Librairie: Giugiaro par Luciano Greggio aux éditions ETAI

Grâce à Luciano Greggio, on se replonge avec plaisir dans le monde des carrossiers italiens du siècle passé.

Ce n’est pas le premier ouvrage consacré au célèbre designer italien à paraître chez ETAI mais redécouvrir différents modèles créés dans les célèbres ateliers turinois apporte un vent de nostalgie régénérant. L’auteur italien Luciano Greggio est particulièrement prolifique puisqu’on lui doit d’autres livres consacrés à Bertone, Abarth, Zagato, Touring, Pininfarina ou encore Vignale.

La Fiat Punto signée Giugiaro a marqué un jalon dans la collaboration du designers italien avec la maison turinoise.

C’est un déroulé chronologique que choisit le journaliste transalpin pour revenir sur la carrière de l’un des dessinateurs les plus prolixes de sa génération. Sa vie est découpée en tranches annuelles où l’on se replonge évidemment, dans sa jeunesse et une succession de modèles très souvent inspirés. Ensuite, à travers des photos souvent inédites, on découvre, en détail, les modèles dont il était question dans les lignes précédentes. Ses débuts chez Bertone sont déjà révélateurs de son brillant avenir avec des modèles très typés comme l’Aston-Martin Jet ou encore la Testudo basée sur une Chevrolet Corvair.

Giorgetto Giugiaro aux côtés de la Volkswagen Golf I.

Au milieu des années 60, Giugiaro signe un bref passage chez Ghia où il dessine, entre autres, les très clivantes Maserati Ghibli et De Tomaso Mangusta. En 1968, Giugiaro décide de voler de ses propres ailes et crée Ital Design. Si les prototypes extravagants se succèdent, on lui doit également l’Alfasud qui sera un véritable succès commercial pour la marque d’Arèse mais surtout la première Volkswagen Golf de 1974. Par la suite on peut citer la BMW M1, l’Audi 80, la Maserati Quattroporte ou encore la Lancia Delta.

L’Alfa Romeo Brera fait partie de ses garndes réussites.

Dans les années 80, son spectre s’élargit à certains constructeurs asiatiques mais il reste un acteur central de la dynamique italienne en signant la Fiat Panda, la Fiat Uno ou encore la trilogie Fiat Croma, Lancia Thema et Saab 9000. Trois berlines basées sur la même plateforme mais aux personnalités bien différentes selon le logo qui orne le capot. A la fin des années 90, Daewoo, Lexus ou encore Bugatti s’en remettent à Ital Design pour le dessin de leurs modèles. Malheureusement, de plus en plus de constructeurs créent leur propre studio de design et le maître italien éprouve bien des difficultés à conserver l’entièreté de ses activités lors du passage au nouveau millénaire.

A travers ses 208 pages, ce livre reprend largement tous les concepts et les modèles ayant marqué l’oeuvre prolifique du grand Giugiaro.

On lui doit encore les Alfa Romeo 159 et Brera, la Suzuki SX4 ou encore la Fiat Croma de 2005 mais en 2011, Volkswagen fait l’acquisition d’Ital Design ce qui permet à la société de Moncalieri de sauver ses bureaux d’étude et de poursuivre ses activités sous la coupe d’un grand groupe automobile. A 80 ans, Giorgetto a pris du recul mais il n’hésite pas à donner son avis sur le design automobile actuel lorsqu’on le sollicite.

Fiche Technique

  • Date de parution : 20/05/2020
  • Nombre de pages : 208
  • Auteur : Luciano Greggio
  • EAN 13 : 9791028304508
  • Editeur : ETAI ALBUMS
  • Format : 240X27 mm
  • Nombre d’illustrations : 355

La bibliothèque idéale du Rédacteur Automobile : Fiat Panda- la voiture à malices ! par Dimitri Urbain

Panda 1
Anguleuse, toute en lignes droites et avec son pare-brise plat, la Panda représente la vision de Giugiaro d’une voiture basique et minimale destinée aux années 80.

La collection « de mon père » des Editions E.T.A.I. s’enrichit d’un nouveau volume consacré à une petite italienne qui traverse le temps sans prendre une ride. Signé Aurélien Charle, cet ouvrage consacré à la Fiat Panda ravira ceux qui l’ont connue, possédée et ceux qui en rêvent… encore ! (Texte: Dimitri Urbain)

Conçue par Giugiaro dans les années 70, la Fiat Panda connaît une très longue carrière, étalée sur pas moins de 23 ans.  L’auteur retrace son parcours en quelques 120 pages et 12 chapitres. Depuis sa genèse, jusqu’à ses versions plus chic ou 4X4, électrique, les innombrables séries spéciales ou encore la cousine Seat Marbella, elles y sont toutes. La Panda s’inscrit dans la tradition FIAT des petites voitures intelligentes signées Dante Giacosa, les Topolino et 5OO. Après les rondeurs de cette dernière, elle est toute en lignes droites et en angles.

Panda 2
Le rapport encombrement extérieur/ espace intérieur est excellent et des adultes peuvent prendre place à l’arrière sans trop de difficultés.

Elle représente une sorte de voiture « minimale », avec des sièges très fins, un tableau de bord courant sur toute la largeur de l’auto (et entièrement recouvert de tissu) et regorge d’astuces : banquette transformable en hamac ou encore le cendrier déplaçable. Ce n’est pas pour rien que la publicité en faisait une « voiture à malices » ! Au fil des millésimes, elle se fera beaucoup plus chic, avec des teintes métallisées, un intérieur plus cossu ou… des jantes en alliage. Sa version 4X4, développée en collaboration avec Steyr- Puch en Autriche, en fait toujours aujourd’hui un engin irremplaçable pour de nombreux montagnards. Un chapitre est également consacré aux cousines espagnoles SEAT. Sa version utilitaire Terra a d’ailleurs connu un énorme succès en Belgique, dans les années 80.

Panda 3
Au fil des saisons, la Panda se mue en voiture chic destinées aux dames des beaux quartiers etpeut recevoir différentes teintes métallisées, des jantes en alliage et des finitions intérieures plus cossues.

Il était à la fois bon marché et doté d’un espace de chargement très important. Soulignons également un chapitre consacré à des versions méconnues comme la Van, l’Emelba ou les créations de carrossiers transalpins comme Moretti ou Boneschi… sans parler des versions de plage ou à 6 roues ! En annexe, tous les numéros de châssis par type et modèle, voilà qui est utile afin d’identifier une voiture. Certainement l’un des meilleurs volumes de cette série et le seul ouvrage en français consacré à la Panda et ses dérivés. A se procurer absolument !

