L’hydrogène et BMW, une histoire déjà ancienne… mais toujours d’actualité et même d’avenir ! par Dimitri Urbain

P0002171
Présentée au début des années 2000, cette Série 7 « Clean Energy » est alimentée par hydrogène liquide.

Au début des années 2000, BMW fait sensation lors d’un salon de Francfort en offrant des bouteilles d’eau aux visiteurs de son hall. Elles symbolisent les rejets produits par la série 7h, pour hydrogène. Cette version baptisée «Clean Energy» (Energie propre) est alimentée par de l’hydrogène liquide. Pour la petite histoire, Total Belgique implante une station de recharge sur l’autoroute Bruxelles-Paris, à Drogenbos pour permettre aux véhicules utilisés par BMW Belgium de se ravitailler.

P0031212
Cette vue fantôme de la Série 7 permet de visualiser la chaîne cinématique ainsi que le réservoir d’hydrogène liquide situé à l’arrière.

 

Nouvelle orientation

Lors du Salon de Francfort 2019, BMW a présenté un nouveau SUV : le i-Next Hydrogen. A la base, il s’agit d’un X5 dont la production en série pourrait commencer en 2022. BMW collabore avec Toyota et prévoit d’étendre sa gamme de véhicules propulsés par hydrogène au cours de la seconde partie de la décennie si toutefois le marché est porteur, bien entendu !

3
Le BMW i Next Hydrogen est en fait un X5. Il pourrait être commercialisé dès 2022, si les conditions du marché sont favorables.

L’un des responsables du département « recherches et études » de la marque, Klaus Frölich, a même déclaré que la pile à combustible alimentée par hydrogène gazeux pourrait devenir un nouvel axe de développement pour BMW, surtout pour le segment supérieur des SUV ou « X », dans le langage de la marque. Le i-Next Hydrogen sera prêt « lorsque le marché sera mûr pour ce genre de véhicules » a précisé Olivier Zipse, PDG de la marque. Cependant, la technologie des piles à combustible en est à peu près au stade où les véhicules électriques se trouvaient il y a dix ans…

4
Idéalement situés, les réservoirs à hydrogène se trouvent en lieu et place de l’arbre de transmission classique. L’avantage de la propulsion à hydrogène est bien évidemment son temps de recharge réduit, par rapport à un véhicule électrique: 4 minutes seulement suffisent, soit quasiment la même chose que pour un véhicule essence ou Diesel.

Comment ça marche ?

Sur le i-Next Hydrogen, la pile à combustible transforme 6 kg d’hydrogène comprimés sous forme gazeuse contenus dans deux réservoirs pressurisés à 700 bar. Il en résulte une puissance de 170 ch, avec de la vapeur d’eau pour seul rejet. De plus, une batterie, placée au-dessus du moteur électrique, améliore les performances du véhicule, lors d’accélérations ou de manœuvres de dépassement. Un transformateur électrique, positionné sous la pile à combustible, contrôle en permanence le voltage du courant envoyé vers la chaîne cinématique et la batterie. Par ailleurs, celle-ci est également alimentée par l’énergie récupérée lors du freinage.

5
La pile à combustible utilisée par BMW est assez compacte et son poids pas trop élevé afin de ne pas grever les performances du véhicule.

Au total, la puissance cumulée atteint les 374 ch. Depuis 2015, le département d’études de la marque teste une petite flotte de Série 5 GT équipées d’une chaîne cinématique développée en collaboration avec Toyota, équipée d’une pile à combustible fournie par le constructeur japonais. Actuellement, l’infrastructure de recharge est toujours trop peu développée. Quant au véhicule, son coût est toujours double de celui d’une voiture électrique équipée de batteries… sans parler de la production de l’hydrogène gazeux qui n’est toujours pas durable !

P90189149_highRes_bmw-group-innovation
Des Série 5 GT sont testées depuis quelques années par des essayeurs maison mais l’alimentation en hydrogène reste la principale pierre d’achoppement au projet. 

