Essai: BMW 220d Gran Coupé: (At)traction fatale

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Les lignes de cette Série 2 gran Coupé sont à nos yeux, plutôt réussies.

Les plaisirs de la propulsion sont réservés à une élite. Une petite secte de conducteurs qui apprécient d’enrouler les courbes sur le train arrière sans nécessairement signer de grands travers. Depuis l’arrivée de la dernière Série1 mais également de la nouvelle 2 Gran Coupé, ils se sont fait une raison. Même si BMW garde encore le suspense sur l’architecture des futures 2 Coupé et Cabriolet, le règne de la propulsion est passé. Les berlines les plus puissantes de la marque font désormais appel aux 4 roues motrices pour rassurer une majorité de mauvais conducteurs. Mais est-ce nécessairement une catastrophe?

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Amateurs de grands espaces et de fonctionnalité? passez votre chemin. Ici, on soigne son look.

Extérieurement, cette 2 Gran Coupé est assez réussie et si elle est 10 cm plus longue que la Coupé, c’est au bénéfice de l’espace arrière mais surtout du coffre qui gagne dans l’aventure 40 litres. Un minimum lorsqu’on sait que son architecture de traction libère dorénavant pas mal de place sous la voiture. Sous la capot de notre exemplaire, on retrouve un 2.0 4 cylindres Diesel fort de 190 ch et de 400 Nm! Un vrai moteur qui se montre souple et assez discret lorsqu’on le sollicite pleinement. La boîte Steptronic à 8 rapports s’accorde parfaitement à cette motorisation puisqu’on en oublie, la plupart du temps, son existence.

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La sellerie optionnelle est tout simplement splendide.

J’aime bien

Equipée de superbes sièges M Sport, la finition de l’habitacle est très réussie. Leur maintien est impeccable tout en maintenant un confort très soigné. Le tableau de bord est repris de la Série 1 ce qui signifie qu’il est bel et bien numérique mais qu’il manque toujours autant de fantaisie par rapport à celui d’une Mercedes Classe A. BMW joue la carte du classicisme et s’il existe bien trois mode de personnalisation, ils demeurent très proches les uns des autres. Le jolie volant à trois branches siglé M Sport est très agréable à manipuler et l’épaisseur de son contour ravira les personnes qui aiment en avoir pour leur argent!

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Sans rentrer dans les extravagances de certaines concurrentes, le tableau de bord joue davantage la carte du classicisme.

Plutôt malin

Sincèrement, nous avons été bluffés par l’agrément de conduite de cette… traction. On s’attendait à quelque chose de plus pataud mais force est d’avouer que la marque munichoise a bien travaillé. Malgré son amortissement de base et ses jantes de 18 pouces, la BM s’est montrée très amusante à pousser dans ses retranchements grâce à une agilité étonnante et un train avant mordant et précis. Même s’il faut, une fois encore, composer avec une direction renvoyant peu d’informations mais avouons-le, on finit par s’y habituer assez facilement. Et puis ce n’est pas non plus un modèle à vocation hyper sportive. Mais cette 2 Gran Coupé pourra répondre à toutes envies de son conducteur.

P90370550_highRes_the-all-new-bmw-2-seJ’aime moins

Même s’il s’agit d’une berline à 4 portes, n’attendez pas de cette BMW qu’elle vous serve de déménageuse. L’espace aux places arrière est bon au niveau des jambes mais la garde au toit est limitée et l’accès à celles-ci n’est guère aisé. Les concepteurs ont clairement misé sur l’aspect esthétique de cette voiture. Et si le coffre propose un volume intéressant, son accès est entravé par la largeur de l’auto mais cela est compensé par son seuil de chargement bas et son double plancher pratique à manipuler.

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Sur la route, la 2 telle qu’elle nous était proposée offre un agrément inattendu pour une traction avec un train avant franc et incisif. Vivement des déclinaisons sportives!

Pourquoi je l’achète

Voilà bien le genre de voiture qui ferait partie de ma liste d’achats si je devais changer aujourd’hui. Plus pratique qu’un coupé, même si elle ne fait pas preuve d’une accessibilité folle aux places arrière, elle soigne ses lignes et son habitacle est superbement fini. Les sièges optionnels apportent une réelle plus-value et son classicisme est rassurant dans une société où tout change rapidement. Elle cache sous son capot un moteur Diesel aux ressources plus que suffisantes contrairement à des moteurs plus modestes qui se révèlent plus bruyants et moins vaillants. Mais la réelle surprise vient de son comportement assez tranchant sans toutefois recourir à des artifices électroniques. Alors qu’il nous était arrivé de nous ennuyer au volant de certaines Série 3 et Série 5 récentes, cette petite 2 Gran Coupé traction rappelons-le, s’est montrée vive et précise dans les virages de nos vertes Ardennes. Chapeau BMW!