La Fiat Panda de mon père 1980-2003, Aurélien Charle, Editions E.T.A.I., Antony, France. ISBN 979-10-283-0341-9, prix : 29,90 €.

Panda 4
Déjà un collector ! La Panda 4X4 est un engin assez unique disposant de capacités de franchissement très honorables pour son gabarit. De nombreux exemplaires sont toujours utilisés au quotidien dans les zones montagneuses en Italie, en France ou en Suisse…

Nouveauté : l’AMG-GT entre dans la famille des Black Series

Die absolute Spitze der GT-Familie: Der neue Mercedes-AMG GT Black SeriesThe absolute pinnacle of the AMG GT family: The new Mercedes-AMG GT Black Series
L’AMG-GT fait son arrivée au sein de la famille des véhicules extrêmes du label, les fameuses Black Series!

Depuis 2006, Black Series désigne chez Mercedes-AMG des voitures d’exception qui ne sont pas développées pour disparaître dans un garage de collectionneur mais, malgré leur homologation pour la route, pour donner le meilleur d’elles-mêmes sur les circuits. Conçue dans la plus pure tradition des véhicules de la marque, l’AMG GT Black Series pose de nouveaux jalons : il s’agit du plus puissant modèle AMG animé par un moteur V8 de série.

Pour ce faire, les motoristes d’Affalterbach ont encore amélioré le 4.0 litres biturbo de 4 litres malgré des qualités déjà très appréciées telles que son déploiement de puissance ou sa courbe de couple. Le cahier des charges exigeait nettement plus de puissance que le modèle de pointe de la gamme AMG GT, une réactivité et une agilité en hausse mais également d’excellentes montées en régime.

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Le V8 de 4.0 litres de cylindrée à reçu un vilebrequin plat. De quoi l’aider à atteindre les 730 ch revendiqués, faisant de ce bolide, le plus puissant des AMG jamais construits.

Différentes conceptions des moteurs V8

Lors de la conception d’un moteur V8, les ingénieurs disposent d’une importante latitude dans l’agencement des coudes sur le vilebrequin. Cette disposition a un impact sur les caractéristiques du groupe motopropulseur. Dans les moteurs V8, on trouve deux variantes : le « vilebrequin en croix » avec une disposition à 90° des manetons des quatre paires de cylindres (« Cross Plane »), utilisé par AMG dans tous ses précédents moteurs V8, ou le « vilebrequin plat » avec un calage à 180° des manetons disposés à plat sur une surface commune (« Flat Plane »).

En observant un vilebrequin en configuration « Cross Plane » de face, on reconnaît la croix qui lui donne son nom. Ces vilebrequins ont l’avantage d’offrir une grande régularité de marche et un couple élevé à bas régime. Autre signe de reconnaissance du moteur V8 « Cross Plane » : sa sonorité caractéristique. Pour exploiter la cylindrée et donc le potentiel de puissance du moteur V8 biturbo de 4,0 litres de manière optimale, les motoristes AMG ont transféré le côté échappement à l’intérieur du V formé par les deux rangées de cylindres.

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C’est évidemment sur circuit que la Mercedes-AMG GT Black Series aura à coeur de s’exprimer le plus souvent. 

Une autre possibilité d’augmenter la puissance est d’utiliser un vilebrequin plat. Celui-ci se présente sur le moteur V8 « Flat Plane » comme le modèle implanté sur un quatre cylindres en ligne – à l’exception des manetons plus larges sur le moteur V8 supportant deux bielles. Sur le « Flat Plane », l’allumage passe d’une rangée de cylindres à l’autre, ce qui améliore encore le renouvellement des gaz. La séquence d’allumage caractéristique avec calage du vilebrequin à 180° est 1-8-2-7 4-5-3-6. Dans le système d’échappement et côté admission, il en résulte des colonnes de gaz à progression régulière par oscillation dont les résonances peuvent être facilement utilisées pour accroître la puissance. Son principal avantage : une agilité et une réactivité encore en hausse.

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Le travail aérodynamique est particulièrement bien visible sur cette vue aérienne.

Le moteur V8 le plus puissant de Mercedes-AMG

Le nouveau moteur du GT Black Series est certes dérivé du moteur V8 biturbo AMG de 4,0 litres avec lubrification par carter sec, mais il s’est vu attribuer le nouveau code interne M178 LS2 en raison des nombreuses modifications dont il a fait l’objet. Il délivre 730 ch entre 6.700 et 6.900 tr/min et fournit un couple maxi de 800 Nm à 2.000-6.000 tr/min. Les nouveaux arbres à cames et collecteurs d’échappement sont adaptés à la nouvelle séquence d’allumage et améliorent encore le renouvellement des gaz.

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Il faudra posséder un sérieux bagage de techniques de pilotage pour dompter cet engin unique en son genre.

Les deux turbocompresseurs Twin-Scroll sont montés sur roulements sur le modèle de pointe de l’AMG GT Coupé quatre portes pour une réactivité encore optimisée. Sur le modèle Black Series, les compresseurs sont cependant dotés de roues élargies de manière à acheminer au total 1.100 kg d’air par heure. A titre de comparaison, le débit est de 900 kg/h sur l’AMG GT R. Le régime maximal en continu de 7.000 tr/min n’est pas critique, à partir de 7.200 tr/min, le régime est bridé. Et les refroidisseurs d’air de suralimentation surdimensionnés veillent à ce que la température de l’air de suralimentation reste dans la meilleure plage possible.

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Le label Black Series est enfin venu s’accoler aux ailes de l’AMG GT!

0-200 km/h en moins de neuf secondes

Quelle est l’action du moteur sur l’AMG GT Black Series ? Il lui confère un caractère complètement unique, ce qui se reflète non seulement dans son déploiement de puissance, mais aussi dans sa sonorité très particulière. Et il lui permet d’annoncer des performances routières très impressionnantes : la biplace se propulse à 100 km/h départ arrêté en 3″2 et à 200 km/h en neuf secondes. La vitesse de pointe est de 325 km/h.

Boîte de vitesse AMG modifiée

La puissance est transmise aux roues arrière par la boîte de vitesses double embrayage à sept rapports SPEEDSHIFT DCT 7G AMG implantée à l’essieu arrière en position Transaxle, comme sur tous les modèles AMG GT, pour une optimisation du poids. Celle-ci a été modifiée pour une utilisation sur l’AMG GT Black Series et adaptée à un régime plus élevé de 800 Nm. Les limites actuelles en matière de performances de transmission et de temps de réponse ont été nettement repoussées et ainsi encore optimisées pour les circuits.

