BRC: une nouvelle épreuve à Vresse-sur Semois grâce à DG Sport!

Avec l’annonce de l’annulation de plusieurs épreuves entrant en ligne de compte pour le Championnat de Belgique des Rallyes, et afin de permettre à cette compétition d’avoir suffisamment de manches pour attribuer le titre national, DG Sport a décidé d’avancer son projet d’organisation d’un rallye automobile dans la superbe région ardennaise qu’est celle de la Semois!

Ghislain de Mévius est le dernier vainqueur du Rallye de la Semois. Il partira donc en favori de l’épreuve mise sur pied désormais par DG Sport.

«Cela fait plus d’un an que nous réfléchissons à l’opportunité d’organiser une épreuve de type rallye dans cette magnifique région de l’Ardenne belge, commente, enthousiaste, Christian Jupsin, CEO de DG Sport. Les événements liés au Covid-19 nous ont motivés et incités à accélérer le processus. Je suis d’ores et déjà certain que les rallymen seront conquis par un tracé à couper le souffle, et que dès cette première édition, nous serons en mesure de proposer une organisation impeccable. Je tiens particulièrement à remercier Arnaud Allard, le dynamique Bourgmestre de Vresse-sur-Semois, qui s’est directement montré partant pour relever ce défi avec nous, et qui a chapeauté les contacts avec les communes voisines. Merci aux communes de Bièvre et Gedinne pour leur accord de principe, merci aussi à la province de Namur pour sa réactivité. Signalons que Promo Racing, organisateur du Rallye de la Semois, apportera son soutien pour que cette première édition du South Belgian Rally à Vresse-sur-Semois connaisse un vif succès.»

Grâce à DG Sport, le championnat de Belgique des Rallyes 2020 comptera suffisament d’épreuves.

Le South Belgian Rally à Vresse-sur-Semois reposera sur un parcours composé de quatre spéciales à parcourir à trois reprises. Comme c’est le cas pour le Spa Rally, Bernard Herman et Florian Jupsin seront à la manœuvre… «Nous sommes déjà bien avancés dans la préparation du parcours, et je dois dire que je suis particulièrement excité au vu des nombreuses opportunités offertes par cette superbe région », avoue Florian Jupsin. « Quel plaisir de pouvoir tracer des spéciales avec aussi peu de contraintes liées aux riverains, que nous voulons bien sûr impacter le moins possible», enchaîne Bernard Herman.

Le terrain le long de la Semois devrait offrir un spectacle à nul autre pareil!

Comme le souligne Christian Jupsin, une telle organisation est inimaginable sans le soutien des autorités communales. Ce que confirme Arnaud Allard, Bourgmestre de Vresse-sur-Semois: «Je suis particulièrement heureux d’accueillir sur le territoire de notre commune une épreuve qui entrera d’emblée en ligne de compte pour le Championnat de Belgique des Rallyes. Et qui donnera surtout à notre région une belle visibilité. Je connais la réputation de cette structure professionnelle qu’est DG Sport, et je suis certain qu’un magnifique événement sera mis en place le samedi 24 octobre. Cette manifestation ne manquera pas d’attirer de nombreux visiteurs durant une arrière-saison habituellement creuse, ce qui constitue une aubaine en cette année compliquée pour le secteur Horeca. Nous serons évidemment très attentifs à l’évolution de la situation liée à la pandémie de Covid-19, et toutes les mesures adéquates seront prises afin que cet événement se déroule en totale sécurité, dans le respect des prescriptions en vigueur. Rappelons aussi qu’un protocole a été validé par Madame la Ministre Glatigny.»

Coinnaissant le flair de Christian Jupsin et de toute son équipe pour dénicher les plus belles routes du royaume, nous devrions assister à une toute belle épreuve le samedi 24 octobre.

Les premières informations pratiques au sujet du South Belgian Rally à Vresse-sur-Semois seront communiquées très prochainement, tandis que le site http://www.southbelgianrally.be sera mis en ligne sous peu. Et pour avoir suivi, en son temps le championnat des rallyes de 2e division qui comptait alors le Rallye de la Semois dans son calendrier, je peux vous dire que les routes de cette région promettent un beau spectacle et que les braves feront véritablement la différence!

BRC: 6 rallyes, 4 meilleurs résultats retenus

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Après une interruption imposée par la crise sanitaire liée au Covid-19, le Championnat de Belgique des Rallyes reprendra les 4 et 5 septembre prochains à l’occasion de l’Omloop van Vlaanderen. Initialement, le calendrier était composé de 9 manches. Mais le TAC Rally, le Sezoensrally et le Rallye de Wallonie ont été définitivement annulés pour la saison 2020. Le calendrier compte ainsi encore 6 épreuves, dont 5 sont programmées après la reprise du championnat début septembre.

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Après concertation avec les différentes parties concernées, équipes, pilotes et organisateurs, le RACB Sport et le promoteur ont décidé d’adapter le mode d’attribution des points. Parmi les 6 manches figurant au calendrier, les concurrents peuvent sélectionner 5 épreuves pour marquer des points. Le classement final du championnat sera établi sur la base des 4 meilleurs résultats.

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« De cette manière, nous répondons aux attentes de toutes les parties concernées », confirme Xavier Schene, Directeur Général du RACB Sport. « Notre intention a toujours été d’apporter un soutien maximal aux organisateurs, et c’est pour cette raison que nous avons choisi de nominer 5 épreuves parmi les 6 organisées. De la sorte, les concurrents qui n’ont pas disputé le Rally van Haspengouw ont encore toutes leurs chances de viser le titre. Ensuite, ce seront les 4 meilleurs résultats qui seront retenus pour le classement final. Cette formule, dont nous avons vérifié la validité au plan juridique, garantit le suspense jusqu’à l’ultime épreuve du championnat, le Spa Rally, qui se disputera les 12 et 13 décembre. » (communiqué de presse)

Calendrier BRC 2020

29/02            Rally van Haspengouw
4-5/09           Omloop van Vlaanderen
26/09            East Belgian Rally
2-3/10           Ypres Rally
7-8/11           Rallye du Condroz
12-13/12       Spa Rally

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Championne oubliée : La Talbot Sunbeam Lotus par Dimitri Urbain

 

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Dans les années 60, le groupe Rootes propose la Imp pour concurrencer la Mini. Son moteur arrière est bien né, il vient de chez Coventry Climax, également connu pour ses moteurs de Formule 1. Cependant, elle n’est pas aussi pratique que la Mini et ne sera jamais une concurrente sérieuse pour elle.

Peu s’en souviennent et pourtant il s’agit de la dernière 2 roues motrices à avoir remporté le championnat du monde des rallyes, en 1981… Avant que les monstres du groupe B, Audi Quattro en tête, ne fassent place nette en rallye, la petite anglaise a raflé la couronne.

Une histoire tortueuse

A l’image des trois grands de Detroit, jusque dans les années 70, la Grande Bretagne possédait elle aussi plusieurs constructeurs importants. Aux côtés de Ford, Vauxhall et British Leyland, il y avait aussi le groupe Rootes. Ce conglomérat de marques automobiles (Hillman, Singer, Humber et Sunbeam) et d’utilitaires (Commer et Karrier) partageait des bases techniques rustiques.  Les différentes marques du groupe se distinguaient par leur qualité de finition et leur côté plus ou moins sportif.

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Lors du lancement de sa nouvelle compacte, Chrysler UK fait appel à Petula Clark pour la promotion de la nouvelle 424.