P90370580_highRes_the-all-new-bmw-2-sePourquoi je ne l’achète pas

Si l’accès aux places arrière malaisé et son coffre à l’accès délicat ne nous empêcheraient pas de l’acheter, on se montrer plus réservé sur le poste du prix. Affichée à 38.850€ avant d’avoir coché la moindre option, cette 2 Gran Coupé coûte plus de 5.000€ plus cher qu’une Série 1 pareillement motorisée. Et on ne vous parle pas des options. Heureusement BMW propose des packs avantageux mais cela n’a pas empêché « notre » modèle d’atteindre 53.910€ dans sa jolie configuration. Dernière remarque, quoi qu’on tente de nous faire croire, le Diesel reste le carburant le plus appréciable lorsqu’il s’agit d’aligner des kilomètres. Contrairement aux moteurs essence turbo, la moyenne des consommations ne s’envole pas si l’on fait appel à toute la puissance à quelques occasions (moyenne de 7l/100 km dans notre cas sans jamais avoir allégé notre pied droit) et du côté de l’électrique, attendre 30 minutes la recharge complète de sa voiture est un acte que nous ne comprendrons jamais…

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Cette version Diesel s’est révélée très agréable à vivre durant une semaine.

Essai: Toyota Supra 2.0 : Moins, c’est bien aussi

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Ce sont les jantes qui distingue la Supra 2.0 de sa grande soeur à 6 en ligne.

Goûter à la petite Supra après avoir adoré la version 3.0 6 cylindres comporte une part de risques. Et pourtant. On s’est à nouveau laissé séduire par ce coupé aux lignes cartoonesques. Elles ne font pas l’unanimité mais nous, on adore cette exagération par ces temps où il ne fait pas bon sortir des rangs des SUV tristes à mourir. Sous son long capot galbé, ce modèle cache un 4 cylindres 2.0 turbo de 258 ch d’origine bavaroise. Conçue en étroite collaboration avec BMW, la Supra du 21e siècle profite des bonnes choses de la marque allemande. A l’image de son habitacle qui rappelle, par bien des aspects, celui de la Z4, sa cousine germaine.

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Elle adore les grands espaces et l’on prend beaucoup de plaisir que ce soit à allure modérée ou en mode Sport.

Une fois parfaitement calé dans ses superbes sièges très enveloppants, on découvre un environnement très soigné et particulièrement ergonomique. Et l’on sent bien l’inspiration BMW avec le levier de la boîte automatique, les commandes de l’airco ou encore de nombreux boutons mais cela ne choque pas. Et comme l’instrumentation est claire et lisible, on est prêt à se faire, une nouvelle fois, plaisir au volant de cette propulsion qui présente naturellement d’excellentes prédispositions au plaisir du pilotage. Avec sa répartition des masses de 50/50 entre l’avant et l’arrière, la Toy’ pousse au crime. Alors nous n’allons pas hésiter à plonger dans le vice…

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Ses formes tourmentées et ses fausses aérations ne plaisent pas à tout le monde. Nous on kiffe!

J’aime bien

Si cela ne se voit pas bien sur les photos, la Supra 2.0 pèse fatalement une centaine de kilos de moins que sa sœur à V6. Ce qui n’est pas du luxe sachant que l’on atteint encore 1.470 kg. Mais cela compense facilement les chevaux perdus dans l’aventure et finalement, cette Supra garde un sacré tempérament et peut se montrer très joueuse lorsqu’on désactive les aides à la conduite. Le drift devient la règle et charge à vous de ne pas remettre les gaz comme un saisi en sortie de virage sous peine de tête-à-queue. Avec des pneus moins larges, même si elle peut être montée en 19 pouces en options, elle décroche de manière plus téléphonée que sa grande sœur.

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Les grands travers sont sa religion. On désactive les aides à la conduite et on se fait plaisir!

Plutôt malin

Le mode Sport intervient sur de nombreux paramètres comme la direction, la gestion de l’accélérateur, la réactivité de la transmission ou encore les suspensions et il change véritablement le ressenti. On tutoie alors joyeusement le haut du compte-tours aux alentours de 7000 trs/min et grâce au couple de 400 Nm disponible dès 1500 trs/min, la Supra 2.0 peut signer le 0 à 100 km/h en 5″2 alors que sa vitesse maximale est de 250 km/h! Assis près du sol et sur les roues arrière, on sent parfaitement l’auto et cela permet de jouer avec ses points forts, sentir le train arrière se caler dans la courbe, viser la corde et remettre les gaz délicatement mais au bon moment pour être propulsé hors de la courbe… des plaisirs que d’aucun trouveront surannés, ceux-là même qui ont décidé que les petites BMW devaient désormais être des tractions, mais demeurent, pour l’amateur de conduite dynamique, le b.a.-ba du pilotage.

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L’influence de BMW est indéniable mais elle fait partie des grandes qualités de la Supra.

J’aime moins

Ce type de carrosserie a le défaut de ses qualités mais elles pèsent peu dans la balance. On pense à l’absence de places arrière ou au volume réduit des rangements dans l’habitacle mais à nos yeux, ce ne sont guère de vilains défauts. Et puis les acharnés de l’écoconduite pesteront sur ses consommations difficilement tenables sous les 9 l/100 km si l’on se fait plaisir à la moindre occasion. Mais si vous visez la moindre consommation d’énergie fossile, la marque  peut vous proposer des modèles bien plus adaptés à vos attentes.

