Printemps 2020: sorties et nouveautés – Skoda par Dimitri Urbain

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Essence ou hybride plug in, la nouvelle Octavia vRS propose la même puissance… 245 ch. L’emplacement de la prise est ici bien visible, sur l’aile avant.

La quatrième génération de l’Octavia ressemble de plus en plus à une Superb en miniature… 4,69 m de long, ce sont 19 et 22 mm de plus pour la berline et le break. Elle prend également 15mm en largeur pour atteindre 1,83 m. Sa déclinaison sportive sera disponible en motorisations 2.0 l essence de 245 ch, 2.0 l diesel de 200 ch et hybride plug in de 245 ch. Une direction à démultiplication variable sera de série, de même qu’une suspension renforcée tout en restant confortable. La version vRS reçoit un kit carrosserie, des étriers de freins rouges et des jantes 18’’ noires ; des 19’’ sont disponibles en option. La calandre, les contours de vitres et le spoiler arrière sur la berline sont en noir. Le break reçoit un spoiler de toit noir à l’arrière.

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L’Octavia grandit en taille et se rapproche de plus en plus de la Superb. La version break vRS devrait remporter un succès commercial important. Tout comme la berline, le break bénéficie d’appendices aérodynamiques traités en noir.

La version hybride plug in de la vRS reçoit aussi une prise de recharge dans l’aile avant gauche. A l’intérieur, la couleur anthracite domine, avec une finition contrastée sur les sièges sport en tissus, un volant trois branches multifonctions avec les palettes pour la boîte DSG et les pédales finies couleur aluminium. Des sièges mi-alcantara mi-cuir sont disponibles en option, avec des coutures rouges ou grises sur le volant, les accoudoirs avant et arrière et des parties en Alcantara sur le tableau de bord également. (Dimitri Urbain)

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A l’intérieur, le tableau de bord est configurable par le conducteur, même si les écrans ne sont pas fondus en un seul. A noter la très petite commande de la boîte DSG dans la console, ainsi que les palettes au volant.

BRC: Spa Rally: un beau gosse au départ d’une épreuve prometteuse

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Structure familiale particulièrement flexible, DG Sport, l’organisateur du Spa Rally, est toujours très à l’écoute de tous les intervenants inhérents à l’organisation d’un rallye en Belgique. Instances dirigeantes, riverains, associations mais aussi entreprises, tous ont droit à une oreille attentive. Sans oublier les pilotes, principaux concernés. On a cogité tout cela et finalement, c’est un tracé assez inédit qui en est ressorti. Gros plan sur ce qui nous attend dans une semaine!

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C’est au cœur de Spa, dans la micro-brasserie des Bobelines que la famille Jupsin nous a donné rendez-vous jeudi soir pour y dévoiler les grandes lignes d’un rallye qu’ils organisent depuis 2015. Christian, entouré de son fils Florian et de sa fille Carolane, insiste avant tout sur son équipe enthousiaste et motivée, qui le seconde dans l’organisation de cette belle épreuve. Un rallye qui espère un jour reprendre sa place à côté des deux épreuves incontournables du championnat de Belgique: Ypres et le Condroz.  Pouce cela, Christian et ses troupes n’hésitent pas à se remettre en question et à toujours chercher de nouvelles idées de développement.

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Cela concerne, bien évidemment, le tracé qui est l’œuvre de l’inévitable Bernard Herman. Mais comme on n’est pas langue de bois chez DG Sport, on apprend que très souvent, c’est Florian qui repère de jolies routes et qu’il n’hésite pas à les partager avec Bernard. Et vice versa. L’expérimenté traceur est ouvert à la critique et n’hésite pas à changer le sens d’une spéciale suite aux conseils du fils. Nous ne reviendrons pas ici sur le tracé qui a fait l’objet d’un article plus tôt dans l’année mais incontestablement, les absents auront tort!

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Chez DG Sport, tout le monde a sa fonction et si Carolane gère tout l’aspect administratif de l’épreuve, Florian préfère s’occuper des buvettes et des entrées. Il faut dire qu’il n’est pas le dernier à lever le coude et à frauder reconnait notre jovial barbu avec un sourire qui en dit long. Il nous a promis des buvettes toujours stratégiquement placées pour proposer une vue intéressante tout en garantissant la sécurité des spectateurs. Pour les entrées, vous le savez tous, il s’agit d’un point essentiel dans la survie de l’épreuve donc les contrôles seront placés plus tôt à l’arrivée dans les spéciales pour que les spectateurs puissent aller se parquer après, évitant ainsi certains engorgements. Mais ce qui plait la plus à Florian, c’est le show que constituera la super-spéciale appelée WRX et proposée à deux reprises le samedi. Celle-ci se déroulera dans l’enceinte du circuit de Francorchamps, sur le tracé du rallycross mais les concurrents n’emprunteront pas le Raidillon. Avec les gradins, cela permettra d’accueillir un grand nombre de spectateurs gratuitement alors que les parkings seront, là aussi, accessibles sans contrepartie! Enfin, Spa n’est pas oublié puisqu’au côté du superbe podium sur lequel passent les voitures à chaque regroupement, un chapiteau sera également installé pour garantir l’ambiance au centre-ville.

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On retrouvera au départ une grande partie des acteurs vus lors du Rally van Haspengouw à savoir Kris Princen (Citroën C3 R5), Adrian Fernémont (Skoda Fabia R5), Grégoire Munster (Hyundai i20 R5), Guillaume de Mévius (Citroën C3 R5), Ghislain de Mévius (Skoda Fabia R5) mais aussi le très performant Guillaume Dilley (Skoda Fabia R5). A Spa, deux Cédric et leur Skoda Fabia R5 rejoindront leurs petits camarades: Cherain, vainqueur en titre, et De Cecco. On attend à Spa 17 voitures de Type rally2 (ex-R5) mais celle qui attirera tous les regards, c’est bien sûr la Volkswagen Polo préparée chez PTR et qui accueillera dans son baquet le norvégien Andreas Mikkelsen (30 ans), auteur de trois succès en WRC et déjà vu en Belgique puisqu’il est venu à Ypres à trois reprises avec pour meilleur résultat, une 5e place en 2010 sur une Ford Fiesta S2000. Autant dire que sa présence va motiver tous les autres.

