Autoworld célèbre les 110 ans de Maserati. Du 20 décembre 2024 au 23 février 2025, on ne peut que vous encourager à découvrir une exposition unique constituée de plus de 40 Maserati en collaboration avec Alfieri Magazine, Classiche Masters, ACG Maserati Gent & Brussels, Cadycars Ypres sans oublier le célèbre Umberto Panini Motor Museum. L’exposition retrace l’histoire fascinante de Maserati, fondée en 1914 par les frères Alfieri, Carlo, Bindo, Mario, Ettore et Ernesto Maserati. On a rarement vu une aussi belle concentration de Maserati avec quelques modèles véritablement exceptionnels ! Partons à la découverte de ces trésors en quatre épisodes…

Maserati Tipo 26M 1926
C’est à l’hiver 25/26 du siècle passé que fut réalisé le dessin et la construction de la première Maserati, un modèle de compétition identifiée sous le numéro 26 en référence à sa date de naissance. Alfieri Maserati y plaça son 8 cylindres en ligne avec commande de distribution à deux arbres à came en tête, mais à la cylindrée de 1,5 litres pour correspondre aux nouvelles règles établies par les autorités pour les courses internationales de l’époque. Le 25 avril 1926, Alfieri termina 8e de la Targa Florio, premier de la classe 1500cc. 11 exemplaires sont sortis des ateliers Maserati entre 1926 et 1932. Et son palmarès ne cessa de s’enrichir grâce aux clients-pilotes qui remportaient des épreuves locales tous les week-ends.

Maserati A6 1500 Pinin Farina 1947
Dévoilée au Salon de Genève en 1947, la Maserati 1500 Gran Turismo, également connue sous le nom d’A6 1500, est la première voiture de tourisme de Maserati. Elle est un exemple typique de l’innovation d’après-guerre et de l’artisanat italien, marquant la transition de la marque de a course automobile aux véhicules de grand tourisme luxueux. Dotée d’un châssis tubulaire en acier et d’une suspension avant indépendante, elle témoigne d’une ingénierie avancée pour l’époque. Avec seulement 61 unités produites, l’A6 1500 demeure une pièce rare et importante de l’histoire de l’automobile.


Maserati 250 S 1957
Au début des années 50, la réglementation pour les courses de voitures de sport fut radicalement changée, ce qui a incité les constructeurs à s’adapter rapidement. La réponse de Maserati s’est soldée par une série de voitures de sport à 4 cylindres : la 150S, la 200S et finalement, la 250S. La voiture exposée était à l’origine une Tipo 53/150S carrossée par Fiandri, et vendue en mai 1956au Belge Georges Berger. Après un accident à Francorchamps en 1957, la firme italienne a fait passer le châssis #1660 à la norme 200S avec le moteur et la carrosserie #2411, un mulet d’usine redondant, et l’a renumérotée en conséquence. Elle a été transformée en 250 SI en 1992 par Jeremy Agace, basé à Monaco qui l’a ensuite vendue à son propriétaire actuel, le collectionneur et pilote belge, Marc Devis.


Maserati 3500 Vignale Spyder 1960
Nombreux sont les carrossiers qui ont exercé leur talent sur le châssis de la 3500 GT. Allemano, Bertone et Frua ont proposé leurs propres interprétations du coupé, tandis que Touring et à nouveau Frua faisaient de même pour le cabriolet. Toutefois, c’est Vignale qui se voit confier la fabrication du cabriolet que Maserati décide de produire en 1961.

Baptisé Spyder et présenté au salon de Paris de 1960, il doit sa ligne à Giovanni Michelotti. Construit sur un empattement raccourci de 10 cm (et doté de freins à disques à l’avant), il est alors considéré comme le précurseur d’une version plus sportive du coupé. Mais celle-ci ne verra pas le jour. Le Spyder sera produit jusqu’en 1963 à 242 exemplaires.


Maserati 3500 Vignale Spyder 1961
Dérivé du 6 cylindres de compétition de la Maserati 350 S, le superbe six cylindres à deux arbres à cames en tête et double allumage a été étudié par Giulio Alfieri. Il nous gratifie de son chant à la sonorité rauque et grave qui se mue, au-delà de 3500 tr/mn, en un grondement de tonnerre libéré par les deux énormes échappements. Rond et onctueux, ce moteur plein de ressources brille par sa souplesse et constitue, avec son design, l’atout majeur de la voiture. Favorisé par une longue course, le couple de 32 mkg offre à la mécanique une large plage d’utilisation. Cette remarquable disponibilité participe grandement au plaisir que l’on éprouve au volant de la 3500 Spyder. Ainsi, en quatrième, le 6 cylindres de Modène repart franchement dès 2000 tr/mn. C’est à partir de 3000 tr/mn que sa puissance se manifeste avec force, l’accélération s’avérant impressionnante à 4000 tr/mn. Grâce à ses 220 ch, la Maserati peut prétendre à une vitesse de pointe de l’ordre de 230 km/h.


