Endurance: Les 24 heures de Francorchamps en 24 chiffres

À quelques jours du départ des Total 24 Hours of Spa, le moment est idéal pour revenir sur quelques faits et chiffres clés de la plus grande course de GT au monde. Nous avons compilé le nombre idéal (24 bien sûr !) pour vous mettre en appétit peu avant le début de la version automnale de cette classique belge de l’endurance. (Communiqué de presse)

1 – Il s’agira de la première édition des Total 24 Hours of Spa à être disputée durant les mois d’automne. Jusque-là, les 24 Heures n’avaient en fait jamais eu lieu après les 5 et 6 août. Cela s’est produit en 2000, la dernière année avant l’ère GT. La prochaine édition étant déjà confirmée du 29 juillet au 1er août, l’édition 2020 sera vraiment unique en son genre.

2 – Deux équipages compteront des membres de la même famille : les frères jumeaux Robert et Alfred Renauer partageront une Porsche Herberth Motorsport pour la troisième fois en quatre ans, tandis que le duo père-fils Rob et Ricky Collard s’alignera ensemble, pour la première fois, au volant de la Lamborghini #77 Barwell Motorsport.

3 – À 03h00 le dimanche matin, les horloges de Spa reculeront d’une heure pour marquer la fin de l’heure d’été en Europe centrale. Ainsi, la course débutera à 15h30 le samedi après-midi et se terminera à 14h30 le dimanche.

4 – Cette année, deux des concurrents sont montés à quatre reprises sur le podium général sans avoir pour autant goûté à la victoire. Chris Mies sera le mieux placé pour y remédier, engagé au sein de l’équipage #31 Audi Sport Team WRT. Stéphane Lémeret, habitué du podium, ayant déjà remporté la catégorie Pro-Am, se battra pour la victoire en Am Cup au volant de la Bentley #108 CMR.

5 – L’écart entre le vainqueur et le deuxième sur les deux premières éditions GT de Spa, 2001 et 2002, était de cinq tours. L’année dernière, la Porsche GPX Racing victorieuse a triomphé avec 3.347s d’avance sur son plus proche rival. La dernière fois que le vainqueur a terminé seul dans son tour, c’était en 2015.

6 – Les Ferrari ont remporté six victoires en Pro-Am au cours des neuf dernières années, dont cinq d’affilée entre 2011 et 2015. La marque italienne est représentée cette année par trois voitures dans la catégorie, dont deux sont pilotées par d’anciens vainqueurs.

7 – Avec un peu plus de sept kilomètres, le Circuit de Spa-Francorchamps est le tracé le plus long des calendriers GT World Challenge Europe Powered by AWS et Intercontinental GT Challenge Powered by Pirelli. Lors d’une édition estivale « classique », les pilotes les plus rapides effectuent un tour en un peu moins de 2m18s.

8 – L’année dernière, huit marques ont mené au général lors des Total 24 Hours of Spa. Quatre Porsche différentes se sont placées aux avant-postes, alors que Mercedes-AMG, Lamborghini et Audi ont eu deux voitures en tête du peloton à un moment donné de la course.

9 – Sur les neuf éditions précédentes des Total 24 Hours of Spa, le Belgian Audi Club Team WRT est la seule équipe à avoir remporté plus d’une victoire, remportant le général en 2011 et 2014.

10 – L’édition 2020 est la 10ème depuis que la GT3 est devenue la catégorie reine à Spa et deux pilotes ont participé à l’ensemble de ces éditions. À juste titre, les deux sont belges: Maxime Martin fut vainqueur en 2016, tandis que Louis Machiels s’est imposé en Pro-Am en 2012 et 2014.

11 – Porsche est la marque la mieux représentée cette année avec un total de 11 voitures prêtes à se battre en piste. La marque présente également le plus grand nombre de potentiels vainqueurs au général avec huit 911 GT3-R en quête de victoire.

12 – Il y a 12 pilotes belges prêts à disputer « leur » course, du jeune Charles Weerts au très expérimenté Stéphane Lémeret, qui a disputé les 24 Heures pour la première fois en 1996. La France est la nation la mieux représentée avec 29 pilotes, suivie de la Grande-Bretagne (27) et de l’Allemagne (26).

13 – Pirelli, le fournisseur de pneumatiques, a pour objectif de produire environ 13 000 unités pour les Total 24 Hours of Spa. Le nombre final varie en fonction de critères tels que la liste des engagés et les conditions météorologiques attendues dans les Ardennes, l’expédition finale étant effectuée le plus tard possible.

14 – Au total, 14 anciens vainqueurs figurent sur la liste des engagés cette année, dont quatre ont triomphé à deux reprises: Andrea Bertolini (en 2006 et 2008), Romain Dumas (en 2003 et 2010), Philipp Eng (en 2016 et 2018) et Markus Winkelhock (en 2014 et 2017).

15 – Cette année marque le 15e anniversaire de la première victoire au général de Pirelli aux Total 24 Hours of Spa. La marque italienne a fourni les pneus pour l’emblématique Maserati MC12, qui a remporté deux victoires consécutives en 2005 et 2006.

16 – L’Audi #16 a remporté l’édition 2012 en partant de la 29ème place sur la grille, soit la position la plus éloignée pour un vainqueur de l’ère GT. Un de ses pilotes, Frank Stippler participera cette année aux Total 24 Hours of Spa pour la même marque.

17 – Seulement 17 millièmes de seconde séparaient le vainqueur de la Super Pole 2019, Maro Engel (Mercedes-AMG), de Laurens Vanthoor (Porsche), deuxième. Cela correspond au record de l’ère GT3, établi pour la première fois en 2015.

18 – Romain Dumas a fait ses débuts aux Total 24 Hours of Spa il y a 18 ans, terminant troisième de l’édition 2002 sur une Porsche 911 GT3-RS. Cette année, il pilotera la dernière version du même modèle pour GPX Racing.

19 – Au total, 19 marques ont remporté la course depuis sa création en 1924, tandis que huit ont été victorieuses depuis le début de l’ère GT, en 2001. Sous l’ère GT3, on dénombre quatre vainqueurs : Audi, BMW, Mercedes-AMG et Porsche.

20 – Ce sera la 20ème course organisée depuis l’introduction du règlement GT. Au cours de cette période, 10.097 tours du Circuit de Spa-Francorchamps ont été réalisés en course, ainsi que beaucoup d’autres en phases d’essais et de qualifications.

21 – L’an dernier, l’écart entre la 20ème et la 21ème place aux qualifications n’était que de 0,006 s. C’était l’écart en défaveur du futur vainqueur, GPX Racing, aligné en Super Pole avec sa Porsche #20 et prenant le départ P21.

22 – En 2019, Oman Racing by TF Sport a terminé 22ème au classement général et a remporté la catégorie Pro-Am avec un score presque parfait. En plus de sa victoire, l’équipe Aston Martin a empoché les points bonus pour avoir été en tête à six et 12 heures de course, ne ratant qu’un seul point, celui de la pole position

23 – Le circuit original, long de 15 km a été créé en 1920, formé par un triangle qui empruntait les routes 23, 32 et 440 pour relier Spa-Francorchamps à Malmédy et Stavelot. À peine quatre ans plus tard, les 24 Heures sont organisées pour la première fois.

24 – La course débutera cette année le 24 octobre, de loin la date la plus tardive de son histoire. Comme toujours, la course pourra être suivie dans le monde entier et gratuitement, sur le site Web et la page Facebook du GT World Challenge Europe, ainsi que sur la chaîne YouTube du GTWorld.

Ce jeudi 22 octobre débutera par les essais libres à 11h10 CEST. La séance de pré-qualification se déroulera à 15h15 et marquera le début de la diffusion en direct (et gratuite) de l’épreuve, qui se poursuivra jusqu’au drapeau à damier dimanche.

Les qualifications débuteront à 18h55 jeudi soir et désigneront les 20 prétendants à la Super Pole tout en définissant également les positions de 21 à 56 sur la grille. Ensuite, à 20h35, les concurrents effectueront 90 minutes d’essais nocturnes afin de mieux préparer la course.

Vendredi, le principal point d’intérêt sera la Super Pole, avec une retransmission en direct à partir de 18h20. Il ne restera donc plus que la course, dont le départ sera donné à 15h30 samedi après-midi. Elle se terminera le lendemain à 14h30 (heure locale) puisqu’avec la fin de l’heure d’été, il faudra reculer les horloges d’une heure, à 03h00, dimanche matin.

Les carburants synthétiques: réelle solution d’avenir? par Dimitri Urbain

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Les sport automobile et le développement de carburants alternatifs sont étroitement liés.

