Michelin présente son nouveau Pilot Sport CUP2 CONNECT et promet plus de performances plus longtemps

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Selon le manufacturier de Clermont-Ferrand, le nouveau Pilot Sport CUP2 CONNECT a été conçu en intégrant un conteneur destiné à recevoir un capteur, ce qui fait de lui le premier pneu de série 100% connectable. Les utilisateurs n’ont alors plus qu’à y insérer les capteurs de la solution Track Connect afin de profiter des multiples fonctionnalités de l’ensemble et optimiser encore plus leurs performances lors de roulages sur circuit. Dédié à 80 % au circuit et 20 % à la route, ce pneu ultra-sportif conserve une grande polyvalence pour une utilisation quotidienne tout en offrant un haut potentiel sur piste.

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Nouvelle architecture pour plus de stabilité et plus de sécurité

Pour combiner à la fois un excellent ressenti et une grande efficacité, le nouveau Michelin Pilot Sport CUP2 CONNECT associe dans sa construction deux nappes polyester, deux nappes acier et une nappe polyamide. Il bénéficie également de plusieurs technologies de pointe:

  • Wavy Summit Architecture: ondulation des nappes sommet par l’ajout de caoutchouc sous le câble d’acier structurel du pneu, ce qui a pour bénéfice de diminuer le temps de réponse et d’augmenter la sensation de sportivité au volant.
  • Dynamic Response Technology: ceinture hybride en aramide et nylon de haute densité qui favorise la précision de conduite et le comportement du pneu sous sollicitation. Cette ceinture, qui se situe juste en-dessous de la bande de roulement, est à la fois très résistante et légère. Ainsi, à poids équivalent, le nylon et l’aramide associés sont cinq fois plus résistants que l’acier.

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Ces améliorations techniques autorisent des vitesses de passage en courbe plus élevées et une excellente stabilité à haute vitesse. Sur circuit, cela se traduit par de meilleurs temps au tour(1) et davantage de sécurité sur piste comme sur route.

Nouvelle bande de roulement pour un meilleur contrôle et une plus grande longévité

  • Bi Compound Technology: la sculpture asymétrique non directionnelle de la bande de roulement du nouveau Pilot Sport CUP2 CONNECT utilise la technologie «Bi-Compound» avec, sur le côté extérieur, un élastomère spécifique dont la souplesse est adaptée pour apporter un maximum d’adhérence sur sol sec dans les virages serrés et côté intérieur un élastomère plus rigide, qui optimise le guidage, la précision et le contrôle.
  • High Molecular Chain: le Michelin Pilot Sport CUP2 CONNECT bénéficie d’un nouveau mélange de gomme avec des «élastomères fonctionnels», permettant d’obtenir un matériau plus homogène et une meilleure résistance au roulement (efficacité énergétique), mais également une adhérence plus forte sur sol mouillé grâce à un dosage plus important de silice fine.
  • Track Longevity Technology 2.0: des renforts sur l’épaule extérieure rendent le pneu plus résistant à l’usure en usage circuit et permettent d’augmenter la performance et de la maintenir tour après tour.

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Des bénéfices démultipliés sur piste, encore plus avec l’application Michelin Track Connect

Grâce à ces technologies, le Pilot Sport CUP2 CONNECT enrichit non seulement l’expérience de pilotage d’un point de vue subjectif (contrôle de la direction et tenue de route grâce à une empreinte au sol optimisée) mais aussi de manière objective. Il est en effet plus rapide de 7,29 secondes(1) après une série de 10 tours que l’ancien pneu Pilot Sport CUP2. L’utilisation de Michelin Track Connect permet – grâce aux recommandations de pressions optimales transmises par l’application – de rouler encore plus vite et plus longtemps avec un gain de 7″40(2) après une série de 15 tours consécutifs.

BMW M2 CS

La BMW M2 CS sera la première voiture équipée en première monte de pneus Pilot Sport CUP2 Connect (en 245/35 ZR19 (93Y) XL TL PILOT SPORT CUP 2 * DT1 MI à l’avant et 265/35 ZR19 (98Y) XL TL PILOT SPORT CUP 2 * DT1 MI à l’arrière), faisant de celui-ci le premier pneu sportif connectable avec marquage OE (3).

Disponible également sur le marché du remplacement dans 41 dimensions (95% de couverture du marché) pour des jantes de 17 à 21 pouces, le pneu Michelin Pilot Sport CUP2 CONNECT est compatible avec la majorité des sportives du marché, de 200 à plus de 750 ch. Il s’adresse aux pilotes débutants ou expérimentés, leur permettant d’augmenter leur expérience de conduite sur circuit, et d’améliorer leur temps au tour.

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(1) Etude interne, Porsche 991 GT3 équipée de Michelin Pilot Sport CUP2 Connect, dimensions 245/35ZR20 et 305/30ZR20, sur le circuit de Valencia (07/2018) et Renault Megane 3 RS équipée de Michelin Pilot Sport CUP2 Connect dimensions 235/35ZR19 circuit de Charade et Ladoux N°3 (10/2018), après 10 tours, en comparaison avec la génération précédente Pilot Sport CUP2.

(2) Etude interne certifiée par huissier sur Porsche 991(991) GT3 RS avec la solution Michelin Track Connect, équipée de Pilot Sport Cup2 CONNECT en dimensions 265/35ZR20 et 325/30ZR21, en comparaison avec la génération précédente Michelin Pilot Sport Cup2, effectuée au circuit Andalucia Espagne (11/2019) après 15 tours. Les conditions réelles d’utilisation peuvent varier.

(3) OE : Original Equipment soit homologation en première monte.

BMW M2 CS

Essai exclusif : MG ZS : Alternative et… crédible ! par Dimitri Urbain

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MG ? Ce nom ne vous dit rien ? Les plus âgés se souviendront de cette marque anglaise, créée en 1923, et de ses voitures de sport dérivées des Morris de série: des TC, des années 30 à 50, à la A des sixties puis la B… qui a longtemps été le cabriolet le plus produit au monde. « Morris Garages » souffre énormément dans la tourmente British Leyland. (Texte: Dimitri Urbain – Photos: Paul-Edouard Urbain)

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Après les années 80, les MG ne sont que des versions sportives des Metro, Maestro ou autres Montego, jusqu’en 1996. Cette année-là, la marque revient en force avec la F, un petit cabriolet à moteur central. Après l’époque de la collaboration avec Honda puis la reprise de Rover (et sa revente rapide) par BMW, MG refait surface en 2002.  Le « nouveau » constructeur prend le nom de « MG Rover » et développe une nouvelle gamme MG, sportive, sur base de la gamme Rover. La tradition est réveillée avec des appellations en « Z »: ZR, sur base de Rover 25, ZS, sur base de Rover 45 et ZT sur base de la 75. Au passage, la F devient TF. Un charme très british et un coté exclusif affirmé caractérisent ces voitures mais ça ne sera pas suffisant pour éviter la faillite. En 2005, la messe est dite.

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Nanjing Automobile Group y voit une belle occasion de s’offrir un nom avec un passé prestigieux, ainsi qu’une tête de pont en Europe. Cette marque fusionne avec SAIC, le plus grand constructeur Chinois, en 2007. Du côté de chez MG, la production de la TF est relancée de 2008 à 2010 tandis qu’une nouvelle berline est présentée en 2011: la MG6, exclusivement vendue en Grande Bretagne. 2 ans plus tard, une citadine élégante, la MG 3, vient compléter la gamme. Plus récemment, un SUV, la ZS, est venue compléter la gamme. C’est avec ce modèle que la marque veut repartir à la conquête du marché européen.

