Exposition: Ferrari fait son Grand Tour au Musée Enzo Ferrari de Modène

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Une nouvelle exposition a ouvert ses portes hier au Musée Enzo Ferrari de Modène, selon la tradition, à l’occasion de l’anniversaire du fondateur. « Ferrari Grand Tour, un voyage entre passion et beauté » est une célébration de la vocation mondiale et de la notoriété illimitée de la Casa qui, dès les premières années de sa fondation, a su conquérir la scène mondiale avec le style de ses voitures. Les protagonistes de ce voyage idéal sont certaines des Gran Turismo les plus élégantes de Ferrari, qui ont séduit des personnages illustres et se sont liées aux villes les plus fascinantes du monde.

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La visite passe par cinq portails multimédias représentant autant de villes: Paris, Londres, New York, Shanghai et Abu Dhabi. Grâce à des images et des sons évocateurs du lien de la marque italienne avec toutes les régions du monde, ces arches permettent au visiteur de vivre une expérience immersive et sont le centre d’ondes d’énergie le long desquelles les voitures sont disposées.

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Le portail parisien ouvre l’espace dédié à l’Europe. La « Ville Lumière », avec son Exposition Internationale, a souvent marqué un tournant dans la production de la Maison. Ainsi, en 1949, la 166 Inter Touring exposée ici y a fait ses débuts en se démarquant par son caractère qui offrira une aura unique à la maison modénaise. Elle sera suivie par d’autres débuts parisiens mémorables tels que ceux de la Ferrari 375 MM en 1954, une commande unique de Roberto Rossellini à Pininfarina pour son épouse Ingrid Bergman.

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Le Royaume-Uni, avec ses traditions plus vivantes que jamais dans les temples de l’automobile comme Goodwood, a toujours réservé un rôle de premier plan aux Ferrari. Dans l’exposition, nous trouvons par exemple la Ferrari 330 GT 2 + 2, coupé à moteur V12 avant, qui a été immortalisée devant Westminster en 1964 lors de la présentation aux clients du concessionnaire Maranello réalisée par le colonel Ronny Hoare.

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Les États-Unis ont noué une relation de longue date avec Ferrari, grâce à l’amitié d’artistes tels que Miles Davis et de stars hollywoodiennes comme Jane Mansfield. Mais aussi à travers des événements comme le 30 Million Cars Rally qui s’est déroulé à New York en 2016 et où la 250 GT SWB de 1959 a défilé. Objet du dévouement de nombreux collectionneurs qui la considèrent comme la granturismo par excellence, elle est célèbre pour sa ligne unique et son potentiel sportif incroyable.

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Shanghai est un point de rencontre extraordinaire entre l’esthétique millénaire d’Extrême-Orient et d’Occident, dont la rétrospective offre un exemple extraordinaire avec l’exposition d’une 599 GTB Fiorano de 2006. Il s’agit d’un spécimen unique décoré par l’artiste Lu Hao dans le style de la porcelaine de la dynastie Song. La Ferrari 612 Scaglietti est également exposée dans cet espace car en 2005, un an après son lancement, elle a démontré ses qualités de confort et de performance lors d’une tournée de 15.000 miles à travers la Chine. Une photo montre la Ferrari Portofino 2018 dans le quartier de Shibuya à Tokyo, un autre centre de référence dynamique pour la communauté Ferrari en Extrême-Orient.

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Enfin, Abu Dhabi est une capitale incontestée du luxe et de la passion du Moyen-Orient pour le cheval cabré puisqu’on y retrouve le Ferrari World. La Ferrari FF a été présentée dans le parc à thème en 2011, à la suite du succès du Salon de Genève, et a représenté un changement révolutionnaire en termes de style et de performance grâce également à l’arrivée de la transmission intégrale. Le portail rappelle également l’International Cavalcade qui a célébré l’année dernière le 25e anniversaire de l’entrée de Ferrari aux Émirats arabes unis, avec un défilé de plus de 100 voitures.

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Le Grand Tour se termine logiquement en Italie avec la Ferrari Roma, le dernier chef-d’œuvre du Maranello Style Center qui réinterprète le raffinement et la classe de la Dolce Vita des années 50 et 60 avec une touche contemporaine. Un choix de style et un mode de vie qui ne se limitent pas au Bel Paese mais que Ferrari représente et interprète, comme le montre l’exposition, de manières multiples et variées dans le monde entier.