Attaqués de partout, les moteurs thermiques classiques ont encore de nombreuses possibilités de développement. Il suffit de voir comment ils ont évolué ces dernières années: toujours plus économes et moins polluants mais leur avenir est remis en cause. Pourrait-il être lié au développement de carburants synthétiques? Leur neutralité en carbone suffira-t-elle à sauver les voitures que nous aimons? (Dimitri Urbain)

Pétroliers et constructeurs main dans la main

A l’heure où le nouveau gouvernement fédéral annonce l’interdiction des voitures de société essence et diesel pour 2026. L’interdiction de la vente des véhicules à moteurs thermiques est déjà décrétée en France mais…  de nombreuses questions restent sans réponse pour le moment: l’industrie automobile sera-t-elle en mesure de s’adapter et produire en suffisance des véhicules électriques? Le nombre de stations de charge sera-t-il suffisant par rapport aux besoins? L’électricité elle-même proviendra-t-elle de sources renouvelables (photovoltaïque, éolien…) ou sera-t-elle produite par des centrales nucléaires ou, bien pire, à gaz et à charbon?

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Chez Porsche, on veut croire que les moteurs thermiques ont encore la vie longue et l’une des solutions à leur survie passerait par les carburants synthétiques…

Porsche, comme d’autres constructeurs et des pétroliers comme Exxon ou Shell, travaille sur les carburants synthétiques. Michael Steiner, responsable R & D chez Porsche, a annoncé récemment que le constructeur désire investir dans le développement de carburants synthétiques et est à la recherche de partenaires. Tout en développant une offre électrique (avec la Taycan et d’autres modèles qui vont suivre), Porsche ne croit pas réellement que la propulsion électrique permettra de réduire de façon significative la production de carbone dans un avenir proche. Porsche envisage également un usage en compétition pour ces carburants. Mr Steiner ajoute que les moteurs à combustion interne vont continuer à être présents encore durant de nombreuses années et les carburants synthétiques seront indispensables pour leur utilisation. Ils permettraient de pouvoir continuer à utiliser les véhicules actuels sans modifications majeures, tout en conservant leurs avantages en termes d’économie et de facilité d’usage, avec un réseau de stations déjà existant et ne nécessitant pas non plus de transformations coûteuses. Et sans que les risques liés à leur usage ne soient plus élevés que pour les carburants actuels, à la différence de l’électricité et de l’hydrogène.

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Ce schéma simple illustre tout ce qu’il est possible de fabriquer comme carburants synthétiques. Il est clair que c’est la source d’électricité qui va conditionner le côté vert et écologique de l’ensemble du processus.

Si, à l’avenir, l’électrification des voitures sera de plus en plus répandue, néanmoins, l’électrification ne conviendra pas à toutes les formes de transport. Pensons ici aux transport routier de marchandises, au transport maritime de containers ou encore aux avions long courrier. Actuellement, la montée en puissance et en nombre des véhicules électriques semble irrésistible. Cependant, la densité énergétique offerte par les batteries, peu importe leur type, est largement inférieure à celle offerte par les combustibles fossiles comme le diesel ou le kérosène. Afin de parcourir des distances équivalentes, la taille, le poids et l’encombrement des batteries serait tout simplement gigantesque. Ainsi, un Airbus A320 à propulsion électrique ne serait en mesure de voler qu’un cinquième de son autonomie actuelle s’il était propulsé par des batteries, tout en ne pouvant transporter que la moitié de sa charge utile! Les transports aériens, maritimes ou terrestres à longue distance ne vont pas disparaitre du jour au lendemain, quoi que puissent en penser et dire les tenants de la décroissance. Pendant de nombreuses années, ils continueront à utiliser des carburants fossiles. C’est pourquoi les évolutions dans le domaine des carburants synthétiques sont une excellente chose pour l’automobile, qu’elle soit essence, Diesel ou hybride. Le développement de ces carburants pourra être d’origine volontaire ou… imposé par les autorités. Des études britanniques estiment que si, du jour au lendemain, tous les avions volant en Europe utilisaient des carburants synthétiques, il faudrait une énergie proche des 2000 TWh par an pour les produire. Ce qui représente environ 2/3 de la production annuelle d’électricité en Europe, dont pas loin de 50% sont maintenant d’origine renouvelable.

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Chez Audi, on a déjà mis en oeuvre la production de e-carburants…

Quels sont leurs avantages ?

L’avantage principal de ces carburants de synthèse est d’être compatibles avec le parc actuel et de pouvoir utiliser toute l’infrastructure de distribution déjà en place. Leurs propriétés physiques et chimiques ne sont pas très éloignées de celles de l’essence, du diesel ou du kérosène, produits à base de pétrole brut. Produits à base de CO2, de déchets végétaux , d’algues, d’hydrogène… avec des énergies renouvelables, ils sont donc inoffensifs pour l’environnement. Si la technologie permettant leur production est au point, il en va tout autrement de la facilité à les produire et du coût de revient, par rapport à l’essence et au diesel.

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Absent du mix carburant en Belgique, l’E85 connaît un grand succès en France. Il permet même d’augmenter la puissance tout en étant beaucoup moins cher que l’essence classique. Son succès dans l’Hexagone n’est pas dû au hasard !

Bosch aussi y travaille…

Bosch travaille également au développement de carburants synthétiques. Pour l’équipementier, la moitié des véhicules qui seront sur la route en 2030 y sont déjà pour le moment, la plupart équipés de véhicules thermiques essence et Diesel. Il faudra bien que ces véhicules participent à la réduction des émissions de CO2… et les détruire n’aidera en rien l’écologie ! Même si les volumes de carburants synthétiques produits sont encore modestes, les ajouter petit à petit aux carburants fossiles est une bonne solution pour atteindre les objectifs fixés en matière d’émissions. De son côté, Porsche recherche donc des partenaires afin de construire une unité de production pilote qui montrera que les carburants synthétiques sont aussi viables économiquement que neutres pour l’environnement.

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Certains véhicules nécessitent des adaptations pour utiliser l’E85. Ainsi que le remplacement de certains tuyaux dont les matériaux ne résistent pas très bien… mais ce n’est ni coûteux ni très difficile. En tous cas, cela permet de continuer à faire rouler des véhicules plus anciens sans causer de pollution supplémentaire par leur mise à la casse pour cause de décision politique arbitraire.

Au sein du groupe Volkswagen, Bentley et Volkswagen travaillent également sur ce projet. Par ailleurs, un usage en formule 1 pourrait également réduire considérablement le temps nécessaire à la mise au point. Voulant être neutre en carbone à l’horizon 2030, le sport automobile phare a donc là une opportunité à saisir… C’est également un espoir pour la voiture ancienne, qui pourrait continuer à être utilisable sans pour autant devoir être électrifiée. Et également signifier l’arrêt du gaspillage provoqué par les zones de basse émission qui imposent la destruction de véhicules en bon état qui pourraient encore être utilisés de nombreuses années. Ainsi qu’un moyen de maintenir des emplois de proximité pour la maintenance de ces véhicules plus anciens, souvent les seuls que des familles défavorisées peuvent se permettre d’acheter.

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Le transport aérien sera certainement l’un des acteurs majeurs dans le développement des carburants synthétiques au cours des années qui viennent.

Comment produire des carburants synthétiques ?

Il existe deux façons de produire des carburants neutres en CO2. La première est d’utiliser du CO2 présent dans l’atmosphère, de le capter, ou utiliser celui produit par un processus de fabrication industrielle comme la production d’acier. Il faut ensuite synthétiser ce CO2 avec de l’hydrogène obtenu par électrolyse d’eau. La seconde méthode fait appel à la biomasse, à base de déchets végétaux, qui sont gazéifiés avant d’être catalysés avec de l’hydrogène au moyen d’un processus chimique ou thermique. La production de ces carburants serait la plus avantageuse dans certains pays d’Afrique où la quantité d’énergie renouvelable (soleil et éolien) est importante et bon marché. En Norvège, la société Sunfire produit des biocarburants au moyen d’énergie hydroélectrique. A terme, la société pense pouvoir les produire à moins de 2€/ litre… et précise que son produit est capable de servir à la fabrication de pas moins de 3000 produits dérivés du pétrole, du chewing gum aux smartphones.

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Audi, au même titre que Porsche ou Bosch, travaille au développement de carburants synthétiques qui permettront de pouvoir continuer à utiliser des voitures à moteur thermiques de la même façon qu’aujourd’hui avec des carburants dérivés du pétrole.

Quels en sont les avantages ?

Ces carburants peuvent remplacer directement ceux produits à base de pétrole. Leur masse volumique et leur densité énergétique sont assez proches. Ils permettent de faire fonctionner des moteurs thermiques classiques sans modifications et peuvent être stockés et distribués de la même manière. Plus propres, ils émettent moins de particules fines et d’oxydes d’azote. Ils ne sont pas plus dangereux, ne nécessitent pas d’infrastructures de distribution spécifiques et ne présentent pas de dangers comme l’inflammabilité des batteries au lithium, par exemple.

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L’utilisation de ces derniers permettra de continuer à utiliser son ancienne sans y apporter de modifications trop onéreuses.

Et les inconvénients ?

