BRC: 6 rallyes, 4 meilleurs résultats retenus

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Après une interruption imposée par la crise sanitaire liée au Covid-19, le Championnat de Belgique des Rallyes reprendra les 4 et 5 septembre prochains à l’occasion de l’Omloop van Vlaanderen. Initialement, le calendrier était composé de 9 manches. Mais le TAC Rally, le Sezoensrally et le Rallye de Wallonie ont été définitivement annulés pour la saison 2020. Le calendrier compte ainsi encore 6 épreuves, dont 5 sont programmées après la reprise du championnat début septembre.

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Après concertation avec les différentes parties concernées, équipes, pilotes et organisateurs, le RACB Sport et le promoteur ont décidé d’adapter le mode d’attribution des points. Parmi les 6 manches figurant au calendrier, les concurrents peuvent sélectionner 5 épreuves pour marquer des points. Le classement final du championnat sera établi sur la base des 4 meilleurs résultats.

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« De cette manière, nous répondons aux attentes de toutes les parties concernées », confirme Xavier Schene, Directeur Général du RACB Sport. « Notre intention a toujours été d’apporter un soutien maximal aux organisateurs, et c’est pour cette raison que nous avons choisi de nominer 5 épreuves parmi les 6 organisées. De la sorte, les concurrents qui n’ont pas disputé le Rally van Haspengouw ont encore toutes leurs chances de viser le titre. Ensuite, ce seront les 4 meilleurs résultats qui seront retenus pour le classement final. Cette formule, dont nous avons vérifié la validité au plan juridique, garantit le suspense jusqu’à l’ultime épreuve du championnat, le Spa Rally, qui se disputera les 12 et 13 décembre. » (communiqué de presse)

Calendrier BRC 2020

29/02            Rally van Haspengouw
4-5/09           Omloop van Vlaanderen
26/09            East Belgian Rally
2-3/10           Ypres Rally
7-8/11           Rallye du Condroz
12-13/12       Spa Rally

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Nouvelle BMW Série 4 : elle ne laisse personne indifférent !

Fabian Kirchbauer Photography
Des lignes musclées et fluides, des proportions classiques… la nouvelle Série 4 est bien dans la tradition des coupés BMW. Reste… la calandre, avec plaque minéralogique flottante : nouvelle interprétation du classique de la marque, elle descend désormais jusqu’à la base du spoiler. Cet élément risque de déstabiliser certains acheteurs… quel sera son impact sur les ventes ? BMW fait le pari que cet élément va plaire à la clientèle !

Les SUVs balayent tout ou presque sur leur passage… Nombre de constructeurs réduisent leur gamme à sa plus simple expression. D’autres, tels BMW, persévèrent sur des marchés de niche, ceux des coupés et cabriolets. Dérivée de la dernière Série 3, « The 4 » en est sa version coupé. Le style est identifiable au premier coup d’œil mais la calandre est inédite. (Dimitri Urbain)

Maintenir la tradition

Depuis toujours ou presque, BMW est réputé pour ses coupés au caractère sportif bien trempé. Souvent, ils sont d’ailleurs propulsés par un six cylindres en ligne, autre caractéristique emblématique de la marque. Le nouveau coupé de la gamme BMW sera disponible à partir d’octobre 2020. Il se distingue d’emblée par sa nouvelle calandre, réinterprétation des « haricots » du constructeur munichois. Le moins que l’on puisse dire est que, si la marque voulait choquer, c’est réussi. Ce n’est pas la première rupture stylistique chez BMW et, finalement, la clientèle suit toujours. Sera-ce également le cas ici ? En offrant cette calandre (qualifiée dans les documents de la marque de « saisissante »)  sur un coupé, BMW prend moins de risques car les volumes de vente sont bien inférieurs aux SUV et autres berlines de la gamme.

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Les lignes arrière des nouvelles Série 4 sont fidèles à la tradition mais le coupé est plus large que la berline dont il dérive. La signature lumineuse des feux est un élément partagé avec la nouvelle série 5, tout comme les canules d’échappement trapézoïdales sur les motorisations les plus puissantes.

La nouvelle gamme

Au lancement, quatre motorisations seront disponibles : deux quatre cylindres et un six cylindres essence ainsi qu’un quatre cylindres diesel. Deux motorisations diesel six cylindres viendront la compléter dès le printemps 2021. Tout comme la nouvelle Série 5, la gamme 4 accueille les six cylindres essence et les moteurs Diesel équipés d’un alterno-démarreur 48V. Cette hybridation légère fournit 8 kW supplémentaires. Tous les moteurs Diesel sont désormais équipés de deux turbos. Comme sur la Série 3 berline, seule la boîte automatique Steptronic 8 rapports est disponible. En option, une fonction « Sprint » améliore les passages de rapports. Dès le lancement, la transmission intégrale X drive est disponible sur deux versions, puis le sera sur quatre d’entre elles dès mars de l’an prochain. Par rapport à la berline, le centre de gravité est abaissé de 21 mm et la voie arrière est plus large de 23 mm.

Fabian Kirchbauer Photography
Les proportions de ce coupé sont parfaites avec un capot assez bas et une partie arrière prête à bondir…

Par rapport au modèle précédent, la rigidité de la carrosserie est augmentée, l’aérodynamique renforcée et le poids est en baisse. En option, une suspension M Sport est disponible : amortisseurs, barres antiroulis et direction peuvent être adaptés à une conduite sportive plus dynamique. En outre, une suspension M adaptative avec des amortisseurs à commande électronique est également disponible, des freins M Sport ou encore un différentiel autobloquant. L’éclairage LED fait désormais partie de la dotation de série mais il peut être remplacé par du laser, en option. Suivant la nouvelle tendance de la marque, les feux arrière sont équipés de bandes lumineuses en « L ». Outre la variante M Sport, une version « Pack M Sport Pro » est équipée de la boîte avec fonction Sprint de série, de jantes M de 19’’ et… d’une sonorité sportive à l’intérieur ! En attendant la future M4…

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Ergonomie classique avec console inclinée vers le conducteur, écran central de grande taille en option et combiné de bord configurable.