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Avec 325 km/h annoncés en vitesse maximale, l’AMG GT Black Series aura besoin d’une belle ligne droite pour s’exprimer pleinement.

Il en résulte globalement une nette différence en termes de comportement routier car non seulement la réactivité de la pédale de frein et du moteur a été réglée pour une agilité maximale, mais aussi les programmes de changement de rapport, le comportement au démarrage et les passages de rapports. Le démarrage en mode « Race Start » est désormais encore plus impressionnant, grâce au régime de démarrage plus élevé, à la régulation plus fine du patinage des roues et aux pneus sport adaptés aux circuits.

Un aérodynamisme abouti pour une dynamique de marche hors pair

L’aérodynamisme très étudié contribue pour une large part à une dynamique de marche élevée et une excellente tenue de route sur les circuits rapides, mais pas uniquement. Comme sur l’AMG GT R et l’AMG GT R PRO, les experts de l’aérodynamique ont travaillé en étroite collaboration avec les designers pour que le modèle Black Series soit conforme à la devise « Form follows function ».

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Le diable se cache dans les détails. En termes d’aérodynamique, la GT Balck Series a été particulièrement étudiée.

Le lien de parenté avec les voitures de course AMG GT3 et AMG GT4 est visuellement et techniquement plus évident que jamais. Tout commence d’abord par la nouvelle prise d’air de radiateur nettement élargie directement issue du modèle de course AMG GT3. La calandre est ornée d’une baguette verticale dans le ton Dark Chrome. Les radiateurs de passages de roues étant parcourus par le flux d’air juste au dessus de la prise centrale, les deux prises d’air extérieures supplémentaires dans la jupe avant ont pu être supprimées. Des ailettes en forme de faucille optimisent ici le flux d’air qui améliore non seulement la portance négative à l’essieu avant, mais aussi le refroidissement des freins. Les mini-déflecteurs dirigent le flux de manière ciblée vers les roues. En complément des ailettes devant les roues, le coefficient de pénétration dans l’air a ainsi pu être abaissé et la portance négative accrue. Le splitter avant en carbone apparent peut être réglé manuellement sur deux niveaux (Street et Race – Race étant exclusivement réservé à une utilisation sur circuit) et donc adapté aux exigences des différents trajets.

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Son aileron arrière à deux étages impressionne lui aussi.

Concept d’aileron arrière à deux étages

La nouvelle jupe arrière avec diffuseur grand format, les deux caches extérieurs des doubles sorties d’échappement rondes à gauche et à droite, les ventilations latérales des passages de roues et le concept d’aileron novateur marquent de leur empreinte la partie arrière. Les deux éléments de l’aile réalisés en carbone peuvent être déplacés mécaniquement et adaptés à différentes conditions de circulation. Le deuxième profilé ouvrant implanté plus bas est de conception plus compacte et plus étroite afin d’optimiser l’écoulement de l’air à l’avant. Elaborés dans le cadre de multiples simulations, les supports d’aile très légers mais robustes en carbone noir mat accentuent également l’efficience aérodynamique du véhicule. Ils sont vissés au hayon arrière lui aussi décliné en carbone noir.

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L’électronique de la voiture s’adapte logiquement à l’usage qui en est fait.

Quatre stratégies de pilotage différentes sont activées selon le programme choisi : AMG DYNAMICS Basic, Advanced, Pro ou Master. Dans une partie de ces stratégies, une reconnaissance de la dynamique de marche est en outre proposée, à l’exemple de Master: le flap est placé durablement en position verticale et déployé jusqu’à 250 km/h. A partir de 250 km/h, il est escamoté pour permettre d’atteindre plus rapidement la vitesse maxi grâce à une résistance à l’air réduite. Si le conducteur freine cependant à fond ou s’engage dans un virage, le flap se replace immédiatement dans sa position déployée pour optimiser le freinage et la conduite dans les virages via une portance négative accrue et une plus forte résistance à l’air. Le flap peut également être encore escamoté ou déployé par le conducteur par pression sur une touche séparée sur la console centrale.

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L’habitacle de cette biplace est marqué par l’orange qui vient surligner la beauté des finitions.

Le ton orange comme couleur contrastante exclusive

Le concept intérieur souligne la position de leader de l’AMG GT Black Series : l’équipement cuir Exclusif Nappa est associé à la microfibre sport DINAMICA dans le ton noir avec surpiqûres contrastantes orange. Le combiné d’instruments et les panneaux centraux des contre-portes de conception nouvelle allégée, dotés non plus de poignées, mais de lanières de fermeture, sont également revêtus de microfibre noire. Les autres surpiqûres contrastées orange, les inserts décoratifs en carbone noir mat et le Pack Nuit Intérieur ajoutent une touche de raffinement supplémentaire. Les sièges baquets AMG en carbone allient un faible poids et un maintien latéral optimal.

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Affichage entièrement numérique pour le pilote qui aura à sa disposition un maximum d’informations via les deux écrans. 

Ecrans avec affichages AMG spécifiques

L’AMG GT Black Series bénéficie d’une instrumentation entièrement numérique, avec un combiné d’instruments de 12,3 pouces devant le conducteur et un moniteur multimédia de 10,25 pouces sur la console centrale. L’écran du combiné d’instruments offre différents designs avec trois styles d’affichage spécifiques : « Classique », « Sport » ou « Supersport ». La vue « Supersport » avec compte-tours central permet de visualiser de nombreuses informations supplémentaires telles que la demande de montée des rapports en mode de boîte manuel (« Shiftlight »). Les visualisations sur l’écran média central offrent une perception immédiate des autres fonctions du véhicule. C’est notamment le cas des animations concernant les systèmes d’aide à la conduite, d’information véhicule et de communication.

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Les baquets AMG sont recouverts de cuir Nappa exclusif et de microfibre.