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Avec 100 kg de moins que la 3.0 V6, la « petite » Supra offre davantage de ressenti.

Pourquoi je l’achète

Voilà typiquement le genre de voiture qui nous convient. Mais au Rédacteur Auto, on n’est pas branché sur la descendance et le bricolage donc les seules deux places de la Supra nous conviennent parfaitement. Et puis elle donne le sourire dès le démarrage. Certes la sonorité n’est pas excitante mais la puissance est là et le moteur répond à la moindre sollicitation. La finition est impeccable et la position de conduite irréprochable. Et puis l’environnement BM apporte une touche européenne à ce coupé 100% nippon. Bref, il n’y a guère de raison de ne pas se laisser tenter si l’on adhère au look extérieur qui ne laisse personne indifférent.

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Cette auto a beaucoup de qualité. Et que dire de son mode Sport qui lui donne une toute autre personnalité!

Pourquoi je ne l’achète pas

Affichée à 49.990€, la « petite » Supra exige son pesant de billets. Lorsqu’on sait qu’une GT86, certes en fin de vie, est affichée 34.900€ En boîte automatique, cela fait une fameuse marche à franchir pour l’éventuel candidat à la montée. On aime évidemment beaucoup cette Supra mais on lèvera néanmoins deux lièvres, le premier, c’est l’absence de boîte manuelle, qui participe encore et toujours, selon nous, au plaisir du pilotage mais qui implique l’absence de certaines aides à la conduite comme le cruise-control automatique. Et puis il y a les taxes wallonnes qui refroidiront plus d’un. Enfin, la concurrence est rude, l’air de rien, même si elle coûte encore beaucoup plus cher: l’Alpine A110 (56.100€), la Porsche Cayman 718 (58.395€) ou encore la Jaguar F-Type P300 (65.100€).

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Son prix fera tousser le propriétaire de GT86 éventuellement intéressé mais elle reste bien moins chère que ses principales concurrentes.

Librairie: nouveauté: Niki Lauda tel qu’ils l’ont vu par Hartmut Lehbrink

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Si vous cherchez une hagiographie de Niki Lauda, passez votre chemin. Certains témoignages ne prennent pas des gants…

L’un des derniers ouvrages parus auxéditions ETAIconcerne l’un des pilotes les plus emblématiques, j’ai nommé Niki Lauda. Cet Autrichien décédé l’année dernière a connu une vie particulièrement riche et pas uniquement pour son portefeuilles malgré la réputation de radin qu’il trainait derrière lui. Au lieu de retracer une nouvelle fois sa vie, le journaliste allemand Hartmut Lehbrink a choisi de faire intervenir 40 personnalités ayant fréquenté de près l’homme au casque rouge. Cela va des pilotes comme Gerhard Berger, Christian Danner ou Alan Jones à des patrons d’écurie, des journalistes voire des ingénieurs.

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La biographie est brève et la parole est largement donnée aux témoins de cette vie au multiples facettes.

L’auteur s’est plongé dans ses archives pour retrouver ce qu’en pensaient, à l’époque, certains acteurs décédés mais il donne la parole à chacun et c’est autant de visions différentes d’un homme finalement assez méconnu dans les régions francophones de la planète. Ce qui marque, évidemment, à la lecture de ce livre traduit de l’allemand, c’est qu’on découvre toute une série de personnages germanophones qui nous offrent un nouveau regard sur Niki.

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Connu pour son franc parler, Niki Lauda aura traversé bien des épreuves durant sa vie.

Les illustrations sont aussi riches en enseignements et souvent originales puisqu’elles reprennent, dans la mesure du possible, la personne interviewée aux côtés du champion autrichien. Je vous conseille vivement cet ouvrage si vous avez quelque affinités avec ce personnage aux multiples facettes. Et pour illustrer le fait qu’on en apprend tous les jours, alors que je découvrais les propos de Hans Mezger à propos de sa cohabitation avec Lauda chez Porsche en F1, la marque allemande annonçait son décès.

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On le voit ici avec Hans Mezger, qui dirigea le service compétition de Porsche lorsque Lauda remporta son dernier titre mondial sur la Mc Laren.

Fiche technique

  • Date de parution 20/05/2020
  • Nombre de pages 160
  • Auteur Hartmut LEHBRINK
  • EAN 13 9791028304515
  • Editeur ETAI ALBUMS
  • Format 214X286 mm
  • Nombre d’illustrations 79
  • Prix conseillé 39 euros

Librairie: L’Année automobile 2019/2020: immuablement réconfortant

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Chaque année, l’année automobile nous revient comme un doux refrain d’un exercice parfaitement maîtrisé par Serge Bellu et son équipe. Dans un monde où tout change très vite, où des institutions changent de nom pour rester dans le vent, faire croire qu’elles évoluent à la vitesse de ce siècle, à l’heure où des enseignes historiques se voient contraintes de fermer boutique faute de volontaires pour poursuivre une belle aventure, cet ouvrage de référence paru aux éditions ETAI est un heureux évènement qui arrive inlassablement dans toutes les librairies à la fin de l’année. Comme toujours, au Rédacteur automobile, on choisit de lire l’édition en entier avant de vous en parler.