En 1961, Rootes présente l’Imp, concurrente de la Mini. Commercialisée par Hillman et Sunbeam, elle est équipée d’un moteur 4 cylindres en aluminium monté à l’arrière. Il en sera dérivé des versions coupé, utilitaires et sportives tout au long des années 60 mais elles resteront toujours dans l’ombre de la Mini. Sa carrière se poursuit jusque dans les années 70, sous l’égide du groupe Chrysler, alors propriétaire de Rootes. L’étude de sa remplaçante est lancée dès janvier 1976 sous le nom de code « 424 ».

La nouvelle compacte Sunbeam

A cette époque, l’industrie automobile britannique est en bien mauvaise posture. British Leyland a été nationalisé quelques mois plus tôt et le groupe Chrysler ne se porte pas au mieux, toutes ses filiales  européennes étant alors en perte de vitesse. Rootes en Grande Bretagne, Simca en France et Barreiros en Espagne traversent des temps difficiles.  Dès lors, les budgets consacrés au développement d’un nouveau modèle compact sont réduits. Pas d’autre choix que de récupérer un maximum d’éléments existants. Alors que la traction avant s’impose de plus en plus pour l’ensemble du segment, à commencer par Simca, la nouvelle petite anglaise reste une propulsion. La situation est grave et le développement ne peut être réalisé que grâce au concours du gouvernement Britannique qui débloque de l’argent pour le projet.

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Afin de contenir les coûts et accélérer le développement du nouveau modèle, la base utilisée est celle de l’Avenger. C’est une propulsion dont la plateforme est raccourcie pour en faire une compacte en moins de 2 ans, avec l’aide de fonds du gouvernement britannique.

 

C’est le seul moyen pour que Chrysler continue à employer de la main d’œuvre à Linwood, une zone économiquement défavorisée en Ecosse.  Le projet 424 est développé en moins de deux ans. L’usage de la propulsion, imposé par la banque d’organes maison, oblige la nouvelle venue à adopter des dimensions plus importantes que ses rivales directes. Ce qui la place plutôt sur le segment supérieur… celui de la Simca Horizon ! C’est pour cette raison qu’elle n’existe qu’en version 3 portes. Sa plate-forme est dérivée de celle de l’Avenger, raccourcie de près de 8 centimètres.  Elle est également modifiée afin d’accueillir une version 928 cm3 dérivée du 875 cm3 de la Imp. Au passage, signalons que ce moteur est dérivé d’un Coventry Climax utilisé pour… des pompes à incendie ! La carrosserie est plutôt anguleuse et finalement assez proches des productions Simca de l’époque, les 1307/1308 et l’Horizon. Elle remplace donc la Imp sur les chaines de l’usine de Linwoood, en Ecosse. Plutôt réussie et originale, on pourrait même penser que c’est une Horizon 3 portes alors qu’il n’en est rien. Elle dispose d’un hayon vitré. Ses surfaces vitrées importantes rendent son intérieur très lumineux. Pour le lancement, en 1977, la marque fait appel à… Petula Clark, chanteuse ayant connu un certain succès dans les années 60 et 70.

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La version TI coiffe d’abord la gamme. Equipée de jantes et d’un kit carrosserie, son moteur de 100 ch lui confère un niveau de performance honorable mais quand même en retrait par rapport à la reine de l’époque, la Golf GTI.

GTI sauce anglaise

Base d’Avenger, banque d’organes maison, il est très facile pour Chrysler de dériver une version sportive de la petite Sunbeam. Elle reçoit un quatre cylindres 1600 cm3 alimenté par deux carburateurs Weber développant 100 ch début 1979. Avec des jantes au dessin sportif, un spoiler, un becquet arrière avec un « TI » évocateur à souhait, elle donne le change. Tout comme l’intérieur, avec des baquets, un volant trois branches et une instrumentation plus fournie. Il faut dire que l’époque voit la Golf GTI voler de succès en succès et les propulsions sportives comme les Ford Escort RS 2000 ou Opel Kadett GTE ne sont pas en reste non plus. La seule autre sportive de la gamme de l’époque c’est la Simca Rallye 2, alors en fin de carrière. Le passage de témoin est vite fait. Sauf que la TI ne remplacera jamais la Rallye 2 dans le cœur des amateurs, surtout en France. Et si, en 1978, la Coupe SRT devient « TRT » pour Talbot Racing Team, la petite Sunbeam ne rencontre pas un succès important. Il faut dire que c’est une sportive à l’ancienne, brute de décoffrage plutôt qu’une GTI policée. Mais le meilleur est à venir…

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En version de série, la Sunbeam Lotus est plutôt discrète… mais ses bandes latérales ne laissent aucun doute quant à ce qui se trouve sous le capot !

 

Lotus entre en scène

A l’image de la marque, le service course de Chrysler UK est à la ramasse. Les Avenger sont complètement dépassées et Des O’Dell, le patron, raisonne simplement : la TI n’est pas de taille à aller chercher l’intouchable Ford Escort RS, l’arme fatale de l’époque. Celle-ci se fait alors tailler quelques croupières par une certaine Vauxhall Chevette HS. C’est une caisse d’Opel Kadett City 3 portes, une propulsion, dans laquelle est monté un quatre cylindres 2300 cm3 à 16 soupapes. Pourquoi ne pas faire de même avec la Sunbeam et y monter un moteur performant et puissant ? O’Dell contacte Lotus… dont il envisage de monter le moteur 4 cylindres 2 litres à culasse 16 soupapes sous le capot. Voilà qui pourrait la transformer en arme redoutable ! Colin Chapman, patron de Lotus, saisit la balle au bond et signe un contrat avec Chrysler UK.

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Sous le capot, justement, se trouve le 4 cylindres en ligne de 2,2 litres provenant de chez Lotus. Incliné, il est alimenté par deux carburateurs double corps Dell’ Orto. Associé à une boîte 5 vitesses ZF, ses 155 ch permettent à la petite Sunbeam de passer les 200 km/h en pointe.

Outre la fourniture des moteurs, Lotus va également participer au développement de la voiture de rallye. Un premier prototype motorisé par un deux litres est aligné aux mains de Tony Pond en 1978 mais, si le potentiel est bien présent, la fiabilité n’est pas au rendez-vous. Lotus revoit sa copie et augmente la cylindrée, ce qui résout les soucis de fiabilité. Le 2172 cm3 alimenté par des carburateurs Dell’Orto développe 155 ch et est associé à une boîte 5 rapports de chez ZF. Pesant 960 kg, elle dépasse les 200 km/h et le 0 à 100 ne demande que 6,8 secondes. Les caisses sont à la base des 1.6 GLS équipées de supports moteur et de suspensions renforcés. Elles sortent de l’usine de Linwood puis sont expédiées chez Lotus, à Hethel, où elles reçoivent moteur et boîte avant de… prendre le chemin de Coventry pour assemblage final.

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Au volant de la Talbot Lotus, Henri Toivonen et Paul White remportent le championnat du monde constructeur des rallyes en 1981. Ce sera l’unique couronne mondiale pour la voiture et la dernière pour une deux roues motrices.

Une série très limitée

Afin de satisfaire aux règlements FIA et pouvoir être homologuée en groupe 2 et 4, la Sunbeam Lotus doit être produite en petite série. Présentée lors du salon de Genève 1979, la version de route est noire, avec une bande de couleur grise sur les flancs et des jantes en alliage. Extérieurement, hormis le grand monogramme Lotus sur les flancs, elle est même plus discrète que la tapageuse TI… quelques semaines à peine après son lancement, la marque Chrysler est abandonnée et remplacée par Talbot. A cette époque le groupe PSA est en proie à de nombreuses difficultés et la nouvelle venue ne bénéficiera pas de tout le soutien qu’elle aurait mérité sans compter sur un choc pétrolier qui favorise les petites cylindrées. La production prévue était de 4.500 exemplaires mais PSA jette l’éponge après 2.308 voitures seulement.