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En renouant avec la tradition du pilote étranger «invité», Christian Jupsin ne cache pas ses ambitions. Il veut que le Spa Rally redevienne le troisième grand rallye du championnat de Belgique. Il soigne les concurrents avec un parcours revu et prometteur, il tient compte de l’avis des riverains mais également de Spa Monopole, il est ouvert aux nouveautés mais également à la critique constructive. On peut donc regretter que seule une petite soixantaine de pilotes aient répondu à l’appel dans la catégorie BRC même si, avec les Critérium et les Historiques, on atteint les 170 engagés. Mais on peut déjà le prédire, ceux qui n’ont pas pu s’engager en 2020 le seront en 2021 pour remercier à leur manière cette organisation oh combien sympathique!

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BRC: Rallye de Hesbaye: de Mévius s’impose à l’arrache!

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Difficile d’éviter les erreurs avec ces conditions délicates mais à ce petit jeu, c’est Ghislain de Mévius qui s’en est le mieux sorti et qui remporte son premier rallye en BRC.

La première épreuve du championnat de Belgique des rallyes a tenu les suiveurs en haleine tout du long. Marqué par des conditions climatiques de saison, le Rallye de Hesbaye a rendu son verdict à l’issue de l’ultime chrono où un nombre invraisemblable de crevaisons a directement influencé le résultat final. Mais revenons au début de cette journée avec au départ, pas moins de 18 voiture de la catégorie Rallye 2 (ne dites plus R5, c’était trop simple) qui font désormais le bonheur des pilotes chevronnés, des débutants mais aussi des amateurs fortunés.

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Après une saison 2019 très consistante, Ghislain de Mévius entame l’année de la plus belle des manières avec un succès imparable à Landen face à la référence Princen.

Au programme de cette première manche du cru 2020, quatre spéciales à parcourir à trois reprises pour un kilométrage total de 137 km contre le chrono. Un gros rallye-sprint diront les mauvaises langues. Pourtant, ce rallye hesbignon a offert un bien joli scénario aux nombreux et courageux spectateurs présents le long du tracé. Auteur du premier scratch dans Walshoutem, Ghislain de Mévius démontre que sa nouvelle Skoda Fabia Evo lui plait et qu’il va falloir compter avec lui pour la victoire. Il est suivi par son frère Guillaume, à bord de la Citroën C3 préparée chez DG Sport, par Adrian Fernémont (Skoda Fabia Evo) et par Kris Princen (Citroën C3 R5). Voilà déjà une première indication sur les pilotes qui vont jouer la gagne. Mais dans l’ES2, à nouveau remportée par Ghislain, William Wagner place sa C3 préparée chez PH Sport au troisième rang derrière Fernémont et devant Guillaume alors que Princen signe le 5e temps. Le soleil est là pour l’instant mais les routes sont grasses et les conditions sont délicates. Et font une première victime en la personne de Sébastien Bedoret qui envoit sa belle Skoda aux couleurs officielles dans un fossé. Il y laissera 14 minutes!

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Pour son premier rallye à bord de la Citroën C3 préparées chez DG Sport, Kris Princen a brillé jusqu’à quelques kilomètres de l’arrivée.

Dans Kamerijck, le chrono suivant, Adrian signe le meilleur temps devant Kris et Ghislain. On ne le sait pas encore et pourtant, ce sont ces trois hommes qui se retrouveront sur le podium final mais n’allons pas trop vite et revenons sur le déroulement de cette épreuve avec le 4e chrono caractérisé par un secteur pavé particulièrement glissant où l’on a l’impression de se retrouver au Monte-Carlo dans un virage verglacé. Princen y fait parler toute son expérience devant l’aîné des de Mévius et Fernémont alors que Grégoire Munster y signe un joli 5e temps. Dans l’ES5, c’est à nouveau la C3 R5 DG Sport de Princen qui s’impose devant les frères de Mévius. Au général, Ghislain devance Kris de 4″20 et Adrian de 8″60.

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C’est le déluge de l’ES6 qui va coûter cher au champion 2019 mais la chance a tourné dans l’ultime chrono, où, malgré une crevaison, Adrian Fernémont montait finalement sur le podium.

C’est à ce moment que les gros nuages noirs amoncelés au-dessus du parcours se transforment en averses apocalyptiques tout au long des 10,8 km de l’ES6. Ghislain y signe le MT devant Wagner, et son frère. Bien installé en tête, il a repoussé Princen à 7″9 et Guillaume à 14″2 alors que Fernémont pointe à 18″ et semble ne plus pouvoir prétendre à la victoire. Dans la 7, Wagner signe le scratch devant un Guillaume Dilley (Skoda Fabia) retrouvé et Fernémont. Lors du 8e chrono, également disputé sous les hallebardes et marqué par la grosse sortie de Maxime Potty (Hyundai i20), Princen frappe fort en collant 7″4 à de Mévius et 8″7 à Wagner. Les deux premiers s’isolent en tête et ne sont séparés que par un dixième! Troisième, Wagner est à 19″5. Auteur d’un petite faute, Guillaume de Mévius crève et perd tout espoir de monter sur le podium.

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Très prudent pour ses débuts avec la Hyundai i20 R5, Grégoire Munster allait au bout de l’effort et terminait quatrième, à seulement deux secodes d’Adrian!

La suite de ce premier rendez-vous de la saison sera marqué par la lutte à la seconde qui va opposer Princen à de Mévius. Mais dans l’avant-dernière spéciale, Kris marque de gros points en repoussant le pilote Skoda à 2″7. C’était sans compter sur une ultime spéciale de folie durant laquelle un nombre incroyable de crevaisons va frapper les meilleurs dans des cordes devenues particulièrement ingrates envers les mécaniques. Les deux premiers à se présenter au point stop arrivent avec un pneu en lambeau. Fernémont comme Princen n’ont pu éviter la crevaison. Ce qui n’est pas le cas de Ghislain de Mévius qui signe le scratch et remporte, par la même occasion, sa première victoire en championnat de Belgique sous les yeux brillants de Grégoire, particulièrement fier de son fils!