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Le coutume est établie depuis plusieurs années maintenant, l’année automobile se découpe en trois chapitres: Industrie, Sport et Culture. Le premier sujet est lui-même divisé en trois avec une partie consacrée à l’économie, une deuxième à la production et la dernière à la création. Comme l’année automobile est en constante évolution, on remarque tout de suite une mise en page très soignée mais aussi davantage de texte, ce qui n’est pas pour nous déplaire.

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Cette édition en profite pour faire un tour de la grande famille de l’automobile en reprenant la composition des principaux groupes à travers tous leurs labels. Sous le chapitre Production, Serge Bellu reprend classiquement toutes les nouveautés de l’année écoulée par catégories, des citadines aux supercars en passant par les 4×4. Enfin, le chapitre dédié à la création présente les personnalités qui dirigent les studios de design avant de faire le tour des concept-cars de l’année et enfin de rendre hommage à la Mini qui fêtait ses 60 ans.

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Le deuxième volet dédié au sport automobile propose un calendrier des faits marquants avant de se pencher sur la monoplace, l’endurance, les rallyes, le tourisme et les résultats. Comme nous l’avons déjà constaté d’autres années, le rallye est le parent pauvre de cet annuel avec une traduction approximative de certains textes et des données erronées. Ainsi, l’auteur Keith Oswin nous parle de la Sicile au lieu de la Sardaigne et dans le résumé sur le rallye d’Allemagne, on nous dit qu’Hayden Paddon inaugure la nouvelle Hyundai tout électrique en rallye… Monsieur Bellu, si vous cherchez un spécialiste francophone du WRC, je suis votre homme!

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Pour terminer, le dernier volet de l’année automobile est consacré à la culture avec, là aussi, les faits marquants dans le milieu de la voiture ancienne puis un chapitre consacré à l’art avec un sujet sur l’exposition du château de Compiègne consacrée à la beauté dans l’automobile à travers des concept-cars. On revient ensuite sur l’année 1969 avant de découvrir le portrait d’Alexandre Iacovleff, le peintre officiel des grandes expéditions Citroën. L’ultime chapitre dédié au patrimoine nous parle du marché des automobiles de collection en crise avant de planter le décor du concours d’élégance organisé à Monaco et de terminer sur le centenaire de Bentley largement fêté en 2019.

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Vous l’aurez compris, l’année automobile demeure l’ouvrage indispensable pour tout amoureux de la chose automobile. De quoi retrouver en un coup d’œil, les principaux faits et gestes de la planète durant l’année écoulé. On ouvre ce volume en sachant que l’on va s’y plonger avec délectation pour revivre douze mois intenses. Reste maintenant à savoir comment Serge Bellu et ses acolytes pourront remplir le prochain opus…

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Fiche technique

  • Nombre de pages: 288
  • Date de parution: 11/12/2019
  • Auteur Collectif
  • EAN 13 9791028303877
  • Editeur ETAI ALBUMS
  • Format: 235X310 mm
  • Nombre d’illustrations: 600

Printemps 2020: sorties et nouveautés – Mercedes par Dimitri Urbain

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Berline et break Classe E bénéficient de retouches esthétiques les mettant en phase avec le reste de la gamme.

La Mercedes Classe E évolue. Elle reçoit une nouvelle face avant, calandre et phares LED pour la mettre en phase avec le reste de la gamme. Les phares, tout comme les feux, sont devenus plus horizontaux. Les versions de base conservent l’étoile en bout de capot mais les versions plus sportives vont recevoir une étoile de grande taille au centre de la calandre. Les versions AMG recevront un capot spécifique.

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Le conducteur a parfois un peu l’impression d’être devant une console de jeu…

A l’intérieur, festival de technologie avec 2 écrans de 10 ¼’’ ou, en option, de 12,3’’ placés côte à côte afin de procurer une sensation d’écran géant. Le volant est nouveau et accueille une multitude de boutons capacitifs. Il est même sensible aux mains du conducteur: s’il les enlève, la voiture s’arrête! Plusieurs motorisations essence, Diesel et hybrides sont au programme, de 160 à 330 ch. Le nombre de systèmes de sécurité facilitant la conduite autonome est en hausse, avec l’assistance au freinage d’urgence qui détecte les piétons et les cyclistes ou encore la reconnaissance des panneaux routiers pour adapter la vitesse. Une détection d’angle mort est désormais active même lorsque le moteur est coupé afin d’éviter aux passagers d’ouvrir les portières de manière inconsidérée.

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A l’arrière, nouvelle signature lumineuse pour mieux affirmer la personnalité de la Classe E.