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InterClassics Maastricht 2020: succès de foule! par Dimitri Urbain

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La vingt-septième édition du salon InterClassics de Maastricht a attiré pas moins de 34.473 visiteurs entre le 16 et le 19 janvier dernier. Le thème de cette édition, « forgotten classics » ou « les classiques oubliées », occupait la partie centrale de l’exposition avec 24 voitures. Autour, 800 voitures de toutes époques, du début du vingtième siècle aux Youngtimers, étaient offertes à la vente. Les prix étaient en général soutenus mais la qualité des véhicules également, qu’il s’agisse de voitures en état d’origine et peu kilométrées ou de restaurations menées avec soin. Pour compléter ce tableau, pas moins de 300 professionnels s’étaient déplacés de toute l’Europe et de nombreux clubs avaient également mis les petits plats dans les grands afin de susciter la curiosité des visiteurs. En outre, une vente aux enchères de véhicules historiques s’est déroulée le samedi ainsi que la première édition de Sim Formula Europe. De quoi faire le bonheur de tous les visiteurs, peu importe la génération à laquelle ils appartiennent.

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Soulignons également la démarche originale du Vooroorlogse Oldtimer Club qui offrait des magazines et livres automobiles gratuitement… aux visiteurs de moins de douze ans ! Voilà qui mérite d’être encouragé afin d’attirer les plus jeunes générations vers la voiture ancienne. L’infrastructure du MECC se prête particulièrement bien à ce genre d’évènement et, au fil des ans, InterClassics s’impose au premier rang des bourses européennes par sa qualité et sa diversité. Si vous l’avez manqué, voici quelques images pour vous donner envie de vous rendre à l’édition 2021 ! (Texte et photos: Dimitri Urbain)

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Maserati Spyder Vignale, une certaine idée du luxe conjuguée à la Dolce Vita.
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Fiat 600 premier modèle. Le numéro correspond à l’heure de départ des Mille Miglia, épreuve disputée par Brandi et Forini sur cette 600 en 1955.
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Affichée un peu plus de 42.000 €, cette Datsun 240Z est en parfait état.
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N’affichant qu’un peu plus de 46.000 km au compteur, ce coupé Peugeot 504 de 1969, l’un des premiers produits, n’a jamais été restauré et est une première main. Il était proposé un peu plus de 26.000 €
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Remonter le temps… c’est exactement ce que propose cette Fiat 127 premier modèle en parfait état de conservation.
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Veritas Nürburgring de 1951, à moteur BMW. Il s’agit de l’une des rares réalisations de route d’Ernst Loof, plus connu pour ses engins de compétition.
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Siata 208 S 8V. Le dessin de ce roadster est dû au talent de Michelotti et la réalisation est signée par le carrossier Motto en 1952 ! D’une très grande élégance et très moderne, cet exemplaire appartient à la D’Ieteren Gallery.
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Studebaker Champion Regal Deluxe Starlight Coupé 1950. Signée Raymon Loewy, cette voiture va inspirer plusieurs constructeurs européens au sortir de la guerre. Elle fait la part belle aux éléments d’aviation, notamment le traitement de la partie arrière du pavillon.
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Pegaso Z 102 GT Berlinetta. Cette voiture n’est pas italienne mais bien espagnole ! Pegaso est par ailleurs connu pour ses camions. L’idée était de démontrer tout le savoir-faire ibérique en matière automobile. Réalisée de manière artisanale et donc affichée à un prix très élevé, 86 exemplaires de cette Pegaso, tous différents, ont été finalement assemblés.
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March 711-2 de Ronnie Peterson, cette voiture a aussi été la première F1 pilotée par Niki Lauda. Datant de 1971, elle est bien évidemment équipée d’un V8 Cosworth et fait déjà preuve d’une aérodynamique poussée.
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Cocorico ! Authentiquement belge, voici la seule Gillet Vertigo FIA GT de 2005 encore existante, sur les trois construite. Elle est propulsée par un moteur Alfa Romeo V6 de 3 litres.
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Parmi les nombreux stands d’automobilia, ces pompes à essence parfaitement restaurées nous ont fait de l’œil. Elles constitueront une magnifique décoration de garage !
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 Qu’importe le flacon… ou le jerrycan, une Lada se révèle parfaite pour une course au long cours !
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Affichée à moins de 80.000 €, cette Honda NSX en parfait état est tout à fait utilisable au quotidien, malgré ses performances et sa technologie.
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Rarement vue en rue et sur les salons, la Borgward P100 représentait ce que le constructeur de Brême faisait de mieux à la fin des années 50. Les lignes sont d’inspiration américaine et bien loin de l’austérité des Mercedes ou BMW contemporaines. Produite très peu de temps à raison de moins de 2.500 exemplaires, elle dispose en série d’une suspension à air lui autorisant une garde au sol constante.
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Cette Suzuki Alto Works HA 11 S de 1995 est une « kei car ». Au Japon, c’est la seule catégorie de voiture pour laquelle il ne faut pas disposer d’un garage ou d’un parking afin de l’acheter. Ces voitures de petite taille sont équipées de moteurs de moins de 700 cm3 qui sont des concentrés de technologie miniaturisés.
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Amateurs de Volvo et de Saab, les Hollandais en ont conservés de nombreux exemplaires, à l’image de cette 99 de 1980. En excellent état, sa combinaison de teintes extérieure et intérieure ne manquera pas de séduire un amateur des années disco !
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Exposé sur le stand du club Volvo, ce cabriolet PV 444 n’est certes pas des plus élégants mais il est très rare : une vingtaine d’exemplaires seulement ont été assemblés.
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Un clin d’œil du club Opel pour terminer… avant de produire des voitures il y a eu des vélos et des machines à coudre !