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Le grand malchanceux de cette épreuve s’appelle William Wagner. Alors qu’il occupait une belle troisième place, il prenait une double peine en crevant ses deux pneus avant. De quoi le reléguer au sixième rang.

Mais alors qu’il occupait une étonnante troisième place, Wagner rejoignait l’arrivée avec les deux roues avant de sa DS3 crevées… Ainsi, le verdict du 23e Rallye de Hesbaye donnait de Mévius vainqueur devant Princen, qui ne signera pas sa cinquième victoire ici, et Fernémont, tout heureux de grimper sur la troisième marche du podium. Quatrième, Grégoire Munster (Hyundai i20 R5) profite bien de la double crevaison de Wagner, tout comme Verschueren (VW Polo R5), jamais dans le coup ce samedi. Alors qu’il occupait la 7e place pour son retour en compétition, Guillaume Dilley détruisait la suspension avant gauche de sa Skoda dans une corde de cette dernière spéciale…

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Pour son retour en compétition, le brabaçon Guillaume Dilley signait quelques chronos intéressants mais partait définitivement à la faute dans l’ultime chrono.

Classement final:

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Nouvelle déception dans le chef de Guillaume de Mévius qui est parti à la faute lors d’une grosse averse dans l’ES8 ce qui lui a valu une crevaison et 3 minutes de perdues…

Tableau des best performers:

Best performer Landen

 

BRC: Rallye de Hesbaye: débuts en fanfare?

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Si l’on pouvait reprocher, ces dernières années, au Championnat de Belgique des Rallyes de s’être transformé en coupe Skoda, il semblerait que les choses changent à l’aube de cette nouvelle saison. Comme le veut la tradition, c’est du côté de Landen, au Rallye de Hesbaye que l’on va enfin pouvoir goûter à la cuvée 2020 ce week-end.

Avec 99 engagés au niveau national et 30 dans l’annexe de régularité, cette 23ème édition de l’épreuve brabançonne se présente déjà comme une des trois les plus fréquentées depuis son intégration au Championnat de Belgique des Rallyes en 2001.

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Après des débuts au Rallye du Condroz en 2019, le Liégeois Maxime Potty participera à quelques manches du BRC sur une Hyundai i20 R5.

Tous les observateurs internationaux s’accordent à le dire: le BRC est une des compétitions nationales les plus relevées en rallye. La preuve en est encore fournie avec la présence annoncée de pas moins de 18 voitures de la catégorie Rally-2 (ex-R5) au départ de Landen samedi prochain. Des voitures offrant par ailleurs un panel complet de ce que l’on peut trouver actuellement sur continent puisqu’elles représenteront 6 marques différentes: Citroën, DS, Ford, Hyundai, Skoda et VW.

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Les principales nouveautés viennent de la marque que l’on a vu le moins souvent en action chez nous jusque maintenant: Hyundai. L’intérêt de l’importateur belge pour la compétition se fait toujours plus grand et il soutiendra cette année deux jeunes qui ne demandent qu’à montrer ou confirmer leur talent. Le premier est Grégoire Munster, double champion Junior en Belgique et ancien animateur de l’Opel Adam Rally Cup en Allemagne, qui a aussi déjà affiché son potentiel en R5 sur une Skoda Fabia de BMA. Le second est la surprise de dernière minute des engagements au Rallye de Hesbaye: Maxime Potty, animateur du Championnat de Belgique en circuit ces dernières années, se tourne vers le rallye pour un programme de 5 courses sur une Hyundai i20 alignée par MyHub!

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Cette année, Kris Princen a opté pour une Citroën C3 R5 préparée chez DG Sport.

Autre voiture trop rarement vue en Belgique, la Citroën C3 remporte cette année un beau succès. Trois exemplaires seront de la partie en Hesbaye. Si le jeune Guillaume de Mevius a déjà une année d’expérience au volant de la française, il aura un sérieux concurrent au sein même de son team DG Sport Compétition puisque le Champion de Belgique 2018, grand battu l’an dernier sur sa VW Polo, a aussi opté pour une Citroën C3. Kris Princen visera ouvertement le titre, comme Guillaume de Mevius. Autre grande nouveauté dans les rangs de Citroën: la venue en BRC de William Wagner, pilote franco-belge ayant largement fait montre de son talent dans les rallyes français et même au niveau international.POLO_R5_GoDrive_2020

Si elle semblait être l’arme absolue quelques mois plus tôt, la Volkswagen Polo a été vite délaissée. Seul Vincent Verschueren veut encore y croire.

Alors qu’il y a un an, on pensait qu’elle allait devenir l’arme absolue en Rally-2, la VW Polo convainc aujourd’hui moins de monde que prévu. Vincent Verschueren lui fait néanmoins confiance pour une nouvelle saison en BRC. Une seconde VW Polo GTI sera alignée par Henri Schmelcher, dorénavant secondé par Peter Van Laeken. Sans doute pourra-t-il se livrer à une course dans la course avec le local Jean-Luc Berleur, qui assurera la variété de voitures avec une DS3 R5, et avec les trois pilotes misant sur la facilité de conduite de la Ford Fiesta R5, Jimmy D’Hondt, Bruno Parmentier et Tuur Vanden Abeele.

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Nouvelle déco pour la Skoda Fabia de Sébastien Bedoret toujours soutenu par Skoda Belgique.

Le modèle le plus populaire en Rally-2 reste néanmoins la Fabia R5 lauréate du championnat les quatre dernières années. On en verra 7 exemplaires en action à Landen, emmenées par les deux jeunes ayant animé jusqu’au bout la lutte pour le titre 2019, Adrian Fernémont et Sébastien Bedoret, qui disposeront tous deux de versions Evo. 4ème du dernier championnat, Ghislain de Mevius espère évidemment faire mieux encore.