Bien que l’hydrogène soit très présent sur Terre, il l’est rarement sous forme gazeuse. Sa production industrielle est assurée par des raffineries qui craquent des molécules d’hydrocarbures se trouvant dans les combustibles fossiles. Produire de l’hydrogène gazeux de façon écologique requiert des quantités considérables d’électricité afin de casser les molécules d’eau par électrolyse. Ce procédé de fabrication ne peut donc être durable et envisageable que lorsque des surplus d’électricité verte produite par les éoliennes et les panneaux photovoltaïques sont disponibles. (Dimitri Urbain)

P0002788
Cette flotte impressionnante de 15 BMW 750hL fonctionnant à l’hydrogène avait été présentée en grande pompe en décembre 2001 devant la porte de Brandebourg à Berlin.
P0042023
La génération suivante fut également très souvent utilisée pour transporter des vedettes, ici Monica Bellucci, lors d’événements culturels…
P0006063
Même la MINI a eu droit à sa déclinaison à hydrogène en 2002.

 

Printemps 2020: sorties et nouveautés – Mc Laren

McLaren 765LT_Track_10
En annonçant 765 chevaux, la nouvelle Mc Laren 765 LT se rapproche dangereusement de sa majesté la Senna!

Mc Laren aurait dû profiter des allées feutrées du salon de Genève pour dévoiler au public  sa nouvelle 765 LT. En fait, il s’agit d’une version diabolique de la 720S présentée en 2017. Comme son nom l’indique, la nouvelle venue dispose de 765 chevaux mais elle ne sera produite qu’à… 765 exemplaires. Les lettres LT font référence au châssis allongé (Longtail ou longue queue en français) de 6 cm, ce qui ne l’empêche pas de subir une cure d’allégement de 80 kg grâce à l’absence, entre autres, de la climatisation et du système audio.

McLaren 765LT_Studio_10
Pour gagner du poids, les ingénieurs anglais n’y sont pas allés par quatre chemins; clim et hi-fi sont passés à la trappe.

Les rapports de boîte ont été raccourcis (démultiplication de boîte 15 % plus court) et la modification de ses lignes devraient assurer le refroidissement lors des séances sur piste pour partir à la chasse au chrono puisque Mc Laren promet un 0 à 100 km/h en seulement 2,8 s et de 0 à 200 km/h en tout juste 7,2s. Et si à ce moment-là, un obstacle survient, ne comptez pas plus de 110 m pour vous arrêter. Voilà des performances assez ahurissantes qui ne sont guère éloignées de celles dont est capable la Senna et ce, dans une discrétion qui ne devrait pas déplaire à tout qui est capable de mettre plus de 350.000€ sur la table.

McLaren 765LT_Track_06
Comme toujours chez Mc Laren, les évolutions aérodynamiques sont discrètes mais bel et bien réelles!

Printemps 2020: sorties et nouveautés – Ferrari par Dimitri Urbain

Ferrari1
Lignes épurées, long capot et arrière court, il s’agit bien d’un coupé grand tourisme. La Ferrari Roma se veut l’expression d’une certaine Dolce Vita.

La Roma est une nouvelle Ferrari Grand Tourisme qui représente un certain retour aux sources pour la marque, avec cette allusion à la Dolce Vita.  Il s’agit d’une 2 places, sur base d’une structure de Portofino mais plus de 70% du châssis et de la structure tubulaire ont été modifiés. La rigidité est 10% plus importante. Par rapport à la Portofino, le calibrage des suspensions est spécifique, car le centre de gravité est plus bas et le poids réduit. Le moteur est positionné très en arrière, afin de favoriser la répartition des masses. Les aides à la conduite sont bien présentes, de quoi permettre à tout un chacun de se prendre pour un pilote de Formule 1 sans se retrouver dans un mur!

Ferrari2
L’arrière tout en rondeur ne peut accueillir que des bagages; la Roma est une stricte 2 places.

Si l’empattement de 2,67 m est partagé avec la Portofino, la Roma est plus longue que cette dernière de 7 cm (4,66m de long) pour 1,97 m de large et 1,30 m de haut, soit 2 cm de moins. Le poids à sec est de 1472 kg, contre 1664 pour la Portofino. Elle se positionne dans la gamme en-dessous de la F8 et de la 812. Elle dispose d’un 3.9 V8 biturbo de 620 ch et 760 Nm, monté à l’avant et qui devrait permettre d’atteindre 320 km/h et de passer de 0 à 200 en 9″3 seulement.

