Championne oubliée : La Talbot Sunbeam Lotus par Dimitri Urbain

 

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Dans les années 60, le groupe Rootes propose la Imp pour concurrencer la Mini. Son moteur arrière est bien né, il vient de chez Coventry Climax, également connu pour ses moteurs de Formule 1. Cependant, elle n’est pas aussi pratique que la Mini et ne sera jamais une concurrente sérieuse pour elle.

Peu s’en souviennent et pourtant il s’agit de la dernière 2 roues motrices à avoir remporté le championnat du monde des rallyes, en 1981… Avant que les monstres du groupe B, Audi Quattro en tête, ne fassent place nette en rallye, la petite anglaise a raflé la couronne.

Une histoire tortueuse

A l’image des trois grands de Detroit, jusque dans les années 70, la Grande Bretagne possédait elle aussi plusieurs constructeurs importants. Aux côtés de Ford, Vauxhall et British Leyland, il y avait aussi le groupe Rootes. Ce conglomérat de marques automobiles (Hillman, Singer, Humber et Sunbeam) et d’utilitaires (Commer et Karrier) partageait des bases techniques rustiques.  Les différentes marques du groupe se distinguaient par leur qualité de finition et leur côté plus ou moins sportif.

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Lors du lancement de sa nouvelle compacte, Chrysler UK fait appel à Petula Clark pour la promotion de la nouvelle 424.

En 1961, Rootes présente l’Imp, concurrente de la Mini. Commercialisée par Hillman et Sunbeam, elle est équipée d’un moteur 4 cylindres en aluminium monté à l’arrière. Il en sera dérivé des versions coupé, utilitaires et sportives tout au long des années 60 mais elles resteront toujours dans l’ombre de la Mini. Sa carrière se poursuit jusque dans les années 70, sous l’égide du groupe Chrysler, alors propriétaire de Rootes. L’étude de sa remplaçante est lancée dès janvier 1976 sous le nom de code « 424 ».

La nouvelle compacte Sunbeam

A cette époque, l’industrie automobile britannique est en bien mauvaise posture. British Leyland a été nationalisé quelques mois plus tôt et le groupe Chrysler ne se porte pas au mieux, toutes ses filiales  européennes étant alors en perte de vitesse. Rootes en Grande Bretagne, Simca en France et Barreiros en Espagne traversent des temps difficiles.  Dès lors, les budgets consacrés au développement d’un nouveau modèle compact sont réduits. Pas d’autre choix que de récupérer un maximum d’éléments existants. Alors que la traction avant s’impose de plus en plus pour l’ensemble du segment, à commencer par Simca, la nouvelle petite anglaise reste une propulsion. La situation est grave et le développement ne peut être réalisé que grâce au concours du gouvernement Britannique qui débloque de l’argent pour le projet.

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Afin de contenir les coûts et accélérer le développement du nouveau modèle, la base utilisée est celle de l’Avenger. C’est une propulsion dont la plateforme est raccourcie pour en faire une compacte en moins de 2 ans, avec l’aide de fonds du gouvernement britannique.

 

C’est le seul moyen pour que Chrysler continue à employer de la main d’œuvre à Linwood, une zone économiquement défavorisée en Ecosse.  Le projet 424 est développé en moins de deux ans. L’usage de la propulsion, imposé par la banque d’organes maison, oblige la nouvelle venue à adopter des dimensions plus importantes que ses rivales directes. Ce qui la place plutôt sur le segment supérieur… celui de la Simca Horizon ! C’est pour cette raison qu’elle n’existe qu’en version 3 portes. Sa plate-forme est dérivée de celle de l’Avenger, raccourcie de près de 8 centimètres.  Elle est également modifiée afin d’accueillir une version 928 cm3 dérivée du 875 cm3 de la Imp. Au passage, signalons que ce moteur est dérivé d’un Coventry Climax utilisé pour… des pompes à incendie ! La carrosserie est plutôt anguleuse et finalement assez proches des productions Simca de l’époque, les 1307/1308 et l’Horizon. Elle remplace donc la Imp sur les chaines de l’usine de Linwoood, en Ecosse. Plutôt réussie et originale, on pourrait même penser que c’est une Horizon 3 portes alors qu’il n’en est rien. Elle dispose d’un hayon vitré. Ses surfaces vitrées importantes rendent son intérieur très lumineux. Pour le lancement, en 1977, la marque fait appel à… Petula Clark, chanteuse ayant connu un certain succès dans les années 60 et 70.

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La version TI coiffe d’abord la gamme. Equipée de jantes et d’un kit carrosserie, son moteur de 100 ch lui confère un niveau de performance honorable mais quand même en retrait par rapport à la reine de l’époque, la Golf GTI.