Connectivité élargie

Désormais, attirer la clientèle se fait beaucoup moins par le niveau de performances d’un véhicule que par ses équipements connectés et autres applications disponibles. Les inévitables aides à la conduite sont bien présentes : alerte de collision agissant sur le freinage, assistance de trajectoire avec maintien de bande de circulation, freinage adaptatif en fonction du trafic, etc… Le combiné de bord est désormais numérique avec affichage tête haute offrant 70% de surface de projection en plus. Deux tailles d’écran central sont disponibles : 10,25’’ et 12,3’’. L’I drive, ici en version 7, offre de nombreux écrans personnalisés et un assistant personnel. Les commandes sont soit au volant, soit vocales soit gestuelles. La navigation est bien entendu en temps réel et basée sur le cloud. Apple Car Play est de série et toute une série de services numériques sont disponibles. La climatisation automatique trizone est de série. Bien entendu, le système hifi Harman Kardon est toujours disponible en option.

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Ce n’est certes pas un break mais le dossier de banquette arrière est rabattable 1/3 ou 2/3, ce qui permet d’augmenter considérablement le volume de bagages sans devoir utiliser un coffre de toit.

La gamme existe en 2 et 4 roues motrices (sur toutes les motorisations Diesel et la 440 i essence) et se compose des versions suivantes :

1° Motorisations essence :

1) 420i- 1998 cm3, 184 ch entre 5.000 et 6.500 tr/min, couple : 300 Nm entre 1350 et 4000 tr/min, 0 à 100 km/h en 7,5 sec, vitesse maximale : 240 km/h, consommations : de 5,3 à 5,8 l/100, CO2 : 122-132 gr/km.

2) 430i- 1998 cm3, 258 ch entre 5.000 et 6.500 tr/min, couple : 400 Nm entre 1550 et 4400 tr/min, 0 à 100 km/h en 5,8 sec, vitesse maximale : 250 km/h, consommations : de 5,7 à 6,1 l/100, CO2 : 131-141 gr/km.

3) M 440i X Drive- six cylindres, 2998 cm3, 374 ch entre 5.500 et 6.500 tr/min, couple : 500 Nm entre 1900 et 5000 tr/min, 0 à 100 km/h en 4,5 sec, vitesse maximale : 250 km/h, consommations : de 6,8 à 7,1 l/100, CO2 : 155-163 gr/km.

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La répartition des masses idéale favorise le plaisir de conduire, avec une réduction de hauteur et une augmentation de la largeur arrière par rapport à la berline Série 3. L’aérodynamique a également été soignée afin de réduire les valeurs de consommations et d’émissions de CO2 en favorisant la pénétration dans l’air.

2° Motorisation Diesel :

1) 420d- 1998 cm3, 190 ch entre 5.000 et 6.500 tr/min, couple : 400 Nm entre 1750 et 2500 tr/min, 0 à 100 km/h en 7,4 sec, vitesse maximale : 238 km/h, consommations : de 4,3 à 4,6 l/100, CO2 : 112-121 gr/km. A noter que seule cette motorisation Diesel est disponible uniquement en 2 roues motrices.

 2° 430d- 2993 cm3, 286 ch à 4000 tr/ min, couple : 650 Nm entre 1750 et 2500 tr/min, 0 à 100 km/h en 5,2 sec, vitesse maximale : 250 km/h, consommation : 6,2 l/100, CO2 : 146 gr/km.

3° M440d X Drive Coupé, 2993 cm3, 340 ch à 4400 tr/ min, couple : 700 Nm entre 1750 et 2500 tr/min, 0 à 100 km/h en 5,2 sec, vitesse maximale : 250 km/h, consommation : 6,7 l/100, CO2 : 158 gr/km.

Fabian Kirchbauer Photography
Voilà bien un angle où la nouvelle 4 ne prête guère le flanc à la critique. 

 

Le calendrier du BRC totalement remanié

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Vainqueur à Landen lors de la première manche du Championnat de Belgique des Rallyes 2020, Ghislain de Mévius poursuivra sa quête dès les 4 et 5 septembre à l’Omloop.

Le promoteur du Championnat de Belgique des Rallyes et le RACB, la fédération belge en charge du sport automobile, ont établi, en collaboration avec les différents organisateurs des épreuves, un nouveau calendrier pour 2020. Ce calendrier comporte sept épreuves, dont notamment le Rallye d’Ypres, le Rallye de Wallonie et le Spa Rally, pour lesquels de nouvelles dates ont pu être trouvées.

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Pour ses débuts à bord de la Hyundai i20 R5, Grégoire Munster a mené une course intelligente le menant à une belle 4e place à Landen. On a hâte de le revoir en action!

Suite à la pandémie mondiale du Covid-19, le Championnat de Belgique des Rallyes 2020 avait dû être interrompu juste avant le Spa Rally. À ce jour, les épreuves sportives restent interdites dans notre pays. Maintenant que le déconfinement est entamé, une stratégie de sortie a été fixée également pour le rallye. Deux épreuves ne seront pas organisées à d’autres dates. Le RACB et le promoteur expriment toute leur compréhension et leur sympathie pour l’équipe organisatrice du Sezoensrally, durement touchée par la disparition de son président, Jeff Steensels, qui a décidé de reporter à la saison prochaine l’organisation de leur épreuve. Les organisateurs du TAC Rally ont également été contraints d’annuler l’édition 2020 de leur épreuve en raison de l’indisponibilité du centre nerveux du rallye.