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Nouvelle stratégie

Disparue depuis 15 ans, la marque ne dispose, pour le moment, que de peu d’image en Europe. Dès lors, appliquer une politique tarifaire offensive à un produit crédible, avec une bonne qualité perçue, de nombreux aspects pratiques, un grand espace intérieur et un excellent niveau d’équipement fait du MG ZS EV une proposition alléchante sur le marché des SUV électriques. Avec les primes disponibles, il est même le plus accessibles de tous. La gamme se compose de deux modèles: une version Confort, affichée à 30.985€ et une version Luxury qui coûte 32.985 €. Le tout hors remises, bien entendu, celles-ci pouvant atteindre les 4.150 €. Ce qui met ce SUV spacieux dans une zone de prix assez proche de la Renault Zoé (26.400 €), et bien en-dessous de la Kia e-Niro à 39.040 € et de sa cousine Hyundai Kona electric Twist, à 38.999 €. Ces deux derniers affichent l’équivalent de 136 ch et la ZS, 143. Voilà déjà de quoi mettre les choses en perspective!

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Assemblé en Chine, le MG ZS a été prévu comme véhicule électrique dès le début de sa conception. En Grande Bretagne, il est également livrable avec un moteur thermique et un hybride plug in devrait arriver bientôt.  Il est équipé d’une batterie lithium ion de 44,5 kWh refroidie par eau afin de mieux réguler sa température et renforcer l’autonomie. Le moteur électrique synchrone est situé à l’avant et entraine les roues de l’essieu antérieur. Il développe 105 kW, ce qui correspond à 143 ch DIN. Le couple est de 353 Nm et, comme c’est un électrique, il est disponible intégralement, instantanément. Ce qui lui permet d’atteindre 100 km/h en un bon 8 secondes, des résultats tout à fait honorables. La vitesse maximale est annoncée à 140 km/h, ce qui reste largement suffisant.

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J’aime bien

Le dessin extérieur est réussi, élégant et plutôt consensuel, clairement « inoffensif ». Le MG ZS ne va pas polariser l’opinion. Certains y retrouveront des éléments faisant penser à Mazda, d’autres à Mercedes, à l’arrière, un peu au Renault Kadjar mais au moins, ce n’est pas du Goldorak avec des lignes partant dans tous les sens!  Une chose frappe d’emblée, c’est la bonne qualité de la peinture. Rien à redire, c’est d’un très haut niveau; tout comme les ajustages et joints d’ouvrant ou encore le bruit rassurant lors de la fermeture des portières et du coffre. A la différence de Tesla ou BMW, la prise (de type CCS2) est située à l’avant dans la fausse calandre qui se relève pour la brancher et non comme si c’était un portillon de trappe à carburant.

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Plutôt malin

La bonne impression continue à l’intérieur! Les sièges avant sont accueillants, le volant agréable à prendre en mains. Les boutons et commandes dégagent une impression plutôt qualitative, l’ergonomie générale est correcte. L’écran central est clair et lisible, même sous le soleil. La boîte de vitesses est bien entendu automatique. Très facile à utiliser, elle se commande via la molette centrale qui rappelle les modèles de chez… Jaguar! Assis au volant, on se dit que voilà un SUV familial plaisant, 100 % électrique, à un prix le rendant accessible à une large majorité de la population. Les performances disponibles sont de bon niveau et n’en font pas une pantoufle sur la route. Les accélérations ne sont pas trop brutales, comme c’est parfois le cas sur un véhicule électrique qui réagit instantanément. A son volant, on n’a pas peur de manquer de reprise lors d’un dépassement. Trois modes de conduite sont disponibles, via une commande à basculeur située à la base de la console centrale. La modularité de la récupération de l’énergie cinétique lors du freinage permet de rouler de façon plus coulée et, en ville, il est même possible de rouler sans entamer l’autonomie. La caméra de recul est fidèle est précise, on s’y habitue très vite!

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J’aime moins

Sur la route, le comportement est un peu flou: la prise de roulis ne nous a pas semblé assez maîtrisée. Certes, il s’agit d’un SUV et son centre de gravité élevé ne facilite pas les choses. Les suspensions gagneraient à être un peu mieux amorties et des barres antiroulis d’un bon diamètre permettraient également de mieux maintenir la caisse en virage. Rien de dangereux, juste un côté un peu « brouillon », tout comme la direction, parfois trop légère et peu communicative en sensations. Vu le couple disponible, uniquement via les roues avant, on sent parfois la voiture se laisser aller à un léger patinage mais rien de grave. Il suffit alors de relever légèrement le pied et de profiter de toute la linéarité propre à un véhicule électrique.

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Signalons au passage quelques mesquineries comme l’absence de réglage en hauteur de la colonne de direction ou encore le siège passager réglable manuellement alors que celui du conducteur est électrique. Les sièges avant gagneraient à être un peu plus fermes et pourraient offrir un meilleur maintien latéral mais ils ne sont pas inconfortables, loin de là. Le système infotainement est parfois lent et la navigation uniquement en anglais… Apple Car Play et Android Auto fonctionnent très bien donc le souci est vite résolu avec Google Maps! La climatisation ne semble pas des plus efficaces mais comme il s’agit d’un véhicule électrique, l’utiliser à pleine puissance n’est pas recommandé, c’est l’autonomie qui trinque. L’absence de radar de parking à l’avant est parfois gênant vu les formes de l’engin.

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Pourquoi je l’achète

Le MG ZS incite et invite à une conduite coulée et détendue, surtout en ville, où il est facile de rouler à 20 km/h, par exemple. Le rapport prix-prestations est assez imbattable, au vu de la liste des équipements de la version Luxury. L’acheteur qui parcourt moins de 100 km par jour pour aller à son travail et se déplace peu sur de grandes distances y trouvera son compte. Dès le premier niveau, la navigation est de série, sur un écran de 8’’ avec téléphone mains libres. Le régulateur de vitesse adaptatif est également de la partie. La finition Luxury y ajoute le toit ouvrant vitré panoramique (un vrai régal!), les sièges finis façon cuir, un détecteur d’angle mort et des jantes en alliage en 17’’ au lieu de 16 mais elles sont vraiment perdues dans les passages de roues!

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Il n’y a que 5 couleurs disponibles et celle du véhicule de notre essai, l’Aqua Cyan, lui va très bien. L’engin mesure 4,31 m pour une largeur de 1,80 m et une hauteur de 1,64 m, son encombrement reste raisonnable. L’empattement de 2,585 m est suffisant pour loger une famille de 5 personnes à bord, dans un excellent confort. L’espace dévolu aux bagages, 470 litres, est spacieux, avec des formes très logeables et il y a également des cavités de chaque côté de l’emplacement de la roue de secours. La banquette se rabat facilement afin d’encore disposer de plus d’espace.  Il pèse un bon 1500 kg, ce qui reste mesuré pour un engin de cette taille, électrique qui plus est.