GTI sauce anglaise

Base d’Avenger, banque d’organes maison, il est très facile pour Chrysler de dériver une version sportive de la petite Sunbeam. Elle reçoit un quatre cylindres 1600 cm3 alimenté par deux carburateurs Weber développant 100 ch début 1979. Avec des jantes au dessin sportif, un spoiler, un becquet arrière avec un « TI » évocateur à souhait, elle donne le change. Tout comme l’intérieur, avec des baquets, un volant trois branches et une instrumentation plus fournie. Il faut dire que l’époque voit la Golf GTI voler de succès en succès et les propulsions sportives comme les Ford Escort RS 2000 ou Opel Kadett GTE ne sont pas en reste non plus. La seule autre sportive de la gamme de l’époque c’est la Simca Rallye 2, alors en fin de carrière. Le passage de témoin est vite fait. Sauf que la TI ne remplacera jamais la Rallye 2 dans le cœur des amateurs, surtout en France. Et si, en 1978, la Coupe SRT devient « TRT » pour Talbot Racing Team, la petite Sunbeam ne rencontre pas un succès important. Il faut dire que c’est une sportive à l’ancienne, brute de décoffrage plutôt qu’une GTI policée. Mais le meilleur est à venir…

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En version de série, la Sunbeam Lotus est plutôt discrète… mais ses bandes latérales ne laissent aucun doute quant à ce qui se trouve sous le capot !

 

Lotus entre en scène

A l’image de la marque, le service course de Chrysler UK est à la ramasse. Les Avenger sont complètement dépassées et Des O’Dell, le patron, raisonne simplement : la TI n’est pas de taille à aller chercher l’intouchable Ford Escort RS, l’arme fatale de l’époque. Celle-ci se fait alors tailler quelques croupières par une certaine Vauxhall Chevette HS. C’est une caisse d’Opel Kadett City 3 portes, une propulsion, dans laquelle est monté un quatre cylindres 2300 cm3 à 16 soupapes. Pourquoi ne pas faire de même avec la Sunbeam et y monter un moteur performant et puissant ? O’Dell contacte Lotus… dont il envisage de monter le moteur 4 cylindres 2 litres à culasse 16 soupapes sous le capot. Voilà qui pourrait la transformer en arme redoutable ! Colin Chapman, patron de Lotus, saisit la balle au bond et signe un contrat avec Chrysler UK.

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Sous le capot, justement, se trouve le 4 cylindres en ligne de 2,2 litres provenant de chez Lotus. Incliné, il est alimenté par deux carburateurs double corps Dell’ Orto. Associé à une boîte 5 vitesses ZF, ses 155 ch permettent à la petite Sunbeam de passer les 200 km/h en pointe.

Outre la fourniture des moteurs, Lotus va également participer au développement de la voiture de rallye. Un premier prototype motorisé par un deux litres est aligné aux mains de Tony Pond en 1978 mais, si le potentiel est bien présent, la fiabilité n’est pas au rendez-vous. Lotus revoit sa copie et augmente la cylindrée, ce qui résout les soucis de fiabilité. Le 2172 cm3 alimenté par des carburateurs Dell’Orto développe 155 ch et est associé à une boîte 5 rapports de chez ZF. Pesant 960 kg, elle dépasse les 200 km/h et le 0 à 100 ne demande que 6,8 secondes. Les caisses sont à la base des 1.6 GLS équipées de supports moteur et de suspensions renforcés. Elles sortent de l’usine de Linwood puis sont expédiées chez Lotus, à Hethel, où elles reçoivent moteur et boîte avant de… prendre le chemin de Coventry pour assemblage final.

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Au volant de la Talbot Lotus, Henri Toivonen et Paul White remportent le championnat du monde constructeur des rallyes en 1981. Ce sera l’unique couronne mondiale pour la voiture et la dernière pour une deux roues motrices.

Une série très limitée

Afin de satisfaire aux règlements FIA et pouvoir être homologuée en groupe 2 et 4, la Sunbeam Lotus doit être produite en petite série. Présentée lors du salon de Genève 1979, la version de route est noire, avec une bande de couleur grise sur les flancs et des jantes en alliage. Extérieurement, hormis le grand monogramme Lotus sur les flancs, elle est même plus discrète que la tapageuse TI… quelques semaines à peine après son lancement, la marque Chrysler est abandonnée et remplacée par Talbot. A cette époque le groupe PSA est en proie à de nombreuses difficultés et la nouvelle venue ne bénéficiera pas de tout le soutien qu’elle aurait mérité sans compter sur un choc pétrolier qui favorise les petites cylindrées. La production prévue était de 4.500 exemplaires mais PSA jette l’éponge après 2.308 voitures seulement.