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La pandémie a eu raison des débuts de Thomas Rensonnet sur la 206 du RACB National Team. Comme lui, on attend la reprise de pied ferme.

Les autres organisations ont pu recevoir tout le soutien nécessaire pour trouver une autre date. Le Championnat de Belgique des Rallyes reprendra ainsi les 4 et 5 septembre avec l’Omloop van Vlaanderen, qui sera suivi par l’East Belgian Rally le 26 septembre. Le Rallye d’Ypres ne pouvait pas être organisé fin juin. La classique flandrienne a trouvé de nouvelles dates et se disputera les 2 et 3 octobre. Le Rallye du Condroz se tiendra quant à lui aux dates prévues, les 7 et 8 novembre, mais il ne clôturera pas cette année le championnat.

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Déjà pas réputé pour la facilité de ses tracés, la suite du championnat de Belgique des rallyes va se disputer durant tout l’automne. Les hommes et les mécaniques vont souffrir.

Fin novembre, les concurrents du BRC se retrouveront ainsi à Namur pour le Rallye de Wallonie. L’épreuve se disputera cette année sous un format compact et une seule journée de course durant le week-end des 28 et 29 novembre (date exacte à confirmer). Le Rallye de Wallonie accueillera aussi une manche du RACB Criterium. Cette saison très particulière du Championnat belge se clôturera les 12 et 13 décembre avec le Spa Rally, qui avait déjà confirmé antérieurement sa nouvelle date.

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Vincent Verschueren n’aura pas droit cette saison au TAC et au Sezoens. De quoi lui compliquer encore un peu la tâche.

La seconde moitié de saison 2020 du Championnat de Belgique des Rallyes s’annonce donc particulièrement passionnante.

CALENDRIER BRC 2020

29/02            Rally van Haspengouw
4-5/09           Omloop van Vlaanderen
26/09            East Belgian Rally
2-3/10           Ypres Rally
7-8/11           Rallye du Condroz
28-29/11       Rallye de Wallonie
12-13/12       Spa Rally

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Il va y avoir du spectacle pour la fin de saison compacte du championnat des rallyes. Pour le plus grand plaisir des suiveurs?

Alpina étend sa gamme Diesel par Dimitri Urbain

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Seuls les connaisseurs savent… Sans les décorations latérales, une Alpina reste discrète. Il n’y a guère que les monogrammes arrière, les échappement ou les jantes typiques de la marque qui permettent de deviner ce qui se cache sous le capot.

Bien connu pour son travail sur des bases BMW, le constructeur bavarois présente une nouvelle version baptisée D3 S. Cette berline compacte équipée d’un moteur diesel réussit le pari de combiner performances et économie, avec un haut niveau de confort. (Dimitri Urbain)

A l’image de la Série 3, disponible en berline et break Touring, la nouvelle Alpina est également disponible avec ces deux carrosseries. Sous le capot nous retrouvons le six cylindres en ligne de 3 litres utilisé par la M340d. Ce moteur à double turbo, de type « B 57 », développe 340 ch et pas moins de 700 Nm. Alpina a retravaillé la cartographie et monté des échangeurs de plus grande taille. Le résultat ? 355 ch et la bagatelle de… 730 Nm. Les performances sont bien évidemment au rendez-vous avec un 0 à 100 km/h en seulement 4,6 secondes pour la berline (et 4,8 secondes pour le Touring) et une vitesse de pointe de l’ordre de 273 km/h pour la berline ou « seulement » 270 km/h pour le break.

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Outre la berline, la nouvelle D3 S est également disponible en Touring. Ce n’est certes pas le plus logeable de sa catégorie mais il fait preuve d’une belle polyvalence pour les pères de famille pressés… et fortunés !

Ces nouveautés sont également équipées d’une hybridation légère en 48 V, ce qui est tout bénéfice pour les consommations comprises entre 5,0 l et 8,4 l/ 100 km/h et une valeur d’émissions de CO2 tout à fait remarquable (au vu des performances !) de 167 gr/ km.

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Alpina ce sont aussi de magnifiques intérieur en cuir de haute qualité. Performances élevées ne veut pas dire absence de confort, bien au contraire.

Pas qu’un moteur…

Le travail d’Alpina touche également l’excellente boîte ZF à huit rapports, adaptée à ce surcroit de puissance. Par ailleurs, un nouveau différentiel à glissement limité est monté en combinaison avec la transmission intégrale X Drive et les suspensions sont identiques à celles de la B3, avec ressorts Eibach spécifiques. Les freins sont ceux de la B5 et, en option, des disques composites perforés sont disponibles. A l’extérieur, elle se reconnaît à ses jantes typiques de la marque, disponibles en différentes tailles de 20 à 22’’.

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Sous le capot c’est bien un six cylindres en ligne BMW mais il est ici optimisé et revu : cartographie spécifique et des échangeurs de plus grande taille afin de mieux refroidir les deux turbos.

Les décorations latérales sont en option, tout comme la mention de la marque sur le fin spoiler avant. L’intérieur reste bien entendu celui de la BMW de départ mais avec un plus en matière de raffinement, des cuirs de haute qualité et cette plaquette unique identifiant chaque exemplaire produit par la marque. Côté tarif, compter aux environs de 70.000 € pour la berline et environ 1.500 € de plus pour le Touring, hors options bien entendu.

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Le poste de pilotage… nul doute qu’il s’agit d’une BMW mais revue et optimisée afin d’offrir un niveau de performances encore plus élevé tout en ménageant le confort des passagers.

