Essai: Ford Puma ST-Line 1.0 EcoBoost: évolution d’une espèce

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Dans les années 90, les constructeurs nous vendaient des Diesel comme des petits pains, à mon grand désarroi, mais les coupés avaient encore largement la cote et Ford proposait alors son petit Puma pour concurrencer, entre autres, le Tigra de chez Opel, son principal concurrent d’alors. Soyons clair, je ne garde guère de grands souvenirs de cette petite traction sous-motorisée et manquant de rigueur au niveau du train avant. Il faut croire que ce sont les rares exploits, la faute à une mécanique peu fiable, de François Duval à bord d’une version kit-car en WRC qui ont marqué l’imaginaire. Toujours est-il que revoir l’appellation Puma sur un sympathique crossover ne m’a guère choqué plus que cela. (Photos: Victoria Lays)

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Le nouveau Puma, on l’aime ou pas mais il ne laisse personne indifférent. Moi, je le trouve plutôt rigolo avec ses gros yeux globuleux et ses flancs joliment tracés. Avec ses porte-à-faux réduits, il semble prêt à bondir et il donne une image assez dynamique pour un véhicule raisonnablement surélevé. La ST-Line que j’ai eue à l’essai une semaine, à la sortie du confinement, offre une apparence encore plus sportive avec ses boucliers spécifiques et ses contours de roues dans le même bleu (Desert Island Blue) que le reste de la carrosserie. Le bas des vitres arrière remontant vers le dessus du hayon participent à la réussite des flancs alors que la face arrière offre un aspect costaud. Il y a de faux airs de Mazda dans ce nouveau Puma, ce qui ne constitue pas une mauvaise référence!

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J’aime bien

Vous pouvez reprendre tous mes essais du petit trois pattes 999cc de chez Ford, ce moteur m’a toujours enchanté. Je me souviens, mais il y a maintenant prescription, avoir été rejoint par un représentant des forces de l’ordre, alors que j’étais à bord d’un B-Max ainsi motorisé, « qui avait dû monter à 200 km/h pour me rattraper » au-dessus d’une célèbre côte de la E25. Le tout s’était terminé sur un sermon mais cette anecdote illustre bien la bonne volonté de ce moteur offrant, dans ce cas-ci, 125 chevaux particulièrement vifs. Son couple est de 170 Nm de 1400 à 4500 trs/min mais cela suffit amplement à animer joyeusement les 1280 kg de l’engin. S’il en était dépourvu ici, le 1.0 EcoBoost a également droit à une hybridation légère qui passe par un alternodémarreur de 11,5 kW entraîné par courroie. Une version de 155 ch est également disponible mais sincèrement, je conçois mal son intérêt tellement cette version est déjà bien vivante.

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Plutôt malin

L’intérieur est également réussi même s’il ne s’éloigne guère de celui de la Fiesta. Et puis Ford fait l’excellent choix de conserver des boutons sous l’écran du système Sync3, celui-ci étant un peu trop droit par rapport au conducteur. L’équipement est assez généreux d’autant que j’ai eu droit à une version ST Line X, l’avant-dernière en termes de finitions. Il sera donc plus facile de vous dire ce qui est encore en option: les phares full LED (750€), le pack Assistance Conducteur (Pre-Collision Assist – BLIS incl. Cross Traffic Alert – Régulateur de vitesse adaptatif – Evasive Steering – Active Park Assist – 1.150€), le toit ouvrant panoramique (850€), le pack hiver (Dégrivage électrique du pare-brise ‘Quickclear’ – Volant chauffant – Sièges chauffant à l’avant – 550€) ou encore l’alarme renforcée (250€). Toujours est-il que l’habitacle est agréable au quotidien, l’espace aux places avant est plus que correct et la position de conduite est réussie. Le volant ne comporte pas trop de boutons et le levier de vitesses tombe bien en main.