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De leur côté, Guy Fréquelin et Jean Todt se hissent sur la seconde marche du podium mondial cette même année.

Championne du monde

Sa carrière sera courte mais le succès est bel et bien au rendez-vous, avec Henri Toivonen qui lui permet de remporter le championnat du monde des rallyes constructeurs en 1981 et, surtout, met un terme à une longue série de victoires pour la Ford Escort au RAC, un rallye alors très populaire et dont l’impact sur le public est très important. De son côté, l’équipage français Guy Fréquelin- Jean Todt se hisse sur la seconde marche du championnat pilote et copilote.  Cette même année, les modèles Sunbeam bénéficient d’un facelift afin d’être plus en phase avec le reste de la gamme… Talbot.

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En France, la Sunbeam TI remplace la Simca Rallye 2 dans les formules de promotion du Talbot Racing Team mais n’a pas la même cote d’amour auprès des pilotes ni du public.

Les indicateurs de direction sont accolés aux phares et la calandre est plus proche de celle de l’Horizon tandis que de nouveaux pare-chocs intégraux sont adoptés en série. Cependant, la fin est proche… Depuis la reprise de Chrysler Europe par PSA, en 1978, la rationalisation bat son plein, tout comme les fermetures d’usines. A l’été 1981, la fermeture de Linwood est annoncée, signant par ailleurs l’arrêt de la production des Avenger et de la Sunbeam.

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Pour sa fin de carrière, la Sunbeam est mise en phase avec le reste de la gamme et bénéficie de nouveaux indicateurs de directions, de pare-chocs plus enveloppants… ce qui ne sera pas suffisant pour relancer ses ventes.

200.000 exemplaires en quatre ans, c’est honorable… mais à la même époque, PSA avait déjà une gamme de compactes bien fournies avec les 104 et autres Visa et LNA chez Citroën… bientôt rejointes par la Talbot Samba, dérivée elle aussi de la 104 ! de son côté, les Sunbeam TI et Lotus ont continué à faire la joie de nombreux pilotes dans des épreuves nationales, régionales et provinciales… où il est encore possible d’en voir l’une ou l’autre en compétition. (Texte: Dimitri Urbain)

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La version Lotus est présentée comme une sportive prestigieuse mais elle est loin d’avoir la docilité de ses concurrentes. Base facile à préparer, elle est bien plus à l’aise dans une spéciale de rallye que dans les beaux quartiers de Londres ou Paris…

Le calendrier du BRC totalement remanié

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Vainqueur à Landen lors de la première manche du Championnat de Belgique des Rallyes 2020, Ghislain de Mévius poursuivra sa quête dès les 4 et 5 septembre à l’Omloop.

Le promoteur du Championnat de Belgique des Rallyes et le RACB, la fédération belge en charge du sport automobile, ont établi, en collaboration avec les différents organisateurs des épreuves, un nouveau calendrier pour 2020. Ce calendrier comporte sept épreuves, dont notamment le Rallye d’Ypres, le Rallye de Wallonie et le Spa Rally, pour lesquels de nouvelles dates ont pu être trouvées.

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Pour ses débuts à bord de la Hyundai i20 R5, Grégoire Munster a mené une course intelligente le menant à une belle 4e place à Landen. On a hâte de le revoir en action!

Suite à la pandémie mondiale du Covid-19, le Championnat de Belgique des Rallyes 2020 avait dû être interrompu juste avant le Spa Rally. À ce jour, les épreuves sportives restent interdites dans notre pays. Maintenant que le déconfinement est entamé, une stratégie de sortie a été fixée également pour le rallye. Deux épreuves ne seront pas organisées à d’autres dates. Le RACB et le promoteur expriment toute leur compréhension et leur sympathie pour l’équipe organisatrice du Sezoensrally, durement touchée par la disparition de son président, Jeff Steensels, qui a décidé de reporter à la saison prochaine l’organisation de leur épreuve. Les organisateurs du TAC Rally ont également été contraints d’annuler l’édition 2020 de leur épreuve en raison de l’indisponibilité du centre nerveux du rallye.

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La pandémie a eu raison des débuts de Thomas Rensonnet sur la 206 du RACB National Team. Comme lui, on attend la reprise de pied ferme.

Les autres organisations ont pu recevoir tout le soutien nécessaire pour trouver une autre date. Le Championnat de Belgique des Rallyes reprendra ainsi les 4 et 5 septembre avec l’Omloop van Vlaanderen, qui sera suivi par l’East Belgian Rally le 26 septembre. Le Rallye d’Ypres ne pouvait pas être organisé fin juin. La classique flandrienne a trouvé de nouvelles dates et se disputera les 2 et 3 octobre. Le Rallye du Condroz se tiendra quant à lui aux dates prévues, les 7 et 8 novembre, mais il ne clôturera pas cette année le championnat.