Le volant Performance AMG : pour tout piloter en un tour de main

Le volant AMG Performance est également emprunté à la gamme AMG GT. Celui-ci se distingue par un design résolument sportif, un méplat dans sa partie inférieure et une couronne aux contours accentués, ainsi qu’une commande intuitive. La couronne du volant est entièrement tendue de microfibre DINAMICA et la plaquette du volant arbore l’inscription Black Series exclusive à côté du logo AMG. Les palettes de changement de rapport au volant en aluminium permettent de passer les rapports manuellement et contribuent à une conduite encore plus sportive. Les boutons Touch-Control intégrés permettent de piloter de manière intuitive les fonctions du combiné d’instruments et de l’écran multimédia grâce à des mouvements de balayage du doigt horizontaux et verticaux.

La dotation de série comprend également les touches au volant AMG avec sélecteur rotatif rond et écran intégré, ainsi que deux touches à écran couleur en position verticale avec commutateurs. Le sélecteur rotatif droit permet de commander directement les programmes de conduite AMG. Le choix sélectionné s’affiche sur le visuel LCD couleur directement intégré au sélecteur rotatif.

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Il ne nous manque que le son pour imaginer le plaisir d’être au volant d’un tel engin.

Encore plus proche du sport auto avec l’AMG Track Package en option

L’AMG Track Package est disponible en option sur de nombreux marchés. Celui-ci inclut un système de protection antiretournement, des ceintures de sécurité 4 points pour le conducteur et le passager et un extincteur 2 kg (tous deux exclusivement réservés à une utilisation sur circuit). La cage à tubes de titane vissée du système de protection antiretournement se compose d’un arceau principal, d’une barre de fixation pour la ceinture de sécurité, de deux barres arrière et d’une croix en diagonale à l’arrière. Le système améliore encore la rigidité déjà excellente de la caisse pour influer positivement sur le dynamisme du véhicule. Il accroît par ailleurs la sécurité passive.

Les principales caractéristiques en un coup d’œil

  Mercedes-AMG GT Black Series
Moteur V8 biturbo de 4,0 litres
Cylindrée 3 982 cm3
Puissance 537 kW (730 ch) à 6 700-6 900 tr/min
Couple maxi 800 Nm à 2 000-6 000 tr/min
Transmission Propulsion arrière
Boîte de vitesses SPEEDSHIFT DCT 7G AMG
Consommation de carburant en cycle mixte 12,8 l/100 km*
Emissions de CO2 en cycle mixte 292 g/km
Catégorie de consommation de carburant et d’émission de CO2 G
Accélération de 0 à 100 km/h 3,2 s
Vitesse maximale 325 km/h

Die absolute Spitze der GT-Familie: Der neue Mercedes-AMG GT Black Series

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Essai exclusif: Jaguar F-Type R: rencontre sommitale

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Présenté en 2013, ce coupé a reçu dernièrement une grosse cure de jouvence qui lui permet de revenir au-devant de l’actualité. Extérieurement, l’évolution est assez nette avec une face avant totalement redessinée et marquée par des optiques affinées et un bouclier largement ajouré. Visuellement, c’est assez réussi et si l’auto paraît plus large, elle n’en a pas moins conservé ses cotes initiales. A l’arrière, les feux ont également été redessinés en s’inspirant cette fois du i-Pace, le premier véhicule 100% électrique produit par la firme de Coventry. (Photos: Victoria Lays)

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Dans l’habitacle, on retrouve un environnement connu depuis 2013 et si cela peut être une bonne nouvelle en termes d’habitabilité, cela en constitue une moins bonne si l’on tient compte du manque d’espaces de rangement. Les choses ne se sont guère améliorées avec ce nouveau millésime. La visibilité vers l’arrière est entravée, spectaculairement, par le déploiement de l’aileron à partir de 120 km/h. Heureusement, caméra de recul et capteurs se relayent pour vous faciliter la vie. Et puis avec la puissance dont elle dispose, la F-Type R n’a guère besoin de surveiller ses arrières.

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J’aime bien

Car c’est sous le capot, qui s’ouvre de l’arrière vers l’avant, que se cache la pièce maîtresse de cette F-Type haut de gamme. On y retrouve le fameux V8 compressé de 5.0 litres de cylindrée qui fournit, pour l’occasion, 575 chevaux au lieu de 550, comme le faisait la version spéciale SVR de l’opus précédent. Autant dire que ce moteur se révèle extraordinaire. Grâce à son couple de 700 Nm disponible dès 3.500 trs/min, il pousse à tous les régimes et offre au joli coupé anglais des performances de premier plan. Le 0 à 100 km/h est donné en 3″7 pour une vitesse maximale de 300 km/h. Tout cela se fait dans un confort digne d’une véritable GT, dans un environnement cossu et confortable. Si vous êtes moins pressé, vous pouvez également envisager le 4 cylindres de 300 ch ou encore le même V8 dégonflé à 450 ch mais avouons-le, c’est toujours un régal de disposer d’autant de puissance sous le pied droit. Malheureusement, le V6 n’est plus proposé.

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Plutôt malin

En sortant d’un Cayman GT4 totalement orienté circuit, il nous semblait difficile de s’éclater autant au volant du coupé Jaguar. Et pourtant… sans être une ballerine, poids oblige, la Jaguar nous a agréablement surpris au niveau de son comportement. On s’est même mis à douter du fait qu’il s’agissait d’une quatre roues motrices tellement le train arrière enroule les courbes ou se permet quelques gentilles dérobades en cas de remise des gaz à la one again. Alors certes, Jaguar nous annonce avoir retouché les ressorts de suspensions et les barres antiroulis mais ce sont surtout les nouveaux réglages du Torque Vectoring qui offrent un tel degré d’amusement. Il faut encore composer avec quelques dandinements lors des freinages appuyés et une suspension plus flottante qui dérangera les Porschistes, mais on l’a dit plus haut, la F-Type R est avant tout une Grand Tourisme.

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J’aime moins

Intrinsèquement, il devient de plus en plus difficile de justifier l’existence de pareilles pompes à feu dans notre société toujours davantage scindée entre le camp du mal et le camp (qui a dit champ vert ?) du bien. Fiscalement, évidemment, avec un prix d’achat élevé, qui sera suivi d’une rage taxatoire tout aussi déchaînée de la part de nos autorités en attendant de devoir effectuer son premier passage à la pompe à essence en y laissant là aussi un maximum d’accises. Bref, il faut un solide budget pour vivre en compagnie de ce petit bijou mais comme les riches le sont de plus en plus, on peut espérer que cela justifie encore longtemps la présence de tels chefs-d’œuvre au catalogue de la marque anglaise.