Actuellement, ils sont au nombre de deux. D’une part, les prix de revient au litre sont toujours plus élevés que pour un litre d’essence ou de Diesel classique. Nul doute que de nouvelles évolutions technologiques permettent rapidement d’augmenter les quantités produites… Tout en diminuant leur coût ! Leur autre inconvénient, majeur actuellement, est lié aux processus de fabrication de ces carburants synthétiques. En effet, extraire l’hydrogène de l’eau ou capturer le carbone de l’atmosphère exige de l’énergie. Celle-ci ne peut qu’être d’origine renouvelable si le carburant doit être neutre en carbone. Et c’est là que tout se jouera, bien évidemment. (Texte: Dimitri Urbain)

Expérience: Au volant d’une Ferrari 488 à Mettet? Rendez-vous les 24 et 25 octobre!

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Vous avez toujours rêvé de prendre le volant d’une voiture sportive sur un circuit? Avec Expertpilot, c’est tout à fait réalisable et abordable. Cette société française est spécialisée dans les baptêmes de piste et dispose d’une flotte de véhicules impressionnante. Elle sera présente à Mettet, le week-end des 24 et 25 octobre prochains. C’est le moment de vous faire plaisir!

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C’est en 2005, lors de la création du circuit Geoparc, que l’école de pilotage Expertpilot voit le jour. Située au cœur des Vosges, cette piste est utilisée pour des stages de pilotage, avec une flotte de véhicules très récents allant de la Renault Mégane RS à la Porsche 911 GT3 RS en passant par l’Alpine, les Porsche Cayman et Cayman GT4, l’Audi R8, la Lamborghini Gallardo sans oublier deux Ferrari, une 488 et une Pista! Des modèles en excellent état qui font l’objet de toutes les attentions de la part de l’équipe. Le Geoparc est également devenu le centre de formation des Moniteurs de Sport Auto de l’Est de la France. Vu son succès, Expertpilot a élargi ses activités et transporte ses voitures sur d’autres circuits européens pour accueillir des apprentis-pilotes à Hockenheim, à Dijon, à Spa-Francorchamps, au Nürburgring et même à Mettet…

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Progression en toute sécurité

Idéalement situé, le petit circuit belge sera une nouvelle fois privatisé, les 24 & 25 octobre, par toute l’équipe d’Expertpilot qui pourra vous accompagner à bord de votre propre véhicule pour vous aider à progresser en toute sécurité. Points de corde, freinages et trajectoires sont au menu de ces coachings et les progrès sont assez bluffants grâce aux nombreux conseils prodigués par les instructeurs. Mais à Mettet, vous pourrez également vous offrir quelques tours au volant des voitures citées précédemment grâce au Stage GT. Toutes les formules sont possibles, selon l’épaisseur de votre portefeuille, puisque cela débute avec 2 tours en Cayman à 50€ et cela peut aller jusqu’à 349€ pour 6 tours en Ferrari 488 Pista… D’autres options sont possibles comme l’enregistrement de vos tours en caméra embarquée (39€) ou encore des baptêmes en compagnie d’un pilote professionnel, en Cayman GT4, pour 49€.

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Mais Expertpilot, c’est encore bien d’autre activités comme nous l’a précisé  Arnaud Hildenbrand, le jeune patron de la société: «Si vous venez nous rendre visite au Geoparc à Saint-Dié-des-Vosges, nous pourrons, par exemple, vous proposer des baptêmes de l’air. Vous pourrez prendre les commandes un instant et admirer le massif des Vosges. Nous pouvons également y organiser des séminaires en maîtrisant 100% des paramètres.  Et depuis 2012, nous pouvons même initier les amateurs aux plaisirs du pilotage sur glace au circuit d’Abondance situé en Haute Savoie (domaine ski des Portes du Soleil). Son tracé de 1,2 km est un des plus beaux des Alpes et se montre idéal pour découvrir la conduite sur glace au volant de Porsche et, depuis cette année, de l’Alpine!»

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Vécu: Au volant de la Ferrari 488 Pista!

C’est Benoît qui nous accueille lors de notre arrivée à Mettet le dimanche 27 septembre. Le ciel est gris, la piste est humide mais il ne pleut pas. On s’installe à bord et l’on revoit ensemble les différents points importants avant de prendre la piste. Position de conduite, quelques notions de trajectoires et surtout, écouter son passager. Des cônes sont disposés sur le circuit pour indiquer les points de cordes et les freinages. Les rétros sont réglés pour Benoît et c’est lui qui nous dira si l’on peut doubler. Un rien déroutant mais on lui fait confiance. Avec le casque sur la tête et la radio reliée à notre passager, autant dire que la sonorité du  V8 de 720 ch est totalement effacée. On opte pour le mode Automatique de la boîte et on se concentre sur les trajectoires et les freinages. Les réglages sont en Wet et l’on roule avec un œuf sous le pied mais quel plaisir de profiter de l’accélération de la bête dans la trop courte ligne droite. Les 200 km/h sont rapidement atteints avant de plonger à la corde du premier gauche. On avale une Alpine dans notre deuxième tour, en toute sécurité, Benoît ayant prévenu ses passagers de nos intentions. Bref, il n’est pas question d’abîmer l’Italienne à la valeur de plus de 300.000€…

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Mais est-ce toujours facile pour l’instructeur, de calmer l’enthousiasme des pilotes d’un tour?

«Il faut remettre tout à zéro avant de démarrer,» nous explique Benoît en empruntant la voie des stands à la fin de nos tours. «Et généralement cela se passe bien. Certains progressent en quelques tours. D’autres sont plus timorés mais je parviens toujours à les pousser plus loin et très souvent, les candidats sont bluffés par les progrès réalisés en quelques tours. On adore venir à Mettet et rencontrer le public belge. Ce sont de vrais passionnés qui réalisent un rêve alors c’est forcément toujours positif. L’ambiance est bon enfant et les sourires garantis. Les filles sont de plus en plus nombreuses à prendre le volant de nos bolides et ensuite, elles s’offrent quelques tours à côté du pilote pro pour connaître d’autres sensations. Mais si vous voulez connaître encore autre chose, je vous invite à nous rejoindre sur la glace. On pourrait penser que c’est une conduite spécifique, plus compliquée mais en fait, nos élèves sont beaucoup plus ouverts parce qu’ils n’ont jamais posé leurs roues sur la glace. Et là aussi, les progrès sont impressionnants et la confiance arrive vite. C’est vraiment une expérience unique sans devoir courir dans le Grand Nord pour des prix de dingue!»

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Vous l’aurez compris, le Stage GT, c’est une occasion unique de piloter la voiture de ses rêves sur quelques tours du circuit de Mettet en toute sécurité et en fonction de son budget. Alors réservez déjà les dates et rendez-vous sur le circuit Jules Tacheny!

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Essai exclusif: Porsche 718 Cayman GT4: volupté transgressive

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Compacte, racée, bien posée sur la route, la Porsche 718 Cayman GT4 représente à nos yeux le sommet en termes de plaisirs automobiles.

S’il existait un pape de l’objet automobile, gageons que ce coupé allemand ferait partie de sa liste des objets voués aux gémonies. Pensez donc, une simple deux portes, une boîte manuelle, un moteur atmosphérique et un volant sans le moindre bouton, de quoi provoquer l’envie de pilotage dans un monde où une minorité bien-pensante veut nous faire croire qu’il est désormais impossible de prendre du plaisir au volant, justifiant par la même occasion la déferlante d’engins ressemblant à des camionnettes dans lesquels le conducteur est seul, la plupart du temps, et où de multiples écrans sont chargés de le distraire dans les embouteillages ou ailleurs. (Photos: Quentin Champion)

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La voilà dans son élément naturel, les virages sur des routes vierges de toute circulation…

Et pourtant. Cela fait un bien fou de s’installer à bord de la Porsche 718 Cayman GT4. Il faut dire qu’elle sait soigner son propriétaire et le pousser droit vers le vice. Avec ses charmes extérieurs, tout d’abord, qui ensorcèlent.  Son bouclier largement échancré, la petite fente à la base du capot avant, ses ouïes latérales élargies et marquées d’un GT4 qui ne laisse guère planner de doute, sans oublier son spoiler arrière complété d’un diffuseur à l’efficacité garantie, tout est là pour faire craquer l’amateur de sensations fortes, pour l’entraîner vers le côté obscur de la force. Il comprend immédiatement que cette 718-là est de la trempe des vrais bolides, ceux qu’il faut dompter fermement sous peine de se laisser dominer. Et si cela ne suffit pas, ouvrir les portes ajoute encore à l’ensorcèlement. Dieu et ses sacro-saints SUV ne peuvent plus rien pour lui.

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Faites un voeu! Un volant sans le moindre pavé tactile ou bouton, on finirait par croire que cela n’existe plus. Le doute n’est plus permis, à bord du Cayman GT4, on conduit!

Pour attirer davantage le pécheur, il y a de superbes baquets optionnels empruntés à la Porsche 918 et facturés 5.844€. Une fois que vous y êtes installés, votre corps est happé pour l’éternité. Cela tombe bien parce que face à vous, le tableau de bord est cash avec son tachymètre gradué jusqu’à 330 km/h tandis que le compte-tours place le début de sa zone rouge à 8.000 trs/min. Mmmmm, l’on soupçonne alors les plaisirs anciens des envolées dans les tours et des mécaniques hurlantes. Mais qu’il est bon de se laisser prendre au piège de l’automobile passion. Enfin, le volant recouvert d’alcantara présente trois branches vierges du moindre pavé tactile. N’est-ce pas là le véritable le signe d’un engin particulièrement onirique n’ayant plus aucune place dans l’objet automobile politiquement correct de notre époque? Il n’y a plus de doute, on va tomber raide dingue de ce Cayman GT4.