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Déjà pas réputé pour la facilité de ses tracés, la suite du championnat de Belgique des rallyes va se disputer durant tout l’automne. Les hommes et les mécaniques vont souffrir.

Fin novembre, les concurrents du BRC se retrouveront ainsi à Namur pour le Rallye de Wallonie. L’épreuve se disputera cette année sous un format compact et une seule journée de course durant le week-end des 28 et 29 novembre (date exacte à confirmer). Le Rallye de Wallonie accueillera aussi une manche du RACB Criterium. Cette saison très particulière du Championnat belge se clôturera les 12 et 13 décembre avec le Spa Rally, qui avait déjà confirmé antérieurement sa nouvelle date.

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Vincent Verschueren n’aura pas droit cette saison au TAC et au Sezoens. De quoi lui compliquer encore un peu la tâche.

La seconde moitié de saison 2020 du Championnat de Belgique des Rallyes s’annonce donc particulièrement passionnante.

CALENDRIER BRC 2020

29/02            Rally van Haspengouw
4-5/09           Omloop van Vlaanderen
26/09            East Belgian Rally
2-3/10           Ypres Rally
7-8/11           Rallye du Condroz
28-29/11       Rallye de Wallonie
12-13/12       Spa Rally

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Il va y avoir du spectacle pour la fin de saison compacte du championnat des rallyes. Pour le plus grand plaisir des suiveurs?

BRC: Spa Rally: un beau gosse au départ d’une épreuve prometteuse

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Structure familiale particulièrement flexible, DG Sport, l’organisateur du Spa Rally, est toujours très à l’écoute de tous les intervenants inhérents à l’organisation d’un rallye en Belgique. Instances dirigeantes, riverains, associations mais aussi entreprises, tous ont droit à une oreille attentive. Sans oublier les pilotes, principaux concernés. On a cogité tout cela et finalement, c’est un tracé assez inédit qui en est ressorti. Gros plan sur ce qui nous attend dans une semaine!

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C’est au cœur de Spa, dans la micro-brasserie des Bobelines que la famille Jupsin nous a donné rendez-vous jeudi soir pour y dévoiler les grandes lignes d’un rallye qu’ils organisent depuis 2015. Christian, entouré de son fils Florian et de sa fille Carolane, insiste avant tout sur son équipe enthousiaste et motivée, qui le seconde dans l’organisation de cette belle épreuve. Un rallye qui espère un jour reprendre sa place à côté des deux épreuves incontournables du championnat de Belgique: Ypres et le Condroz.  Pouce cela, Christian et ses troupes n’hésitent pas à se remettre en question et à toujours chercher de nouvelles idées de développement.

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Cela concerne, bien évidemment, le tracé qui est l’œuvre de l’inévitable Bernard Herman. Mais comme on n’est pas langue de bois chez DG Sport, on apprend que très souvent, c’est Florian qui repère de jolies routes et qu’il n’hésite pas à les partager avec Bernard. Et vice versa. L’expérimenté traceur est ouvert à la critique et n’hésite pas à changer le sens d’une spéciale suite aux conseils du fils. Nous ne reviendrons pas ici sur le tracé qui a fait l’objet d’un article plus tôt dans l’année mais incontestablement, les absents auront tort!

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Chez DG Sport, tout le monde a sa fonction et si Carolane gère tout l’aspect administratif de l’épreuve, Florian préfère s’occuper des buvettes et des entrées. Il faut dire qu’il n’est pas le dernier à lever le coude et à frauder reconnait notre jovial barbu avec un sourire qui en dit long. Il nous a promis des buvettes toujours stratégiquement placées pour proposer une vue intéressante tout en garantissant la sécurité des spectateurs. Pour les entrées, vous le savez tous, il s’agit d’un point essentiel dans la survie de l’épreuve donc les contrôles seront placés plus tôt à l’arrivée dans les spéciales pour que les spectateurs puissent aller se parquer après, évitant ainsi certains engorgements. Mais ce qui plait la plus à Florian, c’est le show que constituera la super-spéciale appelée WRX et proposée à deux reprises le samedi. Celle-ci se déroulera dans l’enceinte du circuit de Francorchamps, sur le tracé du rallycross mais les concurrents n’emprunteront pas le Raidillon. Avec les gradins, cela permettra d’accueillir un grand nombre de spectateurs gratuitement alors que les parkings seront, là aussi, accessibles sans contrepartie! Enfin, Spa n’est pas oublié puisqu’au côté du superbe podium sur lequel passent les voitures à chaque regroupement, un chapiteau sera également installé pour garantir l’ambiance au centre-ville.