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Pour ne pas se laisser distancer, Adrian Fernémont, le champion de Belgique 2019 a lui aussi opté pour une version Evo de la Fabia grâce au soutien du groupe San Mazuin.

PJM Cracco voudra quant à lui confirmer les coups d’éclat réalisés ces derniers mois. Niels Reynvoet devrait poursuivre sa progression affichée en 2019. Les nouveaux venus dans les rangs Skoda sont Johnny Poelmans et surtout Guillaume Dilley, qui effectue un retour apprécié en compétition. Premier dauphin de Freddy Loix dans le championnat BRC 2015, Guillaume a largement fait montre de son potentiel sur des voitures de pointe. Dorénavant secondé par Véronique Hostens, il ne cache pas ses ambitions, même s’il manquera sans doute de rythme en Hesbaye.

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Ghislain de Mévius peut être généreux dans l’effort. Le voilà devant un sacré plateau dans la lutte pour le titre national.

Cette belle brochette de voitures modernes sera complétée par deux anciennes WRC au volant desquelles on saluera le réjouissant retour de Chris Van Woensel sur sa Mitsubishi Lancer WRC 05 et les débuts du Hutois Arnaud Neven sur la Skoda Fabia WRC du team Rent Speed Racing. Quatre Porsche 997 GT3 feront également le bonheur des spectateurs avec la perspective d’une lutte intéressante entre Romain Delhez, Glenn Janssens (à nouveau secondé par Stéphane Prévot) et Gunther Monnens.

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Romain Delhez sera l’homme à suivre parmi les Porsche!

Mais le futur du rallye passe aussi par les jeunes qui tentent de se faire remarquer au travers du Junior BRC. Dans la catégorie Rally-4, Loïc Dumont, les frères Corentin et Valentin Vertommen (tous sur Ford Fiesta R2T), Aaron Ollevier, Thibault Parmentier, Gilles Pyck, Emile Vandermarliere (tous sur Peugeot 208 R2) et Charles Munster, seul en Opel Adam R2, seront confrontés à une solide référence avec la venue de Koen Lauwaert sur une Ford Fiesta R2T.

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Les amateurs de symphonies mécaniques attendront les historiques avec impatience!

Rappelons que le Rallye de Hesbaye se déroule ces 28 et 29 février. La journée du vendredi est consacrée aux reconnaissances et au contrôle technique. La course prend place le samedi, de 8h à 19h, sur 3 boucles de 4 spéciales totalisant 263 km dont 137 contre le chrono. Qui montera en vainqueur sur le podium d’arrivée samedi soir? Venez à Landen pour le vivre en direct.

Les dernières infos sont à retrouver sur www.rallyvanhaspengouw.be.

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Comparatif: Skoda Superb vs Volkswagen Passat Variant 2.0 TSI 190 DSG: Tronc commun

Restylées toutes les deux l’année dernière, les deux grandes berlines familiales du groupe Volkswagen sont passées très récemment entre nos mains. Comme elles partageaient la même motorisation et la même transmission, c’est-à-dire le 2.0 essence de 190 ch et la boîte DSG à 7 rapports, il nous a semblé pertinent de les comparer directement même s’il s’agissait d’un break dans le cas de la Passat.

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D’un côté comme de l’autre, les retouches esthétiques sont minimes et c’est normal, elles se sont affirmées dans le paysage automobile et il est encore trop tôt, dans leur carrière respective, pour qu’elles soient entièrement renouvelées. Du côté de la Tchèque, la poupe s’enrichit d’un jonc chromé reliant les feux et abandonne le logo rond pour de plus statutaires lettres majuscules chromées. La face avant s’offre de nouveaux blocs optiques très affinés et un bouclier plus expressif. La Superb voit aussi sa dotation enrichie de nouvelles technologies à l’image des phares matriciels à LEDs, une première pour la marque! La Passat reçoit plus ou moins les mêmes modifications avec un bouclier plus échancré, une calandre redessinées et des projecteurs à diode. A l’arrière, le pare-chocs et les feux ont fait peau neuve et là aussi, le nom du modèle apparaît en grandes lettres.

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A l’intérieur, l’évolution est encore plus subtile, avec, dans la Passat, un volant inédit tandis que certaines boutons ont disparu au même titre que l’horloge placée au centre du tableau de bord. Pour le reste, le client habitué ne sera guère bousculé et retrouvera un environnement familier sobre et intelligent. Chez Skoda, le discours est du même acabit avec davantage de raffinement (accents chromés, éclairage d’ambiance, surpiqûres contrastantes, espace téléphone agrandi avec recharge par induction). Dans les deux cas, on retrouve trois systèmes d’infodivertissement, dont deux avec la navigation, tous avec SmartLink pour Android, Apple CarPlay et MirrorLink. Le Virtual Cockpit (en option) permet logiquement de varier l’affichage des écrans du tableau de bord et apporte une véritable touche de modernité qui rend bien des concurrentes obsolètes.

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Dans les deux cas, les occupants profiteront de nombreux espaces de rangement mais aussi d’une longueur au jambe assez impressionnante dans le cas de la Superb où l’on a toujours le sentiment d’être à bord d’une limousine allongée puisqu’elle propose 49 cm d’espace aux jambes des passagers arrière là où la Passat se contente de 40. La finition Laurin & Klement accentue ce sentiment avec sa finition ultra-luxueuse et ses sièges aux multiples réglages. Mais elle exige un supplément de plus de 10.000 euros par rapport à la finition Style.

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Parmi ses équipements montés de série, on notera le climatiseur à 3 zones, le coffre à ouverture électrique, le Dynamic Chassis Control, l’instrumentation digitale, l’assistant au démarrage en côte, le Light assist, le Park assist, les phares LED Matrix ou encore la Hi-Fi Canton à 12 haut-parleurs sans oublier le système de navigation Columbus. La Passat essayée profitait de la finition Elegance la plus élevée avec, entre autres, des finitions Piano Black sur la console centrale très exposées à la poussière, mais également des sièges Sport-Confort chauffants et aux réglages multiples, le volant multifonction en cuir, le Lane assist, l’aide au stationnement ainsi que tous les systèmes habituels d’aide à la conduite (ABS, ASR, EDS et MSR).