Maserati Ghibli 1967
La Maserati Ghibli dévoilée au Salon de Turin en 1966, a été conçue par le légendaire Giorgetto Giugiaro durant son passage chez Ghia. Avec son allure agressive, la Ghibli a captivé l’imagination du monde automobile de l’époque tout en établissant de nouvelles normes en matière de performance et de luxe à la fin des années 60.

Destinée au marché international, la Ghibli a acquis une clientèle fidèle, notamment aux Etats-Unis, où sa combinaison unique entre le style italien et la puissance d’un V8 a séduit les acheteurs fortunés. Des personnalités comme Henry Ford II ont fait partie de ceux qui ont apprécié les charmes de la Ghibli. Entre 1966 et 1973, Maserati en a produit 1.170 exemplaires, ce qui témoigne de sa popularité et de son attrait durable.

Maserati Mistral Coupé 1968
Produite entre 1963 et 1969, c’est la première Maserati à porter le nom d’un vent. Dernier modèle à être équipé du célèbre moteur à six cylindres en ligne, cette voiture a de grand tourisme à deux places était disponible en configuration coupé et spyder répartis en 828 coupés et 124 spyders fabriqués au cours de sa production. Le design épuré et aérodynamique est dû à Pietro Frua. La voiture est notamment dépourvue de calandre traditionnelle, les prises d’air étant ingénieusement intégrées sous le pare-chocs avant, ce qui lui confère une allure nette et moderne.

Maserati Indy 4200 America 1971
Produite de 1969 à 1975, elle reçut son nom en l’honneur des victoires de Maserati aux 500 Miles d’Indianapolis en 1939 et 1940. Cette fastback élégante à quatre places est construite sur une plateforme raccourcie de Quattroporte et fut conçue par Virginio Vairo de la Carrozzeria Vignale. Un vaste compartiment à bagages est accessible par un couvercle de coffre de type Hatchback. Cette combinaison de performance et de praticité a fait de l’Indy un choix populaire, avec une production totale de 1.104 unités. En 1971, l’Indy America a été introduite sur le marché avec des mises à jour touchant au design du tableau de bord.

Maserati Bora 4900 1982
Cette GT à moteur central de première génération a été conçue par Giorgetto Giugiaro d’Italdesign. Elle a été produite de 1971 à 1978. Son nez bas, ses phares escamotables et son toit en acier inoxydable contribuaient à réduire sa masse visuelle. Un compartiment moteur recouvert de verre met en valeur son 4.7 V8 monté longitudinalement (310 ch), la transmission ZF étant enchâssée à l’arrière. Son cockpit innovant est tout aussi moderne avec de longs sièges en cuir, un pédalier à réglage hydraulique et une isolation phonique efficace comprenant une séparation à double vitrage avec le compartiment moteur.

Au début du cycle de production, les versions destinées au marché américain reçurent un plus gros moteur de 4,9 litres et des pare-chocs modifiés pour satisfaire aux réglementations en vigueur là-bas. En fin de production (530 exemplaires), une version européenne de cette cylindrée a été introduite.

Maserati Shamal 1992
Sous la direction d’Alejandro De Tomaso, la Maserati Shamal a été développée pour renforcer l’image de Maserati en introduisant un véhicule haute performance, combinant esthétique agressive et conception avancée. Malgré les contraintes financières imposant l’utilisation du châssis existant de la Biturbo, Marcello Gandini a conçu un design audacieux avec des arches de roue proéminentes, plusieurs prises d’air et un montant central noir distinctif servant également de barre anti-roulis. La découpe oblique de l’arche de roue arrière fait référence au travail antérieur de Gandini sur la Lamborghini Countach. Entre 1990 et 1996, Maserati a produit 369 exemplaires de la Shamal. (Sources : Autoworld, Maserati.com & Tutto Maserati par GianniCancellieri aux éditions Giorgio Nada / Photos : Victoria & Benoît Lays)

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