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Pourquoi je ne l’achète pas

Le constructeur annonce de 263 à 428 km d’autonomie, en fonction de l’utilisation mais, de façon raisonnable, un bon 200 km semble réaliste au quotidien. Et il ne faut pas rouler sous la pluie, chargé, avec les phares allumés et le désembuage à vitesse maximale. Passer en mode Eco fait monter l’autonomie de 237 à 260 km. Nous avons pu nous rendre en Allemagne (plus de 180 km) sans nous arrêter, tout en roulant à des allures tout à fait normales sur autoroute. Néanmoins, sur place, il a fallu recharger. C’est là que se trouve le gros souci, qui n’est pas propre au MG ZS, bien entendu, c’est le temps de charge… et la disponibilité de bornes rapides.

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Sur prise normale ce sont des heures et des heures cependant, 80% de la charge est disponible en seulement 40 minutes, sur une borne rapide. C’est là qu’il vaut mieux savoir situer les Colruyt et autres Lidl pour y recharger gratuitement sa batterie! Et espérer que d’autres propriétaires de véhicules électriques n’ont pas eu la même idée en même temps. La peur de tomber en panne est bien réelle. Une fois qu’il ne reste que 20-30 km d’autonomie, cela devient même une source de stress, il faut absolument trouver une borne rapidement. Soyons de bon compte, l’acheteur de ce type de véhicule ne peut faire l’impasse sur la Wallbox à la maison, afin de se faciliter la vie!

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En conclusion, voilà une proposition originale, décalée et pouvant séduire ceux qui ne veulent pas la voiture de Monsieur tout le monde. Le MG ZS EV est crédible, super équipé et vendu à un prix très correct! Il conviendra à une majorité de gens qui ne sont pas des gros rouleurs et veulent passer à l’électrique pour un budget raisonnable. Pour son retour en Europe Continentale, MG mérite vraiment de connaître le succès. A l’avenir, la marque envisage de lancer deux autres modèles et vient même de présenter un projet de sportive, tous électriques…

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Nouvelle BMW Série 4 : elle ne laisse personne indifférent !

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Des lignes musclées et fluides, des proportions classiques… la nouvelle Série 4 est bien dans la tradition des coupés BMW. Reste… la calandre, avec plaque minéralogique flottante : nouvelle interprétation du classique de la marque, elle descend désormais jusqu’à la base du spoiler. Cet élément risque de déstabiliser certains acheteurs… quel sera son impact sur les ventes ? BMW fait le pari que cet élément va plaire à la clientèle !

Les SUVs balayent tout ou presque sur leur passage… Nombre de constructeurs réduisent leur gamme à sa plus simple expression. D’autres, tels BMW, persévèrent sur des marchés de niche, ceux des coupés et cabriolets. Dérivée de la dernière Série 3, « The 4 » en est sa version coupé. Le style est identifiable au premier coup d’œil mais la calandre est inédite. (Dimitri Urbain)

Maintenir la tradition

Depuis toujours ou presque, BMW est réputé pour ses coupés au caractère sportif bien trempé. Souvent, ils sont d’ailleurs propulsés par un six cylindres en ligne, autre caractéristique emblématique de la marque. Le nouveau coupé de la gamme BMW sera disponible à partir d’octobre 2020. Il se distingue d’emblée par sa nouvelle calandre, réinterprétation des « haricots » du constructeur munichois. Le moins que l’on puisse dire est que, si la marque voulait choquer, c’est réussi. Ce n’est pas la première rupture stylistique chez BMW et, finalement, la clientèle suit toujours. Sera-ce également le cas ici ? En offrant cette calandre (qualifiée dans les documents de la marque de « saisissante »)  sur un coupé, BMW prend moins de risques car les volumes de vente sont bien inférieurs aux SUV et autres berlines de la gamme.

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Les lignes arrière des nouvelles Série 4 sont fidèles à la tradition mais le coupé est plus large que la berline dont il dérive. La signature lumineuse des feux est un élément partagé avec la nouvelle série 5, tout comme les canules d’échappement trapézoïdales sur les motorisations les plus puissantes.

La nouvelle gamme

Au lancement, quatre motorisations seront disponibles : deux quatre cylindres et un six cylindres essence ainsi qu’un quatre cylindres diesel. Deux motorisations diesel six cylindres viendront la compléter dès le printemps 2021. Tout comme la nouvelle Série 5, la gamme 4 accueille les six cylindres essence et les moteurs Diesel équipés d’un alterno-démarreur 48V. Cette hybridation légère fournit 8 kW supplémentaires. Tous les moteurs Diesel sont désormais équipés de deux turbos. Comme sur la Série 3 berline, seule la boîte automatique Steptronic 8 rapports est disponible. En option, une fonction « Sprint » améliore les passages de rapports. Dès le lancement, la transmission intégrale X drive est disponible sur deux versions, puis le sera sur quatre d’entre elles dès mars de l’an prochain. Par rapport à la berline, le centre de gravité est abaissé de 21 mm et la voie arrière est plus large de 23 mm.

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Les proportions de ce coupé sont parfaites avec un capot assez bas et une partie arrière prête à bondir…

Par rapport au modèle précédent, la rigidité de la carrosserie est augmentée, l’aérodynamique renforcée et le poids est en baisse. En option, une suspension M Sport est disponible : amortisseurs, barres antiroulis et direction peuvent être adaptés à une conduite sportive plus dynamique. En outre, une suspension M adaptative avec des amortisseurs à commande électronique est également disponible, des freins M Sport ou encore un différentiel autobloquant. L’éclairage LED fait désormais partie de la dotation de série mais il peut être remplacé par du laser, en option. Suivant la nouvelle tendance de la marque, les feux arrière sont équipés de bandes lumineuses en « L ». Outre la variante M Sport, une version « Pack M Sport Pro » est équipée de la boîte avec fonction Sprint de série, de jantes M de 19’’ et… d’une sonorité sportive à l’intérieur ! En attendant la future M4…

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Ergonomie classique avec console inclinée vers le conducteur, écran central de grande taille en option et combiné de bord configurable.

Connectivité élargie

Désormais, attirer la clientèle se fait beaucoup moins par le niveau de performances d’un véhicule que par ses équipements connectés et autres applications disponibles. Les inévitables aides à la conduite sont bien présentes : alerte de collision agissant sur le freinage, assistance de trajectoire avec maintien de bande de circulation, freinage adaptatif en fonction du trafic, etc… Le combiné de bord est désormais numérique avec affichage tête haute offrant 70% de surface de projection en plus. Deux tailles d’écran central sont disponibles : 10,25’’ et 12,3’’. L’I drive, ici en version 7, offre de nombreux écrans personnalisés et un assistant personnel. Les commandes sont soit au volant, soit vocales soit gestuelles. La navigation est bien entendu en temps réel et basée sur le cloud. Apple Car Play est de série et toute une série de services numériques sont disponibles. La climatisation automatique trizone est de série. Bien entendu, le système hifi Harman Kardon est toujours disponible en option.

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Ce n’est certes pas un break mais le dossier de banquette arrière est rabattable 1/3 ou 2/3, ce qui permet d’augmenter considérablement le volume de bagages sans devoir utiliser un coffre de toit.

La gamme existe en 2 et 4 roues motrices (sur toutes les motorisations Diesel et la 440 i essence) et se compose des versions suivantes :

1° Motorisations essence :

1) 420i- 1998 cm3, 184 ch entre 5.000 et 6.500 tr/min, couple : 300 Nm entre 1350 et 4000 tr/min, 0 à 100 km/h en 7,5 sec, vitesse maximale : 240 km/h, consommations : de 5,3 à 5,8 l/100, CO2 : 122-132 gr/km.