Volkswagen Passat Variant R-Line

Généreusement équipés, nos deux destriers étaient évidemment taillés pour avaler des kilomètres en toute quiétude. Et c’est exactement ce que nous avons fait lors des congés de fin d’année. La Volkswagen Passat Variant nous a permis de parcourir plus de 600 km avec armes et bagages. Sa soute de 650 litres permet de transporter un nombre impressionnant de bagages et si vous avez besoin de plus d’espace, on peut grimper à 1780 l une fois la banquette arrière rabattue. Des chiffres qui n’ont pas impressionné la Superb, même si ce n’était que la berline. Avec son coffre disposant d’un volume de chargement de 625 à 1760 litres, on peut parler d’un véritable cargo qui assure le bonheur des gestionnaires de flotte où elle fait un tabac en termes de vente. A condition d’avoir suffisamment d’espace pour la parquer parce que ses dimensions sont imposantes.

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Si ces deux berlines familiales se sont révélées de parfaites grandes routières, elles n’en ont pas moins montré de belles choses sur des routes plus sinueuses. Elles n’ont évidemment pas pour vocation de signer des chronos entre Durbuy et Jenneret mais l’agrément et le confort de marche font partie de leurs qualités indéniables. Et ce qui nous a plutôt surpris, ce sont les chiffres de consommation. On a rendu la Passat avec une consommation moyenne affichée de 7,8 l/100 km alors que la Skoda a réclamé 7,9 l de 95 sans plomb. Ce qui tend à prouver que les centimètres cubes, dans ce cas-ci il s’agit de 4 cylindres de 2.0 l, permettent encore et toujours de minimiser les consommations contrairement au petits moteurs turbo chargés de compenser en permanence. Et comme je vois les accros au Diesel faire la grimace, n’oublions pas qu’il s’agissait de moulins poussés à 190 ch chargés de déplacer des voitures de 1.500 kg.

Volkswagen Passat Variant R-Line

Au rayon des tarifs, comptez 43.350€ pour une Passat Variant 2.0 TSI 190 DSG Elegance mais notre voiture d’essai grimpait à 50.100€ avec  quelques options comme les jantes Bonneville de 18 pouces (640€) ou les sièges ergoComfort (1250€), le kit R-Line extérieur (1380€), le Pack Adventure (2275€) ou encore le système de navigation Discover Pro (990€). Dans cette finition luxueuse, la Skoda Superb démarre à 49.025€ mais là aussi, les quelques options montées sur la voiture essayée faisaient grimper la note à 54.605€!

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Librairie: « Stéphane Prévot sans détour », l’indispensable!

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Il est des actes qui semblent des évidences. Raconter la vie, unique en son genre, du copilote le plus capé de Huy et de Belgique fait figure de Saint Grääl pour tout journaliste sportif qui se respecte. On ne connait pas la durée du forcing qu’aura dû exercer notre collègue Dominique Dricot pour que Stéphane Prévot accepte finalement de – vraiment – tout déballer mais le résultat est là, sous nos yeux, sous forme d’un bouquin dense de 340 pages à la fin duquel on a même droit à un bonus sous forme de 85 photos marquantes.

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Il faut dire que la vie de copilote traversée par le Hutois n’a rien d’un long fleuve tranquille. En conflit avec son père, il choisit sa voie très jeune et ne va jamais le regretter. Le copilotage, c’est toute sa vie et rien ne pourra l’en dissuader. Très vite, il se fait remarquer par son intelligence et sa rigueur et c’est en l’associant avec Bruno Thiry que l’Opel Team Belgium lui met le pied à l’étrier. On est en 1991 et autant vous dire que l’époque est à la déconne et aux soirées arrosées lorsqu’il s’agit de fêter de bons résultats. Accompagné de ses mauvais camarades mais qui sont de vrais amis, Stéphane vit sa vie à 200 à l’heure tout en se montrant professionnel en toutes circonstances. Même lorsque les nuits sont courtes et les souvenirs de la nuit confus. Vous l’aurez compris, ce chouette bouquin nous plonge dans une ambiance et une atmosphère qui font du bien dans un monde où tout doit désormais être dans la norme et se conformer à la bienséance. Jamais Prévot n’a accepté de rentrer dans le moule et cela lui a certainement valu quelques inimitiés dans le milieu mais ceux qui ont su reconnaître son talent ne s’en sont jamais mordu les doigts.

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Tout au long de ce récit, il ne flingue jamais gratuitement ou directement. Par contre, il remet certains cadors à leur place et il précise certaines choses à propos de méthodes utilisées par équipes ayant pignon sur rue à l’époque, que ce soit en reconnaissances ou en course. Et puis il a clairement ses têtes mais là aussi, tout est en nuances. Ce que l’on ne soupçonnerait pas à priori chez cet homme bourru et direct mais oh combien sympathique. Les anecdotes sont croustillantes et le vocabulaire est souvent truculent parce l’auteur du livre a bien pris soin de ne pas trahir les propos de Stéphane. Après Bruno vient le chapitre Duval où l’on comprend mieux certaines choses, que ce soit en sa faveur ou pas. Et puis il y a l’ère Atkinson où Stéphane fera ses adieux au WRC. Après, l’intérêt du livre retombe un peu parce que les pilotes concernés nous parlent moins mais ses débuts en rallye-raid valent également le détour au même titre que ses campagnes dans le Championnat Asie-Pacifique. Cela dit, on mesure également la passion qu’il voue à son sport lorsqu’il nous raconte ses participations aux côtés de grands noms du rallye mondial aux Legend Boucles…

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En 30 ans de carrière, Stéphane Prévot a disputé près de 443 rallyes dont 175 en championnat du monde. Au total, ce ne sont pas moins de 74 pilotes différents qu’il a épaulés.

