Essai : Mercedes EQS450+ : Un volant ! Pour quoi faire ?

Sincèrement, pour la première semaine de notre vie passée au volant d’une voiture 100% électrique, on peut dire que l’expérience nous a marqué. Et de manière plutôt positive. Certes, à 145.000€ l’exemplaire de l’EQS essayée, nous n’avons pas choisi le modèle le plus accessible mais sincèrement, la Classe S à moteur thermique peut trembler. Parce qu’à bord de la 450+, le confort est poussé à son paroxysme et l’autonomie vous évite le range anxiety

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Lorsqu’on roule en Mercedes Classe S, on doit déjà tendre l’oreille pour entendre le son de ses motorisations. Mais même si ses 4 roues directrices lui apportent une certaine agilité, elle doit composer avec la salle des machines placées sur le train avant. A contrario, l’EQS et sa plateforme inédite appelée EVA 2.0 et réservée aux futures électriques haut de gamme de la marque placent les batteries dans le plancher, et même si cela pèse (2500 kg annoncés), les sensations au volant s’éloignent totalement de ce que l’on ressent à bord d’une S. Tant et si bien que l’on se demande à chaque fois pourquoi on doit encore tenir le volant tellement la sensation de se déplacer sur un tapis volant est réelle… C’est particulièrement bluffant et cela colle parfaitement avec la philosophie de limousine de très haut de gamme voulue par la marque à l’étoile.

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J’aime bien

Si elle ne fait pas l’unanimité, la carrosserie de l’EQS se veut avant tout aérodynamique et participe activement au bilan positif de la consommation d’électricité. Son Cx est de 0,20 ce qui est remarquable pour une limousine même si sa longueur est un peu moindre que celle de la S. Une ligne profilée qui implique une position dans l’habitacle plus basse ce qui ne nous a pas spécialement dérangé. La finition est absolument éblouissante mais la teinte claire de notre modèle d’essai est incompatible avec un usage quotidien belge où la pluie et la boue laissent souvent des traces sur les moquettes. La position de conduite est absolument parfaite et les écrans qui s’alignent face au conducteur présentent une ligne originale. En effet, s’il s’agit bien de trois écrans assemblés, l’écran central est horizontal, flanqué à droite d’un autre écran tactile pour le passager. Ils sont recouverts d’un seul morceau de verre, ce qui donne l’impression qu’ils forment un tout. La voiture garde également un œil sur le conducteur; s’il regarde trop souvent l’écran du passager, celui-ci s’éteint automatiquement. C’est du très haut niveau technologique et cela occupera vos passagers un certain temps, n’est-ce pas Stéphane?

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Plutôt malin

Cette 450+ Launch Edition dispose d’un moteur électrique fort de 333 ch pour un couple de 568 Nm envoyés aux seules roues arrière. De quoi atteindre 100 km/h en 6,2 secondes alors que la vitesse maximale est de 210 km/h. Mercedes affirme que même à une vitesse de croisière de 200 km/h, l’EQS a encore 300 km d’autonomie dans sa manche, grâce à sa carrosserie profilée. Et c’est absolument plausible puisque lorsque nous avons quitté l’importateur à Evere, le compteur affichait une autonomie de 620 km avant d’arriver à Liège où celle-ci n’était plus que de 500 km après avoir parcouru 80 km. On peut donc tabler facilement sur une autonomie de 400 km sans devoir jamais se soucier de sa manière de conduire ce qui, pour votre serviteur, est un exploit pour une électrique! En faisant plus attention, on peut atteindre une consommation moyenne de 20 kWh/100 km ce qui garantit des étapes de 600 km alors qu’on pourra s’appuyer sur une compter sur une capacité de charge maximale de 200 kW pour passer de 10 à 80 % en une demi-heure. Remarquable!

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J’aime moins

Le ressenti des freins et de la direction demandent une certaine accoutumance. Les premiers offrent un retour un peu particulier lors des premiers freinages mais on finit par comprendre leur fonctionnement dépendant évidemment de la régénération et du degré de ralentissement exigé. Pour la direction, c’est un réglage à la fois léger et vif auquel il faut s’habituer l’on s’adapte aux réactions du grand volant que l’on se surprendrait presque à devoir encore diriger dans une voiture aussi opposée à ce que l’on connaissait jusqu’alors.

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Pourquoi je l’achète

Avec son aérodynamisme particulièrement soigné qui lui donne une apparence originale, l’EQS se différencie suffisamment de la Classe S pour ne pas qu’elles soient confondues. Et à l’intérieur, si le luxe et la volupté sont au menu des occupants des 4 places, le conducteur a face à lui un véritable mur d’écrans qui donne à l’auto un aspect de vaisseau spatial unique en son genre. Tant et si bien que l’on s’étonne à chaque fois de devoir encore actionner un volant et non pas des manettes ou un joystick. Bref, le prix exigé pour cette auto ultra-technologique semble parfaitement justifié d’autant que cette limousine électrique offre une autonomie exceptionnelle. En dehors de Tesla que l’on exècre, voilà probablement la première voiture 100% électrique cohérente et rassurante qui pourrait nous faire enfin entrer dans le 21e siècle!

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Pourquoi je ne l’achète pas

Mais le petrolhead que je suis reste un peu sur sa faim en termes de ressenti au volant. On commence pourtant à s’habituer au ressenti artificiel de toutes ces voitures électrisées, qu’elles le soient partiellement ou totalement, mais cela reste déroutant lorsqu’on privilégie le contact direct avec la mécanique pour ressentir au mieux son véhicule. Et puis on ne vous parle pas du prix astronomique à nos yeux de simple copiste. Enfin, les plus maniaques pointeront tout de suite les nombreuses traces de doigts laissées sur les grands écrans mais cela, ce n’est à nos yeux qu’un détail!

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