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On retrouvera au départ une grande partie des acteurs vus lors du Rally van Haspengouw à savoir Kris Princen (Citroën C3 R5), Adrian Fernémont (Skoda Fabia R5), Grégoire Munster (Hyundai i20 R5), Guillaume de Mévius (Citroën C3 R5), Ghislain de Mévius (Skoda Fabia R5) mais aussi le très performant Guillaume Dilley (Skoda Fabia R5). A Spa, deux Cédric et leur Skoda Fabia R5 rejoindront leurs petits camarades: Cherain, vainqueur en titre, et De Cecco. On attend à Spa 17 voitures de Type rally2 (ex-R5) mais celle qui attirera tous les regards, c’est bien sûr la Volkswagen Polo préparée chez PTR et qui accueillera dans son baquet le norvégien Andreas Mikkelsen (30 ans), auteur de trois succès en WRC et déjà vu en Belgique puisqu’il est venu à Ypres à trois reprises avec pour meilleur résultat, une 5e place en 2010 sur une Ford Fiesta S2000. Autant dire que sa présence va motiver tous les autres.

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En renouant avec la tradition du pilote étranger «invité», Christian Jupsin ne cache pas ses ambitions. Il veut que le Spa Rally redevienne le troisième grand rallye du championnat de Belgique. Il soigne les concurrents avec un parcours revu et prometteur, il tient compte de l’avis des riverains mais également de Spa Monopole, il est ouvert aux nouveautés mais également à la critique constructive. On peut donc regretter que seule une petite soixantaine de pilotes aient répondu à l’appel dans la catégorie BRC même si, avec les Critérium et les Historiques, on atteint les 170 engagés. Mais on peut déjà le prédire, ceux qui n’ont pas pu s’engager en 2020 le seront en 2021 pour remercier à leur manière cette organisation oh combien sympathique!

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BRC: Rallye de Hesbaye: de Mévius s’impose à l’arrache!

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Difficile d’éviter les erreurs avec ces conditions délicates mais à ce petit jeu, c’est Ghislain de Mévius qui s’en est le mieux sorti et qui remporte son premier rallye en BRC.

La première épreuve du championnat de Belgique des rallyes a tenu les suiveurs en haleine tout du long. Marqué par des conditions climatiques de saison, le Rallye de Hesbaye a rendu son verdict à l’issue de l’ultime chrono où un nombre invraisemblable de crevaisons a directement influencé le résultat final. Mais revenons au début de cette journée avec au départ, pas moins de 18 voiture de la catégorie Rallye 2 (ne dites plus R5, c’était trop simple) qui font désormais le bonheur des pilotes chevronnés, des débutants mais aussi des amateurs fortunés.

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Après une saison 2019 très consistante, Ghislain de Mévius entame l’année de la plus belle des manières avec un succès imparable à Landen face à la référence Princen.

Au programme de cette première manche du cru 2020, quatre spéciales à parcourir à trois reprises pour un kilométrage total de 137 km contre le chrono. Un gros rallye-sprint diront les mauvaises langues. Pourtant, ce rallye hesbignon a offert un bien joli scénario aux nombreux et courageux spectateurs présents le long du tracé. Auteur du premier scratch dans Walshoutem, Ghislain de Mévius démontre que sa nouvelle Skoda Fabia Evo lui plait et qu’il va falloir compter avec lui pour la victoire. Il est suivi par son frère Guillaume, à bord de la Citroën C3 préparée chez DG Sport, par Adrian Fernémont (Skoda Fabia Evo) et par Kris Princen (Citroën C3 R5). Voilà déjà une première indication sur les pilotes qui vont jouer la gagne. Mais dans l’ES2, à nouveau remportée par Ghislain, William Wagner place sa C3 préparée chez PH Sport au troisième rang derrière Fernémont et devant Guillaume alors que Princen signe le 5e temps. Le soleil est là pour l’instant mais les routes sont grasses et les conditions sont délicates. Et font une première victime en la personne de Sébastien Bedoret qui envoit sa belle Skoda aux couleurs officielles dans un fossé. Il y laissera 14 minutes!

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Pour son premier rallye à bord de la Citroën C3 préparées chez DG Sport, Kris Princen a brillé jusqu’à quelques kilomètres de l’arrivée.