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Pourquoi je l’achète

Alors que l’on s’attendait à retrouver une GT encombrante et pataude, c’est une véritable sportive que nous avons essayée avec un moteur toujours aussi exaltant. Et même si sa sonorité est malheureusement mise à mal par les dernières normes européennes, ce V8 de 5.0 litres est un monument devant lequel tout amateur de belles mécaniques ne peut que s’incliner. Grâce à son compresseur, il est inutile de grimper à 6.500 tours pour en tirer la quintessence. Le système de répartition du couple fait des merveilles avec le train arrière qui enroule les courbes comme si on était à bord d’une propulsion. C’est assez jouissif. Les suspensions manquent de fermeté mais cela rend l’auto facile à appréhender. Enfin, l’habitacle cossu offre un confort et un équipement en rapport avec le prix même si la hauteur des vitres provoquera quelque appréhension chez les claustrophobes.

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Pourquoi je ne l’achète pas

Parce que cette F-Type R n’est pas à la portée du premier venu, et surtout pas du pauvre scribouillard. A 127.530€ l’exemplaire, il faut beaucoup travailler pour s’offrir ce genre de gâterie. Mais l’acquérir n’est pas tout. Il faudra encore s’acquitter des taxes avant de penser à remplir le réservoir glouton si l’on veut profiter à tout moment de la motorisation. Voilà pour le grief principal. Les plus tatillons ajouteront encore un manque criant d’espaces de rangement dans l’habitacle, une finition parfois légère (les ouïes centrales de ventilation qui se soulèvent au centre du tableau de bord au démarrage ont eu quelques absences) ou encore cette masse excessive de 1.838 kg malgré l’usage d’aluminium et d’aciers légers pour la carrosserie.

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La bibliothèque idéale du Rédacteur Automobile : Renault Sport par Dimitri Urbain

Renault RS 1

Cette fois ce n’est pas un ouvrage mais bien une trilogie que nous vous proposons de découvrir : « Clio R.S., les virages dans la peau 2000-2018 » ; « Mégane R.S., la loi de la traction 2004-2016 » et « Renault Sport, les extraordinaires 1980-2020 ». Ecrits par Maxime Joly, ce dernier les publie à compte d’auteur.

1° Clio R.S. Les virages dans la peau, 2000-2018 (29 €)

Au travers de 166 pages, l’auteur détaille les différentes versions des Clio II, III et IV R.S. y compris les versions V6 à moteur arrière ainsi que les séries spéciales comme la Jean Ragnotti ; les Team, Trophy, F1 team R27, Cup, Gordini, Ange & Démon… Il situe les choses dans un contexte historique, avec les Clio 16S et Williams de première génération. Le texte, préfacé par Jean Ragnotti, est clair et abondamment illustré de photos mettant bien en évidence les différents détails propres à chaque version et modèle. A la fin de l’ouvrage, des tableaux permettent de connaître les puissances disponibles, les types de châssis ainsi que les quantités produites. Des informations assurément utiles et intéressantes pour tous les amateurs de cette bombinette française.

Renault RS 2

2° Mégane R.S. La loi de la traction, 2004-2016 (25 €)

Ce second volume de 126 pages s’attache aux différentes Mégane R.S. des secondes et troisième génération. Selon une structure similaire à l’ouvrage précédent, toutes les versions et séries limitées sont présentées en détail : Trophy, F1 Team, F1 Team R26, R26R, RS 250, Trophy, 275 Trophy et Trophy R, RS 275… même la version utilisée par les Brigades Rapides d’Intervention est présentée. La préface est ici signée Laurent Hurgon, qui a établi plusieurs records au volant de Mégane R.S. sur le tracé du Nürburgring. Ici aussi, des tableaux permettent de s’y retrouver plus facilement entre les variantes.

Renault RS 3
1-2-3 La trilogie des sportives Renault de 1980 à 2020 sans aucun doute la plus complète sortie à ce jour ! 532 pages d’anecdotes, d’infos et de photos pour se faire plaisir.

3° Renault Sport les extraordinaires, 1980- 2020 (35 €)

L’auteur se penche ici sur 40 ans de Renault sportives : depuis l’ère turbo avec les R5, 9, 11, Super 5 GT, R25 V6 Turbo, Safrane Biturbo, jusqu’au Spider, à la Clio V6, la Twingo Renault Sport ou encore la Megane IV RS. Ici ce sont pas moins de 240 pages de textes et photos permettant de se familiariser avec les modèles les plus confidentiels. Préfacé par Benoît Jacob et Axel Breun, respectivement auteur des lignes du spider et responsable design Renault Sport.

Renault RS 4
Quelques dessins et études de ce qui deviendra la Clio V6…

Au travers de pas moins de… 532 pages, remplies d’anecdotes et de détails très pointus, voilà de quoi satisfaire tous les amateurs de Renault sportives récentes ! Soulignons la qualité d’écriture, la grande rigueur de l’auteur et la qualité des photos. Publiés à compte d’auteur, la qualité du papier a été choisie avec soin pour servir texte et photos. Qui plus est ils sont vendus à des prix très raisonnables et nous ne saurions vous recommander d’acheter les 3 ensemble car ils constituent une véritable encyclopédie sur ces modèles, avec des informations introuvables ailleurs. Cette initiative qui transpire la passion mérite vraiment le succès. A ce jour, plusieurs centaines d’exemplaires ont d’ailleurs déjà été vendus… (Dimitri Urbain)

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La Clio RS Team, l’une des nombreuses séries spéciales de Clio Sport, toutes d’une efficacité très redoutable !

Pour plus de renseignements, contactez Maxime Jolly, l’auteur, directement sur www.meganers-lelivre.com

Clio R.S., Les virages dans la peau, 2000-2018, Maxime Jolly, ISBN : 979-101699-1879-5, prix : 29 € ;

Mégane R.S., La loi de la traction, 2004-2016, Maxime Jolly, ISBN : 978-2-7466-8899-5, prix : 25 € ;

Renault Sport, Les extraordinaires, 1980- 2020, Maxime Jolly, ISBN : 978-2-9572-1790-8, prix : 35 €.

Essai: Alpine A110S: copie revue et parfaitement corrigée

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Avec 40 chevaux en plus et un couple inchangé, l’Alpine A110S ne va pas bousculer les convenances.

En octobre 2018, ma première rencontre avec la nouvelle Alpine A110 n’a pas marqué ma mémoire d’essayeur automobile. La faute à des circonstances peu favorables au coup de foudre. Alors que tous mes collègues ne tarissaient pas d’éloges à propos de la belle bleue, elle m’avait laissé un arrière-goût étrange avec des suspensions trop souples, une boîte trop lente sans oublier les pneus hiver qui la chaussaient alors qu’il faisait 15°. A l’époque, jamais je n’aurais échangé ma GT86 personnelle contre une française affichée au double de son prix.