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J’aime moins

On ne peut pas tout avoir et si ce nouveau Puma offre un comportement très plaisant dans le sinueux, cela se paye au niveau du confort qui sera jugé plutôt ferme par les amateurs de marques françaises pour ne citer que ceux-là. Un sentiment encore accentué par la finition ST-Line qui joue clairement la carte du dynamisme en attendant une éventuelle version ST encore plus sportive puisqu’elle fournirait 200 ch. Ces derniers mois, on a même vu sur la toile des élucubrations (?) annonçant l’arrivée du modèle Puma en WRC en 2022. Il ne faudrait donc pas grand-chose pour que cette nouvelle Puma devienne à nouveau la coqueluche des amateurs de sport auto…

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Pourquoi je l’achète

Avec cette finition-là et ce moteur-là, il vous en coûtera 27.350€ avant d’avoir coché le moindre pack. Mais comme il est déjà parfaitement équipé, le Ford Puma constitue une belle offre dans un segment où la concurrence fait rage. Ne prenons que le Nissan Juke ou le Toyota CH-R, ils sont nombreux à viser une clientèle aimant une position de conduite plus haute et un look original. Mais le Ford oppose à celles-ci un caractère bien trempé, un dynamisme qui fait plaisir et qui colle très souvent aux produits à l’ovale bleu, qui peuvent toujours compter sur des châssis parfaitement mis au point, grâce, entre autres, au centre de développement belge de Lommel. L’intérieur est agréable à fréquenter quotidiennement, même s’il manque d’une petite touche de fantaisie aux yeux de certains, mais il peut également compter sur un coffre très pratique (de 456 à 1.216 litres), bien aidé par la MegaBox lui offrant une profondeur insoupçonnée.

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Pourquoi je ne l’achète pas

Nous l’avons dit plus haut, les suspensions du Ford Puma sont assez fermes et ceux qui ont un certain feeling de la conduite auront également noté une certaine nervosité de la direction mais cela participe au plaisir de conduire ce crossover de manière plus dynamique que la concurrence. Les places arrière ne proposent pas une habitabilité impressionnante mais là aussi, ce n’est pas l’objectif de cette carrosserie qui s’adresse plutôt à des couples actifs. Et puis on l’a également dit en introduction, le design du Puma ne fait pas l’unanimité mais n’est-ce pas là la force des modèles bien nés? Reste le cas de la consommation, où nous avons, pour notre part et sans trop surveiller les chiffres, atteint une moyenne de 7,5l/100km mais il doit être possible, en surveillant son pied droit, de rester aux alentours des 5,5l /100km.

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Printemps 2020: sorties et nouveautés – Seat par Dimitri Urbain

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Cela devient suffisament rare pour être souligné, la Leon est d’ores et déjà disponible en break et en berline 5 portes en essence, Diesel, hybride et plug-in!

La quatrième génération de Leon joue la sécurité en étant une évolution de la précédente. Normal, Seat ne veut pas prendre de risques avec le modèle le plus vendu de sa gamme (2,2 millions depuis 1999). Les lignes ont été tirées afin de favoriser l’aérodynamique; à l’avant la calandre est identique à celle du Tarraco. La technologie est directement reprise de sa cousine allemande, la Golf, tout comme sa plateforme MQB.

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La nouvelle signature lumineuse à l’arrière de la Leon est destinée à lui apporter un supplément de personnalité.

L’éclairage est à LED à l’avant et à l’arrière, avec une signature lumineuse sur toute la largeur à l’arrière, ainsi qu’un nouveau monogramme « Leon » pour le hayon. Côté motorisations, sont disponibles l’essence, le Diesel, un hybride eTSI et un hybride plug in. Des boîtes manuelles et DSG sont au programme. En essence, cela va du 1.0 de 90 et 110ch au 1.5 de 130 et 150 ch au 2.0 litres essence de 190 ch.  En Diesel 2 litres TDI c’est 115 ou 150 ch qui sont disponibles. La version eTSI combine soit un moteur essence 1.0 ou 1.5 avec une architecture 48V et son alterno-démarreur intégré. Il permet de rouler sans moteur thermique et également de désactiver des cylindres.