Essai: DS3 Crossback 1.2 PureTech 130 Automatique: un bébé SUV au pays des Premium

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Fini les carrosseries classiques chez DS, place aux crossovers. Pourtant, à nos yeux, la petite DS3 et sa grande sœur la DS5 avaient réellement apporté quelque chose de différent dans le paysage automobile. Ce que DS7 et DS3 ne parviennent pas à faire, n’étant que des xièmes versions de ces SUV qui nous inondent. Et pour tout dire, les lignes tarabiscotées de la DS3 Crossback nous laissent quelque peu sceptique.

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Ce n’est peut-être pas évident au premier regard mais la DS3 Crossback est la première voiture du groupe PSA à avoir pu bénéficier de la nouvelle plate-forme modulaire appelée CMP en interne et que l’on retrouve depuis sous les carrosseries des nouvelles Peugeot 208 et Opel Corsa. Et si elle partage son empattement avec la petite lionne, la DS3 n’en montre pas moins un visage assez différent du fait de sa garde au sol surélevée et sa carrosserie plus large. Sous le capot de notre modèle d’essai, on retrouvait le petit 3 cylindres de 1.199 cc donné pour 120 chevaux et 230 Nm de couple. Une mécanique moderne lancée en 2014 et dont la course longue entraîne une belle disponibilité à bas régime.

Base de donnée : Astuce Productions

J’aime bien

Comme son grand frère le DS7, c’est au chapitre du confort que le DS3 Crossback se démarque de la concurrence. La recette des ingénieurs français n’est pas compliquée puisqu’ils ne font pas, dans ce cas, appel à un amortissement actif mais à des solutions classiques, Mc Pherson à l’avant et essieu de torsion à l’arrière. Et le résultat est assez bluffant sur les mauvaises routes belges, le DS3 Crossback accomplit des merveilles. Le débattement des roues et la taille des pneus participent à ce joli résultat complété par une insonorisation assez bluffante. Et si l’on a fréquenté un tant soit peu ses deux concurrentes actuelles, Audi Q2 et MINI Countryman, on se dit que ces deux marques premium feraient bien de s’inspirer du label français à ce chapitre.

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Plutôt malin

Si on laisse de côté le dessin tarabiscoté du tableau de bord, on peut souligner une qualité de finition en progrès et des matériaux plutôt qualitatifs qui placent la marque DS bien au-dessus de Citroën. Le volant et les sièges en cuir participent à cette ambiance haut de gamme complétée par le petit levier du changement de vitesses de la boîte automatique ou encore par les nombreuses touches tactiles fréquemment vues dans les marques les plus chères. Quelques bémols dans cet intérieur… l’écran placé face au conducteur trop limité en informations et l’écran du tableau de bord qui demande pas mal de manipulations pour obtenir certaines infos.

Base de donnée : Astuce Productions

J’aime moins

Avec ses 1.326 kg, le DS3 Crossback est loin de figurer parmi les plus lourds. Et pourtant ? On reste sur notre faim en termes de performances notamment comparé à l’Audi Q2 35 TFSI, bien plus alerte. Et puis il faut également avouer qu’il a horreur d’être brusqué. Alors on sait que ce genre d’engin n’est pas destiné à battre des chronos dans la Molignée mais justement, lorsqu’on se retrouve, seul au volant, à l’abord d’un tronçon virevoltant et que la voiture de 29.200€ essayée refuse la moindre incartade, ça nous les brise. Cela dit, en conduite dynamique, elle s’est montrée moins dangereuse que la Citroën C3.

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Pourquoi je l’achète

Sans trop singer son grand frère, le DS7 Crossback, le petit DS3 assure parfaitement sa fonction première, à savoir déplacer quatre personnes d’un point A à un point B en toute sécurité dans un confort assez impressionnant. Le tout dans un habitacle qui fleure bon le haut de gamme grâce à ses matériaux et ses boutons tarabiscotés. Le petit moteur essence assume également sa part dans une sobriété assez remarquable puisque notre consommation moyenne de l’essai a tourné aux alentours des 7,5 l /100 km. Il existe une version plus puissante de 155 ch mais nous doutons qu’elle se révèle plus dynamique même si elle devrait offrir une meilleure aisance dans certains cas.

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Pourquoi je ne l’achète pas

Encore relativement esseulé dans son segment, le DS3 Crossback doit affronter, on l’a vu, l’Audi Q2 et la MINI Countryman qui sont à des tarifs assez proches. Voilà donc un joli défi pour les vendeurs de la marque DS qui n’ont pas encore une longue histoire derrière eux pour justifier leur position. S’ils pourront s’appuyer sur un look plutôt original, ils ne devront pas trop insister sur le volume du coffre assez quelconque ni sur la visibilité périphérique sacrifiée sur l’autel du design. Enfin, vis-à-vis des sociétés, DS Automobiles a encore bien du mal à faire grimper la valeur résiduelle de ses modèles…

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Subaru BRZ: une série spéciale pour saluer son départ

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Pour s’amuser, il n’y a rien de mieux qu’un coupé BRZ. Malheureusement, sa production va cesser l’été prochain.

Toutes les bonnes choses ont une fin dit l’expression. Et cela colle particulièrement au coupé BRZ de chez Subaru dont la production sera arrêtée cet été après 9 ans de commercialisation. Une bien triste nouvelle pour les amateurs de coupé propulsion synonyme de plaisir de conduire mais aussi parce qu’il n’y a plus guère de modèle véritablement sportif au sein de la gamme du petit constructeur japonais. Pour souligner ce petit événement, Subaru a choisi de proposer une dernière édition limitée à quinze exemplaires sur les marchés Belge et Luxembourgeois.

