Si la priorité à été donnée aux modèles 100% électriques lors du lancement de la 3e génération de CLA, Mercedes propose également des modèles à légère hybridation chargés de vous faire oublier le Diesel. C’est la version intermédiaire de 193 ch que nous avons prise en main durant une semaine. Ou quand la version thermique est conçue d’après l’électrique…

Longtemps, les marques européennes ont commercialisé certains modèles BEV basés sur des plateformes normalement conçues pour du thermique. Avec la nouvelle CLA, c’est un sentiment contraire qui transparaît avec des gimmicks issus du monde de l’électrique. Extérieurement, les différences ne sont guère notables si l’on excepte la calandre ajourée de cette version à essence. Pour le reste, on retrouve les feux étoilés, l’arche de toit effilée et les portes sans encadrement de vitre chargées de renforcer le look de berline-coupé de cette 4 portes. Les poignées sont cachées et le coffre se termine en léger becquet, bref, on n’est pas dépaysé par rapport aux CLA 100% électriques.

J’aime bien
A l’intérieur, on retrouve également tout ce qui fait la force de ce modèle à savoir une position de conduite parfaite et un tableau de bord totalement voué aux écrans avec, dans le cas qui nous occupe ici, le fameux Superscreen qui inclut un écran de 14 pouces pour le passager. C’est évidemment une option (1.210€), même sur notre finition AMG-Line, mais cela donne un air supérieur à cette berline de taille raisonnable. Tout passe par les écrans mais Mercedes propose une barre de raccourcis sous l’écran central à la finition un peu légère, et il est possible de commander pas mal de fonctions depuis le volant. Avec un peu d’habitude, on peut aussi tout commander par la voix.

Plutôt malin
Le partage des moteurs avec Renault n’est plus qu’un lointain souvenir. Dorénavant, Mercedes multiplie les versions de son nouveau 4 cylindres 1.5 rattaché à la famille FAME et décliné en trois puissances (166, 193 et 220 chevaux). Un moteur très moderne dont le fonctionnement en cycle de Miller et l’aide d’un petit moteur électrique de 22 kW lui permettent de consommer peu de carburant. Par ailleurs, on peut reconnaître cette version thermique aux aérations présentes dans la calandre entre les petites étoiles…

J’aime moins
On le répète à longueur d’essais de la CLA, certains plastiques de l’habitacle ne sont pas dignes de la marque à l’étoile et des tarifs qu’elle applique inlassablement. Vous nous répondrez que les jeunes acheteurs n’ont pas connu les intérieurs en bois incassables des années 90 et que les écrans leur parlent davantage mais lorsque ceux-ci s’éteignent quelques instants par caprice électronique, on se regarde bête.

Pourquoi je l’achète
Avec son aérodynamisme très léché dû à ses déclinaisons électriques, la CLA thermique conserve les qualités de ses sœurs de gamme avec ses poignées intégrées mais la calandre ajourée trahit son mode de propulsion. Autre détail hérité des BEV, sa jauge à carburant qui n’indique plus des 1/8e mais des %. Pour le reste, on découvre avec joie un supplément de confort d’amortissement qui compense la sonorité discrète du moteur, les premières CLA BEV essayées ne nous ayant logiquement plus habitués à cela. Les écrans raviront les jeunes adolescents et les geeks. Dans la finition la plus haute, cette CLA 200 Hybrid coûte 49.000€ sans option. La moins chère est affichée à 44.700 et la plus onéreuse à 52.000. La boîte automatique à double embrayage à 8 rapports est imposée dans tous les cas et on peut la choisir en traction ou en 4 roues motrices. Ah oui, nous allions oublier l’essentiel à savoir que lors de nos 435 km d’essai, la moyenne s’est chiffrée à 5,5 l/ 100 km avec un point bas à 5 litres.

Pourquoi je ne l’achète pas
Si la puissance annoncée peut paraître impressionnante, la CLA 200 n’est jamais sportive. D’ailleurs l’absence de palettes au volant ne pousse guère à passer les vitesses en mode manuel, mais cela peut néanmoins se faire via le levier à droite du volant ce qui n’est guère intuitif. Bref, la CLA se comporte en bonne berline familiale et le logo AMG de la finition qui apparait dans l’habitacle, ne doit pas vous leurrer. Le volume du coffre n’est guère impressionnant mais il atteint néanmoins les 400 litres. Comme on le signale systématiquement, cette Mercedes n’est pas bon marché mais en ces temps d’incertitude, une chose ne change pas : la reprise de votre Mercedes dont la cote ne s’effondrera jamais. (Photos site Autofans.be)

