Ferrari est de retour à sa pleine capacité de production

F8_Tributo
Retour à la normale finalisé sur les chaînes des usines Ferrari de Maranello et de Modène.

Au cours de cette semaine, les usines Ferrari de Maranello et Modène sont progressivement revenues à la pleine production, conformément au programme « Back on Track ».

812_GTS_
L’heureux futur propriétaire de cette 812 GTS Spider peut se réjouir. Il va enfin recevoir son nouveau jouet.

La première voiture à sortir des lignes de la série spéciale, après sept semaines pendant lesquelles le traitement a été suspendu quelques heures avant son achèvement, était une Ferrari Monza SP2 avec une livrée noire et grise.

Monza_SP2_edited
Entamée avant le lockdown, la construction de cette Monza SP2 a enfin pu se terminer.

Les jours suivants, une 812 GTS Spider en « Grigio » et une F8 Tributo en « Rosso Corsa » ont été parmi les premières voitures complétées dans les gammes 12 et 8 cylindres. Les nouvelles Ferrari sont prêtes à être livrées à leurs propriétaires – aux États-Unis, en Allemagne et en Australie respectivement – et à prendre enfin la route.

Printemps 2020: sorties et nouveautés – Ferrari par Dimitri Urbain

Ferrari1
Lignes épurées, long capot et arrière court, il s’agit bien d’un coupé grand tourisme. La Ferrari Roma se veut l’expression d’une certaine Dolce Vita.

La Roma est une nouvelle Ferrari Grand Tourisme qui représente un certain retour aux sources pour la marque, avec cette allusion à la Dolce Vita.  Il s’agit d’une 2 places, sur base d’une structure de Portofino mais plus de 70% du châssis et de la structure tubulaire ont été modifiés. La rigidité est 10% plus importante. Par rapport à la Portofino, le calibrage des suspensions est spécifique, car le centre de gravité est plus bas et le poids réduit. Le moteur est positionné très en arrière, afin de favoriser la répartition des masses. Les aides à la conduite sont bien présentes, de quoi permettre à tout un chacun de se prendre pour un pilote de Formule 1 sans se retrouver dans un mur!

Ferrari2
L’arrière tout en rondeur ne peut accueillir que des bagages; la Roma est une stricte 2 places.

Si l’empattement de 2,67 m est partagé avec la Portofino, la Roma est plus longue que cette dernière de 7 cm (4,66m de long) pour 1,97 m de large et 1,30 m de haut, soit 2 cm de moins. Le poids à sec est de 1472 kg, contre 1664 pour la Portofino. Elle se positionne dans la gamme en-dessous de la F8 et de la 812. Elle dispose d’un 3.9 V8 biturbo de 620 ch et 760 Nm, monté à l’avant et qui devrait permettre d’atteindre 320 km/h et de passer de 0 à 200 en 9″3 seulement.

MD5_9395
Si, comme nous, vous n’aimez les Ferrari qu’en rouge, voici la nouvelle Roma dans une teinte qui lui va bien aussi.

Ce moulin a été revu pour son montage dans la Roma, avec une augmentation de puissance d’une trentaine de chevaux, ainsi que le montage de filtres à particules sur l’échappement. L’essentiel des modifications réside dans le montage de nouveaux arbres à cames avec une levée plus importante, une diminution de la contre-pression dans les échappements et de nouveaux capteurs sur les turbos. Ceux-ci permettent de contrôler efficacement la vitesse de rotation des pales, permettant ainsi de fournir encore plus de puissance en toute sécurité.

200014-car-ferrari-roma-2019-red
Ce 3.9 V6 biturbo de 620 chevaux devrait être à même de fournir un réel agrément.

La boîte de vitesses est à huit rapports et double embrayage, dérivée de celle montée sur la SF 90 mais elle se révèle plus légère et plus rapide dans les passages de rapports que celle de la Ferrari Portofino. A l’intérieur, le conducteur et son passager disposent chacun d’un écran digital dans un environnement très mesuré. Outre le célèbre manettino, le volant comporte pas mal de commandes.