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Le tableau de bord de la Seat Leon fait évidemment appel aux mêmes équipements que les autres marques du groupe et propose au conducteur différentes configurations, facilement interchangeables.

A l’intérieur, le tableau de bord est beaucoup plus élégant et épuré: le nombre de boutons est en baisse, avec l’utilisation d’un écran tactile en position centrale. On y retrouve aussi le SEAT digital cockpit, qui associe un combiné avec un écran de 10 ¼’’ à l’écran central de 8 ¼ ou 10’’. Bien entendu, la connectivité est totale, avec un chargement de téléphone sans fil, contrôle vocal et reconnaissance de gestes. Les dimensions évoluent avec un empattement plus long qui dégage 5 cm de plus pour les genoux des passagers arrière. La capacité du coffre ne change pas sur la version 5 portes tandis que le break progresse de 587 à 617 litres.

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Outre la berline, un break est également disponible. De quoi satisfaire une clientèle en quête d’espace et qui ne veut pas acheter un SUV « comme tout le monde » !

Plusieurs niveaux de finitions seront disponibles, mais celle de base pourra démarrer sans clef, disposer d’un frein de parking électrique et d’un volant cuir ainsi que d’un système infotainement déjà complet. La « nouvelle » Leon est une mise à jour de l’ancien modèle, avec tout ce qui est disponible par ailleurs chez VW ou… Skoda. Elégante, plutôt réussie, la Leon dispose de pas mal d’atouts pour ceux qui veulent une voiture équipée en technologies et qui n’est pas un SUV. Rien que pour cela, elle compte à nos yeux! Après l’Ateca sorti en 2018, Cupra remet le couvert avec une Leon très affûtée. La recette est toute simple: enlever tous les monogrammes Seat et les remplacer par des Cupra, monter un moteur plus puissant sous le capot, des roues bien larges et souligner le tout avec des accents cuivrés un peu partout.

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La nouvelle Leon aura également droit à ses variantes Cupra reconnaissables entre mille grâce à ses inserts cuivrés et ses jantes spécifiques. 

Des motorisations essence et hybride plug-in seront disponibles. Un 2.0 l TFSI de 245 ch avec boîte DSG est suivi par une version de 300 ch sur la berline. Le break peut disposer de 310 ch avec une option 4Drive. Le 0 à 100 devrait être couvert en 4″8 seulement. Du côté des hybride plug in, c’est la même chose que chez VW et Skoda avec un 1.4 TSI qui offre 150 ch et est renforcé par un moteur électrique de 115 ch. La marque offre également un SUV sportif: le Formentor. Présenté sous forme de concept au Salon de Genève 2019, il devrait être disponible vers la fin de l’année. Il reprend des éléments de l’Ateca et du Tarraco, avec tous les éléments spécifiques à Cupra. Ici aussi, deux motorisations de 245 et 310 ch, avec une boîte DSG 7 rapports. Une version hybride plug in sera également disponible. (Dimitri Urbain)

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Que les amateurs du genre se rassurent, la marque Cupra n’abandonne pas les SUV au contraire puisque le Formentor est attendu sur le marché avant la fin de l’année. 

Printemps 2020: sorties et nouveautés – Audi par Dimitri Urbain

Audi A3 Sportback
La toute nouvelle A3 n’est disponible qu’en version 5 portes et donne une impression de déjà vu…

