Si on ne souhaite pas opter pour l’électrification chez Opel (PHEV ou BEV) comme dans bien d’autres marques de la galaxie Stellantis, il ne reste désormais plus qu’une seule proposition. Quelle que soit la taille du modèle, seul le petit 3 cylindres 1.2 dont on ne peut plus prononcer le nom est proposé. Associé à un petit moteur électrique associé à la transmission, est-il suffisant pour déplacer agréablement le nouveau Grandland ? Réponse ci-dessous…

Cousin des Peugeot 3008 et 5008, l’Opel Grandland de deuxième génération grandit en longueur (+173 mm), en largeur (+49 mm) et en hauteur (+36 mm) ce qui inclus aussi un empattement plus généreux qui atteint 2,78 m. Un beau bébé qui propose ainsi une habitabilité plutôt intéressante et un volume de coffre de 610 litres.

J’aime bien
On ne doit pas être les seuls à trouver ce nouveau SUV Opel nettement plus statutaire que son prédécesseur. Notre exemplaire d’essai était entièrement noir et nous avons surpris plusieurs propriétaires de Premium allemands nous jeter des regards intrigués. Il reprend logiquement le thème Vizor qui englobe les phares, la calandre, le logo sous un masque noir sans oublier la nervure centrale sur du capot visible depuis l’habitacle. De nuit, les logos s’illuminent en rouge à l’arrière dans une ambiance très Halloween.

Plutôt malin
Dans l’habitacle, on découvre un tableau de bord bien agencé avec deux écrans, un de 10 pouces devant le conducteur, et un central de 16 pouces. L’ensemble donne une atmosphère assez technologique, très éloignée de ce que nous connaissions à l’époque où les Opel pâtissaient d’une réputation de voitures de papy. Les rangements sont nombreux et l’on apprécie particulièrement le rangement vitré derrière lequel on place son gsm pour le recharger. Cela évite les distractions directes lorsqu’on conduit. Les sièges en tissus offrent une excellente position de conduite et se révèlent très confortables. La forme originale du volant est à souligner au même titre que ses commandes un peu légères en finition.

J’aime moins
Logiquement, la dynamique de conduite n’est pas le point fort de cet Opel Grandland qui demande un peu de patience lorsqu’il s’agit d’effectuer un dépassement en côte ou un redémarrage rapide à l’entrée d’un rond-point. Mais honnêtement, en ayant parcouru 400 km d’autoroute en bon père de famille avec 3 adultes à bord, je n’ai jamais ressenti l’utilité de disposer de davantage de puissance. Mais qui dit alliance entre boîte automatique et petite cylindrée, dit consommations élevées et là, on est d’accord qu’un Diesel reste le maître-achat. Quoiqu’en pense Stellantis…

Pourquoi je l’achète
Joliment redessiné, l’Opel Grandland a pris un léger embonpoint qui lui va comme un gant. Chez les amateurs de SUV, cette nouvelle proposition pourrait faire des ravages. Son insonorisation efficace et son confort de roulage en font un excellent compagnon de route d’autant qu’il peut aussi s’appuyer sur une connectivité aisée et rapide, complété d’un assistant vocal via Chat GPT et d’un arsenal ADAS particulièrement complet. Voilà Opel définitivement entré dans el 21e siècle avec l’appui des cousins français. Mais ce saut technologique plaira-t-il aux amateurs historiques du Blitz ?

Pourquoi je ne l’achète pas
On ne reviendra pas sur les déboires du 1.2 Puretech connus de tous et qui auraient été résolus en adoptant une chaîne de distribution sur cette troisième génération, mais ce petit moulin a fort à faire pour déplacer les 1.600 kg du Grandland. Il manque en effet de nervosité et si on le sollicite, cela se ressent immédiatement du côté des consommations. La nôtre s’est chiffrée à 7,5 l/ 100 km ce qui n’est pas spécialement sobre. En rayon, l’Opel Grandland Hybrid est affiché à 33.490€ en finition Edition qui comprend la climatisation auto bi-zone, le volant sport en simili, le tableau de bord digital mais aussi le Driver Assistance Park.