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Pour marquer l’événement, Subaru propose une série spéciale Final Edition mais il n’y en aura que 15 pour les marchés belge et luxembourgeois.

Celle-ci se distingue des versions classiques par ses étriers de freins rouges signés Brembo, ses amortisseurs sport plus fermes développés par Sachs et ses jantes de 17 pouces couleur noir métallisé. Côté carrosserie, le petit coupé BRZ sera disponible en couleur Crystal Black ou WR Blue pearl, bien connue des fans de la marque aux six étoiles. De plus, l’exclusivité de cette série spéciale sera soulignée par des badges spécifiques, dont le numéro de chaque exemplaire.

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L’intérieur de cette série spéciale est marqué par ses surpiqûres bleues.

A bord, les designers ont habillé les sièges sports de cuir / Alcantara noir et bleu et d’un volant sport, alors que le tableau de bord, les panneaux de portes et le soufflet du changement de vitesse recevront une surpiqûre contrastée bleue. La Subaru BRZ Final Edition sera équipée de série d’un système audio à écran tactile de 7 pouces avec six haut-parleurs et Apple CarPlay / Android Auto, de deux ports USB dans la console centrale, des rétroviseurs extérieurs électriques rabattables et chauffants, d’une climatisation automatique double zone, de vitres électriques et de feux antibrouillards à DEL.

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C’est en circuit, en championnat du Japon des GT300 que la Subaru BRZ s’est le plus souvent exprimée en compétition.

Techniquement, cette ultime série conserve les éléments qui ont fait sa réputation: le moteur 4 cylindres à plat Boxer de 2 litres de cylindrée développant 200 CV, uniquement en combinaison avec une boite de vitesses mécanique à six rapports. La Subaru BRZ Final Edition est proposée à la vente au prix de 39.995€ tvac. Comme précisé plus haut, seuls quinze exemplaires sont prévus pour les marchés belge et luxembourgeois. Les voitures seront uniquement vendues via https://www.subarustock.be

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Essai: Alpine A110S: copie revue et parfaitement corrigée

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Avec 40 chevaux en plus et un couple inchangé, l’Alpine A110S ne va pas bousculer les convenances.

En octobre 2018, ma première rencontre avec la nouvelle Alpine A110 n’a pas marqué ma mémoire d’essayeur automobile. La faute à des circonstances peu favorables au coup de foudre. Alors que tous mes collègues ne tarissaient pas d’éloges à propos de la belle bleue, elle m’avait laissé un arrière-goût étrange avec des suspensions trop souples, une boîte trop lente sans oublier les pneus hiver qui la chaussaient alors qu’il faisait 15°. A l’époque, jamais je n’aurais échangé ma GT86 personnelle contre une française affichée au double de son prix.

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Comme il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, j’étais prêt à remettre le couvert pour une deuxième rencontre avec la nouvelle A110S exposée au dernier Salon de l’auto dans le hall réservé aux voitures de rêve. Au-delà du coup de maître réussi par l’importateur, Renault et Mazda étant de fieffés coquins lorsqu’il s’agit de positionner leur petit coupé au milieu d’inaccessibles GT, découvrir cette berlinette dans sa teinte gris mat m’a furieusement donné envie d’y goûter à nouveau. Dans le dos du conducteur, on retrouve le 1.8 turbo poussé à 292 ch mais au couple identique de 320 Nm, la boîte à double embrayage ne pouvant en encaisser davantage. Aïe. Habitué à grimper dans les tours avec mon orange japonaise, je pousse immédiatement l’Alpine dans les cordes et la puissance annoncée semble bien présente une fois les 5000 trs/min dépassés. Mais ce n’est pas tout, les ingénieurs ont enfin pris la peine de soigner les trains roulants et en augmentant le rythme, je découvre une assiette stabilisée et un train avant mordant davantage l’asphalte. Ouf. Je prends enfin mon pied au volant de l’Alpine au lieu d’avoir le sentiment d’un flou très dérangeant à mes yeux; je préfère de loin ce surplus de fermeté correspondant davantage à ce que je connais chez Toyota.

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Les liaisons au sol ont été retravaillées et se montrent bien plus efficaces que sur la version classique.

J’aime bien

Plus moyen de m’arrêter. J’ai fait virevolter cette Alpine dans tous les sens, dans les plus beaux virages ardennais sans jamais la fatiguer. A condition d’opter tout de suite pour le mode Track qui vous laisse choisir le rapport engagé sans que celui-ci ne redescende en plein milieu d’une courbe. Une astuce que nous n’avions pas intégrée lors de l’essai du modèle classique et qui a totalement biaisé notre appréciation. En espérant qu’Alpine pardonne l’idiot de journaliste auto que je peux être. Bref, totalement maître de la boîte on peut se concentrer sur les trajectoires et les points de corde pour faire danser la berlinette au gré du ruban d’asphalte. Je pense d’ailleurs avoir signé un joli chrono dans la spéciale de Winanplanche par une belle matinée dominicale. Mon passager doit encore s’en souvenir. Alors que d’aucun la destine plus spécifiquement à la piste, cette S peut également en remontrer à bien des sportives sur la route.

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Voilà un volant qu’on a eu bien du mal à lâcher lorsqu’il a fallu rendre l’Alpine chez l’importateur!

Plutôt malin

Sincèrement, le compromis adopté entre efficacité et confort est même plus confortable à mes yeux que celui de la version classique parce qu’il limite davantage le roulis et les mouvements de plongée lors des freinages. On se sent moins ballottés, moins passagers qu’à bord de la belle bleue. Mais ce qui étonne également à bord, c’est qu’une fois le quart d’heure de folie terminé, le confort reprend ses droit et l’Alpine A110S se révèle bonne routière et votre passager ne devrait pas se plaindre trop rapidement des sièges Sabelt. Logiquement, l’habitabilité est restreinte et la visibilité n’est pas généreuse mais il faut savoir ce que l’on veut et se déplacer à bord de ce joli coupé n’a pas de prix.