2) 430i- 1998 cm3, 258 ch entre 5.000 et 6.500 tr/min, couple : 400 Nm entre 1550 et 4400 tr/min, 0 à 100 km/h en 5,8 sec, vitesse maximale : 250 km/h, consommations : de 5,7 à 6,1 l/100, CO2 : 131-141 gr/km.

3) M 440i X Drive- six cylindres, 2998 cm3, 374 ch entre 5.500 et 6.500 tr/min, couple : 500 Nm entre 1900 et 5000 tr/min, 0 à 100 km/h en 4,5 sec, vitesse maximale : 250 km/h, consommations : de 6,8 à 7,1 l/100, CO2 : 155-163 gr/km.

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La répartition des masses idéale favorise le plaisir de conduire, avec une réduction de hauteur et une augmentation de la largeur arrière par rapport à la berline Série 3. L’aérodynamique a également été soignée afin de réduire les valeurs de consommations et d’émissions de CO2 en favorisant la pénétration dans l’air.

2° Motorisation Diesel :

1) 420d- 1998 cm3, 190 ch entre 5.000 et 6.500 tr/min, couple : 400 Nm entre 1750 et 2500 tr/min, 0 à 100 km/h en 7,4 sec, vitesse maximale : 238 km/h, consommations : de 4,3 à 4,6 l/100, CO2 : 112-121 gr/km. A noter que seule cette motorisation Diesel est disponible uniquement en 2 roues motrices.

 2° 430d- 2993 cm3, 286 ch à 4000 tr/ min, couple : 650 Nm entre 1750 et 2500 tr/min, 0 à 100 km/h en 5,2 sec, vitesse maximale : 250 km/h, consommation : 6,2 l/100, CO2 : 146 gr/km.

3° M440d X Drive Coupé, 2993 cm3, 340 ch à 4400 tr/ min, couple : 700 Nm entre 1750 et 2500 tr/min, 0 à 100 km/h en 5,2 sec, vitesse maximale : 250 km/h, consommation : 6,7 l/100, CO2 : 158 gr/km.

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Voilà bien un angle où la nouvelle 4 ne prête guère le flanc à la critique. 

 

La bibliothèque idéale du Rédacteur Automobile : Nissan, Planète Automobile.

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De la Fairlady des années 60 à la Juke des temps modernes, Nissan s’est imposé comme l’un des plus grands constructeurs.

Nissan est le sixième constructeur mondial et second japonais, derrière l’indéboulonnable Toyota en numéro 1. Nous vous présentons le seul ouvrage en français consacré à la marque. (Texte: Dimitri Urbain)

Son auteur, Bernard Vermeylen, n’est pas à son coup d’essai, avec près de vingt ouvrages déjà à son actif. Spécialiste vivant de la marque Panhard, il a aussi écrit beaucoup sur les voitures de l’Est ou Renault. En près de 300 pages, il retrace toute l’histoire de la marque japonaise dont les origines remontent à 1912. Inutile de préciser que l’accès aux informations et documents datant des débuts de Datsun ou Prince aux années cinquante est très difficile et, souvent, ils n’existent qu’en japonais.

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Au cours des années 50, les Prince AISH figurent parmi les voitures les plus modernes de la production japonaise.

L’auteur a mené un véritable travail de recherche, afin de nous permettre de suivre le développement du constructeur nippon. L’époque la plus prolifique débute dans les années 60, lorsque Nissan commence à exporter sa production. Des noms comme Cherry, Sunny, Bluebird, Sylvia ou Fairlady ne nous sont pas inconnus… Nissan est un véritable empire industriel mondial et donc complexe à comprendre. Dans cet ouvrage richement illustré, l’auteur nous présente également les gammes japonaises, américaines et même australiennes plus récentes. Il traite bien évidemment également de l’alliance avec Renault, en proie actuellement à de nombreuses difficultés.

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A la fin des années 60, Nissan est très actif en compétition avec R 380 à R 383. La R380 s’inspire fortement de la Porsche 904 GTS, tout en utilisant un châssis Brabham BT8.

Certes, vous n’y trouverez pas l’évolution dans le détail des Skyline R33 année par année mais il s’agit véritablement d’un ouvrage de référence. Il fourmille également d’anecdotes et de modèles insolites comme l’Alfa Roméo Arna (une Cherry propulsée par un boxer d’Alfasud !) ou l’Aprio, une Dacia Logan rebadgée au Mexique !

Nissan Planète Automobile, Bernard Vermeylen, Editions E.T.A.I., Paris, 2014, ISBN 978-2-7268-9770-6, prix : 49 €.

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La Skyline GTR est aux antipodes des banales Sunny et autres Bluebird. Techniquement évoluée, elle figure parmi les meilleures sportives au monde. Ici en compagnie du break Stagea… qui en reprend toute la technique et le moteur, dans une caisse plutôt banale.

Nouveauté: BMW Série 5 : subtiles évolutions par Dimitri Urbain

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La nouvelle Série 5 reste un classique de la marque, dans ses proportions comme dans ses détails. Cette version 540i est agrémentée d’éléments aérodynamiques M Performance, disponibles en concession.

Le constructeur bavarois a pour habitude de remanier ses gammes et modèles en milieu de carrière. Cette année, c’est le tour de la berline Série 5. Bien que malmenée par la concurrence (Mercedes Classe E, Audi A6) et même en interne (par le X5), elle est un archétype de la marque et, à ce titre, se doit de rester au-devant de la scène. Electrification et connectivité sont ses maîtres-mots.

La Série 5 actuelle date de 2016. Il s’agit de la septième génération du modèle et, à ce jour, plus de 600.000 exemplaires en ont été vendus, toutes générations confondues. Les versions faceliftées devraient arriver en concession à temps pour le nouveau millésime. Continuant l’électrification de sa gamme, BMW a équipé toutes les versions essence et Diesel (4 et 6 cylindres) de la Série 5 avec un dispositif d’hybridation légère. Il s’agit d’une batterie supplémentaire alimentée par un alterno-démarreur, en 48V. L’accroissement de puissance reste modeste, avec 8 kW seulement mais c’est du côté des économies de carburant et des émissions de CO2 qu’il faut plus en trouver l’intérêt.

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Le Touring chez BMW n’offre certainement pas le plus gros volume de chargement de sa catégorie mais sa polyvalence convient à nombre de familles.

Ce dispositif intègre la coupure du moteur à l’arrêt, la récupération d’énergie lors du freinage ainsi que la propulsion uniquement électrique à des vitesses inférieures à 15 km/h. Toutes les motorisations Diesel sont équipés d’une double suralimentation. Les versions Diesel équipées d’un 6 cylindres adoptent des injecteurs piézo-électriques fonctionnant à des pressions pouvant atteindre les 2700 bars, ce qui est tout bénéfice pour la puissance développée tout en conservant des valeurs d’émissions et de consommations très basses. Comme sur les Série 3 et nouvelle 4, seule la boîte automatique 8 rapports est disponible.

A l’extérieur : évolution subtile

D’emblée, c’est la calandre qui permet de distinguer ce nouveau modèle : plus basse,  elle est également plus large qu’auparavant. Les deux parties sont désormais jointes par un élément en plastique chromé. Le pare-chocs avant est également modifié, tout comme les phares. Les feux de jours ont désormais une forme en « L » et les indicateurs de direction sont relogés aux extrémités. L’éclairage LED est de série sur tous les modèles mais il est possible de commander l’éclairage laser en option. Les feux arrière ne sont pas en reste, leur forme est plus proche de ceux de la Série 3 actuelle, tout comme le pare-chocs arrière, redessiné. Sur toutes les versions, il accueille une ou deux canule(s) d’échappement trapézoïdale(s).

