Nouvelle génération T-Roc : Esthétique et technologie améliorées

Au fur et à mesure que la Golf se raréfiait dans nos rues, le T-Roc prenait ses aises et devenait, avec le temps, l’un des piliers de la gamme Volkswagen. 8 ans après son lancement, il s’offre une renaissance sous la forme d’une deuxième génération plus mûre, plus qualitative et technologiquement à la page. Et au volant, ça dit quoi ?

Voiture électrique jaune circulant sur une route en milieu urbain, avec des bâtiments et des arbres en arrière-plan.

Calandre béante, phares affinés, flancs travaillés, montant C en forme d’aileron de requin et arrière épuré, le travail esthétique est conséquent et apporte une personnalité intéressante à ce SUV moyen. La finition R essayée ici se pare de grandes roues de 20 pouces qui lui donnent fière allure mais qui réduisent ses prétentions au confort. Comme souvent avec les nouveaux venus, celui-ci s’étire de 12 cm, ce qui place, selon toute logique, ce crossover entre le T-Cross et le Tiguan. Sous son capot, il reçoit le 1.5 eTSI très répandu chez le constructeur de Wolfsburg mais également au sein du groupe. Il développe au choix 116 ou 150 chevaux et s’allie à l’inévitable boîte automatique DSG dans sa variante à 7 rapports. La transmission s’effectue systématiquement via les roues avant.

Vue intérieure d'une voiture Volkswagen moderne, montrant le tableau de bord numérique, le volant et l'écran de contrôle central.

J’aime bien

Après la FBI (Fausse Bonne Idée) adoptée par les modèles 100% électriques en matière de finition, le constructeur allemand est revenu à des standards nettement plus qualitatifs. Logiquement, la R qui nous a gentiment été prêtée par l’importateur propose des matériaux qui donne un aspect dynamique au tableau de bord et à l’environnement de ses occupants. Le volant est agréable à manipuler et l’écran qui fait face au conducteur peut être réduit à sa plus simple expression en matière d’indications, un peu comme le Black Panel des Saab de l’époque. Comme quoi, on n’invente plus grand-chose de nos jours même si Volkswagen nous le vend comme une nouveauté. D’autant qu’au siècle dernier, à bord des Suédoises, on n’avait pas un grand écran central qui restait allumé… annihilant les effets de cette solution relaxante que nous avons vite adoptée.

Une voiture SUV jaune, modèle T-Roc, roulant sur une route sinueuse dans une forêt.

Plutôt malin

Avec son amortissement piloté (DCC) optionnel, le confort de ce T-Roc est surprenant sachant que notre exemplaire d’essai chaussait des jantes de 20″. Il faut dire que les sièges sont excellement conçus pour convenir à toutes les morphologies et soutenir leurs occupants en toutes circonstances. Les quatre modes de conduite de la suspension adaptative permettent de jongler entre les modes Eco, Normal, Sport et Individual en fonction des circonstances. A vitesse constante, sur autoroute, le mode Eco peut suffire mais dans la plupart des cas, le mode Normal est le plus adapté. Le comportement est irréprochable et conviendra à la majorité des propriétaires. En digne descendant de sa Majesté la Golf, le T-Roc peut se targuer, comme elle, d’être bon sur de nombreux points sans jamais créer un quelconque effet wouaw chez son propriétaire.

Intérieur moderne d'une voiture avec sièges en cuir noir, tableau de bord épuré et éclairage d'ambiance bleu.

J’aime moins

En voyant l’encombrement du T-Roc, on est toujours un peu déçu lorsqu’on s’installe aux places arrière. La banquette est désespérément fixe et l’espace pour les jambes est tout juste acceptable lorsque le conducteur dépasse 1,85 m. Alors s’il est vrai que la plupart du temps, un conducteur et son passager éventuel sont les seuls utilisateurs d’une voiture, pouvoir compter sur une banquette arrière accueillante n’est peut-être pas trop demander. On a également été un peu surpris de voir que les sièges ne se règlent que manuellement mais comme toujours chez les Allemandes, tout se paye.

Un SUV jaune vif garé devant un bâtiment moderne avec une façade en béton.

Pourquoi je l’achète

Joliment redessiné, l’un des best-sellers de VW repart de plus belle pour une deuxième vie. Sans être un foudre de guerre, le petit 1.5 qui l’équipe fait le boulot en se montrant relativement sobre avec une consommation de 6,8 l/100 km en surveillant son pied droit. Lors de nos 432 km d’essai, nous avons relevé une consommation moyenne de 7,5 l/ 100 km. Son équipement technologique devrait rencontrer les attentes des plus avertis avec un fonctionnement intuitif et réactif de la part du système MIB4. Comme avec d’autres modèles du groupe, il nous est arrivé de perdre la connexion entre l’iPhone et l’auto mais quelques secondes seulement. Nous accorderons un bon  point supplémentaire pour le confort et ce malgré les jantes extrêmes montées sur le véhicule essayé. Les sièges sont parfaits au même titre que l’ergonomie générale de l’habitacle. Un intérieur qui a bien progressé en termes de finition et de matériaux utilisés.

Vue de l'arrière d'un SUV jaune T-Roc avec le hayon ouvert, montrant un espace de coffre spacieux et propre.

Pourquoi je ne l’achète pas

Le prix affiché par cette version haut de gamme est difficilement justifiable même si tout le monde sait que les tarifs ont excessivement augmenté depuis la Covid19. Si la version la moins chère, la 1.5 eTSI de 116 ch en finition Trend est proposée dès 32.985€, notre modèle, en finition R et avec motorisation la plus puissante, s’échange contre 44.415€ mais la facture peut facilement grimper jusqu’à 50.000 car l’équipement demande inévitablement à être complété. Cela dit, mais nous sommes des dinosaures, le toit panoramique/ouvrant et l’affichage tête haute ne nous ont pas manqués. Le réglage des sièges électriques par contre… On l’a dit plus haut, l’habitabilité n’est pas son point fort et le coffre de 475 litres ne bat pas de record même s’il se montre suffisant dans la majorité des cas.

Vue aérienne d'une voiture jaune circulant sur une route urbaine bordée d'arbres.

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