Essai: Peugeot 508 SW PSE: beaucoup de promesses

C’est indéniable, les stylistes de la maison au lion ont réussi leur coup. Tous ceux que nous avons croisé lors de l’essai de cette 508 PSE nous l’ont dit: «elle ressemble à une allemande». C’est vrai que les lignes de ce break promettent beaucoup dans cette teinte Gris Selenium avec ses petites ailettes disposées sur les flancs des boucliers avant et arrière sans oublier ses jantes de 20 pouces qui laissent apparaître les mâchoires de freins jaune kryptonite.

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Ce sont les nouvelles teintes de la griffe sportive appelée Peugeot Sport Engineered (PSE) que l’on retrouvera également sur l’hypercar alignée par la marque française en juin prochain aux 24 heures du Mans ou plutôt en 2023 si l’on tient compte du retard accumulé suite à une changement de réglementation technique concernant la dimension des pneumatiques. La filiation est évidente et pourtant… A l’intérieur, on retrouve l’habitacle bien connu de la 508 depuis son lancement en 2018. Petit volant et combiné tête haute sont inévitables mais on finit par s’y habituer. Et si la qualité des finitions est assez remarquable, on regrettera peut-être l’absence d’un traitement un peu plus spécifique même si cette PSE s’offre de nombreuses touches de jaune (logo du volant, doubles surpiqûres et plaquette spécifique sur les bas de porte…).

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J’aime bien

La position de conduite est plutôt réussie avec des sièges implantés au plus bas mais surtout d’une superbe finition. Recouverts de cuir et d’Alcantara, ils sont électriques, avec mémoire pour le conducteur, mais aussi chauffants et massants. Leur maintien est parfait et leur appuie-tête intégré est bien conçu. Et puis la console centrale qui enveloppe totalement le conducteur donne un sentiment de maîtrise totale même si le genoux droit viendra taper contre lors des phases de conduite plus actives. Aux places arrière, l’espace n’est pas extraordinaire mais largement suffisant pour un break de ce gabarit. Le coffre dispose d’un volume de chargement de 530 litres totalement préservé malgré le montage d’un moteur électrique sur l’essieu arrière.

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Plutôt malin

Chez Peugeot, on s’y connaît en châssis et en liaisons au sol. Et une fois de plus, cette 508 PSE affiche une tenue de route exemplaire. L’amortissement propose 3 niveaux de réglages: Electric, Comfort et Sport. De quoi proposer une caisse plutôt fermement tenue mais qui ne secoue guère ses occupants grâce à une belle progressivité. Quoiqu’il en soit la puissance maximale annoncée de 360 ch et le couple de 520 Nm fournis en mode Sport sont parfaitement digérés.

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J’aime moins

Si les chiffres paraissent impressionnants, dans la réalité, le ressenti au volant est plutôt aseptisé. Certes, la puissance est réelle lors des accélérations en ligne droite mais à l’abord des premiers virages, on se prend à manquer de repères en termes de freinage et de direction. D’autant que la masse à mouvoir est importante avec 1950 kg atteints. Il aurait peut-être fallu pouvoir opter pour des réglages personnalisés du ressenti de la direction trop ferme en mode Sport, pour mieux adapter l’auto à nos besoins. Mais on garde un petit goût de trop peu comme si cette 508 aurait dû s’appeler GT-Line et non PSE…

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Pourquoi je l’achète

Elle a fière allure cette 508 PSE et l’on peut affirmer que les dessinateurs de la marque française ont su lui insuffler du caractère. Certes, les petites ailettes des boucliers peuvent prêter à sourire mais cela nous renvoie à l’aérodynamisme des bolides des 24 heures du Mans où Peugeot devrait faire son grand retour sous peu. L’intérieur est également très soigné avec des matériaux à la finition haut de gamme même si certains plastiques faisaient déjà quelques bruits dans notre exemplaire de presse affichant 15.000 bornes. Enfin, la puissance proposée par cette hybride impressionne et la positionne sérieusement face aux rivales allemandes, qui laissent pour l’instant l’aspect écolo de côté lorsqu’il s’agit de concevoir leurs modèles les plus sportifs.

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Pourquoi je ne l’achète pas

Jusqu’à ce qu’on aborde les premières courbes où le ressenti au volant ne permet pas de profiter pleinement du potentiel de l’engin. Certes, le châssis et les trains roulants sont parfaitement mis au point mais il manque de réelles sensations pour provoquer l’émerveillement attendu. Affichée 67.823€, la Française ne fait pas de cadeau ce qui explique sans doute sa rareté sur nos routes. Du côté des consommations, tablez sur 8,0 l/100 km sachant que l’autonomie en 100% électrique est plutôt limitée (25 km maxi). Autant dire qu’avec un réservoir de 43 litres, les passages à la pompe seront fréquents. (Photos hivernales: Rodney Noebert – Photos habitacle: Pierre Fontignies)

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