Essai: Subaru Outback 2.5i: en bonne compagnie

En assurant 70% de ses ventes mondiales aux Etats-Unis en 2019, Subaru se moque bien des normes environnementales strictes imposées par la vieille Europe qui tue lentement mais sûrement nos outils de production, et donc notre économie, au profit des grands pollueurs de notre planète. Alors si vous êtes étonné de ne pas assister à la généralisation de motorisations électrifiées chez le petit constructeur étoilé, personnellement je m’en félicite en goûtant une nouvelle fois aux délices du 2.5 boxer et de ses 170 chevaux!

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Essayer une Subaru, c’est l’assurance de profiter d’un moment un peu unique, désuet diront certains, en toute sécurité et dans un confort impressionnant. C’est aussi l’occasion d’aligner les kilomètres pour me rendre quelques jours en Italie. De quoi faire crier les jeunes écolos défenseurs des moyens de déplacement alternatifs qui n’hésitent pourtant pas à prendre l’avion plusieurs fois par an pour découvrir des destinations exotiques et tellement photogéniques. A bord de cette sixième génération de l’Outback, on retrouve un environnement serein et sérieux, parfaitement bien fini et agrémenté d’un nouvel écran central qui donne un joli coup de fraîcheur à l’ensemble. La finition Premium de ma voiture d’essai proposait tout ce que l’on est en droit d’attendre au niveau des équipements mais également des excellents sièges recouverts de cuir Nappa.

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J’aime bien

Quel plaisir de se déplacer au volant de l’Outback. Mes vacances débutent généralement lorsque je m’installe au volant en quittant la maison. Et à bord de la Subaru, cela s’est avéré plus que jamais. L’espace habitable est parfait pour trois personnes et leurs bagages et son habitacle légèrement surélevé permet de se sentir en sécurité à tout moment. Le 2.5 boxer (252 Nm de couple) se fait auditivement oublier mais il répond présent lorsqu’on veut se dégager d’un paquet de Hollandais scotchés sur la bande du milieu à 100 km/h. L’accord entre le moteur et la boîte automatique CVT est parfait et les kilomètres s’enchaînent sans fatigue même si le combiné central me rappelle régulièrement que je conduis depuis plus de 2 heures…

Plutôt malin

Rappelons que Subaru est bel et bien l’inventeur du break surélevé même si Volvo et Audi prétendent le contraire. Elle excelle donc dans cet exercice et les quatre roues motrices renforcent le sentiment de sécurité à bord. Sans compter qu’il peut assurer la motricité idéale en cas de passage dans des chemins creux ou des sous-bois aux ornières pas trop profondes. La banquette arrière est spacieuse et le coffre dispose de 561 litres pour avaler vos chargements. Et si jamais cette finition luxueuse ne devait pas résister à votre usage, sachez que l’Outback est disponible dans des versions plus spartiates peu impressionnées par la boue et les outrages du temps.

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J’aime moins

Le métier de journaliste automobile est cruel en ce qu’il impose de toujours devoir trouver des défauts aux véhicules essayés sous peine d’être traité de vendu. Alors je pointerai le comportement de l’Outback en usage dynamique pour lequel il n’a pas été conçu. Mais puisqu’il arrivera probablement souvent qu’il soit utilisé dans des cols montagneux, et bien sachez qu’il ne faudra pas tenter le diable et que vous serez rapidement rappelé à l’ordre par un roulis assez marqué et un nez plongeant en cas de freinage appuyé. Les palettes au volant n’auront donc qu’une justification toute relative…

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Pourquoi je l’achète

J’ai adoré ce Subaru Outback. A son bord, je ne me suis même pas énervé lorsque j’ai perdu deux heures en Suisse à la suite de la fermeture d’un tunnel lors de mon trajet retour. Je savais que le reste du trajet se déroulerait en toute sérénité et c’est à peine si je ne serai pas reparti à l’issue des mes 14 heures de conduite (1200 km avalés). La position de conduite raisonnablement surélevée, le confort assuré par un ensemble moteur/boîte parfaitement ajusté et une insonorisation particulièrement soignée rendent cette auto absolument fantastique lors de longs déplacements. Moderne sans être clinquant, l’équipement permet aux conducteurs moins aguerris de pouvoir compter sur des aides à la conduite très performants grâce au système Eyesight qui surveille, grâce à ses deux caméras, tout un tas de paramètres (11 fonctions) et d’évènements qui se déroulent autour de l’auto.

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Pourquoi je ne l’achète pas

Notre pays surtaxé n’encourage pas l’achat de tels véhicules pourtant formidablement adaptés aux familles des classes moyennes. Heureusement, Subaru fait un bel effort pour contenir ses prix (39.995€ de base) mais il faudra néanmoins passer par la case taxation avec 2478€ de TMC, 705€ de taxe annuelle sans oublier le malus de la Région Wallonne de 500€. Du véritable banditisme! Lors de mon parcours de 3278 km, j’ai consommé 8,1 l/100 km ce qui n’est pas spécialement effrayant sachant que nous étions trois et que l’airco a fonctionné très souvent. Vous l’aurez compris, c’est essentiellement le chapitre budgétaire qui porte ombrage à cette Subaru Outback qui mérite pourtant toute votre attention! (Photos: Sylvie Gerads)

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