Dans Kamerijck, le chrono suivant, Adrian signe le meilleur temps devant Kris et Ghislain. On ne le sait pas encore et pourtant, ce sont ces trois hommes qui se retrouveront sur le podium final mais n’allons pas trop vite et revenons sur le déroulement de cette épreuve avec le 4e chrono caractérisé par un secteur pavé particulièrement glissant où l’on a l’impression de se retrouver au Monte-Carlo dans un virage verglacé. Princen y fait parler toute son expérience devant l’aîné des de Mévius et Fernémont alors que Grégoire Munster y signe un joli 5e temps. Dans l’ES5, c’est à nouveau la C3 R5 DG Sport de Princen qui s’impose devant les frères de Mévius. Au général, Ghislain devance Kris de 4″20 et Adrian de 8″60.

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C’est le déluge de l’ES6 qui va coûter cher au champion 2019 mais la chance a tourné dans l’ultime chrono, où, malgré une crevaison, Adrian Fernémont montait finalement sur le podium.

C’est à ce moment que les gros nuages noirs amoncelés au-dessus du parcours se transforment en averses apocalyptiques tout au long des 10,8 km de l’ES6. Ghislain y signe le MT devant Wagner, et son frère. Bien installé en tête, il a repoussé Princen à 7″9 et Guillaume à 14″2 alors que Fernémont pointe à 18″ et semble ne plus pouvoir prétendre à la victoire. Dans la 7, Wagner signe le scratch devant un Guillaume Dilley (Skoda Fabia) retrouvé et Fernémont. Lors du 8e chrono, également disputé sous les hallebardes et marqué par la grosse sortie de Maxime Potty (Hyundai i20), Princen frappe fort en collant 7″4 à de Mévius et 8″7 à Wagner. Les deux premiers s’isolent en tête et ne sont séparés que par un dixième! Troisième, Wagner est à 19″5. Auteur d’un petite faute, Guillaume de Mévius crève et perd tout espoir de monter sur le podium.

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Très prudent pour ses débuts avec la Hyundai i20 R5, Grégoire Munster allait au bout de l’effort et terminait quatrième, à seulement deux secodes d’Adrian!

La suite de ce premier rendez-vous de la saison sera marqué par la lutte à la seconde qui va opposer Princen à de Mévius. Mais dans l’avant-dernière spéciale, Kris marque de gros points en repoussant le pilote Skoda à 2″7. C’était sans compter sur une ultime spéciale de folie durant laquelle un nombre incroyable de crevaisons va frapper les meilleurs dans des cordes devenues particulièrement ingrates envers les mécaniques. Les deux premiers à se présenter au point stop arrivent avec un pneu en lambeau. Fernémont comme Princen n’ont pu éviter la crevaison. Ce qui n’est pas le cas de Ghislain de Mévius qui signe le scratch et remporte, par la même occasion, sa première victoire en championnat de Belgique sous les yeux brillants de Grégoire, particulièrement fier de son fils!

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Le grand malchanceux de cette épreuve s’appelle William Wagner. Alors qu’il occupait une belle troisième place, il prenait une double peine en crevant ses deux pneus avant. De quoi le reléguer au sixième rang.

Mais alors qu’il occupait une étonnante troisième place, Wagner rejoignait l’arrivée avec les deux roues avant de sa DS3 crevées… Ainsi, le verdict du 23e Rallye de Hesbaye donnait de Mévius vainqueur devant Princen, qui ne signera pas sa cinquième victoire ici, et Fernémont, tout heureux de grimper sur la troisième marche du podium. Quatrième, Grégoire Munster (Hyundai i20 R5) profite bien de la double crevaison de Wagner, tout comme Verschueren (VW Polo R5), jamais dans le coup ce samedi. Alors qu’il occupait la 7e place pour son retour en compétition, Guillaume Dilley détruisait la suspension avant gauche de sa Skoda dans une corde de cette dernière spéciale…

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Pour son retour en compétition, le brabaçon Guillaume Dilley signait quelques chronos intéressants mais partait définitivement à la faute dans l’ultime chrono.

Classement final:

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Nouvelle déception dans le chef de Guillaume de Mévius qui est parti à la faute lors d’une grosse averse dans l’ES8 ce qui lui a valu une crevaison et 3 minutes de perdues…

Tableau des best performers:

Best performer Landen

 

BRC: Rallye de Hesbaye: débuts en fanfare?

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Si l’on pouvait reprocher, ces dernières années, au Championnat de Belgique des Rallyes de s’être transformé en coupe Skoda, il semblerait que les choses changent à l’aube de cette nouvelle saison. Comme le veut la tradition, c’est du côté de Landen, au Rallye de Hesbaye que l’on va enfin pouvoir goûter à la cuvée 2020 ce week-end.

