Arrivé sur le marché en 2020, le Ford Puma s’est offert un léger lifting l’année passée. Extérieurement, il faut un œil avisé pour découvrir les différences mais à l’intérieur, l’apparition d’écran digitaux donne un sérieux coup de jeune à l’ensemble. Et même si sa puissance est tombée à 160 chevaux au lieu de 200, le ST demeure un sympathique engin à conduire.

Prenez une loupe pour distinguer le nouveau Puma de l’ancien. Les modifications sont timides mais cela ne nous étonne pas, les lignes de ce félin étant plutôt réussies. Les ingénieurs ont néanmoins redessiné les phares LED et les jantes tout en offrant un logo plus visible au centre d’une calandre modifiée. Vous l’aurez compris, le SUV compact de la marque à l’ovale bleu conserve son physique dynamique qui d’ailleurs vieillit plutôt bien.

J’aime bien
L’intérieur a, par contre, été complètement revu avec un écran numérique de 12,8 pouces face au conducteur et une dalle tactile centrale inédite de 12 pouces qui accueille l’interface Sync4 et intègre un assistant virtuel connecté, Apple CarPlay et Android Auto sans fil, la navigation et les incontournables mises à jour à distance. Une barre son, vue sur les Explorer et Capri, chapeaute les deux écrans. Pour être complet, signalons encore le nouvel emplacement à recharge par induction pour smartphone et l’accoudoir central coulissant sans oublier le nouveau volant à double méplat. Les sièges sont toujours excellents et la position de conduite qui en découle ne reçoit aucune critique. Le modèle ST s’offre des surpiqûres rouges et certaines parties du tableau de bord sont revêtues d’alcantara mais certains plastiques ne cachent guère l’origine roturière de l’auto.

Plutôt malin
A force d’essayer des mastodontes de plus de 2 tonnes, on retrouve le volant d’une voiture de 1.315 kg avec le sentiment de mener un vélo. Agile, précis, le Puma ST n’offre plus que 160 chevaux tirés d’un petit 1.0 trois cylindres par rapport au 1.5 de 200 ch précédemment, mais il demeure un petit engin relativement compact au comportement enjoué. Un peu ferme, il ne privilégie pas le confort mais on adore pouvoir profiter de la cavalerie à la moindre occasion à travers un train avant millimétré.

J’aime moins
Uniquement disponible en boîte automatique, il ne permet malheureusement pas de jouer avec des palettes au volant ce qui gâche un peu le plaisir en mode dynamique. Et le vrai levier de vitesses ne permet pas non plus de choisir manuellement les rapports de boîte. Gros coup de gueule aussi à l’encontre du filet à bagages très léger qui ne peut guère d’isoler phonétiquement le coffre du reste de l’habitacle.

Pourquoi je l’achète
Avec son look de petite grenouille, sa position de conduite légèrement surélevée mais une compacité inchangée, le Ford Puma ST demeure un SUV super sympa. Même si les retouches extérieures ne le rajeunissent que légèrement, mais en avait-il vraiment besoin ?, il demeure un maître-achat pour beaucoup. D’autant que son habitacle très largement modernisé grâce à des écrans digitaux très modernes et à un volant au dessin original, pour ne pas dire étrange, semble moins daté que ce que l’on a pu connaître dans des Ford récentes. Les places arrière ne sont pas généreuses mais son coffre propose un volume intéressant de 456 litres. Comptez 40.450€ sans avoir choisi la moindre option, si ce n’est une couleur métallisée.

Pourquoi je ne l’achète pas
Si vous retournez lire nos anciens essais du Puma ST, vous saurez qu’on a toujours été fan de cette petite boule de nerf. Un peu moins nerveuse qu’avant malheureusement mais amusante, encore et toujours. Il faut malheureusement composer avec un confort contrarié par les suspensions fermes mais aussi avec un petit moteur qui a tendance à verser vers la 98 sans plomb lorsqu’on le sollicite, ce qui est somme toute logique. Et il se fait qu’on prend beaucoup de plaisir à le faire chanter ce trois pattes. Concept de SUV compact oblige, les places arrière sont spartiates et le volume sonore est contrarié par une planche à chapeau très fine. Et ceux qui aimaient ses couleurs originales, vert ou bleu notamment, en seront pour leurs frais. Seul un rouge « fantastique » peut encore les aider à se démarquer.