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Comme il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, j’étais prêt à remettre le couvert pour une deuxième rencontre avec la nouvelle A110S exposée au dernier Salon de l’auto dans le hall réservé aux voitures de rêve. Au-delà du coup de maître réussi par l’importateur, Renault et Mazda étant de fieffés coquins lorsqu’il s’agit de positionner leur petit coupé au milieu d’inaccessibles GT, découvrir cette berlinette dans sa teinte gris mat m’a furieusement donné envie d’y goûter à nouveau. Dans le dos du conducteur, on retrouve le 1.8 turbo poussé à 292 ch mais au couple identique de 320 Nm, la boîte à double embrayage ne pouvant en encaisser davantage. Aïe. Habitué à grimper dans les tours avec mon orange japonaise, je pousse immédiatement l’Alpine dans les cordes et la puissance annoncée semble bien présente une fois les 5000 trs/min dépassés. Mais ce n’est pas tout, les ingénieurs ont enfin pris la peine de soigner les trains roulants et en augmentant le rythme, je découvre une assiette stabilisée et un train avant mordant davantage l’asphalte. Ouf. Je prends enfin mon pied au volant de l’Alpine au lieu d’avoir le sentiment d’un flou très dérangeant à mes yeux; je préfère de loin ce surplus de fermeté correspondant davantage à ce que je connais chez Toyota.

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Les liaisons au sol ont été retravaillées et se montrent bien plus efficaces que sur la version classique.

J’aime bien

Plus moyen de m’arrêter. J’ai fait virevolter cette Alpine dans tous les sens, dans les plus beaux virages ardennais sans jamais la fatiguer. A condition d’opter tout de suite pour le mode Track qui vous laisse choisir le rapport engagé sans que celui-ci ne redescende en plein milieu d’une courbe. Une astuce que nous n’avions pas intégrée lors de l’essai du modèle classique et qui a totalement biaisé notre appréciation. En espérant qu’Alpine pardonne l’idiot de journaliste auto que je peux être. Bref, totalement maître de la boîte on peut se concentrer sur les trajectoires et les points de corde pour faire danser la berlinette au gré du ruban d’asphalte. Je pense d’ailleurs avoir signé un joli chrono dans la spéciale de Winanplanche par une belle matinée dominicale. Mon passager doit encore s’en souvenir. Alors que d’aucun la destine plus spécifiquement à la piste, cette S peut également en remontrer à bien des sportives sur la route.

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Voilà un volant qu’on a eu bien du mal à lâcher lorsqu’il a fallu rendre l’Alpine chez l’importateur!

Plutôt malin

Sincèrement, le compromis adopté entre efficacité et confort est même plus confortable à mes yeux que celui de la version classique parce qu’il limite davantage le roulis et les mouvements de plongée lors des freinages. On se sent moins ballottés, moins passagers qu’à bord de la belle bleue. Mais ce qui étonne également à bord, c’est qu’une fois le quart d’heure de folie terminé, le confort reprend ses droit et l’Alpine A110S se révèle bonne routière et votre passager ne devrait pas se plaindre trop rapidement des sièges Sabelt. Logiquement, l’habitabilité est restreinte et la visibilité n’est pas généreuse mais il faut savoir ce que l’on veut et se déplacer à bord de ce joli coupé n’a pas de prix.

 

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L’accessibilité au rangement de la console centrale est difficile à cause de la hauteur des sièges baquet.

J’aime moins

Malgré tous ses efforts, l’Alpine A110S ne peut cacher ses origines roturières et la touche Renault est très présente à bord. Heureusement, les baquets sont superbes et l’habillage du toit donne un certain cachet à l’habitacle mais l’écran central et les comodos autour du volant sans parler de la qualité des plastiques sont indignes d’une voiture de sport affichée à 66.900€. Et je ne vous parle pas de l’absence criante de rangements, le bloc central ajouré étant difficilement accessible à cause des sièges enveloppants.

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Reine de la piste, l’Alpine A110S peut également humilier de gros cubes sur route ouverte.

Pourquoi je l’achète

Avec les ressorts raffermis de 50% mais également les barres stabilisatrices durcies de la S, l’Alpine A110 devient enfin amusante. Et cela change tout. Autant les flottements de la version normale m’avaient déstabilisé, autant cette S me va comme un gant. En mode Track, elle enfile les virages sans jamais se désunir et elle glisse gentiment quand on remet les gaz en sortie de courbe. Elle jouit désormais d’une stabilité rassurante lorsqu’on dispose de 300 ch sous le capot. Les virages me sautent plus vite au visage mais le freinage signé Brembo est suffisamment costaud pour corriger les excès d’optimisme mais même dans ces cas-là, le train arrière ne surprend jamais le conducteur. Il enroule les courbes avec gourmandise. Bref, j’ai découvert une propulsion comme je les aime et j’ai même fini par apprécier la boîte automatique. C’est dire…

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Superbes, les baquets signés Sabelt peuvent être réglés sur trois hauteurs seulement.

Pourquoi je ne l’achète pas

1130 kg pour 66.900€, ça faire cher le kilo d’autant qu’en craquant pour quelques options, la facture peut vite atteindre les 80.000€. Avec les taxes et les pleins d’essence à prévoir (9,3 l/100 km en moyenne), il va falloir un sacré budget pour rouler en Alpine A110S. Et si l’on regarde la concurrence, on peut citer la Porsche 718 Cayman de base et ses 300 ch affichés à 58.395€ mais également l’Audi TT-S (306 ch) à 56.850€ ou encore la Toyota Supra disponible depuis ce mois-ci avec le 2.0 de 258 ch pour 49.900€. Toutes affichées à des prix bien plus raisonnables. Bref, au-delà de ses indéfectibles fans, il sera peut-être difficile pour la petite française de séduire un nouveau public. (Photos : Jeroen Peeters que l’on remercie infiniment)

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Librairie: L’Année automobile 2019/2020: immuablement réconfortant

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Chaque année, l’année automobile nous revient comme un doux refrain d’un exercice parfaitement maîtrisé par Serge Bellu et son équipe. Dans un monde où tout change très vite, où des institutions changent de nom pour rester dans le vent, faire croire qu’elles évoluent à la vitesse de ce siècle, à l’heure où des enseignes historiques se voient contraintes de fermer boutique faute de volontaires pour poursuivre une belle aventure, cet ouvrage de référence paru aux éditions ETAI est un heureux évènement qui arrive inlassablement dans toutes les librairies à la fin de l’année. Comme toujours, au Rédacteur automobile, on choisit de lire l’édition en entier avant de vous en parler.

