Essai : Toyota RAV4 2.5 Hybrid 2WD : pas grand-chose à jeter

Pour sa sixième génération, le SUV japonais le plus vendu devient encore plus rationnel. Une constante pour les produits du numéro un nippon mais son design très marqué nous change des produits soporifiques bien souvent proposés par Toyota. Mais cela plaira-t-il à la clientèle habituelle ?

Les plus anciens n’ont jamais oublié la première version de ce petit engin présenté à Genève en 1994. Sous forme de trois portes compact surélevé, il crée un genre qui sera décliné, deux ans plus tard en variante à 5 portes précurseur des fameux SUV qui envahiront nos rues quelques années plus tard. Par la suite, le RAV4 allait rentrer dans le rang et rencontrer une opposition toujours plus forte. Bien construit, fiable et bon à tout faire, il pouvait compter sur les habituels points forts de la marque japonaise pour conserver sa place sur le marché et s’améliorer de génération en génération.  

J’aime bien

Il aura fallu un certain temps à Toyota pour accepter totalement les écrans modernes mais cette fois, on peut dire que le RAV4 est à la hauteur de la concurrence sur le sujet du numérique tout en optant pour des surfaces raisonnables et en conservant quelques précieux boutons de raccourcis. Derrière le volant, l’écran est de 12,3″ tandis que celui qui trône au milieu de la planche de bord mesure 12,9″. Des services connectés sont proposés dans l’application MyToyota, via des abonnements bien sûr. Le volant reçoit également son lot de commandes mais cela reste facilement compréhensible et rapidement assimilé. La finition est au niveau de ce que les Japonais ont toujours proposé, soignée mais sans la moindre fantaisie.

Plutôt malin

Destiné à une clientèle raisonnable et bien assise financièrement, le RAV4 répond à toutes les attentes en termes de comportement et de confort. Toujours rassurant, il peut s’appuyer sur un système hybride auto-rechargeable parfaitement au point qui consomme peu et qui se fait moins entendre que dans les premières générations. La cylindrée de 2,5 litres n’est guère avantageuse en Belgique mais les 185 chevaux sont bien présents et permettent des déplacements en toute sérénité, totalement électriques lorsqu’on aborde les avenues urbaines.

J’aime moins

Depuis peu, l’Europe oblige les nouveaux véhicules à se doter d’une alerte d’attention qui intervient intempestivement dès que vous tournez la tête d’un seul degré. Un espion qui peut encore se désactiver mais chez Toyota, où la sécurité n’a jamais été un vain mot, il faut comprendre les acronymes utilisés et véritablement voyager dans divers menus pour éteindre toutes les alertes envahissantes. Autant vous dire qu’il faut prévoir quelques minutes avant de prendre la route parce qu’il n’existe pas de raccourcis pour effectuer cette manipulation plus aisément.

Pourquoi je l’achète

Parfaitement accompli, le RAV4 sixième du nom obtient une moyenne haute dans toutes les cases. Confort, tenue de route, consommation, multimédia, habitabilité, volume de chargement (de 514 à 1900 litres), il fait tout bien. Certes, on ne s’amuse guère au volant mais si l’on hausse le rythme, le SUV japonais ne se désunit pas. Reste à adopter son look qui se rapproche du Land Cruiser sachant que le RAV4 peut également se voir doter de quatre roues motrices. Pour notre part, on félicite Toyota lorsqu’il prend quelques risques en s’éloignant du classicisme habituel de ses lignes. On l’a dit plus haut, ce SUV imposant de 1750 kg demeure sobre avec une moyenne enregistrée de 5,9 litres après nos 600 km d’essai.    

Pourquoi je ne l’achète pas

Les Toyota n’ont jamais été bon marché et ce RAV4 ne déroge pas à la règle. Facturé 49.160€ en finition Dynamic, il peut grimper à 56.850 en finition Premium. Si vous optez pour la version 4WD, il vous en coûtera 55.710 en finition Style voire 60.310€ pour une GR Sport. Les options sont peu nombreuses mais l’on peut pointer le Comfort Pack (2.200€) qui inclut l’affichage tête-haute, la vue à 360° ou encore l’assistant de changement de file), le toit panoramique (1.400€) ou encore l’intérieur en similicuir (2.599€). Parmi les concurrentes, on peut pointer certains modèles Premium comme l’Audi Q5 TFSi ou le BMW X3 20 xDrive mais c’est avant tout du côté des Coréennes que l’opposition est la plus forte avec le KIA Sportage ou le Hyundai Tucson proposés à des tarifs plus abordables.

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