Une toute nouvelle A3 voit le jour, dans la foulée de la nouvelle Golf dont elle n’est qu’une déclinaison plus luxueuse. Si, en 1996, Audi innovait avec la toute première génération d’A3, depuis, les choses ont bien évolué. Elle semble même un peu malmenée au milieu des SUV! Exit la variante 3 portes, seule la Sportback 5 portes est disponible. Elle sera rapidement suivie d’une berline trois volumes. Les dimensions sont semblables à la génération précédente et ses dessinateurs ont soigné le traitement des surfaces en tôle, avec des passages de roues arrière qui rappellent une certaine Quattro. Des versions plus ou moins électrifiées sont au programme, depuis une hybride 48V jusqu’à une full plug-in. Afin d’attirer les jeunes générations, un nouvel écran tactile 10 pouces est de série sur tous les modèles et la puissance de l’ordinateur gérant l’infotainement est dix fois plus grande. De quoi augmenter la vitesse de chargement et la précision des différentes applications; il est désormais de stocker jusqu’à 6 profils d’utilisateurs à défaut d’améliorer le plaisir de conduire!

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A l’intérieur de la nouvelle A3, le virtual cockpit renforce le côté high-tech des choses et tente de séduire une clientèle éprise de nouvelles technologies.

Les moteurs sont déjà connus, au nombre de 3 en essence et 2 en Diesel. La gamme commence avec un 1.0 TFSI de 116 ch; puis un 1.5 TFSI de 130 ch et de 150 ch. En Diesel, le moteur 2 litres est disponible en 116 ou 150 ch. Toutes les motorisations essence et Diesel sont équipées d’un filtre à particules. La transmission intégrale sera d’abord réservée aux futures S3 et RS3, avant d’être disponible sur l’ensemble de la gamme. Dans ce cas, pas de version full électrique, Audi va développer ses modèles sur une autre architecture commune avec VW. Ici, il s’agit d’hybridation légère en 48V. A terme, ce système devrait devenir « standard » car il permet aux constructeurs de réduire les émissions de CO2 et les valeurs de consommation sans pour autant coûter une fortune.

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Audi a particulièrement soigné les courbes et les hanches de cette nouvelle A3, destinée à ne pas choquer la clientèle.

Comment ça marche ?

Le moteur est équipé d’un alterno-démarreur, relié par courroie au moteur, ainsi que d’une batterie lithium-ion de 48V, logée sous le siège du passager avant. Lors des accélérations, l’alterno-démarreur vient épauler le moteur thermique classique tandis qu’à la décélération et au freinage, il récupère l’énergie cinétique pour la transformer en énergie électrique et recharger la batterie. Il n’est possible de rouler en full électrique que lors de manœuvres de stationnement, par exemple. Néanmoins, ce système remet au goût du jour la bonne vieillie roue libre: il coupe le moteur thermique dès que le conducteur enlève le pied de l’accélérateur et le redémarre instantanément à la première poussée sur l’accélérateur. Associé aux données GPS et à la détection de panneaux routiers, le système permet une réduction de consommation d’environ 0,5 l/100 km. Nul doute que la nouvelle A3 remportera un beau succès, comme les générations précédentes. (Dimitri Urbain)

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Des déclinaisons sportives S et RS sont attendues au même titre qu’une carrosserie à 4 portes.

Essai: BMW Z4 2.0: ôte-toi(t) de mon soleil!

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Disparu en 2016, le précédent Z4 a nettement moins marqué les esprits que celui qu’il remplaçait. Est-ce son toit rigide escamotable qui lui a porté préjudice en l’alourdissant ? Ou plus simplement le moindre engouement du public pour les coupés-cabriolets ? Toujours est-il que cela n’a pas refroidi BMW bien longtemps puisqu’une troisième génération de son roadster était lancée en mars de cette année mais le Z4 renoue, pour l’occasion, avec la capote en toile.

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Roadster oblige, ce nouveau Z4 ne peut toujours accueillir que deux passagers. Pourtant, il dépasse son aîné de 9 cm en longueur alors que son empattement diminue de 3 cm. Ajoutez-y des voies nettement élargies, une rigidité accrue, un poids réduit de 65 kg en version de base, et BMW promet un comportement à la fois plus agile et plus efficace. L’habitacle est également métamorphosé, avec son instrumentation 100% numérique et son grand écran tactile perché au-dessus d’une large console centrale. Mais rassurez-vous, cela reste largement typé BMW.