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Collée au sol par ses énormes Michelin Pilot Sport Cup 2, la Porsche 718 fait hurler son flat-6 atmo et procure des G à gogo.

D’ailleurs notre main gauche est inexorablement attirée vers la gauche du volant pour y actionner la clé de contact. Le flat 6 3.0 atmosphérique, une rareté dans la gamme Porsche entièrement vouée au turbo à l’exception d’une certaine GT3, démarre dans une sonorité assez quelconque et la boîte de vitesses manuelle s’actionne fermement. Le message est clair, il va y avoir du travail pour le conducteur. Sur autoroute, le confort est assez surprenant et, malgré l’absence de multiples réglages, les sièges sportifs assurent leur boulot même si nous aurions pu être davantage bloqué au niveau des hanches. L’insonorisation de l’habitacle permet des déplacements à allure normalisée, le moteur ronronnant gentiment aux alentours de 2.500 trs/min, durant lesquels vous pouvez échanger avec votre passager ou profiter du système audio à 8 haut-parleurs. Les reprises ne sont pas époustouflantes et imposent de rétrograder pour retrouver du couple. Sous les 4.000 trs/min, on a du mal à croire que cette auto dispose de 420 ch. Mais l’heure est venue de sombrer au cœur de l’enfer, là où la circulation automobile se raréfie au rythme des virages qui se multiplient. Les forêts s’assombrissent et même le soleil éprouve bien des difficultés à y darder ses rayons.

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« Image rare d’un Ferrariste découvrant avec stupeur le plaisir de pouvoir avaler la route avec une vraie voiture de sport. » La légende vient du photographe et elle n’est pas fausse…

On retombe trois rapports et on accélère à fond dans la première ligne droite, le moteur se déchaîne dans notre dos, les pneus Michelin Pilot Sport Cup 2 collent à l’asphalte et la voiture répond à la moindre de nos injonctions. Parmi les rares boutons présents sur la console centrale, trois doivent impérativement être activés pour prétendre au Nirvana automobile. Le premier actionne le double-débrayage automatique, le second ouvre les échappements en grand et le troisième durcit les suspensions. Chaussé de nos bottines de pilote, on a enfilé nos gants pour impressionner le passager. Et là, c’est la révélation. Pas biblique mais presque… Le coupé 718 Cayman GT4 est un véritable scalpel qui trace les trajectoires au cordeau, vous plongez sur les cordes en retardant vos freinages au maximum puis vous accélérez une fois le point de corde franchi, toutes les bases du pilotage sont d’application, réveillant l’amateur de conduite qui sommeille en vous. La motricité est phénoménale, la direction est sans artifice et le moteur ne demande qu’à être poussé jusqu’au seuil des 8.000 trs/min… on est indubitablement à bord d’un engin de malheur qui fournit un maximum de bonheur à qui sait y faire. Elle en redemande toujours, elle en veut encore et encore et c’est finalement le pilote qui va jeter le gant, qui va lever le pied d’un chouia alors que la courbe à peine avalée aurait pu être prise plus vite. Les Michelin semi-slicks font merveille sur le sec. Les G encaissés rapprochent les sensations de la piste… On peut même se permettre de désactiver partiellement l’ESC en conservant le contrôle de traction. Le train arrière enroule les courbes comme s’il les avait tracées et les remises des gaz doivent être millimétrées sous peine de dérobades du train arrière. La concentration est maximale, on est là pour conduire, pour prendre un maximum de plaisir, pour les poussées d’adrénaline qui accompagnent chaque accélération, vous savez ces moments de bonheur absolu totalement incompréhensibles aux yeux des propriétaires de Dacia.

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La bête au repos profitant de cet instant photo pour laisser refroidir la mécanique.

Et ils auront raison de vous dire que c’est sur un circuit qu’il faut emmener ce genre de bolide mais la force du Cayman GT4, c’est qu’il se sent bien partout. Et presque par tous les temps. Parce que les énormes boudins placés aux quatre coins de l’auto n’aiment guère la pluie. Il suffit de regarder leurs profils pour comprendre qu’une fois sous l’eau, la séance de pilotage se réduit rapidement à une séance de drift improvisée. Le pied doit alors se faire très léger et les aides à la conduite sont bienvenues pour assister le conducteur. Parmi les autres défauts de cette belle allemande, citons la visibilité vers l’arrière, entravée par l’aileron dans la vitre arrière et par des rétroviseurs assez petits, s’extraire des baquets n’est pas non plus très aisé et enfin, la consommation ne fait guère partie de ses priorité. Tenir les 10 l/100 km est un supplice pour le conducteur. Il faut également faire définitivement une croix sur les pétarades accompagnant les rétrogradages de la génération précédente, nouvelles normes de bruit oblige. Du coup, la sonorité du Flat6 est décevante. Enfin, pour terminer de vous vautrer dans le péché, il y a le prix inavouable de ce jouet pour grand enfant. 99.075€ avant d’avoir coché la moindre option. Avec ses équipements supplémentaires, notre exemplaire d’essai atteignait la coquette somme de 124.424€. Mais c’est un prix qui ne nous semble pas incohérent pour échapper à la morosité de la pensée unique qui veut faire de l’automobile un engin d’un autre âge…

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Ca tourne! Voilà bien une info que la Porsche 718 Cayman GT4 attend avec impatience pour pouvoir dévoiler tout son potentiel!

Son look de sportive incontestée, l’absence de la moindre conduite automatisée ou encore le minimalisme de son équipement sont dignes d’un engin du diable voué à vous conduire aux portes de l’enfer à la vitesse de l’éclair, sans retour possible. C’est pourtant au septième ciel que la Porsche 718 Cayman GT4 nous a mené lors d’un périple de près de 900 km. Avec le sentiment, à l’arrivée, d’avoir retrouvé les fondamentaux de notre amour immodéré pour l’automobile et le bonheur qu’elle peut offrir à chaque instant. Un simple ruban d’asphalte loin de toute civilisation met en exergue toutes les qualités de ce coupé et procure un plaisir indicible. Et ce ne sont pas nos passagers occasionnels, qu’ils aient 16, 30 ou 74 ans, qui nous contrediront. (Photos: Quentin Champion)

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Efficace, on n’en doute pas. Même s’il n’est pas réglable!

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Et bien voilà… quand ils veulent, chez Porsche, ils peuvent encore nous proposer une bonne vieille boîte manuelle.

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Il est impératif de monter dans les tours et d’aller chercher les 8.000 trs/min pour avoir le maximum de sensations…

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Ces superbes baquets optionnels nous viennent tout droit de la 918 et sont facturés 5.800 euros.

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La réputation de Porsche en matière de freinage n’est pas usurpée. On peut y aller franchement et « taper » dans les freins au panneau trop tard, ça passe crême.

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La plupart du temps, c’est votre cerveau qui vous ralentit là où la Cayman GT4 passerait plus vite.

Nouveauté: Porsche 911 Targa : le retour d’une vieille connaissance… par Dimitri Urbain

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Extérieurement, Targa 4 et Targa 4S se distinguent par la taille de leurs roues : 19 et 20’’ pour la moins puissante et 20 et 21’’ pour la 4S.

Porsche présente la huitième génération de la 911 Targa. Elle vient ainsi compléter la gamme des coupés et cabriolets, juste à temps pour l’été ! La nouvelle venue est disponible en deux versions, 911 Targa 4 et 911 Targa 4S. Conforme à la tradition, elle propose un toit qui s’ouvre et se ferme au-dessus des places avant en seulement 19 secondes. La Targa conserve bien entendu le robuste arceau central et la vitre arrière enveloppante. Elle permet ainsi de profiter du confort et de la sécurité du coupé en offrant le plaisir de la conduite cheveux au vent. (Dimitri Urbain)

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La Targa permet de bénéficier des avantages du coupé l’hiver et de ceux du cabriolet l’été. Cependant, seule la partie située au-dessus des passagers avant est mobile. Si la première génération disposait d’une partie arrière souple, Porsche est très vite passé à une vitre fixe, plus large que sur les coupés.

Motorisations

Sous le capot, toujours un six cylindres de trois litres de cylindrée, équipé de deux turbos. La version Targa 4 offre 385 ch et, équipée du pack Chrono, passe de 0 à 100 en seulement 4,2 secondes. De  son côté, la version 4S dispose de 450 ch et ne nécessite que 3,6 secondes pour atteindre les 100 km/h. Par rapport à la génération précédente, les puissances augmentent de 15 et 30 ch. Du côté du couple 450 Nm sont disponibles entre 1.950 et 5.000 tr/ min sur la Targa 4 et 530 Nm entre 2.300 et 5.000 tr/ min sur la version 4S. On peut donc s’attendre à des moteurs souples et onctueux, en plus d’être puissants. Les vitesses de pointe respectives sont de 289 et 304 km/h. De série, elles sont équipées d’une boîte PDK à 8 vitesses. Bonne nouvelle, une boîte manuelle 7 rapports est également disponible en option (avec le pack Chrono) sur la Targa 4S. Les consommations moyennes s’établissent, selon Porsche, à 9,8 l/ 100 km pour la Targa 4 et entre 9,9 l et 10,3 l / 100 km pour la 4S. Les émissions de CO2 sont comprises entre 223 et 235 gr.