 

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L’accessibilité au rangement de la console centrale est difficile à cause de la hauteur des sièges baquet.

J’aime moins

Malgré tous ses efforts, l’Alpine A110S ne peut cacher ses origines roturières et la touche Renault est très présente à bord. Heureusement, les baquets sont superbes et l’habillage du toit donne un certain cachet à l’habitacle mais l’écran central et les comodos autour du volant sans parler de la qualité des plastiques sont indignes d’une voiture de sport affichée à 66.900€. Et je ne vous parle pas de l’absence criante de rangements, le bloc central ajouré étant difficilement accessible à cause des sièges enveloppants.

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Reine de la piste, l’Alpine A110S peut également humilier de gros cubes sur route ouverte.

Pourquoi je l’achète

Avec les ressorts raffermis de 50% mais également les barres stabilisatrices durcies de la S, l’Alpine A110 devient enfin amusante. Et cela change tout. Autant les flottements de la version normale m’avaient déstabilisé, autant cette S me va comme un gant. En mode Track, elle enfile les virages sans jamais se désunir et elle glisse gentiment quand on remet les gaz en sortie de courbe. Elle jouit désormais d’une stabilité rassurante lorsqu’on dispose de 300 ch sous le capot. Les virages me sautent plus vite au visage mais le freinage signé Brembo est suffisamment costaud pour corriger les excès d’optimisme mais même dans ces cas-là, le train arrière ne surprend jamais le conducteur. Il enroule les courbes avec gourmandise. Bref, j’ai découvert une propulsion comme je les aime et j’ai même fini par apprécier la boîte automatique. C’est dire…

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Superbes, les baquets signés Sabelt peuvent être réglés sur trois hauteurs seulement.

Pourquoi je ne l’achète pas

1130 kg pour 66.900€, ça faire cher le kilo d’autant qu’en craquant pour quelques options, la facture peut vite atteindre les 80.000€. Avec les taxes et les pleins d’essence à prévoir (9,3 l/100 km en moyenne), il va falloir un sacré budget pour rouler en Alpine A110S. Et si l’on regarde la concurrence, on peut citer la Porsche 718 Cayman de base et ses 300 ch affichés à 58.395€ mais également l’Audi TT-S (306 ch) à 56.850€ ou encore la Toyota Supra disponible depuis ce mois-ci avec le 2.0 de 258 ch pour 49.900€. Toutes affichées à des prix bien plus raisonnables. Bref, au-delà de ses indéfectibles fans, il sera peut-être difficile pour la petite française de séduire un nouveau public. (Photos : Jeroen Peeters que l’on remercie infiniment)

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Scoop: Des mesures choc de mobilité pour l’après COVID-19!

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Difficile de se faire entendre dans ce flot d’informations qui ne concernent plus, depuis quelques jours, que la pandémie touchant le monde. Pourtant, le SPF Mobilité et transports a tenu une conférence de presse, en fin d’après-midi, pour annoncer les mesures qui seront prises pour relancer l’économie une fois la période de confinement terminée.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que celles-ci vont étonner. Voici donc le plan qui sera mis en œuvre par la Belgique et que nous a détaillé Charlotte van den Branden, la porte-parole du SPF Mobilité et transports:

  • Dès la fin du confinement, les limitations de vitesse seront abolies sur l’entièreté des routes du royaume. En effet, pour rattraper le temps perdu, rien ne vaut la vitesse de déplacement. Ainsi, livreurs, délégués commerciaux mais aussi simples employés pourront rejoindre plus rapidement leurs lieux de travail ou livrer les clients lésés en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.
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Il y avait bien longtemps que pareille décision n’avait été prise en Belgique. L’abolition des limitations de vitesse aidera à rattraper le temps perdu pendant le confinement.
  • Deuxième mesure choc, l’essence restera bon marché jusqu’à la fin de l’année pour que tout le monde puisse consommer allègrement et sauver ainsi les entreprises pétrolières au bord de la faillite.
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En garantissant une essence bon marché jusqu’en fin d’année, le gouvernement belge fait un geste fort!
  • Troisième décision forte, les voitures de sport ultra-rapides pourront être immatriculées comme utilitaires et échapper ainsi aux taxes habituelles. Ce sont, a contrario, les propriétaires de véhicules lents (moins de 200 ch) qui se verront davantage taxés pour compenser ces pertes. De quoi inciter les mauvais conducteurs à prendre leur vélo ou les transports en commun.
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Il est temps d’acheter une vraiue voiture. En-dessous de 200 ch, il vaudra mieux se déplacer à vélo.
  • Enfin, le dimanche, les routes de campagne resteront interdites à tout promeneur mais aussi aux cyclistes pour que les amateurs de pilotage puissent eux aussi, goûter aux joies de la balade dominicale en toute sécurité.
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En interdisant l’accès des usagers faibles aux petites routes le dimanche, l’état belge rend enfin justice à tous les amateurs de balades sportives! 

Ces décisions ont été inscrites officiellement au Moniteur Belge en date du premier avril !

BRC: Spa Rally: un beau gosse au départ d’une épreuve prometteuse

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Structure familiale particulièrement flexible, DG Sport, l’organisateur du Spa Rally, est toujours très à l’écoute de tous les intervenants inhérents à l’organisation d’un rallye en Belgique. Instances dirigeantes, riverains, associations mais aussi entreprises, tous ont droit à une oreille attentive. Sans oublier les pilotes, principaux concernés. On a cogité tout cela et finalement, c’est un tracé assez inédit qui en est ressorti. Gros plan sur ce qui nous attend dans une semaine!