Salon de Bruxelles 2020: sous le sceau de l’optimisme! (III) par Dimitri Urbain

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Les françaises

Citroën dévoile son SUV C5 Aircross en version hybride, affichant 225 ch. Il est équipé d’un moteur thermique essence et d’un moteur électrique. Son style particulier est loin de faire l’unanimité…

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DS, marque premium de Citroën, joue un peu sur le côté bling bling. Ici aussi, SUVs et électricité sont en haut de l’affiche. D’une part avec le DS3 Crossback E-Tense, électrique, et, d’autre part, le DS7 Crossback E- Tense 4X4, qui est un hybride plug in.

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Peugeot fait également la part belle aux électriques avec la e- 208 et la e- 2008. Ce petit SUV est présenté en première européenne à Bruxelles. La gamme offre également des versions hybride rechargeable des 508 berline et break ainsi que du SUV 3008.

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Chez Renault, les Clio et Captur se déclinent désormais en versions E-Tech, équipées de deux moteurs électriques combiné à un thermique. La Mégane RS figure toujours bien au catalogue et trône au milieu du stand. Pour Dacia, le salon est l’occasion d’offrir les différents modèles Sandero, Logan et Duster au même prix, peu importe la motorisation, essence, diesel ou LPG.

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Ailleurs…

Volvo mise sur une offre complète de sa gamme en version hybride simplement dénommée « Recharge ». Dans un avenir rapproché, la marque souhaite également promouvoir une gamme électrifiée. Polestar, apparenté à Volvo, a joué le rôle de « M » ou « AMG » pour la marque suédoise. Désormais devenue marque à part entière, elle offre 2 véhicules électriques. Le coupé Polestar 1 est un plug in hybride de pas moins de 600 ch qui sera fabriqué à 1.500 exemplaires seulement.

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Son style se reconnait au premier coup d’œil et il pourrait très bien être le C 90 de Volvo, successeur du coupé C 70. La Polestar 2 se veut être une concurrente directe de la Tesla Model 3 et reprend toute la technique de la Volvo XC 40 électrique. Elle développe pas moins de 408 ch! La marque débarque en Europe avec un nouveau concept de vente: des brand stores dans des endroits très commerciaux où il sera possible de voir les véhicules et de les essayer. Cependant, l’achat ne sera possible qu’en ligne. Quant à la maintenance, elle sera assurée par le réseau Volvo mais le client n’aura même pas à se déplacer: la voiture sera emmenée chez le concessionnaire pour les opérations de maintenance avant de lui être ramenée toute propre!