Ferrari3
A l’intérieur, conducteur et passager disposent de leur propre environnement. Sur la console centrale, un rappel de la traditionnelle grille des rapports en métal chère à la marque. Les écrans sont configurables.

Le combiné est un écran de 16’’en trois dimensions. Configurable, il peut être proposé avec un compte-tours de très grande taille au centre ou alors, façon Audi virtual cockpit, avec une carte géante. Au centre, un écran vertical de 8,4’’est tactile. Il se situe au-dessus des boutons de la transmission qui rappellent la traditionnelle grille des boîtes manuelles de la marque. A l’arrière, pas de sièges mais un espace uniquement destiné à accueillir des bagages souples. Pour le moment, il n’y a pas de version hybride prévue. Les tarifs de cette nouvelle Ferrari débutent aux alentours des 200.000 €. Les premières livraisons étaient annoncées pour l’été mais sont bien évidemment reportées. (Dimitri Urbain)

190490-car-ferrari-roma
Quel plus beau joyau que Rome, la Ville Eternelle, pour accueillir la Ferrari du même nom?

Librairie: livre officiel des 24 heures du Mans 2019: en attendant l’édition 2020

livre-24h-du-mans-19-fr

Si, comme nous, vous avez pris un coup au moral en apprenant le report de l’édition 2020 au mois de septembre, nous vous invitons à revivre l’édition 2019 à travers les pages du livre officiel des 24 heures du Mans 2019. Comme le veut la tradition, c’est avec une iconographie particulièrement riche que se signale avant tout cet annuel. Tous les faits marquants y sont illustrés et ce depuis le processus de sélection jusqu’au passage de la ligne d’arrivée. A travers ces 280 pages, la 87e édition des 24 heures du Mans est entièrement décortiquée sans oublier un petit retour en arrière sur les années en 9.

WEC_2018-2019_Rd_358
Faute de concurrents, Toyota est seule au monde aux 24 heures du Mans où elle s’est imposée pour le deuxième fois.

Le premier chapitre est consacré à la « mise en place » avec le processus de sélection suivi par de belles images des installations et de la journée test disputée le dimanche 2 juin. Le deuxième chapitre concerne le pesage avec des photos d’ambiance avant de passer en revue les engagés. Ensuite, c’est un chapitre intitulé « la semaine mancelle » qui suit avec la séance d’autographes sur le circuit et les pages hors-piste où l’on revient sur les activités organisées dans les villages environnants. Vient enfin le chapitre consacré aux essais à proprement parler. On rentre enfin dans le vif du sujet avec les premières photos des bolides en action. C’est là une des réussites de ce livre, il fait monter le lecteur en régime un peu comme on peut le vivre lors de cette fameuse semaine mancelle.

2019 - 24 Heures du Mans
En LMP2, c’est l’écurie Alpine qui signe un nouveau succès pour la troisième fois en quatre ans!

Ensuite vient ce que les auteurs ont désormais appelé la « veillée d’armes ». On y fait le tour des conférences de presse avant de revenir en belles images sur la parade des pilotes. Le chapitre appelé « avant-course » détaille les courses disputées en lever de rideau des 24 heures. L’occasion de découvrir les futures stars de la grane épreuve qui font leurs armes dans la compétition appelée, à juste titre, Road to Le Mans. On revient également sur la mise en grille, dernier instant où les pilotes sont décontractés voire concentrés pour ceux qui prendront le départ. Il faut donc attendre la page 124 pour assister enfin au départ donné par Charlène de Monaco.

192607-cgt-24-lamans-wec
En LM GTE PRO, Ferrari signe une troisième victoire grâce à l’excellent travail réalisé par le Team AF Corse sur les 488 GTE.

