Nous avons récemment effectué le tour de quelques musées automobiles en Allemagne. Au menu, 1.200 km d’autoroute dont une bonne moitié sans limitation de vitesse. A moins d’avoir un budget carburant illimité, le Diesel reste, dans ce cas précis, le meilleur atout du voyageur. Et malgré une cavalerie limitée à 150 chevaux, on peut vous dire que certaines grosses berlines allemandes ont été bousculées par votre serviteur. Quel bonheur de pouvoir se déplacer sans constamment devoir surveiller son compteur. Bref, le Diesel n’est pas encore mort et le royaume de la vitesse demeure un eldorado rafraîchissant pour ceux qui concentrent toute leur attention sur la route…

L’étonnement, c’est le sentiment qui domine lorsqu’on parle de notre périple allemand à notre entourage. L’étonnement lorsqu’on précise que c’est à bord d’une Diesel que nous l’avons effectué. Et oui, ce type de motorisation existe encore au catalogue du groupe Volkswagen et il constitue encore et toujours le choix idéal pour les mangeurs de kilomètres qui refusent de perdre un temps fou à recharger des batteries. Le 2.0 TDI n’est plus à présenter et il effectue un travail remarquable sous le capot du Tiguan même s’il doit se contenter de 150 ch. Son couple de 360 Nm lui permet de se montrer à son aise dans toutes les circonstances et sa boîte DSG à sept rapports rend les déplacements sereins et confortables.

J’aime bien
Commercialisée au printemps 2024, cette troisième génération du Tiguan est un modèle totalement accompli pour lequel il semble bien difficile de trouver des défauts. Extérieurement, il manque certes de personnalité mais cela le rend particulièrement polyvalent. La position de conduite et parfaite et nous n’avons jamais éprouvé le besoin d’un arrêt lors du retour Munich/Liège. A l’arrière, les passagers ne sont pas oubliés puisque la banquette est coulissante et l’inclinaison du dossier est aussi réglable tandis que la garde au toit a été augmentée de 10 mm par rapport à la génération précédentes. Le volume du coffre renforce encore la notion d’espace puisqu’il a augmenté de 37 litres. Il atteint désormais 652 litres, voire 1.650 l une fois la banquette arrière rabattue. Autant dire que nous avons pu remplir le coffre d’un maximum de bretzels et de bouteilles de Bayerische Staatsbrauerei Weihenstephan…

Plutôt malin
Alors que certains modèles électriques du groupe VW ont parfois souffert de bugs sur leur système d’info divertissement, celui de notre Tiguan n’a jamais failli. Face à lui, le conducteur profite d’un écran de 10″25, regroupant les informations nécessaires à la conduite et que l’on peut réduire au maximum si l’on veut rester parfaitement concentré sur la route. Le nouvel écran central de 15 pouces, compatible en sans-fil avec Apple CarPlay et Android Auto, se révèle très intuitif à l’usage et l’on peut facilement désactiver les aides à la conduite irritantes comme l’alerte de dépassement de vitesse ou le maintien de voie. Par contre, la molette centrale permettant de régler les différents modes de conduite ou le volume sonore aurait pu recevoir d’autres fonctionnalités.

J’aime moins
Difficile de trouver de gros défauts à ce SUV compact. Certes, il manque de caractère mais Volkswagen n’a jamais commercialisé des modèles follement excentriques. Et si les 150 chevaux du 2.0 TDi ont pu nous sembler un peu justes pour garder le sillage de grosses berlines allemandes, il existe encore une version de 193 chevaux qui permet de profiter davantage des vitesses illimitées de nos voisins allemands.

Pourquoi je l’achète
Les Volkswagen ne sont pas réputées pour leur fantaisie mais plutôt pour leur côté rassurant et classique. Même s’il s’est offert des changements cosmétiques assez sérieux en avril de l’année passée avec une face avant plus marquante, il demeure un SUV très classique qui répond en tous points à ce que l’on peut attendre d’une voiture fabriquée à Wolfsburg. Confortable, bien finie, technologiquement à la pointe en matière d’écrans et de fonctionnalités, il répond parfaitement à ce que l’on attend de lui. Et si jamais vous n’êtes pas encore totalement convaincus par les modèles électrifiés, même partiellement, des moteurs Diesel vous sont encore proposés. ET autant dire qu’ils remplissent leur mission à merveille, à savoir se transporter d’un coin de l’Europe à l’autre sans se soucier d’autonomie. Ainsi, même en profitant très souvent des nombreux tronçons d’autoroute allemandes à vitesse illimitée, notre consommation moyenne s’est chiffrée à 7,1 l/ 100 km à l’issue de nos 1680 km d’essai.

Pourquoi je ne l’achète pas
Difficile de lui trouver de gros défauts à ce Tiguan III. Il effectue parfaitement le job pour lequel on l’a payé même si cela coûte cher. Avec le 2.0 TDI de 150 ch en finition Life, le tarif débute à 42.890€ mais pour ce prix-là vous disposez d’un équipement logiquement complet au niveau des aides à la conduite obligatoires mais extérieurement, ce n’est pas très attrayant. Pour notre part, nous disposions de la finition intermédiaire Elegance. Elle démarre à 52.665€ et dispose d’un équipement particulièrement complet. Nous disposions cependant des options suivantes : attache-remorque avec assistant aux manœuvres (1.240€), pack assistance plus avec Travel & Emergency Assist (1015€), les jantes alu « Catania » de 19 pouces (650€), les projecteurs Matrix HD (670€) sans oublier le pack Infotainment Plus qui inclus l’écran de 15 pouces, l’affichage tête haute, la navigation, le chargeur à induction et l’assistant vocal IDA (2640€). De quoi porter la facture finale à 59.360€…