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De leur côté, Guy Fréquelin et Jean Todt se hissent sur la seconde marche du podium mondial cette même année.

Championne du monde

Sa carrière sera courte mais le succès est bel et bien au rendez-vous, avec Henri Toivonen qui lui permet de remporter le championnat du monde des rallyes constructeurs en 1981 et, surtout, met un terme à une longue série de victoires pour la Ford Escort au RAC, un rallye alors très populaire et dont l’impact sur le public est très important. De son côté, l’équipage français Guy Fréquelin- Jean Todt se hisse sur la seconde marche du championnat pilote et copilote.  Cette même année, les modèles Sunbeam bénéficient d’un facelift afin d’être plus en phase avec le reste de la gamme… Talbot.

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En France, la Sunbeam TI remplace la Simca Rallye 2 dans les formules de promotion du Talbot Racing Team mais n’a pas la même cote d’amour auprès des pilotes ni du public.

Les indicateurs de direction sont accolés aux phares et la calandre est plus proche de celle de l’Horizon tandis que de nouveaux pare-chocs intégraux sont adoptés en série. Cependant, la fin est proche… Depuis la reprise de Chrysler Europe par PSA, en 1978, la rationalisation bat son plein, tout comme les fermetures d’usines. A l’été 1981, la fermeture de Linwood est annoncée, signant par ailleurs l’arrêt de la production des Avenger et de la Sunbeam.

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Pour sa fin de carrière, la Sunbeam est mise en phase avec le reste de la gamme et bénéficie de nouveaux indicateurs de directions, de pare-chocs plus enveloppants… ce qui ne sera pas suffisant pour relancer ses ventes.

200.000 exemplaires en quatre ans, c’est honorable… mais à la même époque, PSA avait déjà une gamme de compactes bien fournies avec les 104 et autres Visa et LNA chez Citroën… bientôt rejointes par la Talbot Samba, dérivée elle aussi de la 104 ! de son côté, les Sunbeam TI et Lotus ont continué à faire la joie de nombreux pilotes dans des épreuves nationales, régionales et provinciales… où il est encore possible d’en voir l’une ou l’autre en compétition. (Texte: Dimitri Urbain)

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La version Lotus est présentée comme une sportive prestigieuse mais elle est loin d’avoir la docilité de ses concurrentes. Base facile à préparer, elle est bien plus à l’aise dans une spéciale de rallye que dans les beaux quartiers de Londres ou Paris…

Le calendrier du BRC totalement remanié

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Vainqueur à Landen lors de la première manche du Championnat de Belgique des Rallyes 2020, Ghislain de Mévius poursuivra sa quête dès les 4 et 5 septembre à l’Omloop.

Le promoteur du Championnat de Belgique des Rallyes et le RACB, la fédération belge en charge du sport automobile, ont établi, en collaboration avec les différents organisateurs des épreuves, un nouveau calendrier pour 2020. Ce calendrier comporte sept épreuves, dont notamment le Rallye d’Ypres, le Rallye de Wallonie et le Spa Rally, pour lesquels de nouvelles dates ont pu être trouvées.

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Pour ses débuts à bord de la Hyundai i20 R5, Grégoire Munster a mené une course intelligente le menant à une belle 4e place à Landen. On a hâte de le revoir en action!

Suite à la pandémie mondiale du Covid-19, le Championnat de Belgique des Rallyes 2020 avait dû être interrompu juste avant le Spa Rally. À ce jour, les épreuves sportives restent interdites dans notre pays. Maintenant que le déconfinement est entamé, une stratégie de sortie a été fixée également pour le rallye. Deux épreuves ne seront pas organisées à d’autres dates. Le RACB et le promoteur expriment toute leur compréhension et leur sympathie pour l’équipe organisatrice du Sezoensrally, durement touchée par la disparition de son président, Jeff Steensels, qui a décidé de reporter à la saison prochaine l’organisation de leur épreuve. Les organisateurs du TAC Rally ont également été contraints d’annuler l’édition 2020 de leur épreuve en raison de l’indisponibilité du centre nerveux du rallye.

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La pandémie a eu raison des débuts de Thomas Rensonnet sur la 206 du RACB National Team. Comme lui, on attend la reprise de pied ferme.

Les autres organisations ont pu recevoir tout le soutien nécessaire pour trouver une autre date. Le Championnat de Belgique des Rallyes reprendra ainsi les 4 et 5 septembre avec l’Omloop van Vlaanderen, qui sera suivi par l’East Belgian Rally le 26 septembre. Le Rallye d’Ypres ne pouvait pas être organisé fin juin. La classique flandrienne a trouvé de nouvelles dates et se disputera les 2 et 3 octobre. Le Rallye du Condroz se tiendra quant à lui aux dates prévues, les 7 et 8 novembre, mais il ne clôturera pas cette année le championnat.

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Déjà pas réputé pour la facilité de ses tracés, la suite du championnat de Belgique des rallyes va se disputer durant tout l’automne. Les hommes et les mécaniques vont souffrir.

Fin novembre, les concurrents du BRC se retrouveront ainsi à Namur pour le Rallye de Wallonie. L’épreuve se disputera cette année sous un format compact et une seule journée de course durant le week-end des 28 et 29 novembre (date exacte à confirmer). Le Rallye de Wallonie accueillera aussi une manche du RACB Criterium. Cette saison très particulière du Championnat belge se clôturera les 12 et 13 décembre avec le Spa Rally, qui avait déjà confirmé antérieurement sa nouvelle date.

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Vincent Verschueren n’aura pas droit cette saison au TAC et au Sezoens. De quoi lui compliquer encore un peu la tâche.

La seconde moitié de saison 2020 du Championnat de Belgique des Rallyes s’annonce donc particulièrement passionnante.

CALENDRIER BRC 2020

29/02            Rally van Haspengouw
4-5/09           Omloop van Vlaanderen
26/09            East Belgian Rally
2-3/10           Ypres Rally
7-8/11           Rallye du Condroz
28-29/11       Rallye de Wallonie
12-13/12       Spa Rally

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Il va y avoir du spectacle pour la fin de saison compacte du championnat des rallyes. Pour le plus grand plaisir des suiveurs?

La bibliothèque idéale du Rédacteur Auto: Alpine Berlinette, l’icône des années bleues

En ces temps de confinement, un bon livre est le compagnon idéal. Nous vous proposons une nouvelle rubrique dans laquelle nous allons vous présenter toute une série d’ouvrages intéressants, sur divers sujets automobiles. (Dimitri Urbain)

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A tout seigneur tout honneur, entamons cette rubrique avec un ouvrage sur la Berlinette Alpine. Signé Enguerrand Lescene, « Alpine Berlinette, l’icône des années bleues » retrace l’histoire de l’A110 en compétition.

En quatre chapitres et 190 pages, se déroule sous vos yeux la carrière française et internationale  de cette auto qu’on adore tous. L’auteur s’est concentré sur les aspects humains et a mis en avant autant les pilotes d’usine que les privés qui se sont illustrés au volant de l’A 110. L’histoire commence en 1960 et se poursuit jusqu’en 1980. Ensuite, la petite Alpine a rejoint des plateaux régionaux, son homologation étant devenue caduque. Le texte est précis et dense, les photos d’époque et autres publicités lui imposant un rythme qui donne envie de le lire. Certes, le format de quelques photos est réduit, mais beaucoup sont en couleurs. De quoi être également une source d’information pour les maquettistes. Ce que vous n’y trouverez pas, ce sont des informations sur l’évolution de la voiture, ses différentes versions utilisées en compétition, les cylindrées, les puissances, les fiches techniques. C’est le seul aspect léger du contenu.