MD5_9395
Si, comme nous, vous n’aimez les Ferrari qu’en rouge, voici la nouvelle Roma dans une teinte qui lui va bien aussi.

Ce moulin a été revu pour son montage dans la Roma, avec une augmentation de puissance d’une trentaine de chevaux, ainsi que le montage de filtres à particules sur l’échappement. L’essentiel des modifications réside dans le montage de nouveaux arbres à cames avec une levée plus importante, une diminution de la contre-pression dans les échappements et de nouveaux capteurs sur les turbos. Ceux-ci permettent de contrôler efficacement la vitesse de rotation des pales, permettant ainsi de fournir encore plus de puissance en toute sécurité.

200014-car-ferrari-roma-2019-red
Ce 3.9 V6 biturbo de 620 chevaux devrait être à même de fournir un réel agrément.

La boîte de vitesses est à huit rapports et double embrayage, dérivée de celle montée sur la SF 90 mais elle se révèle plus légère et plus rapide dans les passages de rapports que celle de la Ferrari Portofino. A l’intérieur, le conducteur et son passager disposent chacun d’un écran digital dans un environnement très mesuré. Outre le célèbre manettino, le volant comporte pas mal de commandes.

Ferrari3
A l’intérieur, conducteur et passager disposent de leur propre environnement. Sur la console centrale, un rappel de la traditionnelle grille des rapports en métal chère à la marque. Les écrans sont configurables.

Le combiné est un écran de 16’’en trois dimensions. Configurable, il peut être proposé avec un compte-tours de très grande taille au centre ou alors, façon Audi virtual cockpit, avec une carte géante. Au centre, un écran vertical de 8,4’’est tactile. Il se situe au-dessus des boutons de la transmission qui rappellent la traditionnelle grille des boîtes manuelles de la marque. A l’arrière, pas de sièges mais un espace uniquement destiné à accueillir des bagages souples. Pour le moment, il n’y a pas de version hybride prévue. Les tarifs de cette nouvelle Ferrari débutent aux alentours des 200.000 €. Les premières livraisons étaient annoncées pour l’été mais sont bien évidemment reportées. (Dimitri Urbain)

190490-car-ferrari-roma
Quel plus beau joyau que Rome, la Ville Eternelle, pour accueillir la Ferrari du même nom?

Opel Ascona et Manta : 50 ans déjà !

C’est en 1970 qu’Opel présente les nouvelles Ascona et Manta. Destinées aux classes moyennes, elles sont propulsées par des quatre cylindres essence de 1200, 1600 et 1900 cm3. Différentes finitions sont disponibles, faisant la part belle au luxe ou au sport. L’Ascona est une berline 2 et 4 portes, également disponible en break 3 portes. De son côté, la Manta est un coupé 2 portes. (Dimitri Urbain)

Opel Ascona A
Ici dans l’une de ses déclinaisons sportives, l’Ascona A connaît un beau succès commercial.

Ascona et Manta A : une recette éprouvée

Au début des années 70, la gamme Opel s’articule essentiellement autour de la Kadett et la Rekord. En cette fin des Trente Glorieuses, les classes moyennes ont l’occasion de monter en gamme et pour les conserver dans sa clientèle, Opel développe son offre de moyenne gamme. Il est important pour la marque de lutter à armes égales avec les Ford Taunus et Capri. Faisant partie de General Motors, Opel va donc recourir aux mêmes formules que son concurrent.

2
Appelé Voyage ou Caravan en fonction des marchés, le break 3 portes Ascona convient aux familles. Lumineux, avec des lignes agréables, il permet d’emporter plus de bagages sans pour autant être un utilitaire bas de gamme.

L’Ascona est une berline tricoprs d’un peu plus de 4 m de long, à moteur avant en ligne entrainant les roues arrière via un pont rigide. Elle est disponible en plusieurs niveaux de finition, en 2 et 4 portes. Les motorisations sont, au choix, 1200, 1600 ou 1900 cm3. La boîte est une 4 rapports et certaines versions peuvent recevoir une boîte automatique 3 rapports, en option. Opel lance également un break 3 portes vitré, dénommé Caravan ou Voyage, selon les marchés. Très lumineux, ses lignes élégantes en font un concurrent des BMW Touring de l’époque. En parallèle, Opel dévoile la Manta A. Mêmes solutions techniques, habillées cette fois en coupé 2 portes élégant et sportif. A défaut d’avoir les performances, les modèles les moins bien motorisés donnent le change et l’illusion…