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La Targa génération « 992 » reste aussi facilement reconnaissable que ses devancières. Les formes et proportions ont été soigneusement conservées tout en évoluant de manière subtile.

Transmission intégrale

 Chez Porsche, c’est le « Traction Management « qui assure la transmission intégrale. Le train avant a fait l’objet de modifications : l’ensemble embrayage et différentiel est désormais refroidi par eau et les disques d’embrayage sont renforcés afin de renforcer leur robustesse et supporter une charge plus importante. Selon le constructeur, la motricité est améliorée dans toutes les conditions. En complément, les nouvelles Targa sont équipées en série du PASM ou Porsche Active Suspension Management. L’amortissement piloté permet de modifier manuellement les réglages afin de favoriser le confort ou la tenue de route, entre « Normal » et « Sport ».

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A l’intérieur, pas de dépaysement pour les fans ! Le compte tours trône toujours au centre du combiné de bord. Le volant n’est pas trop encombré de boutons… ouf ! L’écran central permet de connecter un smartphone via Apple Car Play. Juste en dessous, cinq boutons donnant accès aux fonctions les plus courantes du véhicule.

La Targa 4S bénéficie en outre d’un blocage électronique du différentiel arrière permettant une répartition complète du couple,  en lien avec le « Porsche Torque Vectoring Plus ». Il est disponible en option sur la Targa 4. Des capteurs de pluie sont installés dans les passages de roues avant et préviennent le conducteur de passer en mode « WET » si la quantité d’eau détectée est importante. Ainsi, les caractéristiques de la voiture sont adaptées afin de conserver une stabilité maximale. On est bien loin des pirouettes et fantaisies d’il y a quelques générations… En primeur, les nouvelles Targa sont disponibles avec un régulateur de vitesse adaptatif. Les roues sont en 19 et 20’’ sur la Targa 4 et 20 et 21’’ sur la Targa 4S. Cette dernière est équipée d’un freinage renforcé, avec des étriers 6 pistons à l’avant (4 seulement sur la Targa 4)  et 4 à l’arrière, sur les deux versions. Les freins céramique sont en option.

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Pas sûr qu’une architecture aussi originale irait à n’importe quel coupé mais avec la Porsche 911, c’est à chaque fois une belle réussite!

Esthétique : dans la continuité

A l’extérieur, la nouvelle Targa reprend bien entendu les éléments caractéristiques de la génération 992 : passages de roues plus marqués à l’avant, éclairage LED, capot avec une partie formée rappelant les premières générations, large spoiler arrière bien enveloppant ou encore la signature lumineuse intégrée. A l’exception des pare- chocs, toute la carrosserie est réalisée en aluminium. La tradition continue à l’intérieur avec le compte-tours en position centrale. Au centre du tableau de bord, un écran de 10,9’’ permet l’accès à la navigation ainsi qu’à un smartphone via Apple Car Play. 5 boutons situés directement sous cet écran permettent d’accéder directement aux fonctions les plus courantes.

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On peut regretter une certaine lourdeur des lignes arrière mais globalement, la Targa offre son propre charme.

Infos pratiques

Cette 992 Targa sera disponible à la commande à partir du mois d’août. Les prix seront, respectivement, de l’ordre de 131.865,80 € pour la Targa 4 et aux environs de 146.000 € pour la 4 S… son prix n’était pas encore arrêté au moment de boucler notre article.  Ce à quoi il faudra, bien entendu, ajouter quelques milliers d’€ supplémentaires pour se faire plaisir dans une très longue liste d’options… (Dimitri Urbain)

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L’arceau central participe toujours à la rigidité de la Targa. L’espace arrière est plus adapté à des sacs souples qu’à des enfants…

 

Printemps 2020: sorties et nouveautés – Porsche par Dimitri Urbain

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Le Boxster se décline à nouveau avec un 6 cylindres à plat et une boîte manuelle, pour le plus grand plaisir des puristes de la marque.

GTS : Boxster et Cayman avec un flat 6 !

Porsche Boxster et Cayman GTS reçoivent un moteur 6 cylindres à plat de 4.0 litres, en lieu et place des quatre cylindres! Cependant, les Boxster et Cayman d’entrée de gamme et les versions S 718 continuent avec le moteur 4 cylindres. Avec 400 ch annoncés, cela reste, logiquement, en-dessous des versions GT4 et Spyder mais c’est bien mieux que les GTS à moteur 4 cylindres manquant tristement de saveur. La boîte est manuelle et le 0 à 100 km/h est annoncé en 4″5 seulement.

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Une motorisation digne d’une Porsche et qui permet au Cayman de reprendre un peu de distance face à une certaine Alpine.

La suspension Porsche active est de série, tout comme le différentiel à glissement limité, la répartition du couple, les supports moteurs actifs ou encore l’échappement sport. A l’extérieur, des éléments sont traités en noir tandis qu’à l’intérieur, l’alcantara se retrouve partout, y compris sur les sièges Sport Plus. De quoi remettre un peu les pendules à l’heure et reprendre de la distance face à une certaine Alpine.

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Le tableau de bord des versions GTS maintient la tradition du compte-tours central de grande taille.

911-992 : tout en turbo

Aux côtés de ses versions sportives en entrée de gamme, l’offre 911 est désormais complète, avec les versions Turbo. Entendons-nous, toutes les 911 sont désormais équipées d’un moteur turbo mais Porsche dévoile les versions Turbo et Turbo S de sa gamme 992. Disponibles en quatre roues motrices, deux niveaux de puissance seront offerts: 580 ch en Turbo et 640 ch pour la Turbo S, produits par un flat 6 de 3,8 l.

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Voici les version Turbo et Turbo S de la génération 992, disponibles en coupé et cabriolet, avec 580 et 640 ch sous le pied droit.

Des versions coupé et cabriolet sont bien évidemment au programme. Les turbos sont au nombre de deux, équipés d’une géométrie variable: les turbines sont plus larges et les clapets de décharge sont commandés par l’électronique afin de diminuer leur temps de réponse. Sur la 992 Turbo S, les turbos sont positionnés de manière symétrique, tournant dans des sens opposés. Les injecteurs sont à commande piézoélectrique, ce qui améliore la puissance et le couple disponibles. Le refroidissement a été optimisé et le Porsche Dynamic Chassis Control est de série, tout comme le PASM pour les quatre roues motrices. La boîte est une PDK à 8 rapports qui permet de passer de 0 à 100 en 2″7, avec vitesse de pointe annoncée à plus de 320 km/h. Sur la Turbo S, les ailes arrière sont plus larges de 20 mm. Les voies sont plus larges à l’avant (42 mm) et à l’arrière (10 mm). Les roues sont des 20’’ montées en 255/ 35 à l’avant et des 21’’ montées en 315/30 à l’arrière. Les spoilers avant et arrière ont été retravaillés afin d’apporter plus de poussée et renforcer la tenue de route. Extérieurement, des prises d’air sont plus larges à l’avant et plus nombreuses à l’arrière, avec des sorties d’échappement carrées rendent ces versions immédiatement reconnaissables. La liste des options sera, on s’en doute, très fournie. (Dimitri Urbain)

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La Turbo S bénéficie de voies élargies et de roues en 20 et 21 pouces.

Librairie: livre officiel des 24 heures du Mans 2019: en attendant l’édition 2020

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Si, comme nous, vous avez pris un coup au moral en apprenant le report de l’édition 2020 au mois de septembre, nous vous invitons à revivre l’édition 2019 à travers les pages du livre officiel des 24 heures du Mans 2019. Comme le veut la tradition, c’est avec une iconographie particulièrement riche que se signale avant tout cet annuel. Tous les faits marquants y sont illustrés et ce depuis le processus de sélection jusqu’au passage de la ligne d’arrivée. A travers ces 280 pages, la 87e édition des 24 heures du Mans est entièrement décortiquée sans oublier un petit retour en arrière sur les années en 9.

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Faute de concurrents, Toyota est seule au monde aux 24 heures du Mans où elle s’est imposée pour le deuxième fois.

Le premier chapitre est consacré à la « mise en place » avec le processus de sélection suivi par de belles images des installations et de la journée test disputée le dimanche 2 juin. Le deuxième chapitre concerne le pesage avec des photos d’ambiance avant de passer en revue les engagés. Ensuite, c’est un chapitre intitulé « la semaine mancelle » qui suit avec la séance d’autographes sur le circuit et les pages hors-piste où l’on revient sur les activités organisées dans les villages environnants. Vient enfin le chapitre consacré aux essais à proprement parler. On rentre enfin dans le vif du sujet avec les premières photos des bolides en action. C’est là une des réussites de ce livre, il fait monter le lecteur en régime un peu comme on peut le vivre lors de cette fameuse semaine mancelle.