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J’aime bien

La position de conduite est parfaite même si le siège n’est pas aussi enveloppant qu’espéré. Le volant épais est la marque des dernières productions de la maison bavaroise. Et comme, pour une fois, les dates de notre essai correspondent à une période ensoleillée, on décapote à tout va pour profiter au maximum du soleil. Jusqu’à 50 km/h, il est possible de recapoter en cas d’averse. Bien engoncés dans l’habitacle, les occupants sont assez bien protégés des remous du vent mais on ne peut passer sous silence le manque de rangements logiquement induit par ce type de carrosserie.

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Plutôt malin

Le 2.0 litres 4 cylindres est évidemment moins noble que le six pattes mais il se révèle plutôt agréable à vivre. La poussée n’est pas époustouflante et comme bien des mécaniques actuelles, c’est la linéarité qui caractérise le ressenti au volant. Le son n’est pas non plus très folichon. Mais dès que les routes serpentent, on se prend à hausser le rythme en s’appuyant sur un comportement assez agile malgré la masse annoncée, certes en baisse, mais toujours à 1.480 kg. Fort de 197 ch pour un couple de 320 Nm disponible dès 1.450 trs/min, le Z4 de base est déjà très amusant à conduire et constitue un excellent achat pour la personne raisonnable qui souhaite se faire plaisir sans trop se ruiner en frais d’utilisation.

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J’aime moins

Je ne sais si c’est psychologique, en sachant que cette auto a été conçue en partenariat avec Toyota mais j’ai trouvé les sièges moins bien dessinés qu’habituellement chez BMW. Je ne suis pas non plus un fan du volant épais, comme je l’ai déjà dit lors de mon essai de la dernière Série 3. Enfin, le ressenti très artificiel de la direction gâche définitivement une bonne partie du plaisir éprouvé lors de parcours dynamiques.

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Pourquoi je l’achète

Nous l’avons dit, cette Z4 2.0i est un excellent produit d’appel pour celui qui rêve d’un cabriolet propulsion à caractère sportif. Affiché à 40.300 euros en boîte manuelle et sans la moindre option, il demeure raisonnable en termes de prix. Son futur propriétaire jouira de tout ce qui a fait la réputation de la marque au niveau de la finition, du soin de l’habitacle ou encore de la position de conduite alors que les réglages sont parfaits entre confort et sportivité. La capote est bien insonorisée et elle se replie très rapidement.

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Pourquoi je ne l’achète pas

Les goûts et les couleurs ne de discutent pas. Alors voilà, on n’est pas trop fan du design de ce troisième opus de la Z4 mais comme pour la Série 3, on devrait s’y faire. Le son du 4 cylindres n’est pas très marquant et le ressenti au volant est un rien trop aseptisé à notre goût. D’autant que nous devions composer avec la boîte automatique à 8 rapports. Au rayon des consommations, nous avons signé un 9,5l/100km durant les 400 km de notre essai en ayant pourtant pas mal abusé du mode Eco Pro…

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Essai: Toyota Corolla 2.0 TS: les lois de l’attraction

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Longtemps, trop longtemps, Toyota fut synonyme de banalité en matière de design. Sages, discrètes, parfois disgracieuses, les voitures originaires de la région d’Aichi n’ont jamais réveillé la moindre once de passion si l’on excepte les quelques modèles sportifs ayant traversé son histoire. En abandonnant le nom d’Auris pour revenir au bien plus parlant Corolla, Toyota a visiblement enfin cassé les codes habituels pour nous proposer une voiture aux lignes modernes avec le risque, comme toujours en pareil cas, qu’elle vieillisse moins bien que les anciens modèles.

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C’est une version Touring Sports, soit un break, que Toyota nous a confié pour notre découverte de cette nouvelle Corolla. Sa vaste calandre et ses phares en forme d’astérohaches lui donnent un look assez sympa tandis que les flancs hauts et la dernière vitre montante apportent un côté dynamique indubitablement séduisant. La face arrière est traversée de lignes qui évitent la banalités tout en se montrant davantage discutables. Enfin, les grandes roues de notre modèle d’essai viennent parfaire l’ensemble et attirent inévitablement les regards, ce qui est assez nouveau pour une Toyota.