3
Walter Röhrl et l’Ascona, vainqueurs du championnat d’Europe des rallyes en 1974.

Différentes versions sont également au programme, des plus humbles aux plus luxueuses, avec toit vinyle et jantes tôle à 4 branches, aux sportives avec du noir mat partout, spoiler, jantes larges et moteur 1900. Les quatre feux arrière circulaires sont repris de l’Opel GT et sont également un clin d’œil à la Corvette… Avec leurs lignes plaisantes, un espace intérieur correct, une fiabilité légendaire et des prix contenus, Ascona et Manta A signent un beau succès pour la marque. C’est au volant d’une Ascona SR que Walter Röhrl remporte le championnat d’Europe des rallyes 1974. Curieusement la Manta A ne connait pas une carrière sportive prestigieuse.

4
La gamme Manta : de quoi satisfaire toutes les bourses, avec des finitions plus ou moins luxueuses ou sportives. Les motorisations n’en font pas des foudres de guerre mais peu importe, les lignes sont suffisamment évocatrices…

Ascona et Manta B : la consécration en rallye

Les secondes générations d’Ascona et de Manta sont présentées au salon de Francfort 1975. Techniquement, peu de nouveautés par rapport à leurs devancières, il s’agit plus d’une remise à niveau esthétique qu’autre chose. Les dimensions augmentent afin de favoriser l’espace intérieur et la contenance du coffre. Exit cependant la version break 3 portes, ne subsistent désormais que les Ascona berlines 2 et 4 portes. Leur carrière va durer 6 ans, au cours desquels différentes motorisations vont être disponibles, du 1200 cm3 de base au 2 litres, en passant par un 1300, un 1600, un 1900 et même un 2 litres Diesel à partir de 1978.

5
La Manta GT/E bénéficie d’un surcroît de puissance offert par le montage d’une injection. La décoration est typique des sportives du début des années 70. En 1900, elle peut aller titiller les Capri, voire quelques BMW ou Alfa Romeo…

L’Ascona est modernisée pour le millésime 1980, avec de nouveaux pare-chocs plus enveloppant en matière plastique et une calandre modifiée. Elle reçoit également au passage une motorisation 2 litres à injection. Elle devient ainsi une sportive de bon niveau, face aux Escort RS 2000 , Golf GTI ou autres Fiat 131 Racing. La version la plus emblématique de cette génération est sans conteste la 400. Présentée fin 1979, elle est destinée au rallye et assemblée à raison de 400 exemplaires afin de satisfaire le règlement du groupe 4. Derrière ce projet nous retrouvons Irmscher, le préparateur attitré d’Opel, bien entendu, mais aussi… Cosworth.

6
L’Ascona B bénéficie de lignes plaisantes et modernes. Techniquement, elle reprend toutes les solutions de la première génération.

La culasse double arbre à cames en tête 16 soupapes et l’œuvre du motoriste britannique tandis que les modifications de carrosserie et d’intérieur sont signées Irmscher. Cependant, le bloc 2 litres se révèle trop juste en puissance. Dans l’urgence, Opel réalèse le bloc, monte des pistons plus gros et… le vilebrequin du 2,3 litres Diesel des Rekord. En version de base, le pilote dispose de 144 ch mais les versions rallye montent à 230 voire 340 ch ! Excellents pour l’époque, ces chiffres paraissent très modestes en comparaison avec les engins WRC actuels…

7
La seconde génération d’Ascona n’est plus disponible qu’en berline 2 et 4 portes. Pour plus de sportivité, cette version SR ajoute le toit vinyle à la panoplie de bandes et aux m2 de noir mat déjà présents.