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Bientôt dix ans que le salon de Bruxelles propose une exposition de modèles exceptionnels et exotiques. Des quelques jours du début, sa durée a été allongée et elle est désormais accessible sur l’ensemble du salon. Ici, une ambiance créée par un décor (cette année, il s’agit du renouveau lié au printemps) met en valeur quarante voitures. Aux côtés des classiques Alpine, Bentley, Bugatti, Ferrari, Jaguar, Lamborghini, Mc Laren ou autres Alpina, se retrouvent d’authentiques engins uniques comme la Krugger FD, création belge, ou encore Touring Superleggera, l’un des noms mythiques de l’art de la carrosserie à l’italienne. Mention particulière également pour la Genty, nouvelle hypercar conçue en France et faisant appel au crowd-funding pour se développer, les Vanderhall à 3 roues ou encore la Pal-V, mi-voiture, mi-avion. (Texte: Dimitri Urbain)

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Salon de Bruxelles 2020: sous le sceau de l’optimisme! (II) par Dimitri Urbain

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Chez les italiennes peu de réelles nouveautés.  Abarth décline la 500 en une énième série spéciale. Cette fois, il s’agit de célébrer les 70 ans de la création de la marque avec 1949 exemplaires de la « 70 Anniversario ».

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Chez Abarth, on continue à décliner les versions de la 500 à l’infini…

Celle-ci est équipée d’un aileron arrière réglable sur 12 positions ! Cet aérofrein permet de bénéficier d’un appui plus important ou de favoriser l’aérodynamique, au choix. La motorisation reste le bien connu 1.4 turbo, ici dans sa version 180 ch. Tout comme chez FIAT, la 124 dérivée de la Mazda MX5 a disparu.

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Le Stelvio et la Giulia ont reçu des mises à jour en matière de connectivité.

La gamme Alfa Romeo se réduit de plus en plus, il ne reste plus que la vieillissante Giulietta aux côtés des Giulia et Stelvio. La marque parle de « mise à jour », avec des aides électroniques, un écran tactile et une plus grande connectivité. Le prototype du SUV Tonale trône sur le stand, espérons que sa sortie ne soit plus trop lointaine car les ventes font actuellement bien pâle figure… Chez Fiat, l’heure est au sport, avec une nouvelle déclinaison de la 500 X. Celle-ci est un peu un croisement avec une Abarth, équipée d’un double échappement chromé ou encore d’une suspension abaissée de 13 mm. Ne s’agirait-il pas là d’un paradoxe ? Un SUV surbaissé ? L’inusable 500 et ses nombreuses déclinaisons figure toujours au catalogue, tout comme la Tipo. Cette low-cost fabriquée en Turquie s’adresse à ceux pour qui une Dacia est trop commune… elle aussi bénéficie de versions « Sport ».

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Maserati, c’est toute une ambiance avec du luxe et des sensations 100% di fabricazione italiana!

Maserati est en pleine mutation. Certes, la gamme est vieillissante et ne sont exposés à Bruxelles que les Ghibli et Levante. Ce dernier existe en version « Troféo », équipé d’un V8 essence de 590 ch. La marque nous promet des modèles hybrides et électriques (l’Alfieri ?) dans un avenir assez proche.

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Très largement retouchée, la Jaguar F-Type repart pour un tour!

Passons maintenant de l’autre côté de la Manche. Jaguar Land Rover nous gratifie d’une première mondiale : la nouvelle F-Type. Calandre hypertrophiée, phares LED étirés… c’est le côté sportif qui en sort renforcé. Elle sera disponible tant en coupé qu’en cabriolet, avec deux motorisations : soit un quatre cylindres 2 l turbo de 300 ch soit un V8 5 l disponible avec 450 ou 575 ch. Et si les ventes ne dépassent pas quelques dizaines d’exemplaires sur notre marché, c’est l’impact sur l’image de la marque qui est le plus important. Première sortie nationale pour le nouveau Defender, aux côtés des Evoque et Discovery Sport plug in hybride.

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C’est l’UNE des nouveautés très attendue de 2020 dans le petit monde des 4×4, le nouveau Def est attendu comme le messie.