Série 5 3
La chaine cinématique de la 545 e X Drive Hybrid Plug In est identique à celle de la 745 e. La répartition des masses a été optimisée et la batterie est une Lithium Ion.

Selon BMW, les nouveaux pares- chocs font évoluer la longueur : 27 mm sur la berline et 21 sur le Touring, les deux mesurant désormais 4, 96 m de long. Sur les breaks, les rails de toit sont d’office en noir. La palette des teintes se compose de deux teintes non métallique et de huit qui le sont, en plus de teintes « Individual ». Le pack M comprend des étriers de freins un peu plus gros, disponibles en bleu ou en rouge. L’aérodynamique a été revue et soignée, avec, notamment, un carénage du dessous et un contrôle de l’ouverture des grilles pour le radiateur, ce qui confère à la berline un Cx de 0,23 : le meilleur de sa catégorie. Le Touring est à 0,26.

Un cocon toujours plus connecté

A l’intérieur, nous retrouverons la dernière génération de l’I drive, avec en montage standard un écran  de 10,3 ‘’ et, en option, de 12,3’’. La console centrale a été revue, avec de nouvelles commandes de climatisation situées un peu plus bas, ainsi que des éléments décoratifs traités en noir brillant. Les sièges sport électriques avec appuie-tête intégré, qui étaient jusqu’ici réservés à la M5, sont disponibles en option sur le reste de la gamme.

Série 5 4
A l’intérieur, le fan de la marque ne sera pas déçu. L’écran central est disponible en deux tailles et la panoplie de services connectés et payants augmente régulièrement.

La gamme

A l’exception de la 550i X Drive, uniquement disponible en berline, toutes les motorisations sont livrables sur les berlines et breaks, avec la transmission intégrale en option. Les valeurs ci-dessous sont celles des berlines, les versions Touring et X Drive consommant légèrement plus e

Les motorisations essence :

520i– 4 cylindres, 184 ch, 290 Nm de 1350 à 4250 tr/min, 235 km/h (Touring : 225), 5,3- 5, 5 l/ 100 km et 120-125 gr CO2/km ;

530i– 4 cylindres, 252 ch, 350 Nm de 1450 à 4800 tr/min, 250 km/h (Touring : 225), 5,3- 5,9 l/ 100 km et 120-125 gr CO2/km ;

540i– 6 cylindres, 333 ch, 450 Nm de 1600 à 4800 tr/min, 250 km/h, 6,3- 6 ,6 l/ 100 km et 144-149 gr CO2/km ;

550i X Drive- uniquement disponible en berline. Son V8 4,4 litres développe 530 ch et 750 Nm de couple entre 1800 et 4600 tr/min, lui permettant de couvrir le 0 à 100 km/h en seulement 3,8 secondes. La vitesse est ici aussi limitée électroniquement à 250 km/h et les consommations sont comprises entre 9,7 et 10 l/ 100 km. Les émissions de CO2 sont comprises entre 221 et 229 gr/ km. Une version « M Performance » de cette variante sera accompagnée d’une version CS sur la M5, dès l’automne. L’aérodynamique sera revue, avec de nombreux éléments en plastique et fibre de carbone, ainsi qu’un aileron similaire à celui qui orne les coffres des M2, M3 et M4 CS. Elle devrait accueillir un nouveau V8 sous son capot, plus puissant que le 4,4 l actuel de la M5 Compétition et ses 620 ch.

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A l’intérieur la finition est revue avec de nombreux éléments en noir brillant.

Les motorisations Diesel :

520d– 4 cylindres, 190 ch, 400 Nm de 1750 à 2500 tr/ min, 235 km/h en pointe, consommations : de 4,1 à 4,3 l/ 100 km, émissions de CO 2 : de 108 à 112 gr/ km ;

530d– 6 cylindres, 286 ch, 650 Nm de 1500 à 2500 tr/ min, 250 km/h en pointe, consommations : de 4,5 à 4,8 l/ 100 km, émissions de CO 2 : de 118 à 122 gr/ km

540d X drive– 6 cylindres, 340 ch, 700 Nm de 1750 à 2250 tr/ min, 250 km/h en pointe, consommations : de 5,0 à 5,1 l/ 100 km, émissions de CO 2 : de 131 à 135 gr/ km

Nouveauté : 545 e X Drive Hybrid Plug In

La 545 e X Drive hybride plug in reprend la chaine cinématique de la 745 e. Son moteur est un 6 cylindres en ligne de 3 litres et 286 ch, associé à un moteur électrique de 109 ch. Le couple est de plus de, respectivement, 450 et 265 Nm, ce qui permet à la voiture de couvrir le 0 à 100 km/h en seulement 4,7 secondes tandis que la vitesse maximale est limitée électroniquement à 250 km/h. Sur le cycle WLTP, la consommation s’établit entre 2,1 et 2,4 l/ 100 km tandis que les émissions de CO2 sont limitées entre 49 et 54 gr/ km. La 545 e reçoit une batterie au lithium intégrée dans le plancher du coffre.  Elle peut atteindre 140 km/h sur une distance de 54 à 57 km en full électrique, selon BMW. (Dimitri Urbain)

Série 5 6
La nouvelle calandre voit sa surface agrandie et ses éléments sont désormais joints. Elle est disponible en finition chromée ou noire. Les phares sont également nouveaux, à LED ou laser en option.

Essai: Renault Clio TCe 100 Intens: nouvelle à tout point de vue

2019 - Essai presse Nouvelle Renault CLIO au Portugal

Certains lui reprochent de n’avoir pas assez évolué du point de vue stylistique. Et c’est vrai qu’il n’est pas évident de différencier cette cinquième génération de la précédente. Les évolutions sont subtiles à l’extérieur mais c’est à nos yeux, un gage de confiance et de constance qui donne une plus-value à la polyvalente française. A une époque où l’on se sent obligé de tout changer tout le temps, opter pour une subtile amélioration des lignes est remarquable. D’autant qu’à l’intérieur, la Renault Clio V est bel et bien entièrement nouvelle.

RENAULT CLIO V (BJA)

Cela fait près de 30 ans que la Clio s’est installée sur nos routes et constitue, pour la marque au losange, un véritable succès marqué par des ventes constamment en hausse entre 2012, date de lancement de le 4e génération, et 2018! De quoi comprendre la difficulté de cet exercice de renouvellement et la stratégie empruntée à une certaine Volkswagen Golf, apôtre depuis des lustres de l’évolution douce, gage de succès prolongé. Enfin ça, c’était avant le tsunami de SUV imposé par tous les constructeurs…

2019 - Nouvelle Renault CLIO

J’aime bien

Totalement nouveau, le poste de conduite est séduisant. La qualité perçue des matériaux est en hausse et la disposition des commandes est tout aussi soignée. On trouve rapidement une position de conduite adaptée à sa morphologie et face à nous, le volant est agréable à saisir. Grâce au pack R.S. Line (1.500€), notre Clio s’offrait des vitres surteintées à l’arrière, une canule d’échappement chromée, des logos spécifiques intérieurs et extérieurs mais aussi des jantes alu 17″ spécifiques. Comme à bord du Captur essayé plus tôt cette année, de jolies touches métallisées viennent donner du cachet aux plastiques des commandes de chauffage ou des comodos des deux côtés du volant. Enfin la tablette centrale de cette version haut de gamme, présente une diagonale de 9,3’’. Son graphisme est soigné, son ergonomie plutôt logique et sa réactivité acceptable.

