Essai : Hyundai Ioniq 9 Calligraphy : inspiration anglaise au sang bleu

A l’image des Range Autobiography ou des Classe G Manufaktur, le grand SUV coréen s’offre une finition haut de gamme appelée Calligraphy. De quoi donner beaucoup de noblesse à ce véhicule 100% électrique dans lequel il fait bon se laisser choir…

Cousin du KIA EV9, le Hyundai Ioniq 9 se pare d’une carrosserie particulièrement léchée même si ses proportions demeurent imposantes sur nos routes étriquées. 5 mètres de long, 2 de large et 1,8 de haut, les chiffres ne font pas dans la demi-mesure mais cela n’empêche pas le SUV asiatique d’annoncer un coefficient de pénétration dans l’air de 0,26 que l’on doit essentiellement à la partie arrière abaissée mais aussi à ses jantes au dessin optimisé et à ses soubassements entièrement carénés. Les lignes moins hachées que celles de l’EV9 nous plaisent davantage et cette teinte Ionosphere Green participe au côté exclusif de l’ensemble.

J’aime bien

Cette version haut de gamme est propulsée par deux moteurs électriques disposant de 428 chevaux envoyés aux quatre roues. De quoi envoyer les 2,6 tonnes du bestiau à une vitesse de 100 km/h en 5″2 ! la, batterie possède une capacité de 106 kWh nets et l’architecture de 800 V permet une recharge rapide de 233 kW en courant continu permettant une recharge de 10 à 80% en 24 minutes. Avec ses jantes de 21 pouces, la version essayée ici est donnée pour une consommation de 20,6 kWh/ 100 km pour une autonomie de 600 km. Toujours est-il que sur la route, ce vaisseau amiral est impérial et ne se laisse jamais démonter. Le freinage, bien aidé par la régénération réglable, est suffisant en toutes circonstances et les trains roulants sont parfaitement adaptés au mauvais réseau routier de notre beau pays.

Plutôt malin

Mais c’est évidemment au niveau du confort et de l’espace habitable que la Ioniq 9 nous a le plus impressionnés. Avec un empattement de plus de 3 mètres, le contraire eut été décevant. On dispose de 7 places avec un accès aux deux places du fond assez aisé. Et si on préfère privilégier le chargement, le volume utile peut atteindre 2.419 litres ! Par ailleurs, un frunk de 52 litres se cache sous le capot avant. Les sièges en cuir véritable sont absolument royaux et le tableau de bord, un peu clinquant à nos yeux, propose tout ce qu’il faut en matière d’écrans et de connectivité même s’il manque certaines application de divertissement.

J’aime moins

On chicane peut-être aux yeux de certains mais pour le prix demandé, on regrette la qualité de certains plastiques avec un toucher trop plastique comme certaines commandes ou simplement les tiges derrière le volant. Lorsqu’on a connu la qualité des produits allemands ou anglais du siècle passé, on s’étonne toujours de voir comme certaines pratiques visant à économiser quelques euros sont facilement acceptées de nos jours. Et puis on s’interroge aussi sur la viabilité des nombreux éléments blancs ou plutôt sur leur propreté dans la durée, mais cela dépend évidemment du soin que le propriétaire accordera à son SUV électrique.

Pourquoi je l’achète

Lorsqu’une marque généraliste coréenne décide de la jouer très haut de gamme, cela ne rigole pas. Avec ses batteries énormes et son confort hallucinant, le Ioniq 9 ne craint personne. Face aux Volvo EX90, KIA EV9 voire Mercedes EQS, il tient son rang en termes de comportement routier et parvient à faire oublier sa masse si l’on parle du modèle le plus puissant à quatre roues motrices. Non content de d’être recouverts de véritable cuir, une rareté de nos jours, les sièges se révèlent parfaitement dessinés et participent grandement au bien-être ressenti à bord. La position de conduite est parfaite et les onctions essentielles sont rapidement accessibles sans que l’on ne soit obligé de passer par l’écran central. L’insonorisation soignée du Hyundai participe au ressenti premium de l’habitacle dont les volumes de chargement sont plutôt exceptionnels.

Pourquoi je ne l’achète pas

Citadin dans l’âme, votre serviteur éprouve toujours une certaine appréhension lorsqu’il se retrouve au volant de pareil engin. Heureusement les aides au stationnement sont précises et l’on parvient à se faufiler dans des places assez étroites. En revanche, il faut s’armer de patience pour désactiver les bretelles électroniques puisqu’on a compté pas moins de sept manipulations nécessaires avant chaque départ pour désactiver totalement les aides inutiles à nos yeux. Dans un marché des flottes où l’électrique est imposé, le Hyundai Ioniq 9 et ses sept places pourraient séduire certains cadres. Mais à 80.999€ (prix promotionnel actuel), la finition Calligraphy exige une fameuse somme même si l’équipement est plus que complet puisque tout est inclus à l’exception des rétroviseurs extérieurs digitaux. A l’issue de notre semaine d’essai, la consommation s’est établie à 23,8 kWh/ 100 km… (Texte rédigé sans l’aide de l’I.A.)

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