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Des grands noms…

Dès 1968, Jean Claude Andruet est champion de France au volant d’une A 110. L’usine se structure derrière Jacques Cheinisse : Jean Claude Andruet,  Jean Vinatier, jean Pierre Nicolas, Jean Luc Thérier, Ove Andersson, Bernard Darniche… des noms tout aussi évocateurs que Les Routes du Nord, le Lyon- Charbonnières, le Monte Carlo ou le Tour de Corse. 1973 est l’année de la réussite totale d’Alpine qui remporte le championnat du monde des rallyes. La Berlinette et l’équipe d’usine forment une équipe de rêve et les berlinettes immatriculées «76» s’illustrent sur tous les terrains. Vous y retrouverez aussi l’équipe féminine d’Aseptogyl, « le dentifrice dans la course » et d’autres équipes comme l’Ecurie Echappement (le magazine) et Bruno Saby.

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Et des amateurs…

C’est une chose assez rare et qui mérite votre intérêt, cet ouvrage fait également la part belle aux amateurs qui longtemps ont fait (et font encore…) briller la Berlinette en course : côte, circuit, rallycross; l’A110 est une voiture bien née et polyvalente. Légère, maniable, fiable, amusante et efficace, cet ouvrage la montre sous de nombreuses facettes. La fin de l’ouvrage recèle un palmarès complet de la Berlinette en France et à l’international, entre 1960 et 1980.

En résumé, un bel ouvrage rempli de photos, une chronologie complète et respectée, une carrière retracée, même si les aspects techniques et l’évolution de la voiture ne sont malheureusement pas abordés.

ALPINE BERLINETTE, L’icône des années bleues, Enguerrand Lecesne, Editions E.T.A.I., Paris, 2012. ISBN : 978-2-7268-9575-7 ; 28,90 €

BRC: Spa Rally: un beau gosse au départ d’une épreuve prometteuse

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Structure familiale particulièrement flexible, DG Sport, l’organisateur du Spa Rally, est toujours très à l’écoute de tous les intervenants inhérents à l’organisation d’un rallye en Belgique. Instances dirigeantes, riverains, associations mais aussi entreprises, tous ont droit à une oreille attentive. Sans oublier les pilotes, principaux concernés. On a cogité tout cela et finalement, c’est un tracé assez inédit qui en est ressorti. Gros plan sur ce qui nous attend dans une semaine!

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C’est au cœur de Spa, dans la micro-brasserie des Bobelines que la famille Jupsin nous a donné rendez-vous jeudi soir pour y dévoiler les grandes lignes d’un rallye qu’ils organisent depuis 2015. Christian, entouré de son fils Florian et de sa fille Carolane, insiste avant tout sur son équipe enthousiaste et motivée, qui le seconde dans l’organisation de cette belle épreuve. Un rallye qui espère un jour reprendre sa place à côté des deux épreuves incontournables du championnat de Belgique: Ypres et le Condroz.  Pouce cela, Christian et ses troupes n’hésitent pas à se remettre en question et à toujours chercher de nouvelles idées de développement.

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Cela concerne, bien évidemment, le tracé qui est l’œuvre de l’inévitable Bernard Herman. Mais comme on n’est pas langue de bois chez DG Sport, on apprend que très souvent, c’est Florian qui repère de jolies routes et qu’il n’hésite pas à les partager avec Bernard. Et vice versa. L’expérimenté traceur est ouvert à la critique et n’hésite pas à changer le sens d’une spéciale suite aux conseils du fils. Nous ne reviendrons pas ici sur le tracé qui a fait l’objet d’un article plus tôt dans l’année mais incontestablement, les absents auront tort!

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Chez DG Sport, tout le monde a sa fonction et si Carolane gère tout l’aspect administratif de l’épreuve, Florian préfère s’occuper des buvettes et des entrées. Il faut dire qu’il n’est pas le dernier à lever le coude et à frauder reconnait notre jovial barbu avec un sourire qui en dit long. Il nous a promis des buvettes toujours stratégiquement placées pour proposer une vue intéressante tout en garantissant la sécurité des spectateurs. Pour les entrées, vous le savez tous, il s’agit d’un point essentiel dans la survie de l’épreuve donc les contrôles seront placés plus tôt à l’arrivée dans les spéciales pour que les spectateurs puissent aller se parquer après, évitant ainsi certains engorgements. Mais ce qui plait la plus à Florian, c’est le show que constituera la super-spéciale appelée WRX et proposée à deux reprises le samedi. Celle-ci se déroulera dans l’enceinte du circuit de Francorchamps, sur le tracé du rallycross mais les concurrents n’emprunteront pas le Raidillon. Avec les gradins, cela permettra d’accueillir un grand nombre de spectateurs gratuitement alors que les parkings seront, là aussi, accessibles sans contrepartie! Enfin, Spa n’est pas oublié puisqu’au côté du superbe podium sur lequel passent les voitures à chaque regroupement, un chapiteau sera également installé pour garantir l’ambiance au centre-ville.

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On retrouvera au départ une grande partie des acteurs vus lors du Rally van Haspengouw à savoir Kris Princen (Citroën C3 R5), Adrian Fernémont (Skoda Fabia R5), Grégoire Munster (Hyundai i20 R5), Guillaume de Mévius (Citroën C3 R5), Ghislain de Mévius (Skoda Fabia R5) mais aussi le très performant Guillaume Dilley (Skoda Fabia R5). A Spa, deux Cédric et leur Skoda Fabia R5 rejoindront leurs petits camarades: Cherain, vainqueur en titre, et De Cecco. On attend à Spa 17 voitures de Type rally2 (ex-R5) mais celle qui attirera tous les regards, c’est bien sûr la Volkswagen Polo préparée chez PTR et qui accueillera dans son baquet le norvégien Andreas Mikkelsen (30 ans), auteur de trois succès en WRC et déjà vu en Belgique puisqu’il est venu à Ypres à trois reprises avec pour meilleur résultat, une 5e place en 2010 sur une Ford Fiesta S2000. Autant dire que sa présence va motiver tous les autres.

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En renouant avec la tradition du pilote étranger «invité», Christian Jupsin ne cache pas ses ambitions. Il veut que le Spa Rally redevienne le troisième grand rallye du championnat de Belgique. Il soigne les concurrents avec un parcours revu et prometteur, il tient compte de l’avis des riverains mais également de Spa Monopole, il est ouvert aux nouveautés mais également à la critique constructive. On peut donc regretter que seule une petite soixantaine de pilotes aient répondu à l’appel dans la catégorie BRC même si, avec les Critérium et les Historiques, on atteint les 170 engagés. Mais on peut déjà le prédire, ceux qui n’ont pas pu s’engager en 2020 le seront en 2021 pour remercier à leur manière cette organisation oh combien sympathique!

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Opel Ascona et Manta : 50 ans déjà !

C’est en 1970 qu’Opel présente les nouvelles Ascona et Manta. Destinées aux classes moyennes, elles sont propulsées par des quatre cylindres essence de 1200, 1600 et 1900 cm3. Différentes finitions sont disponibles, faisant la part belle au luxe ou au sport. L’Ascona est une berline 2 et 4 portes, également disponible en break 3 portes. De son côté, la Manta est un coupé 2 portes. (Dimitri Urbain)

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Ici dans l’une de ses déclinaisons sportives, l’Ascona A connaît un beau succès commercial.

Ascona et Manta A : une recette éprouvée

Au début des années 70, la gamme Opel s’articule essentiellement autour de la Kadett et la Rekord. En cette fin des Trente Glorieuses, les classes moyennes ont l’occasion de monter en gamme et pour les conserver dans sa clientèle, Opel développe son offre de moyenne gamme. Il est important pour la marque de lutter à armes égales avec les Ford Taunus et Capri. Faisant partie de General Motors, Opel va donc recourir aux mêmes formules que son concurrent.