Mercedes offre même, via son application, la détection de vols ou dégradations au véhicule. La nouvelle gamme E devrait être disponible à la vente dès la fin du mois d’avril.

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Le nouveau GLA est disponible avec deux motorisations AMG de 387 et 421 ch, à l’image de la Classe A.

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A l’image de la Classe A, le petit SUV GLA se décline en versions sportives. Il reçoit la même motorisation 2 litre turbo de la A 45 à transmission intégrale via une boîte 8 rapports. Deux versions de puissance sont disponibles, 387 et 421 ch. De quoi flâner à 250 ou 270 km/h. Un dispositif nommé AMG Track Pace permet d’enregistrer des données d’accélération et des temps au tour, vous proposant même de vous améliorer grâce à un instructeur virtuel à bord. La plateforme du GLA est partagée avec les Classe A, B, CLA et GLB. Le système d’infotainement MBUX est reconduit, avec une navigation équipée d’une réalité augmentée.

Der neue Mercedes-AMG GLA 45 4MATIC+: Kompaktes Performance-SUV für alle LebenslagenThe new Mercedes-AMG GLA 45 4MATIC+: A compact performance SUV to suit any lifestyle
A l’intérieur du GLA, le nombre de boutons a diminué mais le volant en regroupe encore un très grand nombre. Un peu d’accoutumance sera nécessaire!

BRC: Rallye de Hesbaye: débuts en fanfare?

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Si l’on pouvait reprocher, ces dernières années, au Championnat de Belgique des Rallyes de s’être transformé en coupe Skoda, il semblerait que les choses changent à l’aube de cette nouvelle saison. Comme le veut la tradition, c’est du côté de Landen, au Rallye de Hesbaye que l’on va enfin pouvoir goûter à la cuvée 2020 ce week-end.

Avec 99 engagés au niveau national et 30 dans l’annexe de régularité, cette 23ème édition de l’épreuve brabançonne se présente déjà comme une des trois les plus fréquentées depuis son intégration au Championnat de Belgique des Rallyes en 2001.

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Après des débuts au Rallye du Condroz en 2019, le Liégeois Maxime Potty participera à quelques manches du BRC sur une Hyundai i20 R5.

Tous les observateurs internationaux s’accordent à le dire: le BRC est une des compétitions nationales les plus relevées en rallye. La preuve en est encore fournie avec la présence annoncée de pas moins de 18 voitures de la catégorie Rally-2 (ex-R5) au départ de Landen samedi prochain. Des voitures offrant par ailleurs un panel complet de ce que l’on peut trouver actuellement sur continent puisqu’elles représenteront 6 marques différentes: Citroën, DS, Ford, Hyundai, Skoda et VW.

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Les principales nouveautés viennent de la marque que l’on a vu le moins souvent en action chez nous jusque maintenant: Hyundai. L’intérêt de l’importateur belge pour la compétition se fait toujours plus grand et il soutiendra cette année deux jeunes qui ne demandent qu’à montrer ou confirmer leur talent. Le premier est Grégoire Munster, double champion Junior en Belgique et ancien animateur de l’Opel Adam Rally Cup en Allemagne, qui a aussi déjà affiché son potentiel en R5 sur une Skoda Fabia de BMA. Le second est la surprise de dernière minute des engagements au Rallye de Hesbaye: Maxime Potty, animateur du Championnat de Belgique en circuit ces dernières années, se tourne vers le rallye pour un programme de 5 courses sur une Hyundai i20 alignée par MyHub!

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Cette année, Kris Princen a opté pour une Citroën C3 R5 préparée chez DG Sport.

Autre voiture trop rarement vue en Belgique, la Citroën C3 remporte cette année un beau succès. Trois exemplaires seront de la partie en Hesbaye. Si le jeune Guillaume de Mevius a déjà une année d’expérience au volant de la française, il aura un sérieux concurrent au sein même de son team DG Sport Compétition puisque le Champion de Belgique 2018, grand battu l’an dernier sur sa VW Polo, a aussi opté pour une Citroën C3. Kris Princen visera ouvertement le titre, comme Guillaume de Mevius. Autre grande nouveauté dans les rangs de Citroën: la venue en BRC de William Wagner, pilote franco-belge ayant largement fait montre de son talent dans les rallyes français et même au niveau international.POLO_R5_GoDrive_2020

Si elle semblait être l’arme absolue quelques mois plus tôt, la Volkswagen Polo a été vite délaissée. Seul Vincent Verschueren veut encore y croire.

Alors qu’il y a un an, on pensait qu’elle allait devenir l’arme absolue en Rally-2, la VW Polo convainc aujourd’hui moins de monde que prévu. Vincent Verschueren lui fait néanmoins confiance pour une nouvelle saison en BRC. Une seconde VW Polo GTI sera alignée par Henri Schmelcher, dorénavant secondé par Peter Van Laeken. Sans doute pourra-t-il se livrer à une course dans la course avec le local Jean-Luc Berleur, qui assurera la variété de voitures avec une DS3 R5, et avec les trois pilotes misant sur la facilité de conduite de la Ford Fiesta R5, Jimmy D’Hondt, Bruno Parmentier et Tuur Vanden Abeele.