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C’est au cœur de Spa, dans la micro-brasserie des Bobelines que la famille Jupsin nous a donné rendez-vous jeudi soir pour y dévoiler les grandes lignes d’un rallye qu’ils organisent depuis 2015. Christian, entouré de son fils Florian et de sa fille Carolane, insiste avant tout sur son équipe enthousiaste et motivée, qui le seconde dans l’organisation de cette belle épreuve. Un rallye qui espère un jour reprendre sa place à côté des deux épreuves incontournables du championnat de Belgique: Ypres et le Condroz.  Pouce cela, Christian et ses troupes n’hésitent pas à se remettre en question et à toujours chercher de nouvelles idées de développement.

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Cela concerne, bien évidemment, le tracé qui est l’œuvre de l’inévitable Bernard Herman. Mais comme on n’est pas langue de bois chez DG Sport, on apprend que très souvent, c’est Florian qui repère de jolies routes et qu’il n’hésite pas à les partager avec Bernard. Et vice versa. L’expérimenté traceur est ouvert à la critique et n’hésite pas à changer le sens d’une spéciale suite aux conseils du fils. Nous ne reviendrons pas ici sur le tracé qui a fait l’objet d’un article plus tôt dans l’année mais incontestablement, les absents auront tort!

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Chez DG Sport, tout le monde a sa fonction et si Carolane gère tout l’aspect administratif de l’épreuve, Florian préfère s’occuper des buvettes et des entrées. Il faut dire qu’il n’est pas le dernier à lever le coude et à frauder reconnait notre jovial barbu avec un sourire qui en dit long. Il nous a promis des buvettes toujours stratégiquement placées pour proposer une vue intéressante tout en garantissant la sécurité des spectateurs. Pour les entrées, vous le savez tous, il s’agit d’un point essentiel dans la survie de l’épreuve donc les contrôles seront placés plus tôt à l’arrivée dans les spéciales pour que les spectateurs puissent aller se parquer après, évitant ainsi certains engorgements. Mais ce qui plait la plus à Florian, c’est le show que constituera la super-spéciale appelée WRX et proposée à deux reprises le samedi. Celle-ci se déroulera dans l’enceinte du circuit de Francorchamps, sur le tracé du rallycross mais les concurrents n’emprunteront pas le Raidillon. Avec les gradins, cela permettra d’accueillir un grand nombre de spectateurs gratuitement alors que les parkings seront, là aussi, accessibles sans contrepartie! Enfin, Spa n’est pas oublié puisqu’au côté du superbe podium sur lequel passent les voitures à chaque regroupement, un chapiteau sera également installé pour garantir l’ambiance au centre-ville.

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On retrouvera au départ une grande partie des acteurs vus lors du Rally van Haspengouw à savoir Kris Princen (Citroën C3 R5), Adrian Fernémont (Skoda Fabia R5), Grégoire Munster (Hyundai i20 R5), Guillaume de Mévius (Citroën C3 R5), Ghislain de Mévius (Skoda Fabia R5) mais aussi le très performant Guillaume Dilley (Skoda Fabia R5). A Spa, deux Cédric et leur Skoda Fabia R5 rejoindront leurs petits camarades: Cherain, vainqueur en titre, et De Cecco. On attend à Spa 17 voitures de Type rally2 (ex-R5) mais celle qui attirera tous les regards, c’est bien sûr la Volkswagen Polo préparée chez PTR et qui accueillera dans son baquet le norvégien Andreas Mikkelsen (30 ans), auteur de trois succès en WRC et déjà vu en Belgique puisqu’il est venu à Ypres à trois reprises avec pour meilleur résultat, une 5e place en 2010 sur une Ford Fiesta S2000. Autant dire que sa présence va motiver tous les autres.

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En renouant avec la tradition du pilote étranger «invité», Christian Jupsin ne cache pas ses ambitions. Il veut que le Spa Rally redevienne le troisième grand rallye du championnat de Belgique. Il soigne les concurrents avec un parcours revu et prometteur, il tient compte de l’avis des riverains mais également de Spa Monopole, il est ouvert aux nouveautés mais également à la critique constructive. On peut donc regretter que seule une petite soixantaine de pilotes aient répondu à l’appel dans la catégorie BRC même si, avec les Critérium et les Historiques, on atteint les 170 engagés. Mais on peut déjà le prédire, ceux qui n’ont pas pu s’engager en 2020 le seront en 2021 pour remercier à leur manière cette organisation oh combien sympathique!

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BRC: Rallye de Hesbaye: de Mévius s’impose à l’arrache!

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Difficile d’éviter les erreurs avec ces conditions délicates mais à ce petit jeu, c’est Ghislain de Mévius qui s’en est le mieux sorti et qui remporte son premier rallye en BRC.

La première épreuve du championnat de Belgique des rallyes a tenu les suiveurs en haleine tout du long. Marqué par des conditions climatiques de saison, le Rallye de Hesbaye a rendu son verdict à l’issue de l’ultime chrono où un nombre invraisemblable de crevaisons a directement influencé le résultat final. Mais revenons au début de cette journée avec au départ, pas moins de 18 voiture de la catégorie Rallye 2 (ne dites plus R5, c’était trop simple) qui font désormais le bonheur des pilotes chevronnés, des débutants mais aussi des amateurs fortunés.

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Après une saison 2019 très consistante, Ghislain de Mévius entame l’année de la plus belle des manières avec un succès imparable à Landen face à la référence Princen.

