Avec la disparition des monovolumes 7 places, il est devenu assez compliqué de satisfaire les familles nombreuses. Malgré leur taille et leur encombrement, bien peu sont les SUV à se prévaloir d’offrir 7 sièges à leurs occupants. Le KIA Sorento fait partie des quelques propositions du marché belge. Il est opposé à son cousin, le Hyundai Santa Fe, mais également au Skoda Kodiaq, au Peugeot 5008, lau Nissan X-Trail ou encore au Renault Espace.

Contrairement à une concurrence généralement frileuse à l’heure de retoucher ses modèles, KIA n’a pas hésité à doter son gros SUV d’une face avant totalement inédite, le rapprochant inévitablement des dernières nouveautés apparues au sein de sa gamme. Et l’on pense directement à l’EV9, ce monstrueux SUV électrique qui fait beaucoup parler de lui. Comme sur la Picanto essayée précédemment, on retrouve la signature lumineuse en forme de T appelée Star Map par KIA. La calandre est encore plus grande et les jantes sont totalement redessinées. Pour le reste, les modifications sont plus subtiles à l’arrière avec, entre autre, des feux inédits.

Sous son capot, le Sorento propose trois formules : un hybride auto-rechargeable, un PHEV et un Diesel, qui reste, à nos yeux, la meilleure solution pour ce type de SUV imposant du segment D. Toutefois, c’est la version rechargeable que nous avons eue à l’essai durant une semaine. Le moteur à essence de 1,6 litres est épaulé par un moteur électrique enchâssé dans la boîte de vitesses automatique à six rapports. La batterie de 13,8 kWh permet de disposer d’un mode 100% électrique sur une cinquantaine de kilomètres. C’est toujours ça.

J’aime bien
Une fois installé à bord, on profite d’un tableau de bord totalement revu avec des écrans imposants qui apportent une saveur technologique tout à fait dans l’air du temps. Les deux écrans de 12,3 pouces sont désormais parfaitement accostés et ils offrent une présentation assez sobre et intuitive alors qu’une barre sous l’écran central permet de jongler, au choix, entre les réglages de l’air conditionné ou ceux du son et du GPS. Il est également facile d’accéder aux réglages des différentes aides à la conduite pour les désactiver, le cas échéant, à condition de recommencer l’opération à chaque démarrage pour certaines. L’espace à bord est évidemment royal avec des places arrière très accueillantes même si, logiquement, les deux sièges placés dans le coffre sont avant tout destinés à de jeunes adultes. Ceux-ci disposent, par ailleurs de leurs propres réglages de climatisation et de prises diverses. Un point qui semble évident à leurs yeux.

Plutôt malin
Les suspensions à correcteur d’assiette se révèlent assez fermes et les irrégularités des routes belges n’épargnent pas les occupants malgré la taille plutôt haute des pneus. Mais en général, le silence à bord et le confort des sièges en cuir Nappa font des merveilles et donnent envie d’accumuler les kilomètres. Notre fille a particulièrement apprécié la qualité du son proposé par l’installation Bose. Pour en disposer, il vous faudra opter pour les finitions les plus hautes à l’image de la Pace dont nous disposions.

J’aime moins
La taille et l’encombrement du Sorento n’en font pas un roi de la ville. Cela tombe bien, c’est là que nous habitons. Mais avec ses caméras et ses systèmes d’assistance, ce gros SUV se parque dans des trous de souris, ou presque. En revanche, il est difficile d’oublier sa masse (2.153 kg) surtout lorsqu’on se laisser aller dans certaines jolies courbes.

Pourquoi je l’achète
Avec ses 252 chevaux et ses 4 roues motrices, le KIA Sorento se révèle parfait pour fréquenter les autoroutes européennes en toute sérénité. Confortable, superbement fini, technologiquement à la page, il peut transporter 7 passagers sans le moindre effort. Il faudra alors se contenter d’un volume de coffre de 179 litres mais une fois ces deux sièges rangés, le volume grimpe à 608 litres. Il est également possible de limiter au mieux la consommation de carburant en rechargeant le plus souvent possible. Ce que nous avons fait, pour atteindre une moyenne de 5,7 litres durant nos 270 km d’essai. Etant donnés qu’on a démarré à trois reprises avec la batterie rechargée annonçant 50 km d’autonomie, laissez-nous douter de la véracité de cette estimation…

Pourquoi je ne l’achète pas
La première raison, c’est que sa taille nous donne envie de pousser les automobilistes lents et distraits qui se trouvent sur notre route. Plus sérieusement, outre son gabarit imposant, le KIA Sorento n’est pas donné. Certes, nous avions entre les mains la version la mieux équipée et la variante PHEV la plus coûteuse annoncée à 73.890€. Le Sorento le moins cher (T-GDI hybride de 160 ch, traction à boîte automatique) est annoncé à 59.290€ en finition d’accès appelée Pulse. Face à lui, le Peugeot 5008 est presque donné, à 37.809€ en finition Allure mais avec seulement 136 chevaux. Entièrement renouvelé, le Hyundai Santa Fe est vendu à 61.999€ en version hybride à 7 places.