Traditionnelement, on a droit aux meilleurs clichés illustrants les faits de course, heure par heure. Des photos double page viennent agrémenter le tout. 110 pages plus tard, c’est l’arrivée suivie par le chapitre intitulé « la 25e heure » consacré aux clichés d’ambiance après la course mais également aux podiums de chaque catégorie, les résultats, les statistiques et l’analyse de la course signée Denis Chevrier. Des sujets plus « magazine » suivent alors avec un article sur les filles aux 24 heures ou encore sur le film Le Mans 66. Vous l’aurez compris, nos confrères Thibaut Villemant et Jean-Marc Teissèdre signent à nouveau un bel exercice et conservent, depuis toujours, le caractère indispensable de cet ouvrage qui figure dans notre bibliothèque depuis 1986.

24 Hours of Le Mans 2019
Alors qu’une Ford GT s’était imposée sur la piste, c’est finalement la Porsche 991 RSR #56 du Team project 1 qui l’emportait en LM GTE AM suite au déclassement de l’américaine pour temps minimal de ravitaillement non respecté.

Titre : 24 H LE MANS 2019 chez ETAI

Auteurs : Thibaut VILLEMANT & Jean-Marc TEISSÈDRE

Nombre de pages : 280

Nombre de photos : 600

Prix conseillé: 49,00 € TVAC

Pininfarina : 90 ans de créations « haute couture » automobiles ! par Dimitri Urbain

86223928_2926695137395193_7355168285089857536_o

En 1930, après avoir travaillé aux côtés de son frère, Batista dit « Pinin » Farina, s’installe à son compte comme carrossier. Ses réalisations se font surtout sur des bases Lancia, Alfa Romeo ou Isotta Fraschini. Après la seconde guerre mondiale, Pinin Farina frappe fort avec la Cisitalia, en 1947. Ce coupé « grand tourisme » reprend déjà tous les éléments de style des coupés qui seront largement réinterprétés jusqu’aux années 2000. S’en suit une longue série de prototypes et de modèles de série. De nos jours, Pininfarina fait partie du groupe Indien Mahindra et ses activités sont très diversifiées. Symbole du luxe à l’italienne, les réalisations vont des bateaux à l’immobilier en passant par… les cuisines ou encore le stade de la Juventus, à Turin !

Nous vous proposons un retour en photo sur quelques-unes des réalisations les plus emblématiques du carrossier italien…