2019 - Essai presse Nouvelle Renault CLIO au Portugal

Plutôt malin

Sans être un foudre de guerre, ce tout nouveau 3 cylindres de 999 cm³ fait appel à une technologie très moderne passant par un turbocompresseur à soupape de décharge à commande électrique, un collecteur d’échappement partiellement intégré à la culasse, un double calage variable hydraulique de la distribution à l’admission sans oublier le revêtement spécifique en acier des cylindres. L’ensemble se montre plutôt vif même s’il nous a semblé moins « pointu » que l’EcoBoost de Ford. Ses 100 ch et son couple de 160 Nm exécutent parfaitement le travail attendu et sont accompagnés d’une boîte manuelle à 5 rapports effectuant, elle aussi, plutôt bien son boulot. Sa vitesse maximale est donnée pour 187 km/h et le 0 à 100 km/h est annoncé en 11″8. De quoi lui permettre de se montrer aussi à l’aise en ville qu’à la campagne et constituer, dans tous les cas, un bel outil pour le prix demandé.

2019 - Renault Nouvelle CLIO (1)

J’aime moins

Comme toutes les motorisations essence récentes, ce petit 999cc manque de caractère une fois passés les 3.000 trs/min et se conduit comme un Diesel, forçant son conducteur à changer de rapports assez tôt puisqu’il ne se passe rien « dans les tours ». Une évolution inéluctable pour réduire les consommations et la pollution mais à laquelle on ne se fera jamais. Alors même si le logo R.S. orne les flancs de cette nouvelles Clio, ne vous méprenez pas, elle n’a rien de sportif et le caractère du moteur est totalement aseptisé.

RENAULT CLIO V (BJA)

Pourquoi je l’achète

Alors que les temps sont particulièrement durs pour Renault, il faut insister sur le véritable bond en avant effectué par les dernières productions de la marque parisienne. Plastiques soignés, touches métalliques ici et là qui apportent un véritable ajout, ergonomie parfaite et confort garanti, toutes les qualités reconnues d’une marque françaises sont mises en évidence de la plus belle des manières. Si l’on ajoute à cela une connectivité à la page, on comprend rapidement que la Clio V mérite le détour et doit impérativement faire partie de votre shopping list. Le prix des packs et des options est toujours raisonnable et il est assez facile de se constituer SA Clio sans trop dépasser les 23.000€, chose impossible avec certaines concurrentes allemandes.

RENAULT CLIO V (BJA)

Pourquoi je ne l’achète pas

Si l’on prend la peine de mesurer les cotes de cette nouvelle Clio, on peut regretter le volume du coffre (382 litres), un peu chiche en regard de la taille de la française. Et puis sa belle dotation se paie cash à l’heure de passer sur la balance puisqu’elle annonce un poids de 1.178 kg minimum là où une Peugeot 208 1.2 T 100 ch est donnée à 1.133 kg. En termes de rejets de CO², nos deux concurrentes font ex-aequo avec 99g/km. Pour terminer, abordons le délicat sujet des consommations d’essence. Durant notre semaine d’essai, nous avons enregistré une moyenne de 7,2 l/100 km sans jamais avoir surveillé l’indicateur. Il est donc possible de faire mieux en s’appliquant.

2019 - Essai presse Nouvelle Renault CLIO au Portugal

Le dirigeable Goodyear Blimp fait son grand retour en Europe!

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Dernièrement, une icône a fait sa réapparition à l’horizon avec le retour du légendaire dirigeable Goodyear en Europe pour la première fois depuis longtemps. Le mardi 26 mai, un vol d’essai a été effectué avec succès à Friedrichshafen  en Allemagne. 

« Le Blimp Goodyear est une véritable icône qui a mobilisé l’imagination des consommateurs et des passionnés aux États-Unis et dans le monde depuis plus de cent ans », commente Mike Rytokoski, vice-président et directeur du marketing de Goodyear Europe. « Son retour en Europe était attendu depuis longtemps. C’est le moyen idéal de célébrer notre retour dans le sport automobile, notre nouveau partenariat médiatique avec Eurosport et les nouveautés de notre portefeuille de produits.”

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Ce dirigeable semi-rigide, de type Zeppelin NT, mesure plus de 75 m de long – près des trois quarts de la longueur d’un terrain de football – et près de 18 m de haut. Ce sera un magnifique ambassadeur de la marque Goodyear lorsqu’il survolera l’Europe, offrant une couverture aérienne unique des principales courses automobiles. Lorsqu’il ne sera pas exploité exclusivement pour Goodyear, ce Zeppelin poursuivra ses vols commerciaux en Allemagne.

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Plus souvent vu en vol en Amérique, le Blimp Goodyear est pourtant une icône européenne à part entière. Il est arrivé pour la première fois en Europe en mars 1972, effectuant son premier vol en juin à Cardington, en Angleterre. Baptisé « Europa », le célèbre dirigeable a ensuite survolé l’Europe pendant quatorze ans, visitant l’Italie, la France, la Belgique, l’Écosse et les Pays-Bas et se produisant lors de plusieurs événements sportifs et culturels importants, notamment le Grand Prix d’Allemagne au Nürburgring en 1985, l’Open de France à Rolland Garros en 1986 et même deux mariages royaux britanniques, avant de s’arrêter en 1986.

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Le Blimp Goodyear est revenu en Europe par la suite. Mais le vol d’essai du mardi 26 mai de Friedrichshafen, en Allemagne, est le premier vol du Blimp Goodyear depuis 2012. Il devrait survoler la région de Friedrichshafen dans un premier temps avant le reste l’Allemagne dans les semaines à venir. Il pourra à terme faire des images aériennes de certaines des courses automobiles européennes restantes du calendrier 2020.

Cela donnera un élan supplémentaire et significatif au retour de Goodyear en sport automobile international. La société est le fournisseur officiel de pneumatiques pour la catégorie LMP2 du Championnat du Monde d’Endurance (WEC), les European Le Mans Series, le Championnat Britannique de voitures de tourisme (BTCC) et, grâce à un nouveau partenariat médiatique avec Eurosport, la principale chaîne sportive européenne, la Coupe du Monde des Voitures de Tourisme de la FIA (WTCC) et Pure ETCR, la première série de courses de voitures de tourisme 100% électriques et multi-marques. (Avec communiqué)

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Alfa Romeo Giulia et Stelvio Quadrifoglio: le haut de gamme évolue par Dimitri Urbain

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Ce magnifique vert est appelé « Montreal », en hommage au coupé du même nom. Une teinte originale marquant le 110ème anniversaire de la marque.

Celle que tout le monde aime… mais que personne n’achète, ou presque ! Même chaudement plébiscitée par toute la presse, la Giulia trouve peu d’amateurs, malgré les rabais et promotions. Le Stelvio peine également à trouver sa place sur le marché des grands SUVs sportifs. Les ventes ne sont pas au niveau espéré par les dirigeants de la marque. Vieillissante, la gamme s’est réduite comme peau de chagrin, après la disparition de la Mito et, bientôt, de la Guilietta, complètement dépassée par la concurrence. C’est dans ce contexte qu’Alfa Romeo fait évoluer ses versions haut de gamme Quadrifolgio. (Dimitri Urbain)

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Les Giulia et Stelvio Quadrifolglio 2020 reçoivent des feux arrière full LED avec des détails soulignés de noir brillant.