En 1982, toujours emmenée par Walter Röhrl, l’Ascona 400 est la dernière propulsion qui remporte le championnat du monde des rallyes avant que les 4X4, Audi Quattro et autres Integrale n’y dictent leur loi. De son côté, la Manta connaît une carrière beaucoup plus longue que l’Ascona puisqu’elle va rester au catalogue jusqu’en 1988 ! Du côté des motorisations, nous retrouvons les mêmes que sur l’Ascona : des modestes 1200 et 1300, un 1600, un 1900 puis un 2 litres. Elle est rapidement disponible en version break 3 portes, la CC (pour « Combi Coupé ») qui connait également un succès très mérité. En 1982, la carrosserie est modifiée et reçoit de nouveaux pares -chocs en plastique peint. La gamme est remaniée : GT ; GT/J ; Berlinetta ; GT/E qui devient GSI (pour uniformiser les appellations sportives de la gamme) en 1986. Une version 1800 S de 90 ch est également disponible durant les six dernières années de commercialisation. Elle tire sa révérence en 1988 et est remplacée par la Calibra, dérivée de la Vectra.

8
La Manta B se présente sans calandre. Elle adopte en fait le nez des… Vauxhall, les cousines britanniques des Opel. Signé Wayne Cherry, cet élément se retrouve également sur les Chevette, le pendant des Kadett. L’aération du compartiment moteur est assurée par des ouïes placées derrière et sous le pare- chocs.

Des sportives affirmées

Toujours en collaboration avec Irmscher, Opel dévoile différentes versions sportives des Ascona et Manta B. L’Ascona I2000 est jaune en bas et blanche en haut, les couleurs de la marque, tout comme les dernières Kadett GT/E propulsion. Elle bénéfice d’un kit carrosserie, de jantes larges en alliage, de suspensions sport, d’un volant trois branches, d’un tableau de bord plus complet, de sièges Recaro à l’avant et de quelques chevaux en plus (125 contre 110) et d’une boîte 5 de série.

9
Opel propose ce coupé- break 3 portes sur base de la Manta. Il séduit les pères de familles dont les enfants grandissent et rassure les mères sur la possibilité d’emmener des bagages pour les vacances.

Une Manta I200 est également offerte, bénéficiant des mêmes équipements et finitions, mais avec une décoration Rothmans en bleu et rouge sur fond blanc. Ensuite, Irmscher développe une I240, équipée d’un moteur 4 cylindres de 2400 cm3 et 136 ch. De quoi aller flirter avec les 200 km/h en pointe… et puis c’est une I300 motorisée par un six cylindres de 3 litres et 176 ch qui est proposée, sa vitesse de pointe est de 220 km/h ! A la suite de l’Ascona 400, la Manta 400 reprend exactement les mêmes éléments mais dans une caisse de coupé. Apparue pour la saison 1983, elle ne remporte pas de titre mondial mais plusieurs titres nationaux, en France, Belgique ou Grande Bretagne. Et elle signe un exploit mémorable au Paris-Dakar 1985, se plaçant en tête durant plusieurs étapes, aux mains de Guy Colsoul et Alain Lopes.

10
L’Ascona I2000 est en fait une préparation Irmscher. Kit carrosserie, jantes ATS, sièges Recaro, suspensions sport, boîte 5, moteur 125 ch, propulsion… de quoi ne pas être ridicule à une époque où la Golf GTI est LA sportive du moment. La peinture 2 tons blanc et jaune est également adoptée sur les dernières Kadett GT/E propulsion.
11
En 1982, l’Ascona 400 est la dernière propulsion à remporter le titre mondial en rallyes. Son pilote n’est autre que Walter Röhrl.
1987 Opel Manta GSi Exclusiv
Pour sa fin de carrière, la Manta adopte un pare-chocs avant qui intègre le spoiler et des doubles phares empruntés à la version 400. Jusqu’au bout elle continuera à plaire aux amateurs de coupé logeables et de propulsion.
13
Autre préparation Irmscher, la Manta I 200 est techniquement identique à l’Ascona I2000. Sa décoration rappelle que Rothmans était le sponsor principal de la marque en rallye.
14
La version I240 peut faire parler la poudre…
15
Dans sa version routière, l’Ascona 400 est une base idéale pour le rallye. Développée conjointement par Opel, Irmscher et… Cosworth, spécialiste des culasses 16 soupapes.
16
La Manta succède à l’Ascona mais ne remporte pas de titre mondial… les Quattro sont désormais trop fortes pour les simples 2 roues motrices.
17
Guy Colsoul signe un exploit lors du Paris Dakar 1985, damant le pion durant plusieurs étapes à tous les 4X4 présents!