A l’image de ce qui se fait chez BMW, MINI met en avant toute sa sportivité, même sur la Cooper SE, premier véhicule électrique que la marque commercialise. Tour de force que de réussir à intégrer toute une usine à gaz… électrique dans un format compact sans perdre d’habitabilité ni de volume de coffre. A ses côtés, une nouvelle version GP, utlime sportive de la génération actuelle qui dispose de 306 ch ! Avec sa carrosserie wide body copieusement élargie et son aileron supérieur à l’arrière, elle ne fait pas dans la dentelle et ce pour le plaisir des quelques amateurs qui pourront en disposer car la production sera limitée à 3.000 exemplaires seulement.

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Quand le carrosse se change en citrouille, ça donne ça! MG construit désormais des SUV, électriques qui plus est… Merci les Chinois.

Un retour qui fait grand plaisir… après plus de 15 ans d’absence sur le marché belge, MG revient ! Lors de la faillite du groupe MG Rover, SAIC s’est porté acquéreur de la marque. Depuis, différents modèles (TF 500, 3, 6…) se sont succédés sur le seul marché britannique. Désormais, la marque vise une présence sur le continent européen avec un SUV électrique, le ZS EV. Le style ne choque pas, tout comme la qualité des finitions et présentations. Une MGA présente sur le stand est là pour tenter de conserver une certaine filiation historique.

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Avant l’arrivée de Ferrari dans la danse, c’est Aston Martin qui signe son premier SUV appelé DBX.

Aston Martin est présent avec son SUV DBX au sein de l’exposition Dream Cars. La marque ne pouvait faire autrement que de proposer un véhicule de luxe sur ce segment mais… le succès sera-t-il au rendez-vous ? Le Bentayga de Bentley n’a pas développé les ventes de son constructeur et le DBX pourrait connaître une destinée semblable. A l’heure où la marque a investi des sommes colossales pour le produire, un échec pourrait être fatal. De nombreuses rumeurs font actuellement état d’une entrée de Geely (déjà propriétaire de Volvo, Polestar et… Lotus) au sein du capital.

Les japonaises

Peu de choses à se mettre dans l’œil sur le stand Toyota, hormis la récente Supra, développée en collaboration étroite avec BMW. Chez Nissan, c’est la toute nouvelle Juke qui est dévoilée en première mondiale. Elle conserve ses grands phares circulaires à l’avant comme signe distinctif, à défaut d’être un prix de beauté. Et quel dommage que l’original rangement à bouteilles du pare- chocs avant de la version originale n’ait pas été reconduit !

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Une citadine 100% électrique chez Honda, l’idée est cohérente mais le résultat n’est pas donné.

Première belge de la « e » chez Honda. Son style rappelle les petites N des années 70 mais dans une interprétation moderne et technologique. Deux puissances seront disponibles, 136 et 154 ch, pour une autonomie d’environ 220 km. Mazda dévoile à Bruxelles le MX30, le tout premier véhicule électrique de la marque. Toujours inscrit dans le style « Kodo », il offre des portes arrière antagonistes et fait appel à différents matériaux végétaux et durables pour sa fabrication.

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Avec son MX30, Mazda s’annonce sur le marché des véhicules 100% électriques mais en tentant de minimiser le poids quitte à amoidrir l’autonomie.

Son moteur électrique de 143 ch est associé à une batterie Lithium Ion de 35 kWh seulement, dont l’autonomie devrait être de 200 km. Le constructeur n’est pas partisan des batteries lourdes car elles induisent une consommation d’énergie plus importante pour simplement déplacer le véhicule ainsi équipé. Par ailleurs, le bilan environnemental de la voiture devrait en être meilleur. Afin d’augmenter l’autonomie, Mazda travaille à l’adjonction d’un moteur rotatif à la chaîne cinématique de la MX 30. Chez Subaru, ce sont deux nouvelles versions hybrides du XV et du nouveau Forester qui sont mises en avant. Un moteur 2 litres boxer de 150 ch est associé à une boîte de vitesses à variation continue dans laquelle est intégré un moteur électrique de 16,7 ch.

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Chez Subaru, on préfère miser sur l’hybridation douce avec le Forester e-Boxer.