1
Pinin Farina s’installe Corso Trapani, à Turin, dès 1930. Dans ces installations modernes, des chefs- d’œuvre vont voir le jour…
2
Cette berline Lancia Dilambda reste très classique, même si les solutions techniques de la marque sont très avancées.
3
Alfa Romeo 6C 2300 Coupe Pescara, 1935. L’aérodynamisme n’est ici pas un vain mot. Le long capot et l’habitacle rejeté à l’arrière sont déjà représentatifs des GT des décennies suivantes. La carrosserie est réalisée en aluminium.
4
Pour 1936, le coupé Pescara est modifié. Les ailes avant intègrent désormais les phares tandis que la calandre en dissimule un autre. Les ailes étirées et le traitement général des lignes ne sont pas sans évoquer quelques Bugatti…
5
Beaucoup plus classique est ce cabriolet 4 places Lancia Astura Bocca. Les ailes sont aérodynamiques et les marchepieds ont bel et bien disparu. Il est réalisé en très petite série pour le compte du concessionnaire Lancia de Biella, Ernesto Bocca.
6
Autre exercice sur base Alfa Romeo, cette fois une 8C 2900. Le traitement de la partie avant est censé améliorer la pénétration dans l’air. Le reste de la carrosserie affiche un style très classique pour ce genre de sportive.
7
La fin des années 30 se caractérise par la recherche des victoires en course, la compétition entre l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste faisant battre plus fort le cœur des foules en mal de nationalisme. Pour la première fois, les ailes sont intégrées au reste de la carrosserie de cette Lancia Aprillia Coupé Aerodinamica. 3 versions différentes de cette voiture ont été produites, l’une d’entre elle finissant à la vingtième place des Mille Miglia en 1938.
8
Lancia Astura Berlina Aero de 1937. Ici également, les passages de roues sont entièrement carénés et la poupe fuyante favorise la pénétration dans l’air.
9
Un peu pataud mais bien représentatif des lignes à la mode à la fin des années 30, voici un cabriolet Aero sur châssis Alfa Romeo 8C 2900.
10
Après les hostilités, Pinin Farina revient aux affaires avec cette berline Lancia Aprilia Bilux. Elégante, elle marque néanmoins un retrait par rapport aux réalisations de la décennie précédente, beaucoup plus flamboyantes et élégantes.
11
Avec la Cisitalia 202, Pinin Farina crée l’ère moderne du coupé GT. Sur la base de la berlinette aérodynamique réalisée par l’ingénieur Savonuzzi en 1946, Pininfarina utilise une structure tubulaire pour réaliser ce coupé  deux places. Pour la première fois le capot moteur est intégré et ne ressort plus des ailes. Les surfaces vitrées sont importantes avec des montants fins et l’arrière est assez court. Le résultat est sobre et très élégant.
12
Berlinetta Speciale Maserati A6 1500. Egalement réalisée en 1947, le style n’est pas aussi épuré que celui de la Cisitalia. Ici aussi, le capot est intégré à la carrosserie. A l’arrière, le volume semble trop important par rapport au reste de la voiture.
13
1952 restera l’une des années les plus importante dans l’histoire de Pininfarina. En effet, une rencontre historique réunit Enzo Ferrari et Pinin Farina. Ni l’un ni l’autre ne voulant se déplacer en premier, Sergio Pininfarina organise une rencontre dans un restaurant situé à mi-chemin entre Bologne et Turin. Alors que tout semblait opposer ces hommes, leur collaboration va donner naissance à de magnifiques automobiles !
14
L’une des premières réalisations tangibles de la collaboration avec Ferrari est cette 212 Inter, présentée en 1952.
15
Pinin Farina devient célèbre aux USA grâce à la Nash Healey. La voiture est destinée aux vedettes de cinéma hollywoodiennes et ne manque pas de séduire dans les quartiers chics.
16
La « chaine » Pininfarina, en 1952, avec une majorité de Lancia Aurelia coupés et cabriolets. L’assemblage est encore très manuel.
17
Symbole de la Dolce Vita des années 50, la Guilietta Sprint permet à Pininfarina de s’imposer en tant qu’assembleur de version en petite série. La voiture connaît un large succès tant en Europe qu’aux USA.
18
Autre prouesse du carrossier, l’Aurelia B24S cabriolet cède à la mode américaine du pare-brise bombé. Pininfarina signe ici l’une des plus belles Lancia, ses lignes intemporelles continuent de séduire plus de 60 ans après sa présentation.
19
Une autre Lancia particulièrement réussie est ce prototype Florida sans montant central sur base de Flaminia, le haut de gamme de la marque turinoise.
20
En 1959, la Ferrari 250 GT berlinetta est unanimement saluée. Elégante, équilibrée, pure, ses lignes en font un véritable chef-d’œuvre… elle reste l’une des Ferrari les plus chères.
21
1966 marque le lancement du Spider Alfa Romeo « Duetto ». Assemblé par Pininfarina, il reste au catalogue jusqu’en 1993. Cette longévité exceptionnelle en fait aujourd’hui une voiture relativement facile à dénicher à prix correct. Au travers de quatre générations successives, de la poupe arrondie des débuts à celle très fade de la série 3, toute noire, de quoi trouver son bonheur.
22
Autre succès chez Pininfarina : la Fiat 124  cabriolet. Elle aussi restera au catalogue durant des décennies. Au milieu des années 80 elle est toujours vendue par Fiat mais comme « Spider Europa Pininfarina ». Tout comme l’Alfa, elle subit les affres du montage de pare- chocs renforcés pour les USA tout en étant de moins en moins puissante au cours de sa carrière. En version Abarth, elle est également un temps la reine des rallyes.
23
Fin des années 60, Pininfarina travaille beaucoup pour BLMC, le constructeur national britannique. Très moderne, ce prototype sur base de 1100 fait un peu penser à la Citroën GS, à la Ferrari Daytona, à la Lancia Gamma…
24
Parmi les différentes voitures de série récentes réalisées par Pininfarina, la Peugeot 406 coupé reste l’une des plus réussies et est déjà recherchée par de nombreux amateurs.
25
Outre Ferrari, Pininfarina collabore également avec Maserati… cette Quattroporte est le pendant des coupés haut de gamme de Modène.
26
Pininfarina ce sont aussi des trains…
27
… le stade de la Juventus !
28
Des yachts très haut de gamme à destination d’une clientèle richissime…
29
Des projets architecturaux de haut vol…
30
Et des cuisines équipées !