Les 24 Heures de Spa à travers les yeux de Victoria

JB-Race-24hspa-2019-6

Ce samedi 27 juillet, à 16h30, démarre la plus grande course de GT au monde. Avec plus de 70 inscrits, les 24h de Spa-Francorchamps promettent un spectacle à nul autre pareil. Arrivés deux heures avant le départ, nous sommes surpris par la pluie qui n’oublie pas de se montrer. Pour combler cette attente, nous faisons un petit passage par les stands et la pit-lane. Nous découvrons les jolies calandres illuminées des Bentley et nous avons même l’occasion d’entendre de l’italien au stand AF Corse.

_PH_9898

Lors de mon premier passage aux 24 heures, nous avions fait un petit bout du tour du circuit à pied. Cette année, curieuse et passionnée, je demande à en faire le tour complet. La pluie finit par se calmer mais la course commence tout de même sous safety-car pendant quatre tours. Nous démarrons notre balade, dans le sens inverse des voitures. Je découvre alors le circuit, sidérée par la hauteur des grillages. J’ai la chance d’avoir les commentaires d’un habitué des lieux qui m’explique les changements au fil du temps.

JB-Start-24hspa-2019-7

Notre promenade est rythmée par des anecdotes et des rencontres. Nous nous reposons sur les différentes tribunes et observons l’effervescence des stands. De retour dans les paddocks, nous admirons toutes les voitures exposées, principalement des supercars. Nous finissons notre tour dans une brasserie avec une très jolie vue avant de retourner à bord d’une MINI John Cooper Works dont l’essai paraîtra prochainement, restez connectés!

24HSPA-2019-29 Podium-1025-DBWP5617

Après un moteur cassé, de nombreuses embrassades de rails, plusieurs tête-à-queue, quelques abandons somme toute assez classiques dans de pareils défis et une course interrompue pendant plus de six heures en raison de fortes pluies, la Porsche 911 GT3 n°20 de Kevin Estre, Michael Christensen et Richard Lietz s’est imposée devant une autre Porsche, la n°998, menée par Fred Makowiecki, Patrick Pilet et Nick Tandy. Porsche réalise un doublé, la dernière victoire de Porsche remontant à 2010, les porschistes ont dû se régaler ! Pour finir ce podium en beauté, la Mercedes n°4 de l’équipage Maro Engel, Yelmer Buurmen et Luca Stolz termine troisième.

C87I2091

Dans les autres classes, la Lamborghini des britanniques, Pull, Witt et Michell se hisse à la première place en Silver cup. L’Aston Martin de Yoluc, Al Harthy, Eastwood et Thiim s’impose en Pro-Am alors que la Ferrari pilotée par de jeunes pousses l’emporte en Am Cup avec, à son volant, les Allemands Hook, Mattschull, Lauck et Still.

JB-Race-24hspa-2019-57

Autres faits notables, le premier pilote belge, Frederic Vervisch, passe la ligne au quatrième rang, à bord d’une Audi R8 tandis que la Honda de Bertrand Baguette, Renger van der Zande et Mario Farnbacher termine sixième, laissant une très bonne surprise. Juliet, la Porsche n°50 déguisée en Choupette, constituée d’une équipe 100 % belge, a rendu un bel hommage aux 50 ans du film « Un amour de Coccinelle ». (Texte: Victoria Lays)

IMG_3546

Essai: Peugeot 508 GT: les dents de la mère

2027813-srou123vgj

Obligé, bien malgré moi, de repousser plusieurs fois ma découverte de la nouvelle Peugeot 508, j’ai enfin pu y goûter quelques jours avant de replonger cinquante ans en arrière en me retrouvant au volant de la Peugeot 504 originelle. L’occasion de mesurer le chemin parcouru mais également de comprendre combien la berline familiale appartient à l’ADN de la marque au lion.

2028272-j0sfp58rfn

Inutile de vous expliquer le gouffre qui saute aux yeux entre la simplicité de l’habitacle de la 504 des années 70 aux sièges mous comme des marshmallow et le sentiment de confinement que donne celui de la 508 de 2019 dans laquelle vous êtes complètement entourés par le tableau de bord mais aussi l’imposante console centrale. Les sièges sont bien plus enveloppants, eux aussi, et offrent un maintien incontestable même si la position de conduite ne nous convient pas totalement, le petit volant nous obligeant à jouer avec sa hauteur réglable et l’axe du dossier des sièges pour avoir toute la vue du minuscule écran placé face au conducteur.