Versions 2020… disponibles au millésime 2021

Les berlines Giulia et le SUV Stelvio Quadrifoglio évoluent légèrement, à l’image des versions moins puissantes des deux modèles. La marque les repositionne en concurrentes des Classe C 63, future M3 et autres X3 M. Extérieurement, le Stelvio peut désormais être chaussé de jantes en 21’’ tandis qu’au rayon des accessoires (disponibles chez MOPAR) figurent désormais une calandre, un spoiler et des coques de rétroviseurs en fibre de carbone. De nouveaux feux arrière intégralement à LED, avec des détails soulignés en noir brillant permettent de faire la différence. Les nouvelles teintes ont été baptisées de noms historiques et évocateurs en cette année du 110ème anniversaire de la marque : Vert Montreal ; Rouge 6C Villa d’Este et Ocre GT Junior. Les moteurs sont inchangés, le V6 2,9 l turbo développe toujours 510 ch et 600 Nm de couple sur les deux voitures, la Giulia étant disponible uniquement en propulsion tandis que le Stelvio est un 4X4. En option, une ligne d’échappement Akrapovic en titane avec sorties en fibre de carbone fait son apparition.

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Une ligne d’échappement en titane signée Akrapovic est disponible en option. Les sorties sont finies façon fibre de carbone.

Autonomie niveau 2

Alfa Romeo a fait appel à Bosch afin de proposer une autonomisation de niveau 2 sur ces modèles. On y retrouve la panoplie habituelle : régulateur de vitesse adaptatif, détecteur de sortie de bande, élimination d’angles morts ou encore la reconnaissance des panneaux routiers. A l’intérieur, les modifications sont plus importantes : console centrale redessinée, afin d’obtenir « un impact visuel et tactile plus important » et, surtout, d’améliorer la taille des rangements intégrés. L’élément majeur est un nouvel écran tactile de 8,8’’, disposant d’une nouvelle interface donnant accès à différents services connectés.

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A l’intérieur de la Giulia, la console centrale évolue afin d’offrir une plus grande contenance et l’écran 8,8’’ est désormais tactile.

Dans le menu des version Quadrifoglio figure un nouvel onglet « Performances » informant le conducteur sur l’usage de la puissance et du couple disponibles, la température de fonctionnement de certains éléments ou encore la pression de turbo. Afin d’être plus qualitiatif, le volant abandonne les éléments façon fibre de carbone pour revenir à du cuir et des coutures, tout comme sur le pommeau de levier de vitesses. En option, un cuir perforé est disponible pour les sièges, tout comme des ceintures de sécurité rouges ou vertes ! Il sera possible de passer commande dès cet été, les tarifs n’étant pas encore connu à l’heure actuelle (ils sont, respectivement, de 90.500 € pour la Giulia et 100.500 € pour le Stelvio, en Italie).

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Parmi les différents écrans disponibles, il est possible de connaître la pression du turbo ou encore de comparer des temps au tour… sur circuit uniquement !

Un avenir plus radieux ?

Avec le rapprochement PSA- FCA, l’avenir d’Alfa Romeo semble se concrétiser un peu plus.  La nouvelle offre 2022 du constructeur milanais serait composée de trois SUVs, en plus du Stelvio, ainsi que de la Giulia. L’offre Alfa qui, pour le moment, ne comporte encore aucune version hybride et/ou électrique devrait évoluer profondément sur ce plan. En entrée de gamme, il s’agirait d’un engin électrique qui tenterait de concurrencer les Audi A2, Mercedes GLA et BMW X1. Bien entendu, la base proviendrait du groupe PSA mais avec des réglages de suspensions et une esthétique propres à Alfa.

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Troisième et dernière nouvelle teinte évocatrice, cet Ocre GT Junior rappelle les glorieux coupés GTAm du début des années 70.

En milieu de gamme, le Tonale annoncée avec des versions thermiques et hybrides, utilisera la plateforme CDW déjà adoptée sur d’autres véhicules du groupe au niveau mondial (Jeep Compass, etc) et qui a été prévue dès le départ pour l’hybridation thermique/électrique (comme l’indique le lancement prochain des modèle PHEV des Compass et Renegade). Carlos Tavares est parvenu en très peu de temps à renverser la vapeur chez PSA, le résultat chez Opel est tout aussi remarquable… il pourrait aussi enfin sortir Alfa Romeo du marasme ! En moins de deux ans, une toute nouvelle Corsa, avec une offre électrique, est arrivée sur le marché. Plutôt que de payer des royalties à GM et continuer avec un produit développé en partie avant la reprise, PSA est reparti d’une feuille presque blanche : la plateforme de la 208. Les mêmes méthodes, appliquées chez Alfa, devraient renverser la vapeur et éviter un scénario à la Lancia. Le retour d’Alfa, annoncé depuis au moins 35 ans, ne s’est que trop rarement concrétisé (le dernier vrai succès de la marque remonte à près de 20 ans, avec les 156 et 147). Il pourrait finalement être rapide. Au risque de choquer, pourquoi ne pas imaginer une déclinaison de la Peugeot 508 PSE (Peugeot Sport Engineered, hybride de 360 ch) portant le Biscione ? De quoi, espérons-le, atteindre enfin l’objectif ambitieux des 400.000 ventes annuelles, fixé il y a déjà un certain temps. Le chemin sera long car l’an dernier, la marque n’a écoulé que 54.365 voitures… soit environ 50% de moins qu’en 2018 ! Croisons les doigts pour que le scénario soit enfin un succès et que les bonnes ventes des SUVs permette enfin le développement d’une nouvelle voiture de sport emblématique, un peu comme chez Porsche ou Cayenne et Macan financent la 911. (Dimitri Urbain)

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Le prototype Tonale, présenté au salon de Genève 2019, devrait enfin être disponible l’an prochain… sur une base PSA !

La bibliothèque idéale du Rédacteur Automobile : Le break Volvo 240 de mon père par Dimitri Urbain

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En couverture, un break 265, équipé d’un V6 de 2,7 litres développant une puissance modeste, 125 ch, mais faisant preuve de beaucoup de souplesse.

La collection « de mon père » des Editions E.T.A.I. couvre, en 120 pages et dans un format pratique, un large choix de marque et de modèles. Les Citroën, Peugeot, Renault et autres Simca s’y trouvent en nombre. Nous vous proposons de découvrir ici l’un des titres les plus originaux de la série, traitant de la Volvo 240 break. Les ouvrages consacrés à Volvo rédigés en français se comptant sur les doigts d’une main, ne boudons pas ce plaisir…

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A l’image des catalogues de la marque, cet ouvrage fait la part belle aux illustrations. Ici, les principaux éléments des trains roulants et de la direction.

Parpaing, boîte à chaussure, brique Lego…

Les qualificatifs relatifs aux formes anguleuses des breaks Volvo ne manquent pas ! En neuf chapitres, l’auteur retrace l’histoire des breaks maison et leur place dans la production de la marque. Depuis la Duett de 1953, en passant par l’Amazone et la 145, pour en arriver à la 240. Elle poursuit une carrière de presque 20 ans sans changer d’allure. Comme toujours chez Volvo, la sécurité est une préoccupation majeure et le break 240 ne fait pas exception, de ses pare-chocs renforcés aux zones d’absorption des chocs en passant par les sièges enfant spécifiques, rien n’est laissé au hasard. Toutes les motorisations sont évoquées, ainsi que les versions et équipements.