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J’aime bien

L’habitacle a, lui aussi, fait l’objet des plus grands soins de la part des dessinateurs et il se révèle particulièrement réussi. Comme souvent chez Toyota, toutes les commandes se présentent bien et la position de conduite est satisfaisante d’autant que cette version haut de gamme profite d’une sellerie originale dans son dessin et dans ses matières. Le volant à la jante épaisse propose quelques boutons aux fonctions essentielles (son, téléphone, limiteur de vitesse…). On regrettera juste le graphisme du système media qui n’est pas aussi réussi que chez les marques allemandes par exemple.

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Plutôt malin

En laissant de côté son habituel 1.8 pour un 2.0 hybride plus performant, Toyota a voulu jouer la carte du dynamisme. Dans le cas qui nous occupe, le moteur électrique développe 109 ch et 202 Nm contre 72 ch et 163 Nm avec le 1.8 hybride de la Prius. Au total, Toyota annonce 180 chevaux sous le capot. Entendons-nous, il ne s’agit pas d’une sportive donc les sensations au volant sont totalement édulcorées mais avouons que la transmission automatique se révèle moins lisses que dans les précédentes hybrides de la marque. On se surprend donc à rouler vite avec cette jolie Corolla parce que le châssis est bien conçu. De quoi nous donner envie d’un modèle bien plus pêchu signé TMMG…

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J’aime moins

Habituellement, lorsqu’une voiture joue davantage la carte de l’attrait, elle se veut moins accessible aux places arrière et condamne également sa visibilité arrière. La Corolla TS est de celle-là mais avouons qu’on lui pardonne, c’est tellement exceptionnel de voir arriver enfin des Toyota désirables!

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Pourquoi je l’achète

Il ne faut jamais dire jamais mais à l’évidence, Toyota ne reviendra jamais au Diesel. Jouant à fond la carte de ses motorisations hybrides, elle tente de répondre au mieux à ce besoin européen de tout miser sur la couple. Et elle y parvient bien avec cette nouvelle Corolla 2.0 hybride qui se révèle étonnamment bien adaptée à la conduite européenne. Même votre serviteur s’est pris au jeu de la consommation pour signer un 6,5 l/100 peu habituel chez lui. Au vu du nombre de regards intrigués croisés sur notre chemin, nous ne serions pas étonnés de croiser plus souvent des Corolla que des Auris ces dernières années. Et ses 84g CO² par km l’aideront à se faire apprécier auprès des professionnels.

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Pourquoi je ne l’achète pas

Jolie dedans comme dehors, la Corolla nous a séduit mais à la conduite, il reste encore du chemin pour contenter nos besoins. L’habitabilité n’est pas extraordinaire mais le volume du coffre est proche de 600 litres malgré la présence de la batterie de 12 volt. Cette finition Premium est le tout haut de la gamme Corolla et s’affiche à 36.570€, une sacrée addition!

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Essai: Citroën C4 Cactus 1.5 BlueHDi 100 BVM6: une confortable sobriété

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Si le Citroën Cactus premier du nom n’a pas rencontré un franc succès, loin de là, avec 270.000 exemplaires vendus en 4 ans, cela n’a pas découragé la marque. Ainsi est arrivé le C4 Cactus Phase II chargé, qui plus est, de palier à la disparition de la berline C4. Pour réussir cette mission, le nouveau venu s’offre un design plus costaud, plus expressif mais perd, – mais est-ce un mal? -, ses fameux Airbumps. A l’intérieur, c’est un peu plus cossu, notre exemplaire recevant même des sièges en cuir, mais cela reste très léger en termes d’équipements et d’indicateurs.