Exposition: Ferrari fait son Grand Tour au Musée Enzo Ferrari de Modène

200027-musei-mef-ferrari-grand-tour

Une nouvelle exposition a ouvert ses portes hier au Musée Enzo Ferrari de Modène, selon la tradition, à l’occasion de l’anniversaire du fondateur. « Ferrari Grand Tour, un voyage entre passion et beauté » est une célébration de la vocation mondiale et de la notoriété illimitée de la Casa qui, dès les premières années de sa fondation, a su conquérir la scène mondiale avec le style de ses voitures. Les protagonistes de ce voyage idéal sont certaines des Gran Turismo les plus élégantes de Ferrari, qui ont séduit des personnages illustres et se sont liées aux villes les plus fascinantes du monde.

200025-musei-mef-ferrari-grand-tour

La visite passe par cinq portails multimédias représentant autant de villes: Paris, Londres, New York, Shanghai et Abu Dhabi. Grâce à des images et des sons évocateurs du lien de la marque italienne avec toutes les régions du monde, ces arches permettent au visiteur de vivre une expérience immersive et sont le centre d’ondes d’énergie le long desquelles les voitures sont disposées.

200032-musei-mef-ferrari-grand-tour-Ferrari_GTC4Lusso

Le portail parisien ouvre l’espace dédié à l’Europe. La « Ville Lumière », avec son Exposition Internationale, a souvent marqué un tournant dans la production de la Maison. Ainsi, en 1949, la 166 Inter Touring exposée ici y a fait ses débuts en se démarquant par son caractère qui offrira une aura unique à la maison modénaise. Elle sera suivie par d’autres débuts parisiens mémorables tels que ceux de la Ferrari 375 MM en 1954, une commande unique de Roberto Rossellini à Pininfarina pour son épouse Ingrid Bergman.

200029-musei-mef-ferrari-grand-tour-Ferrari_250_GT_SWB_1959

Le Royaume-Uni, avec ses traditions plus vivantes que jamais dans les temples de l’automobile comme Goodwood, a toujours réservé un rôle de premier plan aux Ferrari. Dans l’exposition, nous trouvons par exemple la Ferrari 330 GT 2 + 2, coupé à moteur V12 avant, qui a été immortalisée devant Westminster en 1964 lors de la présentation aux clients du concessionnaire Maranello réalisée par le colonel Ronny Hoare.

200028-musei-mef-ferrari-grand-tour-Dino_246_GT_1969

Les États-Unis ont noué une relation de longue date avec Ferrari, grâce à l’amitié d’artistes tels que Miles Davis et de stars hollywoodiennes comme Jane Mansfield. Mais aussi à travers des événements comme le 30 Million Cars Rally qui s’est déroulé à New York en 2016 et où la 250 GT SWB de 1959 a défilé. Objet du dévouement de nombreux collectionneurs qui la considèrent comme la granturismo par excellence, elle est célèbre pour sa ligne unique et son potentiel sportif incroyable.

200031-musei-mef-ferrari-grand-tour-Ferrari_456_M_1998

Shanghai est un point de rencontre extraordinaire entre l’esthétique millénaire d’Extrême-Orient et d’Occident, dont la rétrospective offre un exemple extraordinaire avec l’exposition d’une 599 GTB Fiorano de 2006. Il s’agit d’un spécimen unique décoré par l’artiste Lu Hao dans le style de la porcelaine de la dynastie Song. La Ferrari 612 Scaglietti est également exposée dans cet espace car en 2005, un an après son lancement, elle a démontré ses qualités de confort et de performance lors d’une tournée de 15.000 miles à travers la Chine. Une photo montre la Ferrari Portofino 2018 dans le quartier de Shibuya à Tokyo, un autre centre de référence dynamique pour la communauté Ferrari en Extrême-Orient.

