Renault Clio VI : Une Réinvention Audacieuse

Vendue à plus de 17 millions d’exemplaires depuis son lancement en 1990, la Renault Clio a toujours été dessinée, de génération en génération, dans une certaine continuité. Pour cette sixième itération, la marque au losange a choisi de casser les codes et de proposer un modèle au look nettement plus affirmé. Mais qu’est-ce qui se cache sous cette nouvelle peau ?  

Vue latérale d'une voiture rouge stationnée sur un parking avec un paysage urbain en arrière-plan.

Avec sa calandre proéminente et ses optiques stylistiquement très travaillées, la nouvelle Clio se fait instantanément remarquer et propose une personnalité affirmée. Ses flancs joliment courbés et ses poignées arrière intégrées aux montants C apportent même une belle touche de dynamisme à l’ensemble. D’autant que l’arrière est marqué par un aileron généreux coiffant la lunette réduite et que les feux divisés élargissent l’allure générale. Personnellement, on est fans. La finition Esprit Alpine essayée ici lui apporte en plus des arches de roues noirs et des jantes de 18 pouces complètent l’attirail extérieur.

Vue intérieure d'une voiture rouge avec des sièges sport noirs et un tableau de bord moderne.

J’aime bien

Dans l’habitacle, les recettes récemment utilisées sur les autres modèles du losange sont généreusement appliquées et proposent un ensemble agréable à l’œil. Le volant en cuir et alcantara est agréable à manipuler et les surpiqûres bleues disséminées un peu partout sur les contre-portes, le tableau de bord et les sièges spécifiques à cette finition, apportent un bel effet. Mais on est plus circonspect à l’encontre de l’effet « thermocoloré » des ouïes de ventilation latérales qui donnent plus l’impression d’avoir été brûlées au chalumeau. La position de conduite est parfaite mais il faut composer avec les trois leviers placés à la droite du volant qui commandent les rapports de boîte, les essuie-glace et la commande audio. De quoi s’emmêler les pinceaux dans certaines circonstances.

Une voiture rouge en mouvement sur une route, avec des bâtiments en arrière-plan et des arbres sur les côtés.

Plutôt malin

Lors de son lancement, en 1993, la Renault Clio Williams, la plus sportive des Clio, développait 150 chevaux. En 2026, la Clio la plus dynamique propose 160 ch mais ne nous emballons pas car elle pèse désormais 1346 kg là où son ancêtre affichait 990 kg. Oubliez donc le ressenti sportif même si cette Clio VI propose un dynamisme non feint, tout en se révélant confortable et économe en carburant. Aurait-elle réussi la fameuse quadrature du cercle ? Toutefois, il est loin le temps de la petite citadine bonne à tout faire. Mais en devenant bien plus polyvalente, la Renault dispose d’une motorisation très moderne qui la rend particulièrement agréable au quotidien, dans toutes les circonstances. Et sa boîte automatique offre une facilité d’utilisation que bien des conducteurs apprécieront.

Poignée de porte intérieure d'une voiture, avec un éclairage LED bleu sur un fond sombre.

J’aime moins

Vu son encombrement et sa prise de poids, on peut se montrer quelque peu déçu par l’habitabilité arrière vraiment trop limitée. D’un volume correct, le coffre voit sa capacité limitée par la batterie plus imposante de cette variante haut de gamme (-82 litres). Il faut également composer avec un rebord trop haut qui gêne l’accès au fond de la soute.

Voiture rouge Renault stationnée sur un parking avec un ciel nuageux en arrière-plan.

Pourquoi je l’achète

Avec ses lignes bien plus affirmées, la Renault Clio sixième du nom s’offre une personnalité qui divise. Personnellement, on apprécie l’exercice qui lui apporte un nouveau souffle après des générations un peu trop consensuelles. La signature lumineuse, la finition Alpine et ses grandes jantes lui apportent une belle maturité. L’habitacle est joliment présenté et participe au bien-être ressenti à bord. Les amateurs de technologie dernier-cri seront ravis d’apprendre que la Clio 2026 a tout d’une grande grâce à son écran central de 10″ intégrant le système multimedia OpenR Link connu dans la gamme et particulièrement bien conçu. L’univers google de l’interface est facile d’utilisation et réellement fluide. Bravo aussi pour le bouton situé à gauche du volant qui permet de désactiver les aides à la conduite non-souhaitées à chaque redémarrage. Certains concurrents n’ont toujours pas compris l’utilité de cet accessoire… Confortable et sobre tout en étant dynamique, la Renault Clio VI est une belle réussite. Après 463 km d’essai, notre consommation moyenne s’est établie à 5,8 l/ 100 km tout en ayant même signé un 5,3 lors d’un parcours relax.

Intérieur d'une voiture Renault avec un volant, un tableau de bord numérique et un écran d'affichage au centre, vue sur des bâtiments à l'extérieur.

Pourquoi je ne l’achète pas

Onn vous a déjà parlé d’une habitabilité un rien décevante aux places arrière. A cela, on peut ajouter un manque d’insonorisation lors de fortes accélérations même si la fréquentation de plus en plus régulière de modèles 100% électriques doit influencer notre perception des bruits en 2026. Certains matériaux de l’habitacle déçoivent en y regardant de plus près et on reste dubitatif par rapport au métal « brûlé » des ouïes latérales, uniquement présentes sur la finition Esprit Alpine, ou encore vis-à-vis des inserts en plastique des contre-portes. Des détails en somme… Disponible à partir de 23.550€, la Clio peut grimper à 28.300€ en finition Alpine sans compter quelques menues options indispensables. (Photos: Pierre Fontignies et constructeur/DPPI)

Détail de l'arrière d'une voiture rouge, mettant en avant les feux arrière et un ciel nuageux en arrière-plan.

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