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Appelé Voyage ou Caravan en fonction des marchés, le break 3 portes Ascona convient aux familles. Lumineux, avec des lignes agréables, il permet d’emporter plus de bagages sans pour autant être un utilitaire bas de gamme.

L’Ascona est une berline tricoprs d’un peu plus de 4 m de long, à moteur avant en ligne entrainant les roues arrière via un pont rigide. Elle est disponible en plusieurs niveaux de finition, en 2 et 4 portes. Les motorisations sont, au choix, 1200, 1600 ou 1900 cm3. La boîte est une 4 rapports et certaines versions peuvent recevoir une boîte automatique 3 rapports, en option. Opel lance également un break 3 portes vitré, dénommé Caravan ou Voyage, selon les marchés. Très lumineux, ses lignes élégantes en font un concurrent des BMW Touring de l’époque. En parallèle, Opel dévoile la Manta A. Mêmes solutions techniques, habillées cette fois en coupé 2 portes élégant et sportif. A défaut d’avoir les performances, les modèles les moins bien motorisés donnent le change et l’illusion…

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Walter Röhrl et l’Ascona, vainqueurs du championnat d’Europe des rallyes en 1974.

Différentes versions sont également au programme, des plus humbles aux plus luxueuses, avec toit vinyle et jantes tôle à 4 branches, aux sportives avec du noir mat partout, spoiler, jantes larges et moteur 1900. Les quatre feux arrière circulaires sont repris de l’Opel GT et sont également un clin d’œil à la Corvette… Avec leurs lignes plaisantes, un espace intérieur correct, une fiabilité légendaire et des prix contenus, Ascona et Manta A signent un beau succès pour la marque. C’est au volant d’une Ascona SR que Walter Röhrl remporte le championnat d’Europe des rallyes 1974. Curieusement la Manta A ne connait pas une carrière sportive prestigieuse.

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La gamme Manta : de quoi satisfaire toutes les bourses, avec des finitions plus ou moins luxueuses ou sportives. Les motorisations n’en font pas des foudres de guerre mais peu importe, les lignes sont suffisamment évocatrices…

Ascona et Manta B : la consécration en rallye

Les secondes générations d’Ascona et de Manta sont présentées au salon de Francfort 1975. Techniquement, peu de nouveautés par rapport à leurs devancières, il s’agit plus d’une remise à niveau esthétique qu’autre chose. Les dimensions augmentent afin de favoriser l’espace intérieur et la contenance du coffre. Exit cependant la version break 3 portes, ne subsistent désormais que les Ascona berlines 2 et 4 portes. Leur carrière va durer 6 ans, au cours desquels différentes motorisations vont être disponibles, du 1200 cm3 de base au 2 litres, en passant par un 1300, un 1600, un 1900 et même un 2 litres Diesel à partir de 1978.

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La Manta GT/E bénéficie d’un surcroît de puissance offert par le montage d’une injection. La décoration est typique des sportives du début des années 70. En 1900, elle peut aller titiller les Capri, voire quelques BMW ou Alfa Romeo…

L’Ascona est modernisée pour le millésime 1980, avec de nouveaux pare-chocs plus enveloppant en matière plastique et une calandre modifiée. Elle reçoit également au passage une motorisation 2 litres à injection. Elle devient ainsi une sportive de bon niveau, face aux Escort RS 2000 , Golf GTI ou autres Fiat 131 Racing. La version la plus emblématique de cette génération est sans conteste la 400. Présentée fin 1979, elle est destinée au rallye et assemblée à raison de 400 exemplaires afin de satisfaire le règlement du groupe 4. Derrière ce projet nous retrouvons Irmscher, le préparateur attitré d’Opel, bien entendu, mais aussi… Cosworth.

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L’Ascona B bénéficie de lignes plaisantes et modernes. Techniquement, elle reprend toutes les solutions de la première génération.

La culasse double arbre à cames en tête 16 soupapes et l’œuvre du motoriste britannique tandis que les modifications de carrosserie et d’intérieur sont signées Irmscher. Cependant, le bloc 2 litres se révèle trop juste en puissance. Dans l’urgence, Opel réalèse le bloc, monte des pistons plus gros et… le vilebrequin du 2,3 litres Diesel des Rekord. En version de base, le pilote dispose de 144 ch mais les versions rallye montent à 230 voire 340 ch ! Excellents pour l’époque, ces chiffres paraissent très modestes en comparaison avec les engins WRC actuels…

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La seconde génération d’Ascona n’est plus disponible qu’en berline 2 et 4 portes. Pour plus de sportivité, cette version SR ajoute le toit vinyle à la panoplie de bandes et aux m2 de noir mat déjà présents.

En 1982, toujours emmenée par Walter Röhrl, l’Ascona 400 est la dernière propulsion qui remporte le championnat du monde des rallyes avant que les 4X4, Audi Quattro et autres Integrale n’y dictent leur loi. De son côté, la Manta connaît une carrière beaucoup plus longue que l’Ascona puisqu’elle va rester au catalogue jusqu’en 1988 ! Du côté des motorisations, nous retrouvons les mêmes que sur l’Ascona : des modestes 1200 et 1300, un 1600, un 1900 puis un 2 litres. Elle est rapidement disponible en version break 3 portes, la CC (pour « Combi Coupé ») qui connait également un succès très mérité. En 1982, la carrosserie est modifiée et reçoit de nouveaux pares -chocs en plastique peint. La gamme est remaniée : GT ; GT/J ; Berlinetta ; GT/E qui devient GSI (pour uniformiser les appellations sportives de la gamme) en 1986. Une version 1800 S de 90 ch est également disponible durant les six dernières années de commercialisation. Elle tire sa révérence en 1988 et est remplacée par la Calibra, dérivée de la Vectra.

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La Manta B se présente sans calandre. Elle adopte en fait le nez des… Vauxhall, les cousines britanniques des Opel. Signé Wayne Cherry, cet élément se retrouve également sur les Chevette, le pendant des Kadett. L’aération du compartiment moteur est assurée par des ouïes placées derrière et sous le pare- chocs.

Des sportives affirmées

Toujours en collaboration avec Irmscher, Opel dévoile différentes versions sportives des Ascona et Manta B. L’Ascona I2000 est jaune en bas et blanche en haut, les couleurs de la marque, tout comme les dernières Kadett GT/E propulsion. Elle bénéfice d’un kit carrosserie, de jantes larges en alliage, de suspensions sport, d’un volant trois branches, d’un tableau de bord plus complet, de sièges Recaro à l’avant et de quelques chevaux en plus (125 contre 110) et d’une boîte 5 de série.

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Opel propose ce coupé- break 3 portes sur base de la Manta. Il séduit les pères de familles dont les enfants grandissent et rassure les mères sur la possibilité d’emmener des bagages pour les vacances.

Une Manta I200 est également offerte, bénéficiant des mêmes équipements et finitions, mais avec une décoration Rothmans en bleu et rouge sur fond blanc. Ensuite, Irmscher développe une I240, équipée d’un moteur 4 cylindres de 2400 cm3 et 136 ch. De quoi aller flirter avec les 200 km/h en pointe… et puis c’est une I300 motorisée par un six cylindres de 3 litres et 176 ch qui est proposée, sa vitesse de pointe est de 220 km/h ! A la suite de l’Ascona 400, la Manta 400 reprend exactement les mêmes éléments mais dans une caisse de coupé. Apparue pour la saison 1983, elle ne remporte pas de titre mondial mais plusieurs titres nationaux, en France, Belgique ou Grande Bretagne. Et elle signe un exploit mémorable au Paris-Dakar 1985, se plaçant en tête durant plusieurs étapes, aux mains de Guy Colsoul et Alain Lopes.