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Ce livre est publié chez Rushmore et est vendu au prix de 25 euros qu’il vaut largement. Vous le trouverez dans les librairies hutoises, chez Spa Racing à Stavelot où sur leur site en suivant ce lien. N’hésitez pas une seconde, vous ne serez pas déçus!

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Essai: Skoda Scala 1.5 TSI 150 DSG: une belle œuvre

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Petit break ou grande 5 portes ? Difficile de définir la nouvelle Skoda Scala. Toujours est-il qu’elle représente une belle alternative aux SUV envahissants en jouant la carte du style et du comportement. Si son prix n’est pas donné, elle tente d’argumenter par un équipement assez plantureux.

Alors qu’il semble de plus en plus difficile de distinguer certaines voitures entre elles, la Skoda Scala joue la carte de l’originalité à l’arrière avec sa vitre de hayon qui descend entre les feux arrière. De quoi rappeler certaines productions suédoises mais c’est assez réussi à nos yeux. La face avant est plus classique mais cette finition Style avec ses touches noires (bouclier avant et arrière, rétroviseurs et becquet arrière) et ses jolies jantes alu à cinq triple bâtons lui donnent un côté dynamique bienvenu.

Notre exemplaire n’était pas doté du cockpit virtuel facturé 485€ mais son équipement était déjà particulièrement généreux. Comme souvent chez Skoda, l’habitacle est soigné à condition de ne pas y regarder de trop près en termes d’ajustement et de qualité des plastiques. Cela dit, la marque tchèque entretient sa réputation en disposant un parapluie dans la portière du conducteur (dès la finition Ambition) ou encore un grattoir dissimulé derrière la trappe à carburant.

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J’aime bien

Je ne changerai jamais d’avis, je me sens bien mieux à bord d’une classique berline qu’au volant d’un SUV. La position de conduite est réussie grâce aux réglages électriques (405€) du siège conducteur tandis que l’ergonomie conviendra à tous et toutes. De quoi me donner envie de voir ce que cette Scala a dans le coffre. Ou plutôt sous le capot. On connait maintenant par cœur ce 1.5 TSI dans sa variante de 150 ch. Avec ses 1265 kg, elle se montre assez vive sur la route et procure une dose de plaisir assez surprenante. La boîte DSG assure le travail avec une certaine rudesse mais l’absence de palettes au volant ne pousse pas à changer soi-même les rapports via le levier. En optant pour le mode Sport, les commandes se montrent plus vives mais rassurez-vous, la Scala reste avant tout une berline confortable et agréable à vivre au quotidien.

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Plutôt malin

Pour la première fois, Skoda propose dans la Scala une connexion qui ne nécessite pas de carte SIM additionnelle et qui donne ainsi accès aux services en ligne du Skoda Connect (offert pendant un an). On peut alors télécharger des applications en ligne. Du côté des système multimédia, trois choix sont possibles avec des tailles d’écran différentes. Une zone de recharge par induction est disponible en option (220€) tandis que la Scala s’équipe de deux prise USB-C à l’avant. Vous l’aurez compris, cette Skoda est parfaitement à la page en termes de connectivité et les conducteurs branchés seront à la fête.

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J’aime moins

Il m’est bien difficile de lui trouver un gros défaut à cette Skoda Scala si ce ne sont des tarifs finalement élevés lorsqu’on équipe son modèle de certaines options tout en sachant qu’il faut opter pour une finition intermédiaire pour avoir quelques équipement nécessaires. Le temps où les Skoda étaient présentées comme des modèles d’accès est définitivement révolu.

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Pourquoi je l’achète

Sans ostentation mais avec intelligence et son propre caractère, la Skoda Scala est une proposition intéressante dans le segment B, celui des Seat Ibiza et autres VW Polo alors qu’elle est plus longue qu’une… Golf. Comme souvent, Skoda positionne son modèle à cheval sur deux segments pour en offrir plus. Espace habitable, volume de coffre (467l.) et info-divertissement à la pointe caractérisent cette Scala. En profitant généreusement de cette mécanique vive et plaisante, j’ai consommé 7,8l/100 de moyenne pour une autonomie de 620 km.

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Pourquoi je ne l’achète pas

A 34.960€, notre modèle d’essai fait payer cher son équipement. La finition Style qui nous occupe est vendue 28.560€ avec ce moteur et la boîte DSG. Un prix qui fait mal lorsqu’on se penche de plus près sur la qualité de certains plastiques. Et pour avoir discuté avec certains propriétaires d’Octavia (pare-brise fissuré sans avoir été impacté, tapis de sol troués…), on comprend que la marque tchèque grapille sur tout. Enfin, la boîte DSG cache de plus en plus mal son âge et elle se montre un peu brusque dans certaines phases de son utilisation.

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Rallye du Condroz: le parcours est fixé!

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Alors que chaque équipe peaufine la préparation de sa voiture pour le dernier grand rendez-vous belge de l’année en sport automobile, le Royal Motor Club de Huy a enclenché la surmultipliée pour valider les derniers choix, régler les derniers détails d’organisation, « accorder les violons » entres toutes les parties concernées: les communes et tous leurs services, la Ville de Huy, la Province de Liège, le Ministère de l’Intérieur, le co-organisateurs, les stewards, commissaires et tous les bénévoles…

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Le parcours est lui désormais figé, sauf mauvaise surprise de dernière minute. Au menu, 10 épreuves de classement à parcourir 2 fois pour un total dépassant les 220 km de spéciale, soit plus qu’en 2018!

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Les habitués du Rallye du Condroz ne seront pas déstabilisés par les grands « classiques » que sont, Strée, Wanze, Bodegnée-Amay, Wanzoul, Ramelot ou encore Perwez-Marchin – la plus longue spéciale du rallye avec près de 21 km – qui reprennent en grande partie le tracé de l’an dernier, parfois en sens inverse. Ben-Ahin,Héron, Villers-le-Bouillet sont inédites mais en empruntant des tronçons déjà connus. La plus grande nouveauté, c’est le retour de la spéciale de Ouffet-Clavier dans une version inédite longue d’un peu plus de 14 km.