Celui-ci est actif jusqu’à 40 km/h puis les deux moteurs peuvent se combiner ou le moteur thermique être le seul en fonctionnement. Toujours adepte de la transmission intégrale, la marque devrait présenter prochainement une Impreza hybride. Par ailleurs, la collaboration avec Toyota se poursuit ;  une seconde génération de BRZ- GT 86 devrait voir le jour au cours de l’année prochaine. Elle s’appellerait désormais « GR 86 » chez Toyota (pour Gazoo Racing) et adopter un boxer de 2,4 litres avec turbo. Voilà de quoi réjouir les amateurs de petites sportives qui ont toujours reproché à ce duo d’être un peu juste en puissance. (Texte: Dimitri Urbain)

So British !… Exposition temporaire à Autoworld par Dimitri Urbain

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La période des fêtes n’est pas la plus propice pour les activités extérieures. Voici déjà plusieurs années qu’Autoworld nous propose une exposition thématique durant la trêve hivernale. Cette année, c’est l’automobile et la moto anglaises qui sont à l’honneur. A l’heure où le Brexit est sous les feux de l’actualité, c’est une excellente occasion d’aller se réchauffer tout en se rinçant l’œil !

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Les Britanniques n’ont pas inventé l’automobile… certes ! Mais ils ont toujours fait preuve d’inventivité et d’un certain génie pour développer des engins hors- normes, bien à eux. Aujourd’hui encore, ce que l’on nomme cottage industry, l’artisanat, est très présent dans le monde automobile insulaire. Il ne manque pas d’artistes pour vous concocter une petite sportive sympathique dans une cabane de jardin ou pour motoriser un canapé !

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Il sera toujours possible de reprocher aux organisateurs d’avoir fait l’impasse sur tel ou tel modèle ou telle marque en fonction des goûts de chacun. Cependant, n’oublions pas les contraintes d’espace ou de disponibilité des véhicules ! Le plateau est très varié et néanmoins complet, avec des engins de qualité. A titre personnel, nous aurions bien aimé voir la Sinclair C5 faire partie de l’expo plutôt qu’être reléguée dans un coin, ou la trois roues Bond ou Reliant, ainsi qu’une Scimitar ou encore une Gilbern. Néanmoins, le panorama est assez complet, de l’après- guerre à nos jours.

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C’est la Jaguar E d’Austin Powers, entièrement recouverte de l’Union Jack (le drapeau de la Grande Bretagne) qui vous fait de l’œil dès l’entrée. Un peu plus loin, sur fond de circuit de Goodwood, vous pourrez découvrir des Jaguar de compétition, des années 50 à 80, ainsi qu’une Bentley XP8 du Mans. Une fois à l’étage, la recréation de rues typiques de Londres est assez saisissante. Ajoutez-y une sirène au loin et des bruits de moteurs, des odeurs et on s’y croirait vraiment. L’idée d’un embouteillage d’anciennes dans la City a quelque chose d’assez magique et rappelle de nombreuses séries et films des années 60-70.

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L’expo est articulée sur quatre thématiques : old school (vieille école) avec de nombreuses sportives, anciennes et actuelles : AC Ace ; Austin Healey 100/4 ; Ariel Atom, Mc Laren F1 ou encore Bentley GT3 R. Let’s race (en course) fait la part belle à des engins plutôt orientés « grand tourisme » comme la Jaguar Type E, la Daimler SP 250 ; la Jowett Jupiter ou en la Gordon Keeble. De belles démonstrations du génie automobile britannique. Les Lotus Seven et Elan S4, la Mini Morris ; la Marcos 3 litre ou encore le Range Rover Classic font, elles, partie des swinging sixties, (les joyeuses années 60) au même titre que la mini-jupe de Twiggy.

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Viennent ensuite the dark days, (les jours sombres), avec des voitures plus récentes produites dans des périodes agitées, notamment chez British Leyland : Rover SD1 2600, Triumph Dolomite Sprint ou encore Rolls- Royce Silver Cloud III. Les productions actuelles sont également présentes, de la Mini Cooper JCW à la McLaren P1 en passant par les Bentley Continental GT ou la Rolls Royce Silver Wraith. Les amateurs de 2 roues y trouveront également leur bonheur, entre les Royal Enfield Meteor Minor, les Norton Commando ou encore les célèbres Triumph Bonneville, Tiger ou Thunderbird. Placées au milieu des voitures, les Vincent ou Velocette Venom ne demandent qu’un coup de kick pour nous régaler. (Texte et photos légendées: Dimitri Urbain)

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L’exposition est accessible jusqu’au 26 janvier prochain.