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Extérieurement, le nouveau C4 Cactus est réussi. Là où son prédécesseur manquait de consistance, donnant un sentiment de voiture bon marché, le modèle 2018 parvient à renforcer son apparence avec une face avant, certes toujours trop massive à notre goût, plus sérieuse tandis que les ajouts de plastique noir se limitent désormais au bas des boucliers, aux passages de roues et aux bas de caisse. Comme les autres nouveaux modèles de la gamme actuelle, les phares diurnes viennent se loger au bord du capot, au même titre que les chevrons, tandis que les phares et les antibrouillards complètent l’attirail. A l’arrière, on aime assez les feux désormais étirés vers le centre du hayon. Bref, cette deuxième mouture du Cactus a véritablement gagné en prestance et en maturité. On l’a dit plus haut, les Airbumps latéraux ont disparu ainsi que les barres de toit désormais disponibles en option.

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J’aime bien

Le modèle que nous avons essayé était équipé d’un 1.5 BlueHDi capable de répondre aux nouvelles normes de dépollution. Un moteur plutôt discret, qui ne s’est jamais montré un foudre de guerre avec ses 100 ch, mais qui a parfaitement exécuté sa tâche sous le capot d’un C4 Cactus dont la philosophie est aux antipodes du plaisir au volant. En adoptant une conduite coulée et respectueuse des limitations, il est possible de se cantonner aux 5.5 l /100 km en toutes circonstances.

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Plutôt malin

Il nous tardait d’essayer les amortisseurs à butées hydrauliques progressives montés sur le nouveau Cactus. Grâce à eux, l’énergie d’un talonnage se résorbe mieux et ils améliorent d’autant la qualité d’absorption des liaisons au sol. C’est particulièrement bluffant et il faut avouer que le confort obtenu est réel. Sur les revêtements souvent défoncés de notre plat pays ou encore sur les sections en pavés, ces suspensions font des merveilles! Malheureusement, cet effet est en partie gâché par le manque total de maintien des sièges.

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J’aime moins

Dans l’habitacle, on retrouve la planche de bord de la première mouture avec ses matériaux variés tandis que la banquette des places avant a laissé sa place à deux sièges et à la boîte automatique désormais signée Aisin AW à 6 rapports, plus encombrante que la transmission robotisée de l’ancienne. Citroën vante beaucoup les coussins de ses nouveaux sièges avant à mémoire de forme mais nous l’avons dit plus haut, leur maintien est nul. Et puis il y a des détails irritants comme ces poignées de porte qui remplacent les poignées de maintien ou encore les vitres arrière à clapet qui font particulièrement bas de gamme. Vous l’aurez compris, avec cette C4 Cactus, on se déplace plus qu’on ne conduit.

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Pourquoi je l’achète

Avec son style qui lui est propre, la « berline » française offre véritablement quelque chose de différent. Son design a gagné en caractère et en masculinité, ce qui devrait l’aider à connaître davantage de succès que la première édition. La disparition, – provisoire nous dit-on -, de la C4 classique va l’aider à se vendre mieux. Ce petit 1.5 Diesel pourra parfaitement l’épauler également car il se montre sobre et discret mais il faudra pour cela que le futur acheteur soit assez subtil pour faire la part des choses par rapport à la pensée ambiante! Enfin, saluons encore le confort de l’ensemble qui remet les doubles chevrons en tête de sa catégorie sur ce point-là. Ce qui n’est pas la moindre de ses qualités…

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Pourquoi je ne l’achète pas

Personnellement, nous ne sommes vraiment pas fan de cet intérieur qui ressemble davantage à un lounge qu’à un habitacle de voiture. Les indications y sont minimales, le ressenti au volant n’est pas mauvais mais on comprend rapidement qu’il ne s’agit, en aucun cas, de jouer la carte du dynamisme. Et puis la qualité des plastiques est assez banale s’il faut désormais comparer cette C4 Cactus avec d’autres berlines polyvalentes. Du côté du prix, comptez une augmentation de 1.500 à 2.500 euros par rapport à la phase I. C’est le prix à payer pour les nouvelles technologies embarquées.