Avec 99 engagés au niveau national et 30 dans l’annexe de régularité, cette 23ème édition de l’épreuve brabançonne se présente déjà comme une des trois les plus fréquentées depuis son intégration au Championnat de Belgique des Rallyes en 2001.

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Après des débuts au Rallye du Condroz en 2019, le Liégeois Maxime Potty participera à quelques manches du BRC sur une Hyundai i20 R5.

Tous les observateurs internationaux s’accordent à le dire: le BRC est une des compétitions nationales les plus relevées en rallye. La preuve en est encore fournie avec la présence annoncée de pas moins de 18 voitures de la catégorie Rally-2 (ex-R5) au départ de Landen samedi prochain. Des voitures offrant par ailleurs un panel complet de ce que l’on peut trouver actuellement sur continent puisqu’elles représenteront 6 marques différentes: Citroën, DS, Ford, Hyundai, Skoda et VW.

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Les principales nouveautés viennent de la marque que l’on a vu le moins souvent en action chez nous jusque maintenant: Hyundai. L’intérêt de l’importateur belge pour la compétition se fait toujours plus grand et il soutiendra cette année deux jeunes qui ne demandent qu’à montrer ou confirmer leur talent. Le premier est Grégoire Munster, double champion Junior en Belgique et ancien animateur de l’Opel Adam Rally Cup en Allemagne, qui a aussi déjà affiché son potentiel en R5 sur une Skoda Fabia de BMA. Le second est la surprise de dernière minute des engagements au Rallye de Hesbaye: Maxime Potty, animateur du Championnat de Belgique en circuit ces dernières années, se tourne vers le rallye pour un programme de 5 courses sur une Hyundai i20 alignée par MyHub!

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Cette année, Kris Princen a opté pour une Citroën C3 R5 préparée chez DG Sport.

Autre voiture trop rarement vue en Belgique, la Citroën C3 remporte cette année un beau succès. Trois exemplaires seront de la partie en Hesbaye. Si le jeune Guillaume de Mevius a déjà une année d’expérience au volant de la française, il aura un sérieux concurrent au sein même de son team DG Sport Compétition puisque le Champion de Belgique 2018, grand battu l’an dernier sur sa VW Polo, a aussi opté pour une Citroën C3. Kris Princen visera ouvertement le titre, comme Guillaume de Mevius. Autre grande nouveauté dans les rangs de Citroën: la venue en BRC de William Wagner, pilote franco-belge ayant largement fait montre de son talent dans les rallyes français et même au niveau international.POLO_R5_GoDrive_2020

Si elle semblait être l’arme absolue quelques mois plus tôt, la Volkswagen Polo a été vite délaissée. Seul Vincent Verschueren veut encore y croire.

Alors qu’il y a un an, on pensait qu’elle allait devenir l’arme absolue en Rally-2, la VW Polo convainc aujourd’hui moins de monde que prévu. Vincent Verschueren lui fait néanmoins confiance pour une nouvelle saison en BRC. Une seconde VW Polo GTI sera alignée par Henri Schmelcher, dorénavant secondé par Peter Van Laeken. Sans doute pourra-t-il se livrer à une course dans la course avec le local Jean-Luc Berleur, qui assurera la variété de voitures avec une DS3 R5, et avec les trois pilotes misant sur la facilité de conduite de la Ford Fiesta R5, Jimmy D’Hondt, Bruno Parmentier et Tuur Vanden Abeele.

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Nouvelle déco pour la Skoda Fabia de Sébastien Bedoret toujours soutenu par Skoda Belgique.

Le modèle le plus populaire en Rally-2 reste néanmoins la Fabia R5 lauréate du championnat les quatre dernières années. On en verra 7 exemplaires en action à Landen, emmenées par les deux jeunes ayant animé jusqu’au bout la lutte pour le titre 2019, Adrian Fernémont et Sébastien Bedoret, qui disposeront tous deux de versions Evo. 4ème du dernier championnat, Ghislain de Mevius espère évidemment faire mieux encore.

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Pour ne pas se laisser distancer, Adrian Fernémont, le champion de Belgique 2019 a lui aussi opté pour une version Evo de la Fabia grâce au soutien du groupe San Mazuin.

PJM Cracco voudra quant à lui confirmer les coups d’éclat réalisés ces derniers mois. Niels Reynvoet devrait poursuivre sa progression affichée en 2019. Les nouveaux venus dans les rangs Skoda sont Johnny Poelmans et surtout Guillaume Dilley, qui effectue un retour apprécié en compétition. Premier dauphin de Freddy Loix dans le championnat BRC 2015, Guillaume a largement fait montre de son potentiel sur des voitures de pointe. Dorénavant secondé par Véronique Hostens, il ne cache pas ses ambitions, même s’il manquera sans doute de rythme en Hesbaye.