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Nouvelle déco pour la Skoda Fabia de Sébastien Bedoret toujours soutenu par Skoda Belgique.

Le modèle le plus populaire en Rally-2 reste néanmoins la Fabia R5 lauréate du championnat les quatre dernières années. On en verra 7 exemplaires en action à Landen, emmenées par les deux jeunes ayant animé jusqu’au bout la lutte pour le titre 2019, Adrian Fernémont et Sébastien Bedoret, qui disposeront tous deux de versions Evo. 4ème du dernier championnat, Ghislain de Mevius espère évidemment faire mieux encore.

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Pour ne pas se laisser distancer, Adrian Fernémont, le champion de Belgique 2019 a lui aussi opté pour une version Evo de la Fabia grâce au soutien du groupe San Mazuin.

PJM Cracco voudra quant à lui confirmer les coups d’éclat réalisés ces derniers mois. Niels Reynvoet devrait poursuivre sa progression affichée en 2019. Les nouveaux venus dans les rangs Skoda sont Johnny Poelmans et surtout Guillaume Dilley, qui effectue un retour apprécié en compétition. Premier dauphin de Freddy Loix dans le championnat BRC 2015, Guillaume a largement fait montre de son potentiel sur des voitures de pointe. Dorénavant secondé par Véronique Hostens, il ne cache pas ses ambitions, même s’il manquera sans doute de rythme en Hesbaye.

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Ghislain de Mévius peut être généreux dans l’effort. Le voilà devant un sacré plateau dans la lutte pour le titre national.

Cette belle brochette de voitures modernes sera complétée par deux anciennes WRC au volant desquelles on saluera le réjouissant retour de Chris Van Woensel sur sa Mitsubishi Lancer WRC 05 et les débuts du Hutois Arnaud Neven sur la Skoda Fabia WRC du team Rent Speed Racing. Quatre Porsche 997 GT3 feront également le bonheur des spectateurs avec la perspective d’une lutte intéressante entre Romain Delhez, Glenn Janssens (à nouveau secondé par Stéphane Prévot) et Gunther Monnens.

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Romain Delhez sera l’homme à suivre parmi les Porsche!

Mais le futur du rallye passe aussi par les jeunes qui tentent de se faire remarquer au travers du Junior BRC. Dans la catégorie Rally-4, Loïc Dumont, les frères Corentin et Valentin Vertommen (tous sur Ford Fiesta R2T), Aaron Ollevier, Thibault Parmentier, Gilles Pyck, Emile Vandermarliere (tous sur Peugeot 208 R2) et Charles Munster, seul en Opel Adam R2, seront confrontés à une solide référence avec la venue de Koen Lauwaert sur une Ford Fiesta R2T.

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Les amateurs de symphonies mécaniques attendront les historiques avec impatience!

Rappelons que le Rallye de Hesbaye se déroule ces 28 et 29 février. La journée du vendredi est consacrée aux reconnaissances et au contrôle technique. La course prend place le samedi, de 8h à 19h, sur 3 boucles de 4 spéciales totalisant 263 km dont 137 contre le chrono. Qui montera en vainqueur sur le podium d’arrivée samedi soir? Venez à Landen pour le vivre en direct.

Les dernières infos sont à retrouver sur www.rallyvanhaspengouw.be.

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Mazda fête ses 100 ans et cela va se savoir

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Le 30 janvier dernier, Mazda a célébré son 100e anniversaire avec une cérémonie à son siège d’Hiroshima qui marque les débuts d’événements, dont le salon de Genève 2020, au cours desquels la société se souviendra de son passé et se tournera vers l’avenir.

Défier les conventions

Le courage de remettre en question les pratiques courantes et de forger de nouvelles voies en ingénierie et en conception, que d’autres considéraient comme irréalisables, a conduit l’équipe de Mazda depuis 1920. En cours de route, elle a été la première marque asiatique à remporter les 24 Heures du Mans en 1991, elle a lancé commercialement le moteur rotatif de l’emblématique Cosmo Sport 110S, celle a créé le roadster deux places le plus vendu au monde, la Mazda MX-5, écoulée à plus d’un million depuis son lancement en 1989, et elle a présenté le premier moteur à essence à allumage par compression, le Skyactiv-X.

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Du liège aux voitures

Il y a 100 ans, Mazda était un producteur de liège d’Hiroshima jusqu’à ce que Jujiro Matsuda, un industriel, prenne la direction de Toyo Cork Kogyo Co., Ltd en 1921 et transforme d’abord l’entreprise en producteur de machines-outils puis en constructeur de véhicules. Le premier modèle était un camion à trois roues – le Mazda-Go – qui a été mis en vente en 1931. Il s’est avéré populaire et a connu une amélioration continue, par exemple en recevant une transmission innovante à quatre vitesses en 1938 qui a réduit la consommation de carburant de 20%. Après la Seconde Guerre mondiale, la fabrication de camions n’a repris que quelques mois après le bombardement atomique d’Hiroshima. Les véhicules commerciaux sont restés au centre des préoccupations après la guerre et la première voiture de tourisme est arrivée en 1960 avec la Mazda R360. La voiture a été un succès dans le segment des voitures Kei au Japon, ouvrant la voie à la gamme de voitures Mazda que nous connaissons aujourd’hui.

