Alors que les routes sont encombrées de SUV inutilement encombrants puisqu’ils sont la plupart du temps occupés par une seule personne, les berlines compactes se raréfient. Pourtant, dès qu’il est possible de goûter à nouveau à ce genre de carrosserie, Le Rédacteur Auto est toujours sur la balle. Alors quand on a su qu’il y avait une Mazda 3 2025 dans le parc presse de l’importateur, on n’a pas hésité longtemps…

Toujours aussi jolie, la Mazda 3 de 4e génération ne prend pas une ride malgré ses six ans. Lancée en 2019, elle poursuit sa carrière en Belgique aussi bien dans la carrosserie à 5 portes qu’en version sedan à 4 portes. Pour 2025, elle a vu sa gamme simplifiée suite à la disparition des variantes de 122 et de 150 chevaux du 2.0 e-Skyactiv au profit d’un nouveau 2.5 e-Skyactiv de 140 chevaux et dont le couple grimpe à 238 Nm à 3.300 tr/min. Ce moteur intègre la fonction de désactivation des cylindres et le système M Hybrid, ce qui lui permet, selon Mazda, de surclasser le 2.0 e-Skyactiv G en termes de performances, de confort de conduite et de rendement énergétique. Ce dernier est toujours disponible dans sa version la plus performante de 186 chevaux. Pour le reste, le millésime 2025 de la 3 s’offre des fonctions de connectivité enrichies et un contenu technologique modernisé. Elle embarque désormais l’assistant vocal Alexa qui assure une parfaite fluidité des commandes vocales. Le système de navigation a également été optimisé pour offrir un plus grand nombre de points d’intérêt en ligne et hors ligne.

J’aime bien
Quel plaisir de retrouver le volant de la Mazda 3. On y est parfaitement installé, le cerceau tombe bien en main et les sièges se révèlent particulièrement confortables. Ils soutiennent bien le dos et maintiennent le conducteur dans toutes les circonstances. La finition est toujours aussi soignée avec des plastiques de qualité, des assemblages parfaits et des commandes physiques présentes là où elles sont nécessaires. Les écrans ont des tailles modestes mais c’est exactement comme ça qu’on les conçoit. Utiles lorsqu’il le faut mais jamais distrayants. Cela ne plaira pas aux fans de technologies mais quel bonheur de voir que certains constructeurs mettent encore le plaisir de conduire dans leurs priorités. Et puis les lignes de cette Mazda sont toujours modernes avec ce profil très élancé, ce long capot bas et cet arrière rond et sportif. Voilà bien l’une des voitures que votre serviteur placerait en tête de liste s’il devait se séparer de sa Toyota GT86…

Plutôt malin
Plutôt du genre placide si l’on ne pousse pas le moteur dans les tours, atmosphérique oblige, la 3 s’agite en douceur dans un confort remarquable. Silencieuse, elle avale les kilomètres avec bonheur et ses 1420 kg se déplacent facilement, quel que soit le relief. Mais ce qui est plutôt sympa, c’est que cette berline ne rechigne pas à se montrer plaisante lorsque le rythme augmente et que les virages se resserrent. Son châssis est parfaitement mis au point et ses liaisons au sol avalent les mauvaises routes belges sans jamais s’effondrer. La direction est précise et le freinage n’a jamais failli. C’est probablement à ce moment-là qu’on regrette le manque de puissance de ce gros moteur qui pèse logiquement davantage que le 2.0 sur le train avant.

J’aime moins
La boîte de vitesses automatique à 6 rapports participe fortement au caractère amorphe de la 3. Heureusement, il est possible d’opter encore et toujours pour une boîte manuelle. On a aussi beaucoup pesté sur les systèmes d’aide à la conduite trop intrusifs mais il est heureusement toujours possible de les désactiver à chaque démarrage.

Pourquoi je l’achète
On s’étonnera toujours de ne pas voir davantage de Mazda 3 sur nos routes. Stylistiquement parfaite, rigoureusement finie, ce qui n’est plus le cas de bien des modèles concurrents à la notoriété largement surfaite, elle propose un habitacle entièrement centré sur le conducteur avec des écrans minimalistes pour donner la priorité à la conduite et à un certain plaisir au volant. D’ailleurs, son comportement routier incite à hausser le ton lorsque les routes sont moins encombrées et que les virages se multiplient. On a le sourire au volant de cette traction compacte et les passagers aussi. Parce que son confort est garanti et que les déplacements se font en toute sérénité. Enfin, au rayon de la consommation, notre 2.5 s’est révélé plutôt sobre avec une moyenne de 7,5 l/ 100 km, sachant qu’on n’a jamais tenté d’economy run durant notre semaine d’essai.

Pourquoi je ne l’achète pas
La version essayée ici est en finition Nagisa qui démarre à 30.190€ et qui comprend, entre autres, les jantes en alliage ‘Black’ de 18″, le revêtement des sièges en similicuir ‘Terracotta’, les sièges avant chauffants, le chargeur sans fil, la climatisation automatique, la commande vocale Alexa, le système audio Bose® à 12 haut-parleurs, le verrouillage centralisé avec clef intelligente ou encore les vitres surteintées à l’arrière. La couleur « Zircon Sand » facturée 600€, comme toutes les autres couleurs à l’exception du blanc, demande une certaine accoutumance. Pour le reste, on regrettera une certaine inertie de la transmission automatique, mais heureusement, la 3 est encore proposée en boîte méca, qui ne rend pas l’auto aussi dynamique que ce que ses excellentes liaisons au sol nous laissaient espérer. Il faut également composer avec une habitabilité trop réduite aux places arrière, victime du design très réussi de cette berline. Ce qui se paye également par une visibilité périphérique un peu restreinte (mais qui ne nous change guère de la GT86) et par un volume de coffre limité à 358 litres.

