Insolite : La camionnette Ferrari est de retour ! par Dimitri Urbain

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En 1962, le comte Volpi, propriétaire de la Scuderia Serenissima, rachète la 250GT SWB numéro de châssis 2819GT à Olivier Gendebien. Accompagné de Lucien Bianchi, il s’est classé second au Tour de France 1961 au volant de cette voiture. Volpi fait appel à l’ingénieur Bizzarrini pour la rendre compétitive avec la toute nouvelle 250 GTO.

Basé à Londres, le designer néerlandais Niels van Roij propose ses services pour la réalisation de voitures uniques aux amateurs très fortunés. Après une Tesla S break de chasse ou encore un Range Rover 3 portes, voilà qu’il s’en prend à une Ferrari légendaire, la 250 GT Breadvan !

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La création de la « camionnette » a été provoquée par le refus d’Enzo Ferrari de vendre une GTO au compte Volpi car… il avait engagé des anciens de Maranello (dont l’ingieniere Carlo Chiti) pour le projet ATS.

Niels van Roij Design, c’est un peu le principe de l’île fantastique appliqué à l’automobile : la société propose de réaliser des rêves automobiles en trois dimensions et en version unique. La dernière réalisation maison répond à la demande d’un client désireux de posséder une évocation moderne de la célèbre Ferrari 250 GTO ″four à pain″ de 1962.

Ferrari-Breadvan-Niels-van-Roij
Le capot avant de la 550 a été modifié afin d’accentuer la ressemblance avec son inspiratrice.

De la 250 à la 550

A la base de cette création, nous trouvons une Ferrari 550 Maranello équipée d’un V12 de 5.500 cm3 associé à une boîte 6 manuelle. La partie châssis est reprise telle quelle, seuls les amortisseurs ont été modifiés, vu l’augmentation de poids. Ce sont des Koni, comme sur la version originelle ! C’est évidemment du côté de la carrosserie que les choses ont été modifiées. L’avant de la 550 est conservé en grande partie, tout comme le pare-brise.

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L’arrière à pan coupé, « Kamm tail » en anglais, du nom de son créateur, l’ingénieur aérodynamicien allemand Wunibald Kamm, fait également penser à une certaine Alfa Romeo SZ signée Ercole Spada pour Zagato.

Pour le reste, tout change ! L’arrière a été modifié et renforcé, avec une structure unique en aluminium. Le «Kamm tail» ou pan coupé de l’original est repris, afin de réduire la trainée aérodynamique. D’autres touches comme les prises d’air du capot, les feux arrière circulaires ou encore le toit translucide sont d’autres éléments évocateurs de la version de 1962.

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Les détails, tels ces prises d’air latérales à l’arrière, ont été fidèlement reproduits.

A l’intérieur, tout a été repensé. Ainsi, la grille du levier de vitesse a été repositionnée plus haut et est en aluminium taillé dans la masse. Un peu partout, des éléments en aluminium rappellent le matériau utilisé pour la partie arrière. Les sièges sont recouvert d’Alcantara bleu et des garnitures en cuir noir gaufré sont utilisées. Inutile de vous précipiter, cet exemplaire restera unique… et il est certain que son prix, non dévoilé, aligne plusieurs zéros ! (Texte: Dimitri Urbain)

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A l’intérieur, les baquets sont recouverts d’Alcantara bleu…
Histoire de reproduire au mieux l’original, l’intérieur est tendu de cuir noir gaufré et la grille du levier de vitesses surélevée est en aluminium taillé dans la masse.

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