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En LMP2, c’est l’écurie Alpine qui signe un nouveau succès pour la troisième fois en quatre ans!

Ensuite vient ce que les auteurs ont désormais appelé la « veillée d’armes ». On y fait le tour des conférences de presse avant de revenir en belles images sur la parade des pilotes. Le chapitre appelé « avant-course » détaille les courses disputées en lever de rideau des 24 heures. L’occasion de découvrir les futures stars de la grane épreuve qui font leurs armes dans la compétition appelée, à juste titre, Road to Le Mans. On revient également sur la mise en grille, dernier instant où les pilotes sont décontractés voire concentrés pour ceux qui prendront le départ. Il faut donc attendre la page 124 pour assister enfin au départ donné par Charlène de Monaco.

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En LM GTE PRO, Ferrari signe une troisième victoire grâce à l’excellent travail réalisé par le Team AF Corse sur les 488 GTE.

Traditionnelement, on a droit aux meilleurs clichés illustrants les faits de course, heure par heure. Des photos double page viennent agrémenter le tout. 110 pages plus tard, c’est l’arrivée suivie par le chapitre intitulé « la 25e heure » consacré aux clichés d’ambiance après la course mais également aux podiums de chaque catégorie, les résultats, les statistiques et l’analyse de la course signée Denis Chevrier. Des sujets plus « magazine » suivent alors avec un article sur les filles aux 24 heures ou encore sur le film Le Mans 66. Vous l’aurez compris, nos confrères Thibaut Villemant et Jean-Marc Teissèdre signent à nouveau un bel exercice et conservent, depuis toujours, le caractère indispensable de cet ouvrage qui figure dans notre bibliothèque depuis 1986.

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Alors qu’une Ford GT s’était imposée sur la piste, c’est finalement la Porsche 991 RSR #56 du Team project 1 qui l’emportait en LM GTE AM suite au déclassement de l’américaine pour temps minimal de ravitaillement non respecté.

Titre : 24 H LE MANS 2019 chez ETAI

Auteurs : Thibaut VILLEMANT & Jean-Marc TEISSÈDRE

Nombre de pages : 280

Nombre de photos : 600

Prix conseillé: 49,00 € TVAC

Salon de Bruxelles 2020: sous le sceau de l’optimisme! (I) par Dimitri Urbain

Attaquée de toutes parts, l’automobile est présentée comme vecteur de tous les maux de la société, ou presque, par une partie de la population… qui croit pouvoir s’en passer définitivement. Le tumulte des décisions politiques prises à l’emporte-pièce ne venant qu’ajouter à la confusion ambiante. Et pourtant, dans ce contexte pas facile, cette édition du salon de Bruxelles nous semble porteuse d’espoir !

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Tandis que nombre d’autres grands salons, comme Paris, Francfort voire Genève, font la soupe à la grimace et comptent de plus en plus de constructeurs absents, Bruxelles affiche un dynamisme et un succès quasiment insolents ! Une bonne dizaine de premières mondiales et autant d’européennes, une soixantaine de premières nationales et encore une dizaine de prototypes s’y offrent à vos yeux, excusez du peu. La quasi-totalité de l’offre présente sur le marché national y est exposée (Lotus et Morgan n’y figurent pas…), aux côtés de nombreuses solutions de mobilité douce. De quoi se faire une idée complète sur l’état actuel de la situation en la matière. Une évolution qui se marque également dans le nom du salon qui devient « Brussels Motor Show : Auto, Moto, Mobility ».

A la découverte des halls…

Si les SUVs, hybrides, hybrides plug in et autres électriques sont présents sur tous les stands ou presque, il n’en reste pas moins qu’une visite au salon de Bruxelles offre aux amateurs de sportives de quoi se faire plaisir ! Nous vous proposons une visite coup de cœur…

Audi RS 4 Avant
Toute la gammme RS est bien mise en évidence sur le stand de la marque aux anneaux et ça fait du bien! 

Commençons par les constructeurs allemands et leur festival de nouveautés. Tandis que de nombreux constructeurs réduisent leur offre pour mieux faire face au défi des 95 gr CO2, chez eux c’est une débauche de sportives qui est offerte aux visiteurs. Audi, tout d’abord, lance une version coupé du Q3, le sportback. Un exemplaire dans un orange digne… du MET ou de Lotus, trône sur le stand de la marque, aux côté de l’e-tron Sportback assemblé à Forest. En outre, les sportives se taillent la part du lion, entre RS4, RS6, RS 7 Sportback, RS Q8…

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BMW dévoile à Bruxelles la Série 2 Gran Coupé, une rivale toute désignée pour la Mercedes CLA. A ses côtés, la M2 CS de 450 ch représente l’archétype de la BMW sportive traditionnelle. La gamme se complète également par le haut avec les versions M à moteur 4.4 l de 600 ch, monté sous les capots des X5, X6 et M8 Gran Coupé, par ailleurs également disponible en version « Compétition ».

Mercedes-Benz GLA, H 247, 2019
La nouvelle GLA est présentée en première mondiale chez Mercedes!

Mercedes présente le nouveau GLA en première mondiale, aux côtés des GLB et GLS, plus logeables. Signalons également la présence des C et E, disponibles en motorisation hybride associée à un… diesel. Cette voie de l’hybridation était, il y a quelques années, la chasse gardée de PSA. Serait-elle une vraie solution d’avenir, permettant à la fois les longs trajets et les parcours en ville en mode zéro émissions ?

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Le Cayman GT4 est noyé dans la masse de SUV et d’électriques chez Porsche mais il demeure notre favori.

Porsche met en vedette la Taycan. Le but avoué est de faire de l’ombre à la Tesla S… A l’image du reste de la gamme, elle se décline en « 4S », disponible en deux niveaux de puissance (530 ou 571 ch) ; « Turbo » de 680 ch et 450 km d’autonomie ; et « Turbo S », qui développe jusqu’à… 761 ch ! Les gammes Panamera, Panamera Sport Turismo, Cayenne et Cayenne Coupé sont également disponibles en version plug-in hybride. La marque rend également hommage à Jacky Ickx en présentant la 911 Carrera 4S « Belgian Legend Edition ». Après les premium, passons aux généralistes.

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Désormais, le Puma s’est transformé en petit crossover chez Ford. Il faut savoir vivre avec son temps.

Ford essaye de rattraper le temps perdu en développant sa gamme de SUVs, du compact Puma à l’Explorer, au gabarit très américain. Des hybrides rechargeables sont disponibles sur l’ensemble de la gamme, ou presque. Côté sportives, les versions ST de la Fiesta et de la Focus sont bien présentes, tout comme une Mustang 5.0 dans un orange du plus bel effet… malheureusement, cette motorisation est désormais condamnée en Europe. Nous aurons bientôt droit à la Mustang Mach-E… électrique mais reste à voir quel accueil lui réserveront les amateurs de V8 et d’américaine à l’ancienne !

Brussels Motor Show 2020
Depuis la reprise de la marque par le groupe PSA, on a repris des couleurs chez Opel et cela se voit sur le stand très coloré.

Opel, désormais dans le giron de PSA, reprend des couleurs ! Après des décennies passées dans le rouge, le redressement financier de la marque a été spectaculaire et hyper rapide. Ce constructeur joue une carte honnête et réaliste, voulant devenir la marque allemande généraliste la plus « désirable ». Son offre produit est en pleine évolution et nul doute que cet objectif puisse être rapidement atteint. Utilisant la plateforme CMP de PSA, la nouvelle Corsa est disponible en essence, diesel et électrique. La marque en a d’ailleurs dérivé une version e- Rally qui fera l’objet d’une coupe monomodèle dans les rallyes allemands très prochainement. En guise de clin d’œil, elle est accompagnée de l’Opel GT Elektro de… 1971 ! Signalons également les « mises à jour » des gammes Astra et Insignia.

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Le T-Roc se décline désormais en une version R forte de 300 ch.

Le stand Volkswagen accueille une Golf GTI TCR, aux côtés de la Golf 8, en première mondiale. Espérons que des versions GTI et R en soient dérivées, aux côtés de l’ID 3 électrique, de même catégorie. Le T-Roc bénéficie d’une version « R » ainsi que d’une déclinaison cabriolet qui n’est pas sans rappeler le Range Rover Evoque à toit souple. Connaîtra-t-il plus de succès que ce dernier ? (Texte: Dimitri Urbain)

Librairie: Supercar Revolution par John Lamm chez ETAI

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Voilà typiquement le genre d’album qui peut être offert à Noël à tout passionné d’automobile. Qu’il soit jeune lecteur ou amateur averti, il y trouvera de quoi satisfaire sa curiosité. Avant tout connu pour ses talents de photographe, l’américain John Lamm est également une excellente plume et il le démontre dans cet ouvrage évidemment traduit de l’anglais. Le sujet des supercars peut sembler un peu bateau surtout en cette période de l’année. Et c’est ce que nous pensions au moment d’ouvrir les premières pages. Et pourtant…

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Logiquement, l’auteur fait démarrer l’ère des supercars à la fin des années 60 avec l’arrivée de la Lamborghini Miura et de la Ferrari 365 GTB/4 appelée plus familièrement Daytona. A nouveau, cela semble tellement évident. Et pourtant, en nous racontant ses essais et ses rencontres avec toutes ces supercars, John Lamm parvient à nous captiver. Parce que c’est un regard américain qui est jeté sur des voitures que nous, européens, connaissons si bien. Ses anecdotes sont truculentes et s’il nous raconte des histoires bien connues, elles le sont avec un accent yankee qui fait mouche.

