Endurance : qui pour arbitrer le duel Ferrari / Toyota à Spa ?

Le plus beau circuit du monde accueille ce week-end, la deuxième manche du Championnat du Monde d’Endurance de la FIA (WEC), les 6 Heures de Spa-Francorchamps.

Deux voitures de course sur un circuit, l'une devant l'autre, avec des stripes colorés sur la piste.

Après une première manche italienne marquée par des dépassements compliqués, le plateau du WEC s’installe au cœur de l’Ardenne belge pour la deuxième course de la saison. Circuit autant adulé par les pilotes que par les fans de sports mécaniques, Spa-Francorchamps est la promesse d’un spectacle intense où la météo capricieuse et le relief accidenté mettront à rude épreuve les 103 pilotes engagés dans les catégories Hypercar et LMGT3.

Voiture de course Ferrari numéro 51 prenant un virage sur circuit, avec un design lumineux et dynamique.

Originellement conçu en 1921 pour relier les villages de Francorchamps, Malmedy et Stavelot sur un tracé de près de 15 kilomètres, le Circuit de Spa-Francorchamps est un monument de l’automobile, un juge de paix aux caractéristiques en dehors des normes et aux portions mythiques. L’an dernier, au volant de la Toyota GR010 HYBRID #8, Brendon Hartley avait atteint une vitesse de pointe de 320,6 km/h au bout de la ligne droite de Kemmel.

Voiture de course rouge en mouvement rapide sur un circuit, floue en raison de la vitesse.

Vers un nouveau duel haletant entre Ferrari et Toyota ?

La Ferrari AF Corse #51 du trio Alessandro Pier Guidi – James Calado – Antonio Giovinazzi s’était imposée à Spa-Francorchamps l’an dernier avec 4 secondes d’avance sur la 499P #50. Le cheval cabré, champion du monde en titre, aura sans nul doute soif de revanche après avoir cédé, sur ses terres d’Émilie-Romagne, la victoire à Toyota à l’occasion des 6 Heures d’Imola.

Le constructeur japonais, le plus titré de l’histoire du WEC avec sept sacres Constructeurs et six couronnes Pilotes, a impressionné lors de la manche d’ouverture par la performance de sa TR010 HYBRID, sa lecture parfaite de la course et son expertise opérationnelle lors des arrêts aux stands.

Voiture de course en mouvement rapide sur une piste avec un flou de vitesse.

Toyota et Ferrari ont monopolisé le podium il y a trois semaines en Italie. Mais leur suprématie pourrait être remise en question par Alpine. L’écurie française, classée 4e à Imola avec l’A424 #35, avait d’ores et déjà brillé à Spa-Francorchamps l’an dernier avec la 3e place de la #36. L’équipe belge WRT aura à cœur de briller devant son public après un prometteur tir groupé (5e et 7e) des BMW M Hybrid V8 en Italie. 

Équipe de course effectuant un pit stop avec une voiture de course BMW à moteur hybride pendant une compétition.

Cadillac et Peugeot – avec Stoffel Vandoorne – viseront un résultat plus conforme à leurs attentes tandis qu’Aston Martin verrait d’un bon œil une nouvelle arrivée dans les points. La volubilité de leur V12 enchante le public et les bolides anglais n’ont pas été ridicules en Italie face aux Peugeot à la dérive et aux Coréennes en apprentissage.

Trois voitures de course sur un circuit, avec une voiture Aston Martin en tête et deux autres en arrière-plan.

Quant à l’écurie Genesis débutante, elle poursuivra l’apprentissage de sa prometteuse GMR-001. La présence de la légende belge Jacky Ickx dans l’organigramme du nouvel engagé de la catégorie Hypercar du FIA WEC devrait lui attirer les sympathies du public wallon ! 

Une voiture de course sur une piste mouillée, montrant des performances dynamiques dans un virage.

Après avoir manqué les 6 Heures d’Imola, Dries Vanthoor et Sheldon van der Linde effectuent leur retour au sein de l’équipe BMW M Team WRT. Le Belge retrouve sa place dans le trio de la #15 tandis que le Sud-Africain rejoint les rangs de la #20. 

Quatre voitures de course en pleine compétition sur une piste.

Cadillac alignera également deux trios de pilotes dans les Ardennes, Jack Aitken réalisant ses débuts en WEC avec la V-Series. R #38. Pour pallier l’absence d’Alex Lynn dans le baquet de la #12, l’alliance anglo-américaine a fait appel à Louis Delétraz. Le Suisse, quadruple champion en European Le Mans Series (ELMS), effectue son retour en FIA WEC pour la première fois depuis une dernière campagne couronnée de succès dans la catégorie LMP2, en 2023, avec Team WRT.

Une voiture de course BMW avec un design futuriste prend un virage sur le circuit, avec le logo TotalEnergies en arrière-plan.

 Team WRT à la maison

Dans la catégorie LMGT3, l’équipe fondée par Vincent Vosse et Yves Weerts n’avait plus goûté au succès depuis l’édition 2024 des 6 Heures d’Imola et restait sur une saison 2025 conclue aux 8e et 10e places avec ses BMW M4. Anthony McIntosh, Parker Thompson et Dan Harper ont mis fin à la disette de l’équipe belge avec une victoire acquise de haute lutte en Émilie-Romagne au volant de la #69. L’autre BMW M4 LMGT3 Evo de Team WRT sera confiée à Darren Leung, Sean Gelael et Augusto Farfus, avec le numéro 32. 

Deux voitures de course sur une piste, avec une Mercedes-AMG GT sur la droite et une autre voiture de course noire en arrière-plan, abordant un virage serré.

Bien entendu, deux pilotes belges sont également présents en catégorie LMGT3. Maxime Martin défend les couleurs d’Iron Lynx et Mercedes-AMG et partage la #61 avec Rui Andrade et Martin Berry. Tom Van Rompuy, quant à lui, évolue au volant de la Lexus RC F LMGT3 #78 Akkodis ASP Team, aux côtés des jeunes espoirs Hadrien David et Esteban Masson. Les deux pilotes belges sont restés sans points à Imola et auront à cœur de faire mieux à domicile !

Voiture de course Lexus sur circuit avec bâtiments en arrière-plan, drapeau DHL visible.

La catégorie LMGT3 devrait à nouveau offrir une course passionnante au dénouement imprévisible, a fortiori sur un circuit comme Spa-Francorchamps où les opportunités de dépassement sont nombreuses. (Texte rédigé depuis le communiqué de presse / Crédit Photos : DPPI)

Voiture de course en compétition sur un circuit, avec des spectateurs en arrière-plan.

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