Pour plus d’informations :

www.sobritish.be ou www.autoworld.be

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La Jaguar XK 120, une ligne à couper le souffle toujours aussi belle…
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Austin Princess. Cette très sérieuse et spacieuse berline a été très utilisée par des sociétés de pompes funèbres.
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Gordon Keeble, le mariage des lignes italiennes, d’un V8 américain et du savoir-faire britannique. Un grand tourisme pour amateurs éclairés.
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E Type et Aston martin DB4, le charme des swinging sixties dans sa plus belle expression.
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AC Ace. Ces lignes sensuelles n’attendaient qu’un moteur plus puissant… Carroll Shelby va l’ensorceler en y montant des V8 de 4,7 puis 7 litres !
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Jowett Jupiter. Chant du cygne de la marque, cette sportive est équipée d’un moteur à plat et s’est couverte de gloire au Mans, y remportant sa classe en 1950, 51 et 52.
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La gracile Lotus Seven. Près de 60 ans après sa sortie, la recette fait toujours autant merveille ! Le secret ? La légèreté ! Caterham continue à la produire, modernisée mais fidèle à l’esprit de Colin Chapman.
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Morgan Three-wheeler ! Oui, ça roule, ça freine et c’est même homologué. La prestigieuse marque britannique a renoué avec ses débuts et offre un engin unique, bourré de charme et d’histoire.
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Triumph TR2… ou comment séduire par des lignes évocatrices ! Elle fait partie des nombreux cabriolets produits en Grande Bretagne après la guerre, aux côtés des MGA et MGB ou autres Sunbeam Alpine. Etonnant que ce pays réputé pour la grisaille de sa météo ait été un des plus prolifiques en matière de cabriolets.

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Lorsqu’Abarth sauve le Salon de Genève par Dimitri Urbain

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Les mauvaises langues diront qu’il fallait bien « meubler » suite à l’absence de plusieurs constructeurs. Mais ne boudons pas notre plaisir, l’exposition célébrant les 70 ans d’Abarth vaut réellement le détour et d’aucuns diront que c’est là que se trouvent les plus belles voitures du salon! Retour en images sur quelques œuvres d’art et le retour du style néo-rétro.

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Après la guerre, Carlo Abarth collabore au projet Cisitalia. Lors de son arrêt, en 1949 , il se retrouve avec 5 voitures de course. L’une de ces monoplaces est recarrossée en berlinette chez Vignale et c’est un véritable chef d’œuvre. L’Abarth 204A devient 205 en 1951 et demeure l’une des plus belles voitures de cette époque. Et si les 82 ch de son moteur paraissent aujourd’hui bien modestes, il en allait tout autrement à l’époque.

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Produit entre 1957 et 1958, cet élégant spider 750 reçoit une carrosserie signée Zagato. Au début, Abarth n’est pas satisfait du résultat, trouvant les proportions déséquilibrées entre l’avant et l’arrière. Il se tourne vers Allemano et Michelotti pour revoir la copie. Destinée au marché américain, la voiture est malheureusement très chère et ses ventes limitées.

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Parmi les dérivés de la Fiat 500, l’Abarth 500 GT Zagato de 1958- 59 est l’une des plus réussies, même si ce type de carrosserie convient mieux à un véhicule plus long.

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Cette jolie Abarth 595 SS  de 1970 est véritablement LE modèle emblématique du sorcier turinois. Ses 130 km/h permettront à plus d’un pilote amateur de briller en compétition. C’est bien évidemment le modèle le plus célèbre de la marque au scorpion qu’elle porte fièrement sur son capot avant.

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Dérivée de la Fiat 600, l’Abarth 1000 Gr.V date de 1968. Elle est équipée d’une culasse spécifique avec chambre de combustion hémisphériques et de conduits d’admission et d’échappement séparés qui permettent de disposer de 95 ch sous le pied droit. La carrosserie se pare d’un imposant pare-chocs/spoiler avant et le capot moteur reste ouvert à l’horizontale pour assurer le refroidissement. Toute une époque!

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Cette 1000 Bialbero (double arbre à cames en tête) de 1960 est l’évolution ultime de ce petit coupé carrossé par Zagato né en 1958. Il peut être également monté avec des moteurs 700 et 850 cm3.

