Essai : BMW 218d Active Tourer : Famille d’accueil

La deuxième génération du monovolume compact de la firme munichoise s’offre des lignes dynamisées et plutôt réussies. Ses motorisations classiques devraient lui ouvrir une voie royale auprès des particuliers encore peu enclins à brancher la prise. Et même si sa version allongée a disparu, ses cotes en hausse lui permettront de faire partie de la liste d’achat des familles recomposées.

Fabian Kirchbauer Photography
La calandre imposante commence lentement à rentrer dans les moeurs et BMW va, une nouvelle fois, réussir son pari.

Se tenant à la culotte depuis des décennies, BMW et Mercedes ont toujours veillé à ne pas laisser la moindre parcelle d’avantage l’un envers l’autre. Pourtant, c’est en 2005 que la marque à l’étoile lançait sa Classe B, un monovolume compact au succès inattendu. Et ce n’est qu’en 2014 que BMW présentera son concurrent appelé Active Tourer et que votre serviteur rebaptisera malicieusement le Scénic de BMW tellement son physique était disgracieux pour une voiture portant fièrement l’hélice. Cela ne va pas l’empêcher de connaître un certain succès (430.000 exemplaires vendus) auprès d’une clientèle de conquête, plutôt âgée, cherchant de l’espace pour transporter les petits-enfants ou du matériel de loisir. Sept ans après son lancement, il était temps pour BMW de présenter son successeur en début d’année.

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Cette ceinture de caisse qui remonte lui donne une certaine dynamique renforcée par ses feux arrière effilés.

J’aime bien

S’il utilise la même plateforme UKL que son prédécesseur, le nouvel Active Tourer se montre plus harmonieux grâce à des lignes plus dynamiques même si la calandre choquera encore certains d’entre vous. Sans compter que son habitacle adopte les nouveaux écrans incurvés dont les possibilités d’affichage se montrent malheureusement restreintes par rapport à ce que propose le concurrent de Stuttgart! En matière de rangements, les bacs de porte sont volumineux mais l’espace disponible sous l’accoudoir central est trop réduit alors que celui prévu sous la console est très difficilement accessible. À l’arrière, la place ne manque pas pour les jambes et il est possible de glisser ses pieds sous les sièges avant, ce qui n’est pas toujours le cas. La banquette coulissante avec dossiers 40/20/40 réglables en inclinaison est en optionnelle (310 €).

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Voilà une planche de bord enfin digne du 21e siècle… il était temps!

Plutôt malin

Non, le pilote occasionnel ne prendra guère de plaisir au volant de ce crossover mais il faut néanmoins avouer qu’il est très agréable à l’usage. Cela découle d’un toucher de route assez convaincant procuré par des liaisons au sol privilégiant le caoutchouteux sans tomber dans la caricature. Les occupants ne sont jamais bousculés et le confort est assez bluffant mais le Série 2 familial ne se vautre pas pour la cause dans la moindre courbe. On soulignera ici le travail effectué par les ingénieurs allemands d’autant que ce ressenti concorde parfaitement avec le cahier des charges de l’Active Tourer et s’accompagne d’une insonorisation très soignée qui isole l’habitacle du reste du monde!

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Le confort offert par le Série 2 Active Tourer est assez remarquable sans parler de la finition intérieure nettement améliorée.

J’aime moins

La 118d constitue le haut de gamme en motorisation Diesel. Pourtant, cela ne nous a pas empêché de le trouver un peu juste lorsqu’il s’agissait de se lancer dans des manœuvres de dépassement. Donné pour 136 ou 150 ch selon qu’il est ou non bridé pour mieux coller à la fiscalité belge, il dispose pourtant d’un couple de 360 Nm mais cela ne nous a pas paru flagrant. Peut-être est-ce dû à une boîte automatique trop énergivore? Toujours est-il que cette puissance conviendra au plus grand nombre…

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Adieu les 7 places, il faudra désormais se contenter de 5…

Pourquoi je l’achète

Affiché à 36.850€, le BMW Série2 Active Tourer propose en série les phares «full LED», l’avertissement de franchissement involontaire de ligne (à partir de 70 km/h), le freinage d’urgence automatique avec détection des piétons/cyclistes (de 5 à 65 km/h) ou des véhicules (de 5 à 85 km/h), la reconnaissance des panneaux de limitation de vitesse et encre le détecteur de somnolence. Mais pour lui donner une certaine personnalité, il faut bien évidemment passer par les packs optionnels. On l’a dit, son comportement est soigné, son confort est garanti et la qualité des matériaux est en hausse par rapport à celui qu’il remplace. A l’issue de nos 468 km d’essai, nous avons obtenu une moyenne de 6,0 l / 100 km mais il est probablement possible de faire mieux!

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Particulièrement mal conçues, les poignées de porte sont plus jolies que maniables.

Pourquoi je ne l’achète pas

On se demande bien qui a dessiné les poignées de cette Série 2 sachant qu’on les retrouve également sur la Série 4 Gran Coupé… Visiblement quelqu’un qui n’a jamais dû ouvrir une portière de sa vie. Mais cela reste un détail. Les grandes familles regretteront la disparition de la version longue à sept places tandis que d’autres pesteront sur le système d’infodivertissement entraînant la disparition de la molette de l’iDrive et des boutons de réglages traditionnels au profit du tout à l’écran. Enfin, les tarifs salés pratiqués par les Munichois rebuteront certains même si la marque est la reine des vente en Belgique depuis plusieurs mois.

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