Lors de notre récent essai de l’Alpine A290, certes dynamique et pétillante, nous supputions l’arrivée de versions plus radicales pour justifier davantage le label bleu synonyme de passion et de sportivité. Etonnamment, ce n’est pas sous ce patronyme que la future électrique de choc va débarquer mais sous l’appellation Renault pour donner vie à la troisième version de la célèbre Turbo. Sera-ce suffisant pour séduire le clientèle visée ?

Les défenseurs acharnés de l’automobile électrique ont beau vouloir nous démontrer le contraire, rien ne remplace le plaisir d’une accélération à bord d’une voiture thermique de grosse cylindrée. Nous testons pour l’instant une SL65S et le V8 biturbo qui envoie le couple d’un coup d’accélérateur, c’est inimitable et cela donne systématiquement la banane. Bref, on voit mal comment une BEV pourra un jour nous procurer autant de sensations au volant. Et il faut croire que les acheteurs capables de mettre des sommes folles pour se faire plaisir partagent notre avis si l’on en croit l’échec de la marque Rimac, il est vrai sortie de nulle part. Si l’on vous dit qu’il s’est vendu six Bugatti Tourbillon cette année dans le Belux, vous comprendrez encore mieux notre retenue face aux supercars électriques.

Une R5 Turbo III propulsion
Cela n’a visiblement pas refroidi les ardeurs des concepteurs de la Renault 5 Turbo3. Présentée sous forme de prototype au Mondial de Paris 2022, la version de série sera dévoilée prochainement dans un documentaire. Quelques informations techniques ont été confirmées à l’image du châssis en carbone qui lui permettra de limiter sa masse tout en garantissant une rigidité digne d’une sportive. À l’instar de son iconique aînée, la Renault 5 Turbo 3E fonctionnera selon une architecture à propulsion. Ses deux moteurs électriques logés dans les roues arrière et entraînant instantanément chacun une roue, lui offriront une puissance totale de plus de 500 chevaux.

Au volant, Renault nous promet des sensations ultimes et des accélérations foudroyantes, à l’instar d’un 0 à 100 km/h atteint en près de trois secondes seulement, un temps digne de supercars voire d’hypercars. Le développement de cette électrique ultime mobilise actuellement toutes les meilleures compétences.