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Ses propos sont appuyés par ceux du new-yorkais Jay Leno, un présentateur de télé devenu collectionneur de voitures. Ses propos sont assez justes et il n’hésite pas à dire ce qu’il pense de ses précieux joujous. Le livre est découpé en trois parties: la première vague (1967-1978), la connexion groupe B (1983-1991) et les supercars de l’ère moderne (de 1992 à nos jours). On ne vous cache pas que ce sont les deux premières parties qui nous ont le plus intéressé.

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A signaler, quelques incongruités comme la Honda NSX de 1991 illustrée par les seules photos de la nouvelle, la photo d’une Porsche GTLM d’aujourd’hui légendée comme étant la GT1 du Mans 1998 mais aussi des modèles qu’on ne considère pas comme des supercars comme la Lexus LC500 ou la Lamborghini Huracan…

Fiche technique

  • Date de parution 18/09/2019
  • Nombre de pages 240
  • Auteur John Lamm
  • EAN 13 9791028303693
  • Editeur ETAI ALBUMS
  • Format 279X216 mm
  • Nombre d’illustrations 220
  • Prix conseillé: 49€

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Salon de Francfort 2019 : grandeur et décadence… par Dimitri Urbain

Vue générale Mercedes

Au moment où les évolutions sont profondes dans le monde de l’automobile, les salons ne sont pas en reste. Le salon de Francfort, qui se tient du 12 au 22 septembre, nous offre une vitrine d’un avenir plutôt imposé que souhaité… Et la question se pose avec toujours plus d’acuité pour nombre de constructeurs : Ces expositions ont-elles toujours un intérêt ? De moins en moins de nouveautés y sont révélées en primeur et, face aux coûts énormes générés, nombreux sont les constructeurs qui préfèrent cibler au mieux d’autres évènements afin de toucher leur clientèle. (Texte de notre envoyé spécial à Francfort: Dimitri Urbain)

Vue générale VW

Les constructeurs allemands à domicile…

Tant le groupe VW que Mercedes ou BMW ont toujours utilisé l’IAA comme une vitrine leur permettant d’étaler, parfois de manière légère et inspirée, parfois avec lourdeur et arrogance, leur propre vision de l’automobile et de son avenir. L’édition 2019 n’est pas en reste mais il est certain que la voilure a été considérablement réduite. Nombre de constructeurs n’ont pas fait le déplacement (Toyota- Lexus ; Mazda ; le groupe FCA ainsi que Ferrari et Maserati, Nissan, Volvo, Peugeot- Citroën- DS… la liste des absents est longue comme un jour sans pain !) et les constructeurs allemands se sont tous donnés le mot afin d’apparaître le plus écologique possible. La pression de certains groupes activistes (voire extrémistes !) n’y est sans doute pas étrangère… et a également incité les organisateurs à renforcer une présence policière déjà bien importante sur le site de l’évènement.

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Volkswagen : l’histoire repasse les plats ? 

Au cours de son histoire, la marque a vécu des moments très délicats : le passage de la monoculture Coccinelle pour passer à celle de la Golf ou, plus récemment, le Dieselgate. La marque se pose désormais en parangon de l’écologie, développant à marche forcée une gamme électrifiée. La nouvelle ID.3, présentée officiellement, se veut réellement la nouvelle « voiture du peuple », permettant au plus grand nombre de pouvoir accéder à un véhicule électrique. C’est une Golf digitalisée et à ses côtés la marque présente une grande berline destinée à remplacer la Passat, un minibus largement inspiré par le légendaire « samba » vitré des années 50-60 ainsi que le Buggy à vocation récréative.

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De quoi se reconstruire un avenir censé être radieux ! Nul doute que les économies d’échelle vont également permettre d’élargir cette offre électrique aux autres marques du groupe, Skoda et Seat en tête.  Décidément prêt à tout pour paraître le plus vert possible, Volkswagen propose même désormais des « kits » pour électrifier les Coccinelles et utilitaires historiques. Certains puristes n’apprécieront pas du tout mais le constructeur allemand prend ici le même chemin que Jaguar avec la Type E électrique… nul doute que Mercedes, Porsche ou encore BMW Classic leur emboitent rapidement le pas.

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Audi : du bon et du moins bon…

Commençons tout de suite par le moins bon, l’A1 Citycarver. Cette A1 est équipée de roues plus larges, d’une garde au sol plus importante et d’une calandre qui fait immédiatement penser aux modèles Q de la marque. Pour le reste… hormis un prix qui sera évidemment plus élevé, peu de choses à dire, juste une version réchauffée du vieux concept StreeWise de chez Rover ! Nul doute que les bons de commande vont suivre en quantité.  RS 3, RS 6 et RS 7 sont bien présentes à Francfort, tout comme les TT RS et R8 V10 qui sont, malheureusement, en fin de vie et ne seront pas remplacés… Le nouveau cabriolet A5 semble plutôt réussi même si, comme très souvent chez Audi, il faut voir l’ancien aux côté du nouveau modèle et jouer au jeu des 7 erreurs afin de voir la différence. Mention particulière pour la mise en place de ce dernier sur le stand, façon œuvre d’art avec des mains géantes dont il a l’air de s’échapper.

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Le facelift de l’A4 ne parviendra pas à la sortir d’une indifférence de plus en plus généralisée, le marché des berlines moyennes se réduisant comme peau de chagrin au profit des SUVs. N’oublions pas la présence d’une moto Ducati, sans doute une façon comme une autre pour la marque de promouvoir la mobilité 2 roues sans passer par une trottinette électrique. Par ailleurs, Ingolstadt a confirmé la disparition d’environ 25% des versions les moins vendues du catalogue… de quoi réduire sérieusement les coûts et rendre un peu de cohérence à l’ensemble de la gamme.  Rayon prototypes, l’Audi AI Trail est le quatrième des concepts AI. Ce baroudeur taillé pour les environnements les plus hostiles semble marier une cellule centrale de… Lamborghini Marzal avec un châssis de 4X4 à l’ancienne !

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BMW Concept 4 : nouveaux codes stylistiques

Le Concept 4 est censé nous donner un avant-goût de ce que seront très bientôt les coupé et cabriolets emblématiques de la marque. Le moins que l’on puisse dire est que la calandre ne passe pas inaperçue et ne laisse personne indifférent… Lors de la conférence de presse, d’aucuns y voyaient déjà une ressemblance aux grandes dents de Bugs Bunny ! D’autres y trouvent une nouvelle forme d’élégance, après les calandres démesurées sorties ces derniers mois.

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Néanmoins, si l’on en croit Adrian Van Hooydonk, le patron du style de la marque, « les proportions sont idéales, avec un design clair et précis ». Charité bien ordonnée… n’y cherchez plus les passages de roues sculpturaux ou les formes classiques dans le capot, ces éléments traditionnels sont bien passés à la trappe. Néanmoins, les proportions classiques des coupés Munichois sont bien présentes avec un long capot, des surfaces vitrées réduites ou encore les jantes bien larges pour achever de bien planter l’engin. La signature lumineuse arrière est une fibre optique continue sur toute la proue. Le choix de la teinte « Rouge Interdit » n’est pas innocent, mettant en valeur les lignes du coupé, pouvant évoluer entre un rouge très vif à des accents presque noirs en fonction de l’éclairage. Cette calandre…on y revient toujours !

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Après l’avoir élargie au maximum, elle semble ici avoir été rétrécie et allongée de manière démesurée. C’était déjà un peu le cas sur la i Vision Dynamics présentée il y a 2 ans mais cette dernière était fermée. Selon la communication officielle, elle fait référence aux coupés historiques de la marque comme la 328 d’avant-guerre ou encore la 3.0 CSi. Plutôt complexe, elle associe des détails jouant sur les trois dimensions ; des parties hexagonales chromées sur l’avant et des « 4 » entrelacés à l’arrière-plan. Nous pouvons raisonnablement penser que, pour l’essentiel, la prochaine Série 4 est désormais figée mais il faudra encore patienter quelques mois pour découvrir la version définitive. En attendant, le design de la marque semble toujours se chercher un peu plus, entre la gamme « classique » qui adopte des surfaces de carrosserie hyper dépouillées façon i ; que les i marchent sur les plates-bandes des M qui seront également électrifiées… ça commence à faire beaucoup et c’est très brouillon, BMW nous avait habitué à autre chose ! Pour un peu, on en arriverait presque à regretter l’ère Bangle !

