boutons disséminés ici et là pour les fonctions essentielles. Evidemment, les amateurs de froideur chinoise trouveront qu’il reste encore trop de touches physiques. Après l’avoir adopté sur notre premier essai du Q3, on demeure un rien dubitatif face aux comodos placés derrière le volant dont certains boutons sont trop petits pour nos doigts.

Plutôt malin
Placer le moteur de la VW Golf GTI sous le capot d’un SUV à 4 roues motrices peut avoir du sens en Allemagne où pas mal de tronçons d’autoroute demeurent sans limitation de vitesse. En Belgique, c’est beaucoup moins évident. Parce que c’est essentiellement en ligne droite que le 2.0 turbo envoie des watt dans trop se forcer. Une fois que la route serpente et se fait plus étroite, le Q3 S-Line montre vite ses limites. Sous-virage et gros freinage vous rappellent à l’ordre. Et on ne vous parle pas de la consommation…

J’aime moins
La boîte automatique, trop paresseuse à notre goût, participe au manque de dynamisme de l’ensemble. En fait, elle répond parfaitement à l’usage quotidien que l’on peut faire de ce Q3 en tenue sportive mais ne suit pas lorsqu’il s’agit d’enquiller quelques virages à rythme soutenu.

Pourquoi je l’achète
Au-delà des modifications stylistiques, l’Audi Q3 2026 s’offre un équipement plus généreux et une technologie améliorée dans l’habitacle. Il y a bien sûr ce 3e écran optionnel pour le passager qui tient davantage lieu de gadget à nos yeux, mais également un chargeur à induction plus puissant, trois ports USB-C à l’arrière et de nouvelles commandes au volant avec des molettes à retour haptiques. Mais c’est le confort et la finition très soignée qui marquent avant tout. On se retrouve à bord d’une Audi de qualité avec laquelle on sait pouvoir compter sur des chevaux le cas échéant. Grâce à un moteur largement éprouvé sous le capot, ce SUV à l’âme de GTI ne devrait pas décevoir de ce côté-là…

Pourquoi je ne l’achète pas
… même s’il faudra prévoir un budget carburant en conséquence, notre moyenne ayant tourné aux alentours des 9 l/ 100 km sans avoir jamais cherché le dernier cheval. Alors certes, elle propose un look sympa mais la facture finale de notre exemplaire d’essai grimpait à 80.000€ avec un toit ouvrant panoramique affiché à 1560€, les jantes de 20″ facturée 1780€ ou encore le Pack MMI Experience Pro à 2000€. Face à lui, on retrouve de vieilles connaissances en la personne du BMW X1 ou du Mercedes GLA qui, comme lui, peuvent de temps en temps faillir du côté des écrans qui, pour une raison ou une autre, peuvent perdre la connexion avec le portable connecté ou s’éteindre sans crier gare. Mais cela ne dure jamais bien longtemps, heureusement. Enfin, au vu de l’encombrement de ce Q3, on est toujours un peu déçu par l’habitabilité aux places arrière ou par le volume du coffre mais une fois qu’on en est conscient, cela s’oublie vite.

