L’édition de cette année célébrait, entre autres, les 110 ans de Maserati. Il y avait aussi une grande diversité, des avant-guerre à la F1 en passant par des supercars, des youngtimers ou… des sorties de grange ! Sans parler des pièces, des livres, miniatures ou autres œuvres d’art en lien avec l’automobile, le choix était grand dans les palais du Heysel. (Texte : Dimitri Urbain, Photos : Interclassics, Dimitri Urbain et Benoit Lays)
Chez les artistes-exposants, notre coup de coeur est allé à Grégory Delaunois qui réalise de chouettes affiches numérotées en partant d’un modèle réduit au 1/18e qu’il replace dans un contexte réel en s’inspirant de clichés bien connus. Allez donc voir ses oeuvres sur http://www.exclusive-edition.eu
Le samedi, un jury composé de spécialistes a élu une Maserati A6 GCSde 1953 aux côtés d’une BMW Drauz de 1934 « best of show » et une Ala RomeoSuper Sprint de 1954 a reçu une mention spéciale. Nous vous proposons un retour en image sur cette édition.
La sublissime Maserati A6 GCS de 1953 qui a été primée arbore le Trident traditionnel de la marque sur sa calandre. Sa calandre ovale est typique de l’époque et son pare-brise arrondi et surbaissé est d’inspiration américaine.Alfa Romeo 6 C SS Zagato, elle a paricipé aux Mille Miglia de 1929. Son moteur six cylindres à double arbre à cames en tête de 2,3 litres développe une puissance modeste mais… à l’époque, c’était l’équivalent d’un supercar actuel. Son comportement routier la mettait également hors catégorie.Epouvantail des années 90, l’Escort RS Turbo offrait des performances de très haut niveau our un prix compétitif. Son aileron arrière monumental la rendait reconnaissable dans la circulation. Ce très bel exemplaire n’était pas « coursifié ».D’Ieteren occupait un large espace si bien aménagé qu’ils ont remporté le prix de la plus belle présentation de stand. Aux côtés des Bugatti et autres Porsche, Seat n’était pas oublié. L’Ibiza fêtait ses 40 printemps ! La première génération est toujours aussi moderne et réussie ! Sa carrosserie est signée Giugiaro et Porsche a contribué à la technique du moteur. Pour la marque, c’était un grand saut en avant, loin des productions de Fiat modifiées. A l’époque où il fréquentait encore les bancs du collège (il a longtemps poursuivi ses études sans jamais les rattraper), notre Rédac’chef avait écrit son premier papier sur cette auto qui, visiblement l’enthousiasmait en attendant de passer son permis…Dans les années 70, les prototypes dits « de sécurité » ont fleuri chez de nombreuses marques, souvent avec un pare-chocs synthétique intégral à l’avant. Seat a développé ce coup sur base de la berline 1430 et il a connu un petit succès. Aujourd’hui peu connu, il mérite le détour.Au fil du temps Bentley a toujours vendu des berlines rapides, confortables et performantes, comme cette Turbo R, à droite. Elle était accompagnée d’une de ses descendantes maintenant la tradition.Archétype de la sportive anglaise, cette Jaguar Type E à moteur 6 cylindres en ligne était affichée à 150.000 €. Pour ce prix, vous disposez d’un exemplaire prêt à des compétitions historiques.La table de pique-nique idéale ? LA Porsche 911 Turbo fait partie des valeurs sûres du marché de la voiture ancienne, même si les prix sont un peu retombés ces dernières années, un bel exemplaire peu kilométré trouve toujours preneur.Cette berline Lancia Fulvia était peu kilométrée et équipée d’un très rare moteur 2 litres à injection. De quoi se faire plaisir en famille de manière très originale.Mais qu’est-ce donc ? Une Mitsuoka Orochi… Plus connu pour ses transformations de Nissan Micra façon Jaguar MK II ( la Viewt), ce transformateur japonais a aussi commis d’autres choses comme ce coupé Orochi, elle est un mélange de pièces de grande série de plusieurs constructeurs. SON V6 provient de la Toyota Camry, monté dans un châssis