200030-musei-mef-ferrari-grand-tour-Ferrari_330_GT_2-2_1964

Enfin, Abu Dhabi est une capitale incontestée du luxe et de la passion du Moyen-Orient pour le cheval cabré puisqu’on y retrouve le Ferrari World. La Ferrari FF a été présentée dans le parc à thème en 2011, à la suite du succès du Salon de Genève, et a représenté un changement révolutionnaire en termes de style et de performance grâce également à l’arrivée de la transmission intégrale. Le portail rappelle également l’International Cavalcade qui a célébré l’année dernière le 25e anniversaire de l’entrée de Ferrari aux Émirats arabes unis, avec un défilé de plus de 100 voitures.

200033-musei-mef-ferrari-grand-tour-Ferrari_Roma_2019

Le Grand Tour se termine logiquement en Italie avec la Ferrari Roma, le dernier chef-d’œuvre du Maranello Style Center qui réinterprète le raffinement et la classe de la Dolce Vita des années 50 et 60 avec une touche contemporaine. Un choix de style et un mode de vie qui ne se limitent pas au Bel Paese mais que Ferrari représente et interprète, comme le montre l’exposition, de manières multiples et variées dans le monde entier.

200026-musei-mef-ferrari-grand-tour

Salon de Bruxelles 2020: sous le sceau de l’optimisme! (III) par Dimitri Urbain

10-19-JAN

Les françaises

Citroën dévoile son SUV C5 Aircross en version hybride, affichant 225 ch. Il est équipé d’un moteur thermique essence et d’un moteur électrique. Son style particulier est loin de faire l’unanimité…

CL_19.029.016

DS, marque premium de Citroën, joue un peu sur le côté bling bling. Ici aussi, SUVs et électricité sont en haut de l’affiche. D’une part avec le DS3 Crossback E-Tense, électrique, et, d’autre part, le DS7 Crossback E- Tense 4X4, qui est un hybride plug in.

DS 7 CROSSBACK E-TENSE 4x4 and DS 3 CROSSBACK E-TENSE

Peugeot fait également la part belle aux électriques avec la e- 208 et la e- 2008. Ce petit SUV est présenté en première européenne à Bruxelles. La gamme offre également des versions hybride rechargeable des 508 berline et break ainsi que du SUV 3008.

PEUGEOT_2008_TESTDRIVE_1119TC501

Chez Renault, les Clio et Captur se déclinent désormais en versions E-Tech, équipées de deux moteurs électriques combiné à un thermique. La Mégane RS figure toujours bien au catalogue et trône au milieu du stand. Pour Dacia, le salon est l’occasion d’offrir les différents modèles Sandero, Logan et Duster au même prix, peu importe la motorisation, essence, diesel ou LPG.

RENAULT CAPTUR E-TECH PLUG-IN (HJB PHEV), RENAULT CLIO E-TECH (BJA HEV)

Ailleurs…

Volvo mise sur une offre complète de sa gamme en version hybride simplement dénommée « Recharge ». Dans un avenir rapproché, la marque souhaite également promouvoir une gamme électrifiée. Polestar, apparenté à Volvo, a joué le rôle de « M » ou « AMG » pour la marque suédoise. Désormais devenue marque à part entière, elle offre 2 véhicules électriques. Le coupé Polestar 1 est un plug in hybride de pas moins de 600 ch qui sera fabriqué à 1.500 exemplaires seulement.