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Réaliser l’impossible

En 1961, la société a signé un accord de licence avec le constructeur automobile allemand NSU pour développer et produire ses nouveaux moteurs rotatifs Wankel compacts et légers. Les ingénieurs japonais ont ensuite réussi ce que beaucoup pensaient impossible. En 1967, la Mazda Cosmo Sport 110S futuriste est devenue le premier modèle de production au monde à moteur rotatif. Ce fut le début d’une remarquable réussite qui verra la marque lancer de nombreux modèles dont la Mazda RX-7 et vendre près de deux millions de véhicules à moteur rotatif au fil des ans.

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La marque d’Hiroshima démontrera également ses prouesses technologiques sur la piste, en devenant le premier constructeur asiatique à remporter les exténuantes 24 Heures du Mans en 1991 avec la Mazda 787B à quatre rotors – la seule voiture victorieuse avec un moteur sans piston. Le moteur rotatif a inspiré la gamme révolutionnaire de moteurs, transmissions, plates-formes et carrosseries de technologie Skyactiv optimisée au nom de l’efficacité maximale.

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Identité distincte – l’amour de la conduite

Alors que le moteur rotatif était un exemple de la passion de Mazda pour les voitures amusantes à conduire, c’est après que le nom de l’entreprise a été officiellement changé pour Mazda Motor Corporation en 1984 qu’il a vraiment montré son amour de la conduite avec le lancement en 1989 d’un roadster léger appelé la Mazda MX-5 à une époque où les cabriolets biplace étaient pratiquement éteints. Aujourd’hui, quatre générations de modèles plus tard, la Mazda MX-5 reste le roadster le plus vendu de l’histoire, après avoir dépassé la barre du million d’unités de production en 2016. C’est l’amour de la conduite qui est l’ADN de toute la gamme Mazda aujourd’hui et qui restera pendant les 100 prochaines années alors que l’industrie automobile continue de subir des changements importants.

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Les 100 prochaines années

Aujourd’hui, Mazda propose une gamme de voitures, conçues à l’aide du langage de conception Kodo – Soul of Motion, qui remportent des prix à travers le monde et la marque continue de défier les conventions avec le lancement de son premier véhicule électrique, la Mazda MX-30. Un modèle pour l’avenir, il rend également hommage au passé de Mazda avec une cabine en liège écologique, rappelant les modestes débuts de l’entreprise en tant que Toyo Cork Kogyo. «Alors que nous envisageons les 100 prochaines années, nous continuerons de nous mettre au défi de créer des produits, des technologies et des expériences uniques que nos clients adorent», a déclaré le président et chef de la direction, Akira Marumoto.

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Essai : Suzuki Swift Sport : une vraie teigne assez discrète

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Trente ans après le lancement de la première Swift GTI, la petite marque japonaise n’a pas perdu la recette et remet le couvert à l’occasion de la troisième génération de la Sport. Sportivité, simplicité et spontanéité pourraient résumer les sensations rencontrées à bord de ce petit bolide. La plus grosse nouveauté de ce troisième opus se cache sous le capot puisque le traditionnel 1.6 atmosphérique laisse la place à un 1.4 turbocompressé à injection directe.

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Le jaune de ces photos n’est pas discret mais en blanc, comme nous l’avons essayée, la Swift Sport passe inaperçue!

Extérieurement, on a le sentiment que l’auto s’est un peu assagie, tout du moins dans le blanc nacré qui enveloppait notre exemplaire d’essai. Le bouclier avant ajouré et la grille de calandre spécifique, les grandes roues de 17 pouces, la double sortie d’échappement dans le bouclier arrière et le spoiler de toit sont là pour différencier cette sportive du reste de la gamme mais il n’en fallait pas moins. Et puis dorénavant, la Swift Sport n’est malheureusement plus disponible en trois portes ce qui enlève aussi de son caractère même si la poignée des portes arrière est joliment dissimulée dans le montant C.

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Elle adore être secouée cette petite bombinette japonaise. Ca tombe bien, on est là pour ça!

J’aime bien

L’habitacle est sérieusement fini et les touches de sportivité sont subtiles. Le volant à trois branches revêt une surpiqûre rouge tandis que cette couleur est également présente sur les portes, le bas de la console centrale ou encore à travers le tableau de bord. Les sièges semi-baquets reçoivent également leurs surpiqûres rouges mais offrent surtout un maintien très correct lorsque les routes se font sinueuses et que le conducteur est d’humeur ludique. Enfin, le pédalier en inox complète la panoplie sportive du modèle. Les plastiques sont corrects et la finition correspond parfaitement à la catégorie visée par cet auto qui s’adresse avant tout à un public de jeunes amateurs de conduite sportive. Si, si, on vous l’assure, il en existe encore!