Au programme de cette première manche du cru 2020, quatre spéciales à parcourir à trois reprises pour un kilométrage total de 137 km contre le chrono. Un gros rallye-sprint diront les mauvaises langues. Pourtant, ce rallye hesbignon a offert un bien joli scénario aux nombreux et courageux spectateurs présents le long du tracé. Auteur du premier scratch dans Walshoutem, Ghislain de Mévius démontre que sa nouvelle Skoda Fabia Evo lui plait et qu’il va falloir compter avec lui pour la victoire. Il est suivi par son frère Guillaume, à bord de la Citroën C3 préparée chez DG Sport, par Adrian Fernémont (Skoda Fabia Evo) et par Kris Princen (Citroën C3 R5). Voilà déjà une première indication sur les pilotes qui vont jouer la gagne. Mais dans l’ES2, à nouveau remportée par Ghislain, William Wagner place sa C3 préparée chez PH Sport au troisième rang derrière Fernémont et devant Guillaume alors que Princen signe le 5e temps. Le soleil est là pour l’instant mais les routes sont grasses et les conditions sont délicates. Et font une première victime en la personne de Sébastien Bedoret qui envoit sa belle Skoda aux couleurs officielles dans un fossé. Il y laissera 14 minutes!

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Pour son premier rallye à bord de la Citroën C3 préparées chez DG Sport, Kris Princen a brillé jusqu’à quelques kilomètres de l’arrivée.

Dans Kamerijck, le chrono suivant, Adrian signe le meilleur temps devant Kris et Ghislain. On ne le sait pas encore et pourtant, ce sont ces trois hommes qui se retrouveront sur le podium final mais n’allons pas trop vite et revenons sur le déroulement de cette épreuve avec le 4e chrono caractérisé par un secteur pavé particulièrement glissant où l’on a l’impression de se retrouver au Monte-Carlo dans un virage verglacé. Princen y fait parler toute son expérience devant l’aîné des de Mévius et Fernémont alors que Grégoire Munster y signe un joli 5e temps. Dans l’ES5, c’est à nouveau la C3 R5 DG Sport de Princen qui s’impose devant les frères de Mévius. Au général, Ghislain devance Kris de 4″20 et Adrian de 8″60.

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C’est le déluge de l’ES6 qui va coûter cher au champion 2019 mais la chance a tourné dans l’ultime chrono, où, malgré une crevaison, Adrian Fernémont montait finalement sur le podium.

C’est à ce moment que les gros nuages noirs amoncelés au-dessus du parcours se transforment en averses apocalyptiques tout au long des 10,8 km de l’ES6. Ghislain y signe le MT devant Wagner, et son frère. Bien installé en tête, il a repoussé Princen à 7″9 et Guillaume à 14″2 alors que Fernémont pointe à 18″ et semble ne plus pouvoir prétendre à la victoire. Dans la 7, Wagner signe le scratch devant un Guillaume Dilley (Skoda Fabia) retrouvé et Fernémont. Lors du 8e chrono, également disputé sous les hallebardes et marqué par la grosse sortie de Maxime Potty (Hyundai i20), Princen frappe fort en collant 7″4 à de Mévius et 8″7 à Wagner. Les deux premiers s’isolent en tête et ne sont séparés que par un dixième! Troisième, Wagner est à 19″5. Auteur d’un petite faute, Guillaume de Mévius crève et perd tout espoir de monter sur le podium.

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Très prudent pour ses débuts avec la Hyundai i20 R5, Grégoire Munster allait au bout de l’effort et terminait quatrième, à seulement deux secodes d’Adrian!

La suite de ce premier rendez-vous de la saison sera marqué par la lutte à la seconde qui va opposer Princen à de Mévius. Mais dans l’avant-dernière spéciale, Kris marque de gros points en repoussant le pilote Skoda à 2″7. C’était sans compter sur une ultime spéciale de folie durant laquelle un nombre incroyable de crevaisons va frapper les meilleurs dans des cordes devenues particulièrement ingrates envers les mécaniques. Les deux premiers à se présenter au point stop arrivent avec un pneu en lambeau. Fernémont comme Princen n’ont pu éviter la crevaison. Ce qui n’est pas le cas de Ghislain de Mévius qui signe le scratch et remporte, par la même occasion, sa première victoire en championnat de Belgique sous les yeux brillants de Grégoire, particulièrement fier de son fils!

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Le grand malchanceux de cette épreuve s’appelle William Wagner. Alors qu’il occupait une belle troisième place, il prenait une double peine en crevant ses deux pneus avant. De quoi le reléguer au sixième rang.

Mais alors qu’il occupait une étonnante troisième place, Wagner rejoignait l’arrivée avec les deux roues avant de sa DS3 crevées… Ainsi, le verdict du 23e Rallye de Hesbaye donnait de Mévius vainqueur devant Princen, qui ne signera pas sa cinquième victoire ici, et Fernémont, tout heureux de grimper sur la troisième marche du podium. Quatrième, Grégoire Munster (Hyundai i20 R5) profite bien de la double crevaison de Wagner, tout comme Verschueren (VW Polo R5), jamais dans le coup ce samedi. Alors qu’il occupait la 7e place pour son retour en compétition, Guillaume Dilley détruisait la suspension avant gauche de sa Skoda dans une corde de cette dernière spéciale…

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Pour son retour en compétition, le brabaçon Guillaume Dilley signait quelques chronos intéressants mais partait définitivement à la faute dans l’ultime chrono.

Classement final:

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Nouvelle déception dans le chef de Guillaume de Mévius qui est parti à la faute lors d’une grosse averse dans l’ES8 ce qui lui a valu une crevaison et 3 minutes de perdues…

Tableau des best performers:

Best performer Landen