Essai : Jeep Compass 1.2 e-Hybrid : sobriété et confort au menu

Vingt ans après sa première apparition en Europe, la Jeep Compass s’offre une troisième génération totalement renouvelée et basée sur la plateforme STLA Medium du groupe Stellantis. Dès lors, peut-elle encore se targuer d’être américaine ?   

Comme pour tenter de se justifier face à cet argument, les concepteurs de la nouvelle Jeep Compass se sont amusés à multiplier les clins d’œil à la Willys à travers des gimmicks sur les moyeux des jantes et sur les vitres ou encore sur le volant. Mais sur la route, peut-on encore parler de véritable 4×4 ? Simple traction, notre modèle d’essai ne répond déjà pas au critère numéro un. Cela dit, pour les kilomètres qui nous attendent, cela ne nous contrarie guère. Il s’agit de rejoindre l’Italie pour y passer une semaine de congé. Extérieurement, la couleur Amazonia avec toit noir de notre modèle d’essai ne met pas vraiment les lignes de cette Compass en valeur mais le tout est sobre et discret ce qui n’est pas pour nous déplaire.     

J’aime bien

Dans l’habitacle, on ne peut pas dire que l’ambiance est à la gaudriole mais cela nous convient. Le volant est agréable à manipuler et les commandes essentielles se trouvent à portée des doigts, sans devoir quitter la route des yeux pour passer par l’écran central. Cela fait un bien fou lorsqu’on vient de vivre une semaine à bord d’une Japonaise basée sur une Chinoise. L’écran central offre une surface généreuse mais il est surtout complété par de vraies touches pour régler la climatisation ou encore le son du système media. Le téléphone se connecte facilement mais attention, le système de recharge n’est pas des plus rapides, loin de là. Il faudra prévoir des câbles pour les longs trajets. Le confort est réel et les sièges ne nous ont jamais poussés à des arrêts forcés.

Plutôt malin

Savoir qu’il n’y a que le petit 1.2 Puretech sous le capot aurait pu nous refroidir à l’heure de prendre la route. Mais avec une unité électrique de 28 chevaux en appui, il dispose de 145 ch au total, synonyme de sérénité au volant et de sobriété à la pompe. En effet, lors de notre voyage de 3000 km, nous avons signé une moyenne de 6,4 l/100 km sachant que nous avons emprunté de belles portions d’autoroute allemande à 200 km/h… sans être pris pour un criminel !  

J’aime moins

La qualité des plastiques n’est pas exceptionnelle mais à bord d’une Jeep, cela saute moins aux yeux, d’autant que tout le haut de l’habitacle propose une belle finition. Les programmes typés 4×4 commandés depuis le bouton surligné de rouge sur la console centrale semblent superflus à bord d’une simple traction, même s’ils participent à l’ambiance Jeep.  

Pourquoi je l’achète

On l’a dit, cette nouvelle Jeep Compass est d’une sobriété étonnante tout en se révélant suffisamment alerte sur autoroute à vitesse constante. Elle ne sourcille jamais dans les côtes et son confort se veut également très convaincant. Plus familial qu’utilitaire, ce SUV compact propose une belle habitabilité aux places arrière, une visibilité remarquable et un volume de coffre généreux dans cette configuration (550 litres) techniquement simple par rapport à ses sœurs hybrides rechargeables ou entièrement électriques. Cerise sur le gâteau, le Compass III est doté de 44 litres de rangements dans l’habitacle là où son prédécesseur n’en comptait que 14 ! Enfin, on peut également souligner le prix assez concurrentiel de 37.228€ de la finition Altitude déjà très bien équipée puisqu’elle comprend entre autres, le système media avec écran central Touchscreen de 16″, l’airco automatique, les capteurs de stationnement avant et arrière ou encore le régulateur de vitesse adaptatif.   

Pourquoi je ne l’achète pas

On peut évidemment regretter l’utilisation de commodos et de boutons déjà vus dans le groupe Stellantis mais est-ce vraiment un défaut? L’habitacle relativement épuré par rapport à certaines anciennes Jeep bardées de boutons en tous genres correspond davantage à notre époque. Par contre, la commande vocale qui s’adressait à nous de manière inopportune ou encore l’imposant message demandant une mise à jour du système apparaissant ou disparaissant de manière impromptue nous a légèrement contrarié lorsqu’il s’affichait sur les indications de notre GPS… Enfin, comme souvent dans les nouveaux modèles essayés ici, on manque cruellement de retour d’informations de la part la direction mais c’est suffisant pour l’usage que l’on fait de la Compass.

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