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Les nombreuses touches rouges dans l’habitacle ne laissent guère la place au doute, vous êtes bien à bord d’une sportive!

Plutôt malin

En remplaçant son 1.6 atmo contre un 1.4 turbo, la Suzuki Swift Sport n’a pas perdu au change. Vif, alerte et bien plein, le petit moulin se révèle très agréable à l’usage. Il réagit au quart de tour et ce, quel que soit le rapport engagé grâce à son couple de 230 Nm. La suspension propose un beau compromis entre efficacité et confort. Elle ne se révèle pas trop ferme en ville mais jamais trop molle lorsqu’on avale des petites routes bosselées et rarement droites. Le train avant est précis même s’il est logiquement nécessaire de doser en sortie de courbe si on ne veut pas subir l’arrivée du couple. La boîte de vitesses est agréable à manier et les rapports sont plutôt bien échelonnés. Enfin, grâce à un poids bien contrôlé (970 kg), les disques ventilés avant assurent un freinage efficace en toutes circonstances.

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Elle avale les courbes avec appétit et ce en toutes circonstances. Un vrai petit jouet!

J’aime moins

Comme le veulent les lois de la physique, les consommations s’emballent lorsqu’on titille le petit moteur turbo sans jamais le laisser souffler. Du coup, les 37 litres du réservoir d’essence sont rapidement avalés. Nous avons parcouru 725 km à bord de cette bombinette et notre consommation moyenne s’est chiffrée à 8,8 l / 100 km mais il est possible de rester aux alentours de 7 litres en réduisant fortement le rythme. Malheureusement, quand nous sommes à bord de petites sportives, il nous est impossible de rouler calmement…

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La consommation s’envole rapidement et d’autant moins discrètement que le réservoir est rikiki: 37 litres seulement.

Pourquoi je l’achète

Même si son prix augmente à chaque nouvelle génération, la petite Suzuki Swift Sport demeure la petite sportive la plus abordable du marché. Affichée à 23.974 euros, elle se mesure à une concurrence plus lourde mais aussi plus puissante. Mais sincèrement, elle possède toutes les qualités pour vous donner la banane dans les virages avant de se muer en citadine parfaite avec quatre vraies places et un coffre digne de ce nom.

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Les sièges proposent un bon compromis entre maintien et confort. C’est du beau travail !

Pourquoi je ne l’achète pas

Avec un couple de 260 Nm, il arrive que la motricité ne soit pas idéale mais c’est une donnée inévitable pour toute traction un brin sportive. La qualité de certains plastiques n’est pas toujours celle que l’on attend d’une voiture japonaise mais le prix justifie pareils efforts. Un prix qui a augmenté mais il faut ajouter que l’attirail technologique de la petite Swift Sport est digne des segments supérieurs. Tout y est, jusque et y compris tous ces machins qui bippent à tour de bras pour notre plus grand agacement !

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Librairie: Macao, cadre du dernier Michel Vaillant

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A l’époque, en 1983, Michel Vaillant, le plus célèbre des pilotes de bande dessinée, avait fréquenté le Las Vegas asiatique dans « Rendez-vous à Macao », le 43e des 70 albums dessinés par Jean Graton. Depuis 2012, c’est son fils, Philippe, qui a repris le flambeau en repartant à zéro dans une série baptisée « nouvelle saison » où l’aspect technique et puriste du sport automobile a laissé davantage de place à des personnages à la profondeur psychologique affirmée même si l’automobile garde toujours une belle place au fil des pages.

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Dans ce septième tome de la série baptisé simplement « Macao », Michel est soupçonné du meurtre de son frère et mis en prison. Il prend alors conscience qu’en plus de devoir démontrer son innocence, il va devoir sauver la famille Vaillant. C’est à Macao qu’il va tenter de réussir ce pari tout en affrontant le terrible Ethan Dasz, toujours aussi déterminé à les anéantir!

On a adoré la course-poursuite à moto dans Macao où Michel enfourche une BMW R nine T Scrambler. L’ambiance de cet album est assez noire autour d’un scénario haletant et de dessins remarquables. Il semble que ce septième album ait définitivement assis cette nouvelle saison dans l’histoire et l’on se réjouit déjà de découvrir la suite.

Philippe Graton in his Brussels studio, photographed by Daniel Beres, May 2016.

Scénarisé par Philippe Graton et Denis Lapière, ce nouveau tome est entièrement dessiné par Benjamin Benéteau, que ce soit pour les personnages, les véhicules ou les décors! Un bel exploit réussi à l’époque par Jean Graton au début de sa carrière.

La BD standard de 56 pages, parue aux éditions Dupuis, est proposée à 15,95€ depuis le 2 novembre tandis que l’édition collector enrichie d’un dossier de 24 pages se vend à 24.95 €. A retrouver dans toutes les bonnes librairies!

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