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Le coutume est établie depuis plusieurs années maintenant, l’année automobile se découpe en trois chapitres: Industrie, Sport et Culture. Le premier sujet est lui-même divisé en trois avec une partie consacrée à l’économie, une deuxième à la production et la dernière à la création. Comme l’année automobile est en constante évolution, on remarque tout de suite une mise en page très soignée mais aussi davantage de texte, ce qui n’est pas pour nous déplaire.

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Cette édition en profite pour faire un tour de la grande famille de l’automobile en reprenant la composition des principaux groupes à travers tous leurs labels. Sous le chapitre Production, Serge Bellu reprend classiquement toutes les nouveautés de l’année écoulée par catégories, des citadines aux supercars en passant par les 4×4. Enfin, le chapitre dédié à la création présente les personnalités qui dirigent les studios de design avant de faire le tour des concept-cars de l’année et enfin de rendre hommage à la Mini qui fêtait ses 60 ans.

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Le deuxième volet dédié au sport automobile propose un calendrier des faits marquants avant de se pencher sur la monoplace, l’endurance, les rallyes, le tourisme et les résultats. Comme nous l’avons déjà constaté d’autres années, le rallye est le parent pauvre de cet annuel avec une traduction approximative de certains textes et des données erronées. Ainsi, l’auteur Keith Oswin nous parle de la Sicile au lieu de la Sardaigne et dans le résumé sur le rallye d’Allemagne, on nous dit qu’Hayden Paddon inaugure la nouvelle Hyundai tout électrique en rallye… Monsieur Bellu, si vous cherchez un spécialiste francophone du WRC, je suis votre homme!

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Pour terminer, le dernier volet de l’année automobile est consacré à la culture avec, là aussi, les faits marquants dans le milieu de la voiture ancienne puis un chapitre consacré à l’art avec un sujet sur l’exposition du château de Compiègne consacrée à la beauté dans l’automobile à travers des concept-cars. On revient ensuite sur l’année 1969 avant de découvrir le portrait d’Alexandre Iacovleff, le peintre officiel des grandes expéditions Citroën. L’ultime chapitre dédié au patrimoine nous parle du marché des automobiles de collection en crise avant de planter le décor du concours d’élégance organisé à Monaco et de terminer sur le centenaire de Bentley largement fêté en 2019.

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Vous l’aurez compris, l’année automobile demeure l’ouvrage indispensable pour tout amoureux de la chose automobile. De quoi retrouver en un coup d’œil, les principaux faits et gestes de la planète durant l’année écoulé. On ouvre ce volume en sachant que l’on va s’y plonger avec délectation pour revivre douze mois intenses. Reste maintenant à savoir comment Serge Bellu et ses acolytes pourront remplir le prochain opus…

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Fiche technique

  • Nombre de pages: 288
  • Date de parution: 11/12/2019
  • Auteur Collectif
  • EAN 13 9791028303877
  • Editeur ETAI ALBUMS
  • Format: 235X310 mm
  • Nombre d’illustrations: 600

InterClassics Maastricht 2020: succès de foule! par Dimitri Urbain

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La vingt-septième édition du salon InterClassics de Maastricht a attiré pas moins de 34.473 visiteurs entre le 16 et le 19 janvier dernier. Le thème de cette édition, « forgotten classics » ou « les classiques oubliées », occupait la partie centrale de l’exposition avec 24 voitures. Autour, 800 voitures de toutes époques, du début du vingtième siècle aux Youngtimers, étaient offertes à la vente. Les prix étaient en général soutenus mais la qualité des véhicules également, qu’il s’agisse de voitures en état d’origine et peu kilométrées ou de restaurations menées avec soin. Pour compléter ce tableau, pas moins de 300 professionnels s’étaient déplacés de toute l’Europe et de nombreux clubs avaient également mis les petits plats dans les grands afin de susciter la curiosité des visiteurs. En outre, une vente aux enchères de véhicules historiques s’est déroulée le samedi ainsi que la première édition de Sim Formula Europe. De quoi faire le bonheur de tous les visiteurs, peu importe la génération à laquelle ils appartiennent.

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Soulignons également la démarche originale du Vooroorlogse Oldtimer Club qui offrait des magazines et livres automobiles gratuitement… aux visiteurs de moins de douze ans ! Voilà qui mérite d’être encouragé afin d’attirer les plus jeunes générations vers la voiture ancienne. L’infrastructure du MECC se prête particulièrement bien à ce genre d’évènement et, au fil des ans, InterClassics s’impose au premier rang des bourses européennes par sa qualité et sa diversité. Si vous l’avez manqué, voici quelques images pour vous donner envie de vous rendre à l’édition 2021 ! (Texte et photos: Dimitri Urbain)

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Maserati Spyder Vignale, une certaine idée du luxe conjuguée à la Dolce Vita.

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Fiat 600 premier modèle. Le numéro correspond à l’heure de départ des Mille Miglia, épreuve disputée par Brandi et Forini sur cette 600 en 1955.

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Affichée un peu plus de 42.000 €, cette Datsun 240Z est en parfait état.

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N’affichant qu’un peu plus de 46.000 km au compteur, ce coupé Peugeot 504 de 1969, l’un des premiers produits, n’a jamais été restauré et est une première main. Il était proposé un peu plus de 26.000 €

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Remonter le temps… c’est exactement ce que propose cette Fiat 127 premier modèle en parfait état de conservation.

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Veritas Nürburgring de 1951, à moteur BMW. Il s’agit de l’une des rares réalisations de route d’Ernst Loof, plus connu pour ses engins de compétition.

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Siata 208 S 8V. Le dessin de ce roadster est dû au talent de Michelotti et la réalisation est signée par le carrossier Motto en 1952 ! D’une très grande élégance et très moderne, cet exemplaire appartient à la D’Ieteren Gallery.

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Studebaker Champion Regal Deluxe Starlight Coupé 1950. Signée Raymon Loewy, cette voiture va inspirer plusieurs constructeurs européens au sortir de la guerre. Elle fait la part belle aux éléments d’aviation, notamment le traitement de la partie arrière du pavillon.