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L’Ascona I2000 est en fait une préparation Irmscher. Kit carrosserie, jantes ATS, sièges Recaro, suspensions sport, boîte 5, moteur 125 ch, propulsion… de quoi ne pas être ridicule à une époque où la Golf GTI est LA sportive du moment. La peinture 2 tons blanc et jaune est également adoptée sur les dernières Kadett GT/E propulsion.

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En 1982, l’Ascona 400 est la dernière propulsion à remporter le titre mondial en rallyes. Son pilote n’est autre que Walter Röhrl.

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Pour sa fin de carrière, la Manta adopte un pare-chocs avant qui intègre le spoiler et des doubles phares empruntés à la version 400. Jusqu’au bout elle continuera à plaire aux amateurs de coupé logeables et de propulsion.

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Autre préparation Irmscher, la Manta I 200 est techniquement identique à l’Ascona I2000. Sa décoration rappelle que Rothmans était le sponsor principal de la marque en rallye.

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La version I240 peut faire parler la poudre…

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Dans sa version routière, l’Ascona 400 est une base idéale pour le rallye. Développée conjointement par Opel, Irmscher et… Cosworth, spécialiste des culasses 16 soupapes.

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La Manta succède à l’Ascona mais ne remporte pas de titre mondial… les Quattro sont désormais trop fortes pour les simples 2 roues motrices.

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Guy Colsoul signe un exploit lors du Paris Dakar 1985, damant le pion durant plusieurs étapes à tous les 4X4 présents!

Librairie: « Stéphane Prévot sans détour », l’indispensable!

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Il est des actes qui semblent des évidences. Raconter la vie, unique en son genre, du copilote le plus capé de Huy et de Belgique fait figure de Saint Grääl pour tout journaliste sportif qui se respecte. On ne connait pas la durée du forcing qu’aura dû exercer notre collègue Dominique Dricot pour que Stéphane Prévot accepte finalement de – vraiment – tout déballer mais le résultat est là, sous nos yeux, sous forme d’un bouquin dense de 340 pages à la fin duquel on a même droit à un bonus sous forme de 85 photos marquantes.

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Il faut dire que la vie de copilote traversée par le Hutois n’a rien d’un long fleuve tranquille. En conflit avec son père, il choisit sa voie très jeune et ne va jamais le regretter. Le copilotage, c’est toute sa vie et rien ne pourra l’en dissuader. Très vite, il se fait remarquer par son intelligence et sa rigueur et c’est en l’associant avec Bruno Thiry que l’Opel Team Belgium lui met le pied à l’étrier. On est en 1991 et autant vous dire que l’époque est à la déconne et aux soirées arrosées lorsqu’il s’agit de fêter de bons résultats. Accompagné de ses mauvais camarades mais qui sont de vrais amis, Stéphane vit sa vie à 200 à l’heure tout en se montrant professionnel en toutes circonstances. Même lorsque les nuits sont courtes et les souvenirs de la nuit confus. Vous l’aurez compris, ce chouette bouquin nous plonge dans une ambiance et une atmosphère qui font du bien dans un monde où tout doit désormais être dans la norme et se conformer à la bienséance. Jamais Prévot n’a accepté de rentrer dans le moule et cela lui a certainement valu quelques inimitiés dans le milieu mais ceux qui ont su reconnaître son talent ne s’en sont jamais mordu les doigts.

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Tout au long de ce récit, il ne flingue jamais gratuitement ou directement. Par contre, il remet certains cadors à leur place et il précise certaines choses à propos de méthodes utilisées par équipes ayant pignon sur rue à l’époque, que ce soit en reconnaissances ou en course. Et puis il a clairement ses têtes mais là aussi, tout est en nuances. Ce que l’on ne soupçonnerait pas à priori chez cet homme bourru et direct mais oh combien sympathique. Les anecdotes sont croustillantes et le vocabulaire est souvent truculent parce l’auteur du livre a bien pris soin de ne pas trahir les propos de Stéphane. Après Bruno vient le chapitre Duval où l’on comprend mieux certaines choses, que ce soit en sa faveur ou pas. Et puis il y a l’ère Atkinson où Stéphane fera ses adieux au WRC. Après, l’intérêt du livre retombe un peu parce que les pilotes concernés nous parlent moins mais ses débuts en rallye-raid valent également le détour au même titre que ses campagnes dans le Championnat Asie-Pacifique. Cela dit, on mesure également la passion qu’il voue à son sport lorsqu’il nous raconte ses participations aux côtés de grands noms du rallye mondial aux Legend Boucles…

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En 30 ans de carrière, Stéphane Prévot a disputé près de 443 rallyes dont 175 en championnat du monde. Au total, ce ne sont pas moins de 74 pilotes différents qu’il a épaulés.

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Ce livre est publié chez Rushmore et est vendu au prix de 25 euros qu’il vaut largement. Vous le trouverez dans les librairies hutoises, chez Spa Racing à Stavelot où sur leur site en suivant ce lien. N’hésitez pas une seconde, vous ne serez pas déçus!

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Patrimoine: Jacques Durand : l’inlassable franc-tireur par Dimitri Urbain

Ce nom n’évoquera certainement rien pour vous… et pourtant, aux côtés de Jean Rédélé (Alpine), des frères Chappe et de Jean Gessalin (CG) ou encore de René Bonnet et Charles Deutsch (DB), Jacques Durand est l’un des plus prolifique constructeurs de voitures en (très) petite série en France. Son œuvre la plus connue est la Jidé.

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Fortement inspiré par Alpine, Jacques Durand se lance dans la conception et la réalisation d’un petit coupé à mécanique Renault 4CV dès 1957. Celui-ci est équipé de portes papillon, comme la Mercedes 300 SL !

Des débuts en miniature… à l’Atla

Né en 1920, Jacques Durand obtient un diplôme de mécanicien de précision à la fin de la seconde guerre mondiale. Il crée de toutes pièces les moteurs « Vega », destinés à motoriser des modèles réduits. Leur cylindrée minuscule n’empêche pas ces engins de prendre des tours comme un VTEC Honda et de permettre aux engins qu’ils motorisent de foncer à 100 km/h ! En 1957, Alpine l’inspire et une visite de l’atelier Chappe finit de le décider.  Il se lance dans la fabrication d’un petit coupé en polyester.  Si les portes papillon sont inspirées par la Mercedes 300 SL, la mécanique provient de la Renault 4 CV. L’Atla est née ! Moderne, elle repose sur un châssis tubulaire pesant moins de 40 kg. Elle est assemblée à une dizaine d’exemplaires au cours des deux années suivantes. Fort de ce relatif succès, Jacques Durand dessine un nouveau véhicule en 1959.

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Elégante et réussie, la Sera fait appel à des éléments mécaniques d’origine Panhard. Ses performances sont correctes mais son prix de vente et l’absence de réseau ne favorisent pas sa diffusion.

Sera : 1960-1962

La Sera est un élégant coupé qui deviendra également cabriolet compact, deux places, et pèse un peu plus de 600 kg. Celui-ci dispose d’un toit démontable, un peu l’ancêtre des Porsche Targa ! Cette fois fini le tout à l’arrière, la voiture est une traction qui fait désormais appel à un train avant et une mécanique Panhard Dyna. La suspension arrière provient de la même source et entre l’avant et l’arrière de la voiture se trouve une poutre centrale creuse. A cette époque Panhard fournit également DB. Le bicylindre à plat refroidi par air est autrement plus brillant que le placide 4 cylindres de la 4CV. Sa vitesse maximale frise les 160 km/h… ses formes aérodynamiques y sont pour beaucoup.

