Après des débuts compliqués, la gamme ID. de Volkswagen arrive progressivement à maturité à l’image de la berline ID.7 qui se révèle plutôt réussie. Confortable et habitable, elle propose également un environnement mieux fini que celui de ses petites sœurs. De là à parler de séductrice…

Si l’on peut évoquer la Passat en découvrant l’ID.7, c’est au niveau de ses lignes sages et de l’habitabilité promise. Parce qu’il n’est évidemment pas question de décliner cette version 100% électrique en mode thermique. Et pour maximiser toutes ses chances, Volkswagen a même décidé de ne plus proposer la dernière version de sa Passat qu’en carrosserie break. Voilà donc l’adepte de la berline allemande classique forcé de se tourner vers la propulsion « verte ». L’avenir nous dira si c’est la bonne approche.

J’aime bien
Enfin ! On avait hâte de voir arriver une berline classique et non un crossover dans la gamme électrique du constructeur allemand, ID.3 excepté bien sûr. Parce qu’à force de nous rebâcher que les clients ne veulent plus que des SUV, comme lorsqu’on nous disait, à une autre époque, que le client ne voulait que des Diesel, on avait fini par croire que ce type de carrosserie, qui est à nos yeux tout ce qu’il ne faut pas faire pour allonger l’autonomie, allait signer la mort des voiture traditionnelles. L’ID.7 utilise logiquement la plateforme multi-formelle MEB qui s’étire et se partage à volonté au sein du groupe. L’habitabilité est royale pour tous les occupants alors que le coffre, sans être le plus généreux du segment, se révèle bien dessiné et accessible via un hayon motorisé.

Plutôt malin
L’habitacle épuré de cette ID.7 participe au bien-être du conducteur. Sans être aussi peu chaleureux que celui d’une Tesla, il réduit ses instruments au maximum et l’affichage tête haute devient l’indicateur principal pour le conducteur. Le grand écran central tactile de 15 pouces reçoit des menus simplifiés alors que les espaces de rangement sont nombreux et bien conçus. Sur la route, cette Volkswagen électrique fait oublier son encombrement et peut même procurer du plaisir à son conducteur en mode Sport. Avec ses 286 chevaux de puissance et ses 545 Nm de couple, l’ID.7 gomme une partie de sa masse annoncée à 2.172 kg. En doublant une série de voitures à la vitesse de l’éclair, on s’est cependant dit qu’il ne s’agissait pas de mettre cette voiture entre toutes les mains parce qu’un 0 à 100 km/h en 6,5″ cela correspond à l’accélération d’une petite sportive thermique du temps d’avant…

J’aime moins
Si cette ID.7 est à nos yeux la plus réussie des VW électrique, c’est grâce à son autonomie réelle et à ses qualités de confort mais tout cela a un prix. Affichée à 60.165€ en prix de base dans la finition Pro, des tarifs qui ont fortement baissé par rapport à ceux qui furent annoncés lors de son lancement mais qui restent costauds pour le particulier sans parler des nombreuses options face auxquelles il est souvent difficile de résister. Si face à ses concurrentes européennes ou asiatiques, elle semble plutôt accessible, elle ne pourra rien face à Tesla mais qui accepte de rouler dans la marque la moins fiable au monde sans être gravement atteint ?

Pourquoi je l’achète
Sans parler de luxe, on peut souligner la qualité de vie offerte à bord de l’ID.7. Tout participe à la conduite apaisée et même votre serviteur, habituellement assez actif sur les routes, avoue s’être laissé vivre la route plus calmement. Un exploit ! L’habitabilité à bord, la simplification des commandes, le silence mais aussi les accélérations furtives rendent la conduite sereine en toutes circonstances. L’autonomie est enfin confortable et on peut encore souligner l’éclairage bluffant prodigué par le système IQ.Light évidemment disponible en option ou sur la finition la plus haute. Terminons sur le volume du coffre annoncé à 532 l qui n’est pas un record en soit mais qui offre déjà de belles perspectives alors que le déménageur pourra se tourner, s’il préfère, vers la version Tourer en approche. Notre consommation moyenne s’est chiffrée à 21,6 kWh/100 km au coeur d’un mois de mars peu printanier mais lors du trajet autoroutier en retournant l’auto chez l’importateur, on est descendu à 20,4. De quoi pouvoir compter sur une autonomie de 400 km sans jamais se priver des accélérations fulgurantes de l’auto !

Pourquoi je ne l’achète pas
Sans être une séductrice née, l’ID.7 séduit au fur à mesure des kilomètres parcourus à son volant. Mais elle peut irriter sur certains points à l’image, c’est le cas de le dire, de certaines fonctions qui ne sont, encore et toujours, accessibles sur le grand écran qu’à travers quantité de sous-menus. L’absence d’essuie-glace arrière ne facilite pas la visibilité vers l’arrière. Et puis certains plastiques de l’habitacle ne sont toujours pas dignes de la réputation de la marque allemande mais cela, il y a bien longtemps que c’est le cas. (Photos: Pierre Fontignies)