Polestar_1_pre-orders_002

Son style se reconnait au premier coup d’œil et il pourrait très bien être le C 90 de Volvo, successeur du coupé C 70. La Polestar 2 se veut être une concurrente directe de la Tesla Model 3 et reprend toute la technique de la Volvo XC 40 électrique. Elle développe pas moins de 408 ch! La marque débarque en Europe avec un nouveau concept de vente: des brand stores dans des endroits très commerciaux où il sera possible de voir les véhicules et de les essayer. Cependant, l’achat ne sera possible qu’en ligne. Quant à la maintenance, elle sera assurée par le réseau Volvo mais le client n’aura même pas à se déplacer: la voiture sera emmenée chez le concessionnaire pour les opérations de maintenance avant de lui être ramenée toute propre!

Dream cars

Ferrari 488_Pista_Piloti Ferrari_2

Bientôt dix ans que le salon de Bruxelles propose une exposition de modèles exceptionnels et exotiques. Des quelques jours du début, sa durée a été allongée et elle est désormais accessible sur l’ensemble du salon. Ici, une ambiance créée par un décor (cette année, il s’agit du renouveau lié au printemps) met en valeur quarante voitures. Aux côtés des classiques Alpine, Bentley, Bugatti, Ferrari, Jaguar, Lamborghini, Mc Laren ou autres Alpina, se retrouvent d’authentiques engins uniques comme la Krugger FD, création belge, ou encore Touring Superleggera, l’un des noms mythiques de l’art de la carrosserie à l’italienne. Mention particulière également pour la Genty, nouvelle hypercar conçue en France et faisant appel au crowd-funding pour se développer, les Vanderhall à 3 roues ou encore la Pal-V, mi-voiture, mi-avion. (Texte: Dimitri Urbain)

800px-Vanderhall_Edison2

Librairie: Supercar Revolution par John Lamm chez ETAI

IMG_20191012_1352292-800x645

Voilà typiquement le genre d’album qui peut être offert à Noël à tout passionné d’automobile. Qu’il soit jeune lecteur ou amateur averti, il y trouvera de quoi satisfaire sa curiosité. Avant tout connu pour ses talents de photographe, l’américain John Lamm est également une excellente plume et il le démontre dans cet ouvrage évidemment traduit de l’anglais. Le sujet des supercars peut sembler un peu bateau surtout en cette période de l’année. Et c’est ce que nous pensions au moment d’ouvrir les premières pages. Et pourtant…

Ferrari_F40_1987_f463c-1200-800

Logiquement, l’auteur fait démarrer l’ère des supercars à la fin des années 60 avec l’arrivée de la Lamborghini Miura et de la Ferrari 365 GTB/4 appelée plus familièrement Daytona. A nouveau, cela semble tellement évident. Et pourtant, en nous racontant ses essais et ses rencontres avec toutes ces supercars, John Lamm parvient à nous captiver. Parce que c’est un regard américain qui est jeté sur des voitures que nous, européens, connaissons si bien. Ses anecdotes sont truculentes et s’il nous raconte des histoires bien connues, elles le sont avec un accent yankee qui fait mouche.

0bb9703d8ed4a7bc63310ce0d2dd182d

Ses propos sont appuyés par ceux du new-yorkais Jay Leno, un présentateur de télé devenu collectionneur de voitures. Ses propos sont assez justes et il n’hésite pas à dire ce qu’il pense de ses précieux joujous. Le livre est découpé en trois parties: la première vague (1967-1978), la connexion groupe B (1983-1991) et les supercars de l’ère moderne (de 1992 à nos jours). On ne vous cache pas que ce sont les deux premières parties qui nous ont le plus intéressé.

044072600_1237477629

A signaler, quelques incongruités comme la Honda NSX de 1991 illustrée par les seules photos de la nouvelle, la photo d’une Porsche GTLM d’aujourd’hui légendée comme étant la GT1 du Mans 1998 mais aussi des modèles qu’on ne considère pas comme des supercars comme la Lexus LC500 ou la Lamborghini Huracan…

Fiche technique

  • Date de parution 18/09/2019
  • Nombre de pages 240
  • Auteur John Lamm
  • EAN 13 9791028303693
  • Editeur ETAI ALBUMS
  • Format 279X216 mm
  • Nombre d’illustrations 220
  • Prix conseillé: 49€

  supercar-revolution