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La 1300 GT de 1962 est réalisée en collaboration avec SIMCA, constructeur très proche de FIAT. Son moteur est dérivé de celui de la SIMCA 1000 et reçoit une culasse double arbre à cames en tête avec deux carburateurs double corps. Les 125 ch n’ont aucun mal à propulser les 630 kg de l’engin à 230 km/h! Elle est vendue plus de trois fois le prix d’une 1000 de base!

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La barquette Abarth 1000 SP date de 1966. Elle est équipée d’un moteur 4 cylindres double arbre dérivé de celui de la Fiat 600 contemporaine. Alimenté par deux Weber 40 DCOE, il développe 105 ch et propulse l’engin de 480 kg à 220 km/h.

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Réalisée intégralement chez Abarth en 1960, la 700 était conçue pour prendre part aux 24 Heures du Mans. Légère, 410 kg, ses 75 ch étaient suffisants pour l’amener à un bon 200 km/h et espérer damer le pion aux DB Panhard 750. Finalement, elle ne passera pas le cap des vérifications techniques pour une sombre histoire de position du réservoir.

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La barquette 2000 SE010 date de 1968 et dispose de pas moins de 250 ch. Elle s’illustre sur différents circuits à partir de la saison 1969, une fois les 25 exemplaires imposés par les règlements de l’époque ayant été produits.

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Chant du cygne de la marque en catégorie Sport Prototype, la SE 020 est équipée d’un moteur central 2 litres de 260 ch.

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Une Fiat 500 de record s’adjuge six records mondiaux de vitesse sur la piste de Monza entre le 13 et le 20 février 1958, tournant à une moyenne de 108,252 km/h. Abarth présente alors une 500 de record à châssis tubulaire et carrosserie aérodynamique qui signe à son tour 17 records début octobre 1958 et atteint 165 km/h.

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Dérivée de la FIAT 600 en 1956, cette monoplace reçoit une carrosserie aérodynamique signée Franco Scaglione et fabriquée chez Bertone. D’abord rouge, elle s’adjuge le record des 24 H en catégorie H les 17 et 18 juin 1956 avec 3.743, 642 km couverts à une moyenne de 155,985 km/h. Quelques jours plus tard, repeinte en gris métal, elle est remotorisée en 500 et puis en 800 cm3, toujours dérivés du moteur de la FIAT 600, et s’adjuge d’autres records dans les classes G et I.

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L’OT 2000 Coupé de 1966 est bien évidemment dérivée de la FIAT 850 coupé. Elle est équipée d’une version 2 litres de 185 ch du moteur qui équipe la Simca Abarth 2000 GT. La roue de secours faisant office de partie centrale du pare-chocs avant s’est imposée parce qu’il fallait bien caser les radiateurs de liquide de refroidissement et d’huile quelque part! Elle atteint 240 km/h en pointe.

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Certainement l’une des plus belles Abarth… le coupé 2400 est dessiné par Giovanni Michelotti et carrossé chez Allemano. Datant du début des années 60, il représente alors une incursion de la marque dans le grand tourisme.

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Les lignes inimitables de la Lancia Stratos ont été réactualisées. Signée Bertone, l’originale a remporté le titre mondial des rallyes en 1974, 75 et 76. La version contemporaine est motorisée par un V8 Ferrari (celui de la 430), seuls 25 exemplaires verront le jour. Elle est assemblée à Turin par la société MAT.

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Gio Ponti est l’un des plus grands architectes italiens du 20ème siècle. Outre des bâtiments, du mobilier et différents objets, il s’est également essayé à l’automobile. Son prototype « Linea Diamante », dessiné en 1953, a vu le jour récemment. Moderne pour son époque, les surfaces vitrées latérales présentent une grande surface. Le traitement des volumes n’est pas sans rappeler la… Wendax allemande de la fin des années 40 et les Renault 4, 6 et 16.

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Enfin une voiture électrique qui est cool? La Nobe a vu le jour en Estonie. Elle est disponible en deux versions qui se différencient par leur autonomie (210 ou 260 km) et leur vitesse de pointe (110 ou 130 km/h). Les prix varient de 37.000 à 47.000 €… pas donné mais très original! Esthétiquement, elle rappelle une Frisky Family Three anglaise de 1958 qui aurait croisé une Saab 93. (Texte: Dimitri Urbain – Photos: DU et BL)

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