2028431-sc2hh5r8s0 (1)

J’aime bien

Je me souviens encore de mon étonnement en découvrant la nouvelle Peugeot 508 au Salon de Genève 2018. Visiblement, les dessinateurs de la marque français ont eu carte blanche lorsqu’il s’est agit de donner corps à leur nouvelle berline. Sous ses faux airs de coupé, avec sa face avant largement marquée par la calandre spécifique à la GT, ses optiques très travaillées avec ses feux diurnes très agressifs en forme de dents effilées sans oublier ses feux arrière à nuls autres pareils.

2028221-j8yvnmamfn

Ses flancs sont, eux aussi, très modernes avec une ligne de ceinture haute et des traits fuyant vers l’arrière. La chute du pavillon est douce et nullement perturbée par une quelconque antenne. Notre modèle d’essai profite de la meilleure des finitions, la GT, et se voit donc doté d’éléments exclusifs. Parmi eux on peut noter les coques de rétroviseurs et du bas de bouclier arrière noir gloss, les jantes 19 pouces diamantées Augusta ou encore les vitres arrière surteintées.

2027876-dgxkgvu3lf

Plutôt malin

Cette finition haut de gamme impose deux motorisations: le 2.0 BlueHDi de 180 ch et le 1.6 T PureTech de 225 ch. C’est ce dernier qui équipe notre voiture d’essai et il se montre logiquement très discret au niveau de sa sonorité. Le moteur se montre assez linéaire, avec un très léger sursaut perceptible en passant les 3.000 tours mais la perception d’ensemble donne avant tout un sentiment de confort et de polyvalence. La boîte EAT8 est fidèle à elle-même avec une souplesse indubitable en conduite tranquille mais pas exempte de défauts lorsque l’allure augmente. Du côté des consommations, on tournait aux alentours des 7,7 l/100 après 1077 km d’essai.

peugeot_508_54

J’aime moins

Si je craque totalement pour ses lignes extérieures, je suis toujours réticent face au petit volant et au tableau de bord réduit à sa plus simple expression. Cela manque de clarté et implique une position de conduite qui ne nous satisfait pas totalement. En revanche, il offre des sensations assez franches qui contrastent avec le ressenti totalement inexpressif de certaines concurrentes. On ressent parfaitement les intentions du train avant tandis que le diamètre de braquage est plutôt réduit pour une berline de cette taille.

2028116-dsia520hwx

Pourquoi je l’achète

Cette 508 GT est logiquement dotée du châssis piloté. En mode confort ou normal, elle se montre un peu rebondissante sur les bosses, mais parfaite sur l’autoroute. D’ailleurs, sur le premier cité, elle se met en roue libre à la décélération, pour éventuellement économiser quelques centilitres de carburant. Pour rouler de façon dynamique sur route sinueuse, il faut choisir le mode sport. Ainsi, les suspensions se raffermissent, la caisse est mieux maintenue, le roulis disparaît. C’est là tout l’avantage d’un amortissement piloté. Et une nouvelle fois, je me suis déjà que j’étais bien mieux au volant d’une classique berline (1.420 kg) capable de me procurer du plaisir lorsque j’en ai envie, contrairement aux SUV hauts et lourds.

2028275-skqpn40g1v

Pourquoi je ne l’achète pas

Cette version de pointe de la 508 est chère (43.413€ pour notre modèle d’essai avec ses options) si on la compare à d’autres modèles généralistes. Mais comme elle est vraiment à cheval sur la catégorie des premiums, qu’elle tutoie en qualité de finition, de présentation, et en possibilités d’équipement, elle peut aussi apparaître comme sensiblement moins chère qu’une Audi A5 Sportback ou qu’une BMW Série 4 Gran Coupé. Mais c’est avec la Volkswagen Arteon qu’il faut véritablement la comparer et là, elle tient parfaitement ses promesses.

2028107-wop5gqccxy

2028233-mww8tewwde

2028086-fjyuvvle7a

2027852-7id5gdfglp

2027996-iqdfvlvvqn

2028254-6ltuxknrs3