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Mercedes Concept EQS

La Classe S, berline Mercedes par excellence, se réinvente. Elégante, elle parvient à dissimuler ses proportions et sa masse sous des lignes fluides. Aux antipodes d’une certaine Classe S Maybach qui fait désormais figure d’ancêtre, pire de dinosaure. Mercedes parvient ainsi à crédibiliser le véhicule électrique auprès d’une clientèle très traditionnaliste. De quoi sourire et entrevoir un avenir radieux pour la marque à l’étoile qui ne manquera pas de décliner toutes les technologies de la EQS sur des gammes inférieures. Et par rapport à BMW on sent ici un plus grand sens de l’intégration dans une gamme cohérente.

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Opel Corsa : nouvelle entrée de gamme

Dérivée de la nouvelle 208, l’Opel Corsa se place en entrée de gamme, maintenant que les Karl et Adam sont passées à la trappe. Le style est plaisant et inoffensif, il ne déchainera pas les passions mais séduira une clientèle à la recherche d’un bon rapport qualité-prix. La qualité a été améliorée afin de mieux concurrencer la VW Polo tandis que du côté des ingénieurs le châssis a été optimisé afin d’essayer de le rendre aussi dynamique que celui de la Ford Fiesta. Elle sera disponible dès le début de l’année prochaine, en essence et diesel. Bien entendu, une version électrique coiffera la gamme. La marque compte même utiliser cette dernière dans le cadre d’une coupe réservée aux amateurs en rallye. L’intégration d’Opel au sein de PSA a permis de développer cette cinquième génération de Corsa en seulement deux ans.

Porsche Tyacan

Porsche Taycan : la nouvelle ère

A la voir sur le stand, impossible de ne pas penser directement « Tesla ». Certes, voilà une concurrente de taille et de poids pour le constructeur américain. Porsche y a mis tout son savoir-faire afin qu’elle soit la plus crédible possible pour les clients de la marque… et les autres ! Elle est immédiatement identifiable comme une Porsche et a peu évolué par rapport au concept Mission E. Dans l’autophobie ambiante qui règne actuellement, il est certain que Porsche et, au- delà le groupe VW, disposent ici d’une carte maîtresse pour négocier au mieux les changements profonds qui se mettent en place.

Alpina B3 Touring

Alpina : l’exceptionnel qui confirme la règle

Toujours dans l’ombre de BMW, le petit constructeur bavarois séduit plus que jamais. L’offre de la marque s’adresse à des passionnés autant épris de performances élevées que de discrétion et d’élégance. La nouvelle B3 Touring est présentée officiellement à Francfort. Equipée d’un six cylindres en ligne de 3 litres, elle offre 462 ch et un couple de… 700 Nm disponible dès 3.000 tr/ min. Sa vitesse de pointe dépasse les 300 km/h et en fait l’un des breaks les plus rapides du monde. Le tout dans un raffinement de haut niveau pour des tarifs finalement encore corrects… Disponible uniquement en version intégrale, les livraisons débuteront au troisième trimestre 2020. Aux côtés de la B5 Biturbo capable de rouler à 330 km/h, Alpina s’impose donc comme LE fournisseur des pères de famille sportifs allergiques aux SUV.

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Brabus : Classe G à toutes les sauces

Sur base du Classe G Mercedes, Brabus propose différentes déclinaisons : 700, 800 et même 900 ch ! Pour l’occasion, le G reçoit un V12 qui développe la bagatelle de 900 ch et un couple de 1.500 Nm… sa vitesse maximale est de 280 km/h, uniquement sur autoroute allemande, bien entendu. Ce mastodonte de 2.660 kg atteint les 100 km/h en seulement 3,8 secondes. Les jantes sont en 23 ou 24’’ et le prix « de base » est de… 605.055 € ! Outre les transformations et restaurations de Mercedes, le préparateur lance désormais une division marine afin d’encore plus séduire sa clientèle très fortunée.

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Lamborghini Sian

Seule marque sportive italienne présente, Lamborghini présente la Sian. Le design fait plutôt déjà vu et les formes alambiquées, torturées, notamment à l’arrière, n’arrangent rien. Une énième supercar peu utilisable pour la marque, peu élégante mais qui, assurément, va avoir un effet positif sur le bilan financier… Ce premier modèle hybride sera certainement suivi d’autres dans les mois qui viennent.

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Land Rover Defender : l’icône en version digitale

Cette fois, c’est bon : JLR présente la nouvelle version de son véhicule le plus emblématique, celui qui a construit toute la tradition et l’histoire de Land Rover. Après plusieurs années de tergiversations, de prototypes plus ou moins définitifs (le DC 100 de 2011), le nouveau venu a fait sensation et une belle unanimité parmi la presse !

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Reprenant les codes stylistiques de l’original comme le déhanchement des flancs ou le toit blanc avec la vitre intégrée sur les côtés par exemple, il est immédiatement reconnaissable et identifiable comme étant « LE » Land Rover ! C’est certainement le plus beau compliment que l’on puisse lui faire… ainsi qu’à Gerry Mc Govern, responsable du design de la marque.  Il étrenne une structure aluminium en lieu et place du châssis séparé. Celle-ci est dérivée de la plateforme des Discovery, Range et Range Sport. Exit également les essieux rigides, une double triangulation est utilisée à l’avant et un essieu multibras à l’arrière. Les versions « 90 » pourront au choix être équipées des suspensions pneumatiques à l’arrière montées en série sur les « 110 ».

Land Rover Defender

Une gamme de motorisations importante, tant en essence qu’en diesel est prévue : en entrée de gamme, un 2.0 litres Diesel à double turbo offre déjà 200 ch tandis qu’une version plus puissante en proposera 240. En essence, un quatre cylindres ou un six cylindres sont au menu. Le premier offre 300 ch tandis que le second sera hybridé en 48 V et proposera 400 ch.  Dans tous les cas, la boîte de vitesses sera une ZF 8 rapports. Une version hybride plug-in du « petit » moteur essence sera ajoutée à la gamme courant 2020. Des versions 3 et 5 portes seront disponibles en deux empattements ainsi que des utilitaires. Les prix de base devraient se situer aux environs des 35- 40.000 €.  Quatre versions seront disponibles : Explorer, Adventure, Country et Urban, afin de répondre aux mieux aux besoins de la clientèle. Du côté des puristes, reste à voir quel accueil lui sera réservé car son usage en tous chemins risque de coûter beaucoup plus cher en réparations qu’avec son prédécesseur ! Shocking, il sera assemblé en Slovaquie et non plus en Grande Bretagne…

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Remarquées également au détour des allées…

Honda e : une occasion manquée ?

Alors que le concept dévoilé à Francfort il y a deux ans faisait battre le cœur des amateurs de la marque, la version de série, dévoilée cette année, semble avoir raté la cible : les proportions et les petits détails du prototype ne s’y retrouvent pas… elle est chère, comparativement à la Renault Zoé, par exemple, et son autonomie ne lui permettra pas de s’éloigner des villes. Espérons que Honda remette rapidement les pendules à l’heure sur ce point. Mention spéciale pour la présence d’une NSX et d’une Civic Type R sur le stand !

Hyundai 45

Hyundai Concept 45 : dans la cour des grands

Le constructeur coréen fête ses 45 ans cette année ! Mais qui se souvient des premières Pony, au design signé Giugiaro ? Hyundai a donc décidé de marquer le coup en présentant ce Concept 45, plutôt réussi. Du traitement des surfaces vitrées aux phares en passant par les roues, l’ensemble est cohérent et assez élégant. Nul doute que différents éléments se retrouveront rapidement sur les nouveaux modèles de la marque.

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Les constructeurs Chinois : luxe, opulence et manque de crédibilité

Parmi les quelques constructeurs chinois ayant fait le déplacement, Hongqui (qui signifie « drapeau rouge ») est la marque automobile la plus ancienne du pays. Créée en 1958, elle a fourni aux dirigeants locaux nombre de voitures d’apparat. Membre du groupe FAW, partenaire chinois du groupe Volkswagen, la marque présente à Francfort un SUV de grand gabarit à l’esthétique… particulière, ainsi qu’une supercar semblant sortie tout droit de Gran Turismo. Quant à son logo, il fait plutôt penser à H & M qu’à une marque automobile. Nul doute que tous les constructeurs premium tremblent face à la venue de ce concurrent… ce qui est, par contre, peut-être bien le cas avec WEY. Cette marque appartient à Great Wall et se spécialise dans les SUV de luxe. A en juger par les modèles exposés à Francfort, la qualité n’est pas loin de valoir celle de nombreuses marques européennes. La présentation, la finition et le design sont d’une cohérence rarement vue jusqu’ici chez d’autres constructeurs originaires de l’Empire du Milieu. Il leur reste à construire un réseau, se forger une image et une réputation afin de convaincre les acheteurs européens… autrement dit, le plus dur reste à faire !

Vue Générale VAG

En conclusion, ce salon marque véritablement un tournant… celui de la désaffection de nombre de constructeurs pour ce genre d’évènements d’une part et, de l’autre, celui de l’électrification forcée de l’automobile. (Texte: Dimitri Urbain – Photos: Paul-Edouard Urbain)