de… Honda NSX !Un coupé italien des années 50 ? Certes, on y retrouve une inspiration Cisitalia mais il s’agit d’une Simca 8 sport produite à peu plus de 5.000 exemplaires par Facel au début des années 50. Cet exemplaire bénéficie également du montage de pièces Abarth car il était basé sur la Fiat 1100 contemporaine.La Golf a 50 ans ! Sortie en 1974, c’est elle qui a sauvé Volkswagen de la monoculture Coccinelle et a marqué son époque. Ce magnifique exemplaire possédait les pare-chocs étroit en métal caractérisant les premiers exemplaires.Soucieux de mettre en avant toutes les marques du groupe, D’Ieteren avait aussi amené cette Skoda Octavia Combi, ancêtre des breaks actuels. Cette première génération date de 1959 et a été produite jusqu’en 1971. Le nom a été repris dès 1996 et est désormais un des piliers de la gamme du constructeur tchèque.Compétition ou… Dolce Vita ? Deux faces de l’exposition Maserati avec cette monoplace et ce cabriolet qui ont fait les belles heures de la marque durant de nombreuses années.Un pick up Maserati ? Oui, mais pour la bonne cause, des interventions rapides sur circuit ! Cette voiture était aussi un véhicule publicitaire pour un fabricant italien d’extincteurs !Aux côtés des sportives, Maserati c’est aussi des berlines performantes et luxueuses comme cette Quattroporte signée Frua. Apparue en 1963, elle était équipée d’un moteur V8 la destinant aux bandes de gauche des autoroutes. Sa vitesse de pointe était de 230 km/h !Maserati c’est aussi le V6 de la SM… la marque a appartenu à Citroën de 1968 à 1975. Elle est ensuite passée entre les mains d’Alejandro De Tomaso et… Chrysler avant de revenir chez Fiat et Ferrari. Clin d’œil de l’histoire, elle fait de nouveau partie de Stellantis, au même titre que Citroën.La «Birdcage » est une voiture de compétition possédant un châssis tubulaire soudé. En voici un exemplaire pour enfants mais conservant le principe original de sa construction.Nouvelle tendance ? Aux côtés des Jeep et Land Rover ou Land Cruiser bien connus, ce Scout américain des années 70 était produit par International Harvester, un fabricant de tracteurs et machines agricoles. Volkswagen est désormais propriétaire du nom et prévoit de le relancer aux USA… avec un véhicule électrique !La teinte voyante de ce coupé Mercedes W123 permettait aux acheteurs allemands de bénéficier d’une remise sur leur prime d’assurance car… la voiture était visible à plus longue distance, ce qui était censé faire diminuer le nombre d’accidents sur les routes. C’est ce qui explique les teintes flashy très répandues sur les voitures allemandes des années 70, toutes marques confondues. C’est ensuite passé de mode et ces peintures contenant du minium ont même été ensuite interdites !Vous cherchez un youngtimer original ? Cette Opel Astra OPC l’est certainement ! OPC veut dire « Opel Performance Centre » et a été créé en 1997. La teinte bleue est spécifique de cette version haute performances.Cette Lanchester 14 de 1939 était affichée à 17.500 €. Un prix raisonnable pour une voiture rare, équipée d’un moteur 6 cylindres de 1.600 cm3 et soupapes en tête. La marque a été reprise par Daimler et fait encore aujourd’hui de Jaguar, même si elle ne produit plus aucune automobile depuis 1955.Voiture sportive par excellence des années 20 et 30, la Bentley 4,5 litres est synonyme de l’époque dorée es Bentley Boys, ces aristocrates playboys et pilotes étaient Tim Birkin, Glen Kidston, Benjy Benjafield ou encore John Duff. Ils ont remporté les 24 h du Mans pour la première fois en 1927. Depuis, ces voitures n’ont jamais cessé de courir et permettent à leurs propriétaires actuels de s’aligner dans des aventures comme Pékin-Paris ou le Goodwood Revival.A 80 ans, la pilote Christine Beckers a roulé dans l’ancienne Formule 1 de Thierry Boutsen ! Cette voiture était également présente au salon Interclassics.