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Un maximum de pièces sont récupérées chez Simca et Citroën : vitrage, poignées, phares. Un investisseur offre un lieu de production à Bordeaux à Jacques Durant. Il déménage avec sa famille afin de suivre le projet. Une bonne vingtaine d’exemplaires voient le jour. L’un d’eux aboutit en Espagne, où un industriel se dit prêt à la produire en petite série. Durand déménage de l’autre côté des Pyrénées afin de travailler sur ce projet. Malheureusement, seuls deux exemplaires voient le jour, l’un motorisé par un antique moteur DKW 2 temps et le second par un moteur FIAT. Il continue à travailler le polyester sur place : bateaux, cuves à huile d’olive ou encore… des volants. En 1963, il rentre en France et fabrique des volants pour René Bonnet.

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Associé cette fois à Raymond Gaillard, concessionnaire Panhard à Paris, Jacques Durand présente un nouveau projet de coupé en 1963. Baptisé « Arista » à la demande de son associé, ce nom fait référence à une automobile produite par ce dernier dans les années 50. Les formes sont modernes et, encore une fois, la mécanique Panhard fait merveille grâce au poids très léger de l’engin.

L’Arista : 1963-64

De retour en France, Durand soumet un nouveau projet, l’ACPA, à Raymond Gaillard, important concessionnaire Panhard à Paris. Ce dernier accepte de se lancer dans l’aventure si le joli coupé porte le nom d’Arista. Il s’agit de la seconde voiture à porter ce patronyme, la première ayant également été financée par Raymond Gaillard dans les années 50 mais Jacques Durand n’y a pas travaillé. En deux mois, une première voiture est prête, à l’automne 1963. Equipée d’un moteur Panhard Tigre , la voiture est chère et ne rencontre pas un grand succès avec une dizaine d’exemplaires produits.

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Le patron de la SOVAM désirait offrir un coupé à son épouse, tout en créant ce qu’on appellerait de nos jours un « vecteur d’image » pour faire la promotion de ses autres productions, des véhicules destinés au commerce ambulant. Il s’associe dont à Jacques Durand afin de produire un petit coupé sur une base de Renault 4. D’abord équipée du 850 cm3 de cette dernière, il sera rapidement possible de disposer d’un 1100 cm3 puis du moteur 1300 cm3 de la R8 Gordini. Malheureusement son prix la met en concurrence directe avec une certaine Berlinette Alpine et elle disparaît après seulement quelques saisons…

 

Retour aux mécaniques Renault : la Sovam, 1965-68

Après ces différents projets à moteur Panhard, Jacques Durand rencontre un industriel, André Morin, spécialisé dans les utilitaires de marché réalisés en polyester. Celui-ci réalise également un utilitaire urbain sur base de la Renault 4. Désireux d’offrir un coupé à son épouse, il demande à Durand de dessiner une carrosserie de coupé qui s’adapterait à la plateforme de la Renault 4.

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Ce coupé Sovam 1300 est l’un des 5 exemplaires fabriqués avant l’arrêt de la production, en 1968.

Ici aussi, le toit est amovible et prend alors place dans l’espace arrière. Le pare- brise provient de la Renault Caravelle et… est monté à l’envers, raison de son aspect si particulier. Présenté lors du salon de Paris 1965, il est d’abord équipé du moteur 850 cm3 de la R4 qui n’en fait pas un foudre de guerre, loin de là. C’est la raison pour laquelle une version 1100 équipée du moteur de la R8 Major voit le jour. Elle reçoit même des freins à disques à l’avant mais son prix est beaucoup trop élevé.  Cette fois, les capacités industrielles de la SOVAM font la différence : la production atteint environ 150 exemplaires, également répartis entre versions 850 et 1100. En 1967, la voiture reçoit le moteur de la R8 Gordini mais… affichée aussi chère qu’une Alpine elle ne trouve que 5 clients. L’année suivante, Morin jette l’éponge.

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Librement inspirée par la Ford GT 40, la Jidé est la première création de Jacques Durand qui porte ses initiales. Bien née, avec son moteur central et ses éléments mécaniques essentiellement d’origine Renault Gordini, elle est vendue en kit ou toute montée.

La Jidé : une Durand à part entière, 1969-1973

Infatigable, Jacques Durand lance un nouveau projet courant 1969… fort de ses expériences passées, cette fois, il décide de travailler en solitaire. La Jidé porte désormais ses initiales ! Disponible à la vente à partir de 1970, il s’agit d’un petit coupé 2 places, librement inspiré de la Ford GT 40. Il reprend toute la mécanique de la sportive française la plus populaire de l’époque, la Renault 8 Gordini. Afin de lui assurer une certaine diffusion, Durand la vend en kit comprenant le châssis et la carrosserie, au client de trouver toute la mécanique et… procéder au montage. La voiture est même homologuée par le service des Mines, après avoir réussi toute une série d’essais et de crash-tests ! Légère, équilibrée et saine, ses performances sont dignes de celles d’une Alpine.  Le moteur est en position centrale et la boîte positionnée tout à l’arrière.

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Bien née, la Jidé connaît une brève carrière en compétition. A une époque où l’usine Alpine s’impose sur tous les terrains ou presque, la Jidé joue les trouble- fête avec des moyens plus que limités. En rallye, des pilotes comme Jean Ragnotti vont lui permettre de briller. Au nez et à la barbe des équipes d’usine !

Le châssis est tubulaire et reçoit la carrosserie en polyester. Le train avant est d’origine R8 Gordini, modifié chez Dangel afin de pouvoir régler le carrossage tandis que le train arrière est en fait un train avant de R 12 Gordini modifié. Jacques Durand en a retourné le triangle inférieur et monté un second au-dessus, associé à un tirant supérieur. Les amortisseurs sont double, comme sur la Gord’. L’ensemble est fixé sur le berceau arrière, démontable. Bien née, la Jidé se révèle même être une arme redoutable en rallye. La marque y signe d’ailleurs plusieurs exploits en 1972-73, notamment aux mains de Jean Ragnotti ! Ce pilote dont le talent n’a d’égal que sa modestie et son sens de l’humour va mettre le petit constructeur aux moyens ridicules sur un pied d’égalité avec Alpine, excusez du peu. En 1973 intervient la crise du pétrole et les autorités françaises interdisent les compétitions automobiles. Jidé ne s’en relèvera pas car Jacques Durand n’a pas les finances nécessaires pour traverser la tempête. Au final, après une production d’environ 130 voitures et kits, la marque est revendue, ainsi que les moules mais notre homme est déjà occupé sur un nouveau projet, la Scora.

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La Scora est une évolution de la Jidé. Son châssis renforcé lui permet d’encaisser des puissances bien supérieures à sa devancière.

Scora : 1974 à nos jours

Après la fin de l’aventure Jidé, Jacques Durand s’installe en Corrèze. La ville de Lapleau l’accueille. Il a pour projet de fabriquer des accessoires automobiles en polyester mais… très vite c’est d’une nouvelle voiture qu’il s’agit ! La Scora (pour « Société Corrézienne Automobile) est présentée à la fin de 1974. Dans les grandes lignes, il s’agit d’une Jidé, revue et corrigée afin d’encaisser des puissances toujours plus élevées. Mesurant 3,6 m de long et ne pesant qu’un peu plus de 600 kg, très rigide, elle reçoit un moteur Renault 1600 ou 1800 cm3. La puissance est de 160 ou 180 ch ! Les choses se présentent enfin sous un bon jour, plusieurs dizaines de commandes sont enregistrées lors de sa présentation. Néanmoins, Jacques Durand ne disposant pas de fonds propres, il doit faire appel à des financiers et c’est là que le bât blesse. Enormément de belles promesses ne se concrétiseront malheureusement pas. La production vivote, moins de dix exemplaires sont assemblés jusqu’à la fin des années 70. Contrairement à la Jidé, l’homologation se fait à titre isolé et se révèle très complexe. En 1982, Charly Carcreff achète la Scora de Michel Durand et il va la développer pour l’aligner en rallye. C’est ainsi que petit à petit l’idée de la remettre en production fait son chemin.