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Pegaso Z 102 GT Berlinetta. Cette voiture n’est pas italienne mais bien espagnole ! Pegaso est par ailleurs connu pour ses camions. L’idée était de démontrer tout le savoir-faire ibérique en matière automobile. Réalisée de manière artisanale et donc affichée à un prix très élevé, 86 exemplaires de cette Pegaso, tous différents, ont été finalement assemblés.

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March 711-2 de Ronnie Peterson, cette voiture a aussi été la première F1 pilotée par Niki Lauda. Datant de 1971, elle est bien évidemment équipée d’un V8 Cosworth et fait déjà preuve d’une aérodynamique poussée.

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Cocorico ! Authentiquement belge, voici la seule Gillet Vertigo FIA GT de 2005 encore existante, sur les trois construite. Elle est propulsée par un moteur Alfa Romeo V6 de 3 litres.

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Parmi les nombreux stands d’automobilia, ces pompes à essence parfaitement restaurées nous ont fait de l’œil. Elles constitueront une magnifique décoration de garage !

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 Qu’importe le flacon… ou le jerrycan, une Lada se révèle parfaite pour une course au long cours !

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Affichée à moins de 80.000 €, cette Honda NSX en parfait état est tout à fait utilisable au quotidien, malgré ses performances et sa technologie.

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Rarement vue en rue et sur les salons, la Borgward P100 représentait ce que le constructeur de Brême faisait de mieux à la fin des années 50. Les lignes sont d’inspiration américaine et bien loin de l’austérité des Mercedes ou BMW contemporaines. Produite très peu de temps à raison de moins de 2.500 exemplaires, elle dispose en série d’une suspension à air lui autorisant une garde au sol constante.

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Cette Suzuki Alto Works HA 11 S de 1995 est une « kei car ». Au Japon, c’est la seule catégorie de voiture pour laquelle il ne faut pas disposer d’un garage ou d’un parking afin de l’acheter. Ces voitures de petite taille sont équipées de moteurs de moins de 700 cm3 qui sont des concentrés de technologie miniaturisés.

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Amateurs de Volvo et de Saab, les Hollandais en ont conservés de nombreux exemplaires, à l’image de cette 99 de 1980. En excellent état, sa combinaison de teintes extérieure et intérieure ne manquera pas de séduire un amateur des années disco !

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Exposé sur le stand du club Volvo, ce cabriolet PV 444 n’est certes pas des plus élégants mais il est très rare : une vingtaine d’exemplaires seulement ont été assemblés.

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Un clin d’œil du club Opel pour terminer… avant de produire des voitures il y a eu des vélos et des machines à coudre !

Librairie: Senna, portrait inédit chez E.T.A.I.: quelques mots et de jolies photos

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Toujours en panne d’idée cadeau pour le neveu passionné de F1 mais qui n’aime pas lire? Ce bel ouvrage devrait lui convenir. Les textes y sont rares mais bien ficelés et les photos plutôt inédites. Ce livre collectif est signé de quatre grandes plumes italiennes ayant très bien connu le champion brésilien.

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Pino Allievi, Roberto Boccafogli et Carlo Cavicchi ont toujours été proches de Senna alors que Giorgio Piloa, aussi connu chez nous pour ses superbes illustrations techniques des Formule Un modernes, a fréquenté Senna en tant que consultant chez Nardi, constructeur de volant. Enfin, le mexicain Carlos Sanchez nous livre, lui aussi, sa vision très personnelle du Brésilien.

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Grâce à son format carré imposant, ce bouquin, sorti initialement aux éditions Giorgio Nada, une référence incontournable en Italie, donne une belle dimension aux photos toujours accompagnées de légendes justes et bien senties. Bref, voilà un beau livre qui sera très apprécié par ceux qui ont connu cette époque de la discipline reine du sport automobile mais également par ceux qui ont entendu parler de ce prodige et qui veulent mieux le connaître.

  • Nombre de pages 208
  • Auteur Collectif
  • EAN 13 9791028303884
  • Editeur ETAI ALBUMS
  • Format 280X300 mm
  • Nombre d’illustrations 336
  • Prix conseillé: 49,00€

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Librairie: Supercar Revolution par John Lamm chez ETAI

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Voilà typiquement le genre d’album qui peut être offert à Noël à tout passionné d’automobile. Qu’il soit jeune lecteur ou amateur averti, il y trouvera de quoi satisfaire sa curiosité. Avant tout connu pour ses talents de photographe, l’américain John Lamm est également une excellente plume et il le démontre dans cet ouvrage évidemment traduit de l’anglais. Le sujet des supercars peut sembler un peu bateau surtout en cette période de l’année. Et c’est ce que nous pensions au moment d’ouvrir les premières pages. Et pourtant…

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Logiquement, l’auteur fait démarrer l’ère des supercars à la fin des années 60 avec l’arrivée de la Lamborghini Miura et de la Ferrari 365 GTB/4 appelée plus familièrement Daytona. A nouveau, cela semble tellement évident. Et pourtant, en nous racontant ses essais et ses rencontres avec toutes ces supercars, John Lamm parvient à nous captiver. Parce que c’est un regard américain qui est jeté sur des voitures que nous, européens, connaissons si bien. Ses anecdotes sont truculentes et s’il nous raconte des histoires bien connues, elles le sont avec un accent yankee qui fait mouche.

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Ses propos sont appuyés par ceux du new-yorkais Jay Leno, un présentateur de télé devenu collectionneur de voitures. Ses propos sont assez justes et il n’hésite pas à dire ce qu’il pense de ses précieux joujous. Le livre est découpé en trois parties: la première vague (1967-1978), la connexion groupe B (1983-1991) et les supercars de l’ère moderne (de 1992 à nos jours). On ne vous cache pas que ce sont les deux premières parties qui nous ont le plus intéressé.

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A signaler, quelques incongruités comme la Honda NSX de 1991 illustrée par les seules photos de la nouvelle, la photo d’une Porsche GTLM d’aujourd’hui légendée comme étant la GT1 du Mans 1998 mais aussi des modèles qu’on ne considère pas comme des supercars comme la Lexus LC500 ou la Lamborghini Huracan…

Fiche technique

  • Date de parution 18/09/2019
  • Nombre de pages 240
  • Auteur John Lamm
  • EAN 13 9791028303693
  • Editeur ETAI ALBUMS
  • Format 279X216 mm
  • Nombre d’illustrations 220
  • Prix conseillé: 49€

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