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Les festivités débuteront dès le vendredi avec la spéciale d’essais libre programmée cette année toute la journée (Accès : 5 € – gratuit pour les détenteurs du ‘’pass we’’ à 25 €) et le contrôle technique avant la traditionnelle séance d’autographes prévue sous le chapiteau le vendredi à 18h30.

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Douze spéciales, réparties en deux demi-boucles de 3 ES pour le samedi, huit spéciales, réparties en 4 demi-boucles de deux ES pour le dimanche, c’est le solide menu proposé aux équipages, avec une animation constante dans le parc d’assistance du rallye, situé comme toujours Avenue Delchambre et sur le Quai d’Arona le long de la Meuse. (Communiqué de presse)

Infos utiles et billetterie : www.condrozrally.be

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Présentation : Rallye de Bocholt : si tu freines, t’es un lâche!

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Il n’est que troisième au classement actuel du championnat mais avec deux victoires à Landen et à Tielt, on connait le favori pour la victoire à Bocholt: Kris Princen!

Ces dernières saisons, la bataille pour le titre de Champion de Belgique des Rallyes a chaque fois été passionnante, mais les débats se sont toujours terminés par un duel entre Kris Princen, le détenteur du titre, et Vincent Verschueren, couronné en 2017. Cette année, la bagarre est encore plus intense. Après quatre épreuves, trois pilotes différents se sont déjà imposés et plusieurs ténors ont la ferme intention de se hisser à leur tour sur la plus haute marche du podium. C’est le cas notamment de Vincent Verschueren, mais aussi de jeunes pilotes à l’exemple de Sébastien Bedoret.

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Une victoire à Spa et deux deuxièmes places permettent à Cédric Cherain d’occuper le fauteuil de leader avant de déposer les roues de sa VW Polo R5 sur les billes du Sezoens!

Tous les ténors du championnat seront présents ce week-end au départ de la cinquième manche du Championnat de Belgique des Rallyes qui se déroule aux alentours de Bocholt dans le nord du Limbourg. Lors de ce Sezoensrally, un défi particulier les attend puisqu’environ un quart du parcours est constitué de portions de terre, le fameux maaskiezel que l’on trouve dans cette région. Avec ces petites billes roulant sous les pneus, le pilote ressent des sensations qu’il ne peut éprouver nulle part ailleurs. Pour garder le pied au plancher sur cette terre, il ne faut pas manquer d’audace.

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Belle illustration d’un garçon qui ne traîne pas en route: Adrian Fernémont compte lui aussi jouer devant…

L’an dernier, Kris Princen se dirigeait vers la victoire quand il écopait d’une pénalité. Le champion en titre sera à nouveau le favori ce week-end, surtout avec sa VW Polo R5 de l’équipe BMA. Victorieux voici douze mois, Vincent Verschueren relève le gant sur la Skoda Fabia R5 de l’équipe GoDrive. Ce sera aussi le cas de Cédric Cherain, qui abordera l’épreuve en leader du championnat avec sa VW Polo R5 de l’équipe THX Racing, et d’Adrian Fernémont sur la Skoda de SAN Mazuin. L’an dernier, le lauréat du récent Rallye de Wallonie se battait pour la victoire avant d’être trahi par la mécanique.

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Ghislain de Mévius continue à miser sur la régularité face aux cadors de la discipline.

Pilote officiel Skoda Belgique, Sébastien Bedoret entend bien aussi se mêler à la bagarre avec la Fabia R5 de l’équipe SXM. C’est le cas aussi de Ghislain de Mevius, roi de la régularité sur sa Skoda. Le fils de Grégoire vise résolument le podium même s’il ne possède guère d’expérience du parcours limbourgeois. Il sera en effet pour la première fois au départ à Bocholt sur une voiture de pointe. Il en ira de même pour Pieter-Jan Michiel Cracco, auteur de bons chronos à Namur pour sa découverte de la Skoda du team BMA. Le jeune pilote veut se mesurer au pilote le plus capé du plateau, Patrick Snijers.

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P-J Michiel Cracco a pour ambition d’apprendre dans le sillage de Patrick Snijers.

Ce dernier connaît mieux que quiconque le terrain spécifique de cette épreuve puisque c’est sur un revêtement identique qu’il a aiguisé son sens de la glisse dans sa jeunesse. Reste à voir si Snijers pourra cette fois se battre pour une place sur le podium. En plus de celles de Princen et Snijers, l’équipe de Bernard Munster aligne une troisième Volkswagen Polo R5 pour Henri Schmelcher, qui a fait connaissance avec cette monture du côté de Jambes.

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Quand le plumage est bien plus avenant que le ramage…

Les couleurs de Ford seront également bien défendues. En effet, Stephen Wright sera de retour à Bocholt. En plus d’apprécier l’accueil limbourgeois, l’Irlandais adore ces spéciales sur terre. À trois reprises déjà, Stephen Wright a terminé sur le podium, grâce notamment à la présence à ses côtés d’Eddy Smeets, qui connaît le parcours comme sa poche. Les deux autres Ford Fiesta R5 au départ seront pilotées par le Néerlandais Michiel Becx et Tuur Vanden Abeele, qui a offert une bonne cure de jouvence à sa Fiesta R5 après le Rallye de hesbaye.

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Au milieu des Polo et des Skoda, la Hyundai i20 R5 du néerlandais Martin Van Iersel met de la variété.

Ancien Champion des Pays-Bas, Erik van Loon sera aussi au départ sur sa Skoda Fabia R5 afin de préparer au mieux son épreuve à domicile, le ELE Rally. L’an dernier, Erik van Loon était en lice pour le podium quand il avait dû renoncer. Quant à son compatriote Martin van Iersel, il sera également au départ sur sa Hyundai i20 R5.

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Romain Delhez sera à surveiller à Bocholt au sein du peloton des Porsche 997 GT3.