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Découverte: la gamme Mustang 2018

C’est au joli château de la Poste, non loin de Crupet, que Ford m’a convié à venir essayer sa Mustang 2018. L’occasion pour moi de goûter à nouveau à ce coupé 100% américain disponible avec deux moteurs, deux transmissions et deux carrosseries.

Le soleil est avec nous ce jour-là, alors je n’hésite pas une seconde et j’opte, pour débuter, pour le 2.3 4 cylindres EcoBoost qui s’assagit en se conformant à la norme Euro 6 avec une pusisance qui baisse de 317 à 290 ch. La boîte manuelle à 6 rapports qui équipe notre modèle n’a pas évolué.

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Le tracé proposé par l’importateur est des plus agréables. On descend sur le joli village de Crupet en venant de Mont, soit une partie du tracé de la spéciale du même nom lors du Rallye de Wallonie, puis on enchaîne avec la jolie route boisée qui me mène à Yvoir avant d’aller chercher la route de la Vallée de la Molignée. Je comprends rapidement que l’heure n’est pas au chrono mais plutôt à la flânerie. Non pas que le petit moteur manque de puissance, mais plutôt à cause des freins qui réclament rapidement ma clémence. Qu’importe, l’usage d’un tel outil n’est-il pas d’abord la balade, cheveux aux vents, humant l’air et profitant du soleil?

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De retour à mon point de départ, c’est un V8 qui va cette fois s’exprimer sous le long capot de la Mustang. Et je l’ai choisi avec la nouvelle transmission automatique à 10 rapports (au lieu de 6 auparavant) et disponible contre 2.500 euros. L’agrément est en hausse, c’est indéniable. Même si, sur les routes tournicotantes de notre tracé, les palettes au volant se révèlent trop lentes dans leur réaction. J’ai eu du mal à rétrograder dans certaines circonstances, comme si le régime moteur n’était pas bon. Mais je vous avoue que le chemin emprunté était trop court et demandait trop d’attention pour que je puisse davantage m’habituer au fonctionnement manuel de la boîte. Alors j’ai basculé en mode full auto et là, la Mustang s’est révélée aussi fascinante qu’elle l’était resté dans ma mémoire.

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Qui plus est, toit ouvert, on profite du son du V8, bien évidemment, en se disant qu’il faut en profiter avant l’arrivée généralisée de toutes ces joyeusetés électriques qui excitent tant les geeks! A l’intérieur, les matériaux se sont améliorés et le tableau de bord se digitalise davantage. Toutefois, avec ses plastiques brillants et ses matériaux légers, correspondant largement aux standarts de la clientèle américaine, la finition reste en deçà de ses concurrentes. Au niveau ergonomique, il y a quelques défauts, comme les commutateurs qui ne peuvent être actionnés que vers le haut, le siège du conducteur qui ne peut pas suffisamment s’abaisser et la gestion des menus qui nécessite le recours au manuel d’utilisation.

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Enfin, comme toutes les sportives modernes, la Mustang 2018 a droit à son lot d’assistances à la conduite: régulateur de vitesse avec maintien à distance automatisé, aide au maintien de bande avec correction, avertisseur de collision imminente. Mais heureusement pour les amateurs de chauffeurs de gommes, tous ces équipements (montés de série) restent déconnectables.

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Les prix démarrent à partir de 39.000 € pour la Fastback à boîte manuelle à quatre cylindres. Pour l’automatique, il faut ajouter 2.500 € et pour la décapotable 4.500 €. Le V8 est affiché à 46 000 € et demande les mêmes suppléments en fonction de vos choix. Autant dire que cette auto fait véritablement partie des bonnes affaires même s’il faut prévoir un budget conséquent en carburant pour le V8. Mais si l’on en croit le joli succès de ce dernier en Europe, il se vend mieux que le 2.3, beaucoup l’ont compris!

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