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Ghislain de Mévius peut être généreux dans l’effort. Le voilà devant un sacré plateau dans la lutte pour le titre national.

Cette belle brochette de voitures modernes sera complétée par deux anciennes WRC au volant desquelles on saluera le réjouissant retour de Chris Van Woensel sur sa Mitsubishi Lancer WRC 05 et les débuts du Hutois Arnaud Neven sur la Skoda Fabia WRC du team Rent Speed Racing. Quatre Porsche 997 GT3 feront également le bonheur des spectateurs avec la perspective d’une lutte intéressante entre Romain Delhez, Glenn Janssens (à nouveau secondé par Stéphane Prévot) et Gunther Monnens.

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Romain Delhez sera l’homme à suivre parmi les Porsche!

Mais le futur du rallye passe aussi par les jeunes qui tentent de se faire remarquer au travers du Junior BRC. Dans la catégorie Rally-4, Loïc Dumont, les frères Corentin et Valentin Vertommen (tous sur Ford Fiesta R2T), Aaron Ollevier, Thibault Parmentier, Gilles Pyck, Emile Vandermarliere (tous sur Peugeot 208 R2) et Charles Munster, seul en Opel Adam R2, seront confrontés à une solide référence avec la venue de Koen Lauwaert sur une Ford Fiesta R2T.

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Les amateurs de symphonies mécaniques attendront les historiques avec impatience!

Rappelons que le Rallye de Hesbaye se déroule ces 28 et 29 février. La journée du vendredi est consacrée aux reconnaissances et au contrôle technique. La course prend place le samedi, de 8h à 19h, sur 3 boucles de 4 spéciales totalisant 263 km dont 137 contre le chrono. Qui montera en vainqueur sur le podium d’arrivée samedi soir? Venez à Landen pour le vivre en direct.

Les dernières infos sont à retrouver sur www.rallyvanhaspengouw.be.

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BRC 2020: Spa Rally: parcours renouvelé!

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Si le Spa Rally 2020, deuxième manche du Belgian Rally Championship, est programmé les samedi 14 et dimanche 15 mars, il est évident que du côté de l’organisateur DG Sport, le parcours est ficelé depuis de longues semaines déjà. Et c’est un mélange de mythique et d’inédit qui sera proposé aux concurrents, avec un peu plus de 200 kilomètres presqu’équitablement répartis entre le samedi et le dimanche.

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« Il convient de parler d’un parcours largement renouvelé, puisque seules deux spéciales seront identiques à l’an dernier, annonce Bernard Herman, en charge de du tracé de l’épreuve. Les concurrents retrouveront avec délectation des tronçons comme La Gleize – en fait la spéciale d’Andrimont – et Chevron, tandis que parmi les nouveautés, on relève une deuxième spéciale sur le plateau de Herve, fruit de l’excellente collaboration avec les autorités communales en 2019. En la spéciale de Charneux, c’est l’une des plus longues spéciales en ligne du pays qui est aussi proposée… »

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Le samedi, les tronçons de Chevron, Andrimont, Fays Show et Spa seront disputés à deux reprises… au même titre qu’une spéciale show baptisée WRX, qui aura pour centre névralgique la zone Rallycross du Circuit de Spa-Francorchamps. « Des infos concernant cette spéciale WRX seront officialisées sous peu, mais on peut d’ores et déjà annoncer que le public aura l’occasion d’y profiter d’un spectacle non-stop entre 16h30 et 22h00, avec deux passages des concurrents BRC, le final de la compétition VHRS… en plus d’une autre surprise, poursuit Bernard Herman. Vu l’infrastructure permettant de profiter du show dans les meilleures conditions, je pense qu’on va vivre un grand moment du Spa Rally 2020 du côté de Francorchamps… »

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Le dimanche, c’est Theux, Maquisard Show (en descente, un must pour le public et pour les inconditionnels de cette célèbre course de côte !), Charneux et Herve qui figurent au programme du BRC, mais aussi des concurrents engagés en Critérium.

Autre particularité du parcours 2020 : il sera 100% asphalte ! « L’an dernier, les conditions météo particulièrement difficiles avaient entraîné la détérioration, voire la disparition de l’un ou l’autre chemin, se souvient Bernard Herman. Nous avons bien sûr tiré les leçons de cette situation, et les endroits concernés ne font plus partie du parcours 2020, qui sera donc 100% asphalté. Ce qui ne manquera pas de rassurer bien des concurrents… »

Le décor est planté, le spectacle va pouvoir commencer… (Communiqué de presse)

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