 

Avec pas moins de 13 voitures de la catégorie R5 au départ sur les 51 concurrents engagés, la qualité sera indiscutablement au rendez-vous ce samedi. Le spectacle sera d’autant plus omniprésent que Bocholt accueillera aussi plusieurs Porsche, dont la 997 GT3 de Romain Delhez, ainsi que les BMW de la M-Cup. Une compétition dans laquelle tout le monde regardera évidemment avec intérêt les chronos du spécialiste local Gunther Monnens. Couronné chaque fois depuis 4 ans dans cette coupe, Franky Boulat devra se cracher dans les mains pour s’offrir sa première victoire de l’année en M-Cup.

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A Bocholt, le king s’appelle Gunther Monnens et il sera cette fois au départ à bord d’une BMW M3…

Rendez-vous ce samedi 18 mai à partir de 8h15 à Bocholt pour trois boucles de 5 spéciales (Goolder, Veldhoven, De Hees, Steenberg et Gerdingen) totalisant 154 km contre le chrono.

31ème Techno Classica Essen: artillerie allemande par Dimitri Urbain

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A nouveau une belle affluence pour cette édition du 30e anniversaire!

Rendez-vous incontournable du calendrier de l’automobile ancienne, le salon d’Essen fait toujours dans la qualité, la quantité et une certaine démesure, par sa taille. Retour en images sur cet évènement. (Texte et photos: Dimitri Urbain)

Douze halls et de nombreux espaces extérieurs, 120.000 m2 et pas loin de 200.000 visiteurs venus de 46 pays en 4 jours… des chiffres à donner le tournis! Les marques nationales sont évidemment largement représentées, différents constructeurs comme VW, Porsche ou Mercedes ayant une présence officielle, en plus de celle des clubs de marques. Toutes les époques y sont représentées mais les Youngtimers se taillent une large part du plateau et, pour les exemplaires à vendre, avec des prix soutenus.

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La couleur n’est peut- être pas des plus plaisantes mais l’état de cette Audi 80, rare en version 2 portes, était proche du neuf !
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A Essen, les clubs rivalisent d’originalité afin de mettre en valeur au mieux des véhicules dans une ambiance d’époque.
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A l’heure où le vélo a le vent en poupe, voilà de quoi se démarquer pour se rendre en ville…
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Discrète et élégante, cette Mercedes 500 E se remarque à ses ailes élargies. Elle a été assemblée chez Porsche. Celle-ci possède en plus un kit carrosserie Lorinser. Le vendeur en demande 33.000€, un prix encore correct vu la rareté et les performances de l’engin.
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Affiché à 109.000 €, ce rare cabriolet M3 E30 fait partie des 786 exemplaires produits.
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Le club DAF exposait ce rare engin. Assemblé en Suède, le Kalmar utilise une mécanique de 44. La carrosserie est en polyester et 2.170 exemplaires ont été produits, plus de la moitié étant destinés aux services des postes.
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Autre rareté, ce pick-up Mazda à moteur rotatif. La marque japonaise a produit des breaks, pick-ups, utilitaires et même des bus équipés de moteurs Wankel !
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Si vous pensez reconnaître une Triumph Dolomite, c’est bien le cas… mais ici il s’agit d’une Panther Rio. Aux côtés de ses évocations de la Jaguar SS 100, Panther voulait développer une voiture moyenne à la finition digne d’une Rolls Royce. Inutile de dire que, vendue plus cher qu’une Jaguar, les acheteurs ne se sont pas bousculés… la marque a jeté l’éponge après seulement 38 exemplaires en 2 ans, de 1975 à 1977.
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Une banale Mazda 626 des années 80… oui, il y en avait partout ! Mais elles ont toutes mal terminé, usées jusqu’à la corde, rouillées ou exportées en Afrique. Celle-ci est une des rares survivantes.
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Cette jolie découvrable aux formes évocatrices est une Melkus originaire de l’ex République Démocratique Allemande. Sous ses formes réussies se cache une mécanique 2 temps de… Wartburg ! Basée à Dresde, la marque utilisait même des pièces de tracteur pour produire ses véhicules. Il y a quelques années un projet sur base de Lotus Elise est ressorti mais n’a jamais atteint le stade de la série.
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De nombreux artisans comme ce sellier proposent également leurs services aux visiteurs et propriétaires d’anciennes.
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Ce coupé Abarth de 1959 aux lignes très élégantes est signé Allemano. Il est équipé d’un six cylindres en ligne Fiat de 2.200 cm3.
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Cette MG L1 possède une carrosserie de coupé 2 portes au style art déco inimitable. Produite uniquement en 1933 et 34 à raison de 576 exemplaires, elle possède un six cylindres en ligne de 1.087cm3 seulement.
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Curieux engin que cette Mini à 3 roues, œuvre de Dierk Mengers… Elle possède même un aileron rétractable en fonction de la vitesse, comme sur de nombreuses Porsche.
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En quête d’un engin italien original et portant un nom prestigieux ? Ne cherchez plus, ce tracteur Lamborghini est fait pour vous ! De quoi faire tourner toutes les têtes lors d’un prochain Spa Italia !
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Essen c’est aussi le paradis pour les chasseurs de documents rares, comme le montre cette vitrine consacrée aux Alfa Romeo.
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Affichée 230.000 €, cette Tatra T87 de 1946 a fait l’objet d’une restauration de qualité et reste une voiture très moderne, avec son V8 refroidi par air monté en porte à faux arrière, ses suspensions indépendantes par barres de torsion ou encore son châssis à poutre tubulaire centrale.
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Skoda exposait différents véhicules historiques, dont ce cabriolet Felicia dans son jus et fêtait les 60 ans de l’Octavia.
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Aperçue sur un stand de club, cette magnifique Alfa 6 phase 2 est très rare de nos jours.
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Dérivés de la Renault 12, les 15 et 17 sont bien rares de nos jours. Leur esthétique particulière est plutôt réussie et le toit ouvrant est un plus indéniable.
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Débauche de prototypes C111 sortis tout droit du musée sur le stand Mercedes, une occasion unique de les voir rassemblés.
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L’un des nombreux espaces extérieurs où les vendeurs pouvaient proposer leur véhicule.

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