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Celle qui a fait évoluer l’image de la 240 : la version turbo. Des circuits et des courses d’endurance en passant par la gendarmerie belge et les antiquaires huppés adeptes du break, la 240 pouvait rivaliser avec nombre de sportives de son époque.

La version la plus désirable est sans doute la turbo, produite entre 1981 et 1985. 155 ch, cela peut sembler modeste aujourd’hui mais à l’époque c’était le moyen d’atteindre les 200 km/h et de passer de 0 à 100 en 9 secondes… une vraie GTI ! Le tout avec un Cx de frigo… heureuse époque où il se trouvait même des Volvo sportives, non bridées. L’auteur explique également comment Volvo s’est forgé une image en béton pour ses breaks, entre capacités de chargement incroyables et robustesse inégalée. Le succès sur le marché américain, les chiffres de production, l’évolution chronologique de la gamme, les chiffres de production, tout y est. Le lecteur y trouvera en outre un guide d’achat et la présentation de son grand concurrent, le break Mercedes W123. Thomas Morales signe ici, outre l’originalité du sujet, un des titres les plus complets de la collection « de mon père ». (Dimitri Urbain)

Le break Volvo 240 de mon père, Thomas Morales, Editions E.T.A.I., 2009, ISBN 978-2-7268-8837-7 (+/- 30,00€)

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La fabrication de la 240 par le détail… histoire de comprendre sa longévité et sa résistance aux affres du temps.

Essai: Ford Kuga ST-Line 2.0 EcoBlue AWD A8: la marche en avant

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Cela fait maintenant douze ans que le Ford Kuga s’est installé sur nos routes et l’on peut dire qu’il fait désormais partie du paysage. Si la première génération n’avait vécu que quatre ans (de 2008 à 2012), la seconde vient de laisser la place à la nouvelle venue, huit ans après son lancement. Et l’on peut écrire que cette troisième génération est logiquement la plus aboutie en matière de style. Ce Kuga utilise la nouvelle plateforme Ford C2 qu’il partage avec la Focus. De quoi lui garantir un comportement plaisant ?

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Bien charpentée, la nouvelle carrosserie soigne ses lignes et évolue avec son temps. Cela passe par une face avant moins anguleuse soulignée par des phares étirés tandis que les flancs bombés assurent une belle présence sur la route. L’arrière est tout aussi réussi et n’est pas sans évoquer une Focus élargie. Et ce n’est pas un hasard puisque le nouveau Kuga est plus large et plus long que celui qu’il remplace tout en étant plus bas. Cela donne un bel ensemble qui pèse, dans le cas de notre modèle d’essai, 1735 kg alors que l’ancien, dans la même configuration, était donné pour 1850… Autant dire que cette nouvelle plateforme est une belle réussite. Sous le capot, nous retrouvons le bien connu 2.0 EcoBlue transversal que Ford partage avec PSA, appelé DW10 en interne, et qui s’équipe d’un turbo VGT pour fournir ses 190 ch à 3500 tr/min pour un couple de 400 Nm disponible entre 2000 et 3000 tr/min!

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J’aime bien

Avec le Puma, le Kuga et l’Explorer, Ford a renouvelé ou créé, en peu de temps, trois SUV qui viennent s’ajouter à l’EcoSport, qui devrait être supplanté par le Puma, et à l’Edge en attendant l’arrivée du Mustang Mach-E électrique, plus crossover que SUV il est vrai. Voilà une gamme visiblement bien conçue qui va pouvoir affronter les prochaines années sereinement. D’autant que, comme toujours chez Ford, le Kuga bénéficie d’un châssis parfaitement mis au point qui permet de vivre la route en toute confiance. Confortable et dynamique, il se révèle être un compagnon très agréable sur la route. Monté en 18 pouces, notre exemplaire ne souffrait pas d’une dureté excessive grâce à des flancs de 60 mm.

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Plutôt malin

Les jolis sièges de la ST-Line participent au confort ressenti à bord et se sont montrés bien conçus. Comme l’habitabilité est également en hausse, tout est fait pour que l’on se sente bien à bord. A l’arrière, l’espace est accueillant pour deux adultes et les dossiers de la banquette rabattable 1/3:2/3 peuvent se régler sur deux crans d’inclinaison. Pas de prises USB à l’arrière de la console centrale mais des sièges chauffants et une grosse prise AC 230v. Si la tableau de bord n’est pas sans évoquer celui de la Focus, les plastiques sont assez convaincants et les matières utilisées à bord sont plaisantes. Parmi les détails qui font plaisir, le petit bouton qui annule l’action du système anti-dévoiement est appréciable. Les férus de sécurité seront ravis de savoir que le Kuga reçoit évidemment tous les systèmes les plus modernes mais également, et c’est une nouveauté, un système qui aide le conducteur à éviter les véhicules à l’arrêt, en cas de distraction, ou encore celui qui l’empêchera se prendre une voie rapide à contre-sens.

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J’aime moins

Vous aurez compris que ce nouveau Ford Kuga nous a laissé une belle impression. Pourtant, il n’est pas exempt de quelques défauts parmi lesquels on notera les peu pratiques palettes au volant, trop petites et au plastique indigne d’une voiture de ce niveau. Si le tableau de bord peut désormais afficher des variantes en fonction du programme choisi, cela reste encore très timide face à la concurrence du groupe Volkswagen pour ne citer que celle-là. Enfin, certains plastiques du bas de l’habitacle nous ont semblé un peu légers au même titre que la plage arrière en tissus qui pourrait bien ne pas résister très longtemps à de sauvages manipulations. Dernier petit grief, on ne s’est pas fait à la molette de la boîte automatique, cherchant encore et toujours un levier en cas d’urgence…

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Pourquoi je l’achète

Totalement redessiné, mieux charpenté, le Ford Kuga 2020 nous arrive très sûr de lui dans un segment où la concurrence est sévère. Mais il peut compter sur de solides arguments comme le confort assez impressionnant, la qualité de son châssis, un poids en baisse sur toutes ses versions, de nombreuses possibilités de motorisations allant de l’essence au Diesel en passant par des hybrides conventionnels ou légers, il est parfaitement adapté à son époque. Et si le volume du coffre est en légère baisse par rapport à son prédécesseur, il peut offrir une habitabilité convaincante à l’arrière. Enfin, les geeks pourront compter sur de multiples prises USB mais aussi la désormais indispensable station de recharge par induction. Avec la motorisation Diesel de notre voiture d’essai, nous avons signé une consommation de 6,6 l/100 km mais il y a moyen de rester facilement sous les 6 litres…

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Pourquoi je ne l’achète pas

Avec son gros Diesel de 190 chevaux et ses quatre roues motrices, le Ford Kuga que nous avons essayé ne sera guère courant dans notre petit pays lourdement taxé. Et c’est bien dommage parce qu’il constitue une belle alternative à certaines marques allemandes bien plus chères et à la réputation un peu surfaite. Affiché à 44.050€ tvac en prix de base dans la finition ST-Line, il offre franchement un équipement très complet puisqu’il n’existe alors que quelques accessoires peu coûteux. Cela représente quand même un surcoût de 2.850€ par rapport à l’ancienne version. A ce tarif-là, on peut peut-être se montrer davantage circonspect face à quelques détails de finition.

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