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Lors de sa présentation au salon de Paris 1974, la Scora fait sensation. Plusieurs dizaines de commandes sont enregistrées mais, hélàs, peu seront réellement honorées !

En 1988, Durand père et fils s’associent à Carcreff : « Carcreff Durand Compétition » est né ! L’aventure ne dure malheureusement que deux ans, les associés se séparent. Néanmoins, l’aventure continue sans la famille Durand et Charly Carcreff continue encore aujourd’hui à faire vivre la Scora.

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Le projet Scora est repris et porté, encore aujourd’hui, par Charly Carcreff. C’est lui qui en extrapole une version Maxi démontrant avec une efficacité redoutable la justesse des raisonnements et solutions choisies par Jacques Durand pour ses automobiles.

Jacques Durand s’est éteint en août 2009, laissant derrière lui environ 500 voitures produites… les plus abouties, les Jidé, continuent de faire la joie de nombreux amateurs, tant sur route qu’en compétition. C’est là le plus bel hommage à rendre à cet inventeur-né, dont les différents projets n’ont malheureusement jamais reçu le soutien qu’ils auraient mérité. (Texte: Dimitri Urbain – Photos issues en partie du site http://jide-scora.fr/ )

 

Présentation : Rallye de Bocholt : si tu freines, t’es un lâche!

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Il n’est que troisième au classement actuel du championnat mais avec deux victoires à Landen et à Tielt, on connait le favori pour la victoire à Bocholt: Kris Princen!

Ces dernières saisons, la bataille pour le titre de Champion de Belgique des Rallyes a chaque fois été passionnante, mais les débats se sont toujours terminés par un duel entre Kris Princen, le détenteur du titre, et Vincent Verschueren, couronné en 2017. Cette année, la bagarre est encore plus intense. Après quatre épreuves, trois pilotes différents se sont déjà imposés et plusieurs ténors ont la ferme intention de se hisser à leur tour sur la plus haute marche du podium. C’est le cas notamment de Vincent Verschueren, mais aussi de jeunes pilotes à l’exemple de Sébastien Bedoret.

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Une victoire à Spa et deux deuxièmes places permettent à Cédric Cherain d’occuper le fauteuil de leader avant de déposer les roues de sa VW Polo R5 sur les billes du Sezoens!

Tous les ténors du championnat seront présents ce week-end au départ de la cinquième manche du Championnat de Belgique des Rallyes qui se déroule aux alentours de Bocholt dans le nord du Limbourg. Lors de ce Sezoensrally, un défi particulier les attend puisqu’environ un quart du parcours est constitué de portions de terre, le fameux maaskiezel que l’on trouve dans cette région. Avec ces petites billes roulant sous les pneus, le pilote ressent des sensations qu’il ne peut éprouver nulle part ailleurs. Pour garder le pied au plancher sur cette terre, il ne faut pas manquer d’audace.

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Belle illustration d’un garçon qui ne traîne pas en route: Adrian Fernémont compte lui aussi jouer devant…

L’an dernier, Kris Princen se dirigeait vers la victoire quand il écopait d’une pénalité. Le champion en titre sera à nouveau le favori ce week-end, surtout avec sa VW Polo R5 de l’équipe BMA. Victorieux voici douze mois, Vincent Verschueren relève le gant sur la Skoda Fabia R5 de l’équipe GoDrive. Ce sera aussi le cas de Cédric Cherain, qui abordera l’épreuve en leader du championnat avec sa VW Polo R5 de l’équipe THX Racing, et d’Adrian Fernémont sur la Skoda de SAN Mazuin. L’an dernier, le lauréat du récent Rallye de Wallonie se battait pour la victoire avant d’être trahi par la mécanique.

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Ghislain de Mévius continue à miser sur la régularité face aux cadors de la discipline.

Pilote officiel Skoda Belgique, Sébastien Bedoret entend bien aussi se mêler à la bagarre avec la Fabia R5 de l’équipe SXM. C’est le cas aussi de Ghislain de Mevius, roi de la régularité sur sa Skoda. Le fils de Grégoire vise résolument le podium même s’il ne possède guère d’expérience du parcours limbourgeois. Il sera en effet pour la première fois au départ à Bocholt sur une voiture de pointe. Il en ira de même pour Pieter-Jan Michiel Cracco, auteur de bons chronos à Namur pour sa découverte de la Skoda du team BMA. Le jeune pilote veut se mesurer au pilote le plus capé du plateau, Patrick Snijers.

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P-J Michiel Cracco a pour ambition d’apprendre dans le sillage de Patrick Snijers.

Ce dernier connaît mieux que quiconque le terrain spécifique de cette épreuve puisque c’est sur un revêtement identique qu’il a aiguisé son sens de la glisse dans sa jeunesse. Reste à voir si Snijers pourra cette fois se battre pour une place sur le podium. En plus de celles de Princen et Snijers, l’équipe de Bernard Munster aligne une troisième Volkswagen Polo R5 pour Henri Schmelcher, qui a fait connaissance avec cette monture du côté de Jambes.

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Quand le plumage est bien plus avenant que le ramage…

Les couleurs de Ford seront également bien défendues. En effet, Stephen Wright sera de retour à Bocholt. En plus d’apprécier l’accueil limbourgeois, l’Irlandais adore ces spéciales sur terre. À trois reprises déjà, Stephen Wright a terminé sur le podium, grâce notamment à la présence à ses côtés d’Eddy Smeets, qui connaît le parcours comme sa poche. Les deux autres Ford Fiesta R5 au départ seront pilotées par le Néerlandais Michiel Becx et Tuur Vanden Abeele, qui a offert une bonne cure de jouvence à sa Fiesta R5 après le Rallye de hesbaye.

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Au milieu des Polo et des Skoda, la Hyundai i20 R5 du néerlandais Martin Van Iersel met de la variété.

Ancien Champion des Pays-Bas, Erik van Loon sera aussi au départ sur sa Skoda Fabia R5 afin de préparer au mieux son épreuve à domicile, le ELE Rally. L’an dernier, Erik van Loon était en lice pour le podium quand il avait dû renoncer. Quant à son compatriote Martin van Iersel, il sera également au départ sur sa Hyundai i20 R5.

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Romain Delhez sera à surveiller à Bocholt au sein du peloton des Porsche 997 GT3.

 

Avec pas moins de 13 voitures de la catégorie R5 au départ sur les 51 concurrents engagés, la qualité sera indiscutablement au rendez-vous ce samedi. Le spectacle sera d’autant plus omniprésent que Bocholt accueillera aussi plusieurs Porsche, dont la 997 GT3 de Romain Delhez, ainsi que les BMW de la M-Cup. Une compétition dans laquelle tout le monde regardera évidemment avec intérêt les chronos du spécialiste local Gunther Monnens. Couronné chaque fois depuis 4 ans dans cette coupe, Franky Boulat devra se cracher dans les mains pour s’offrir sa première victoire de l’année en M-Cup.

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A Bocholt, le king s’appelle Gunther Monnens et il sera cette fois au départ à bord d’une BMW M3…

Rendez-vous ce samedi 18 mai à partir de 8h15 à Bocholt pour trois boucles de 5 spéciales (Goolder, Veldhoven, De Hees, Steenberg et Gerdingen) totalisant 154 km contre le chrono.