Essai : Subaru Uncharted 4E-xperience+ : un touché de route unique

Comme chez les Européens, il aura fallu pas mal de temps pour que Subaru se décide à passer sérieusement à l’électrique. Mais l’offensive est lancée et l’Uncharted est le plus accessible des trois modèles  100% électriques proposés par la petite marque japonaise.

Avec ses faux airs de baroudeur, le Subaru Uncharted impressionne surtout lorsqu’il est paré de ce gris Mineral Mettalic allié aux jantes noires. On est loin de l’image un peu frivole du Crosstrek, son pendant thermique. S’il partage ses dessous et une bonne partie de son emballage avec la Toyota CH-R+, il parvient à s’en distinguer suffisamment pour tenter d’attirer sa propre clientèle. Il est disponible en trois versions: 169 ch et batterie de 57,7 kWh, 221 ch et 77 kWh et la version à 4 roues motrices forte de 338 ch avec la grosse batterie qui nous concerne dans cet essai.

J’aime bien

Avec son volant aplati et son écran central imposant, le SUV japonais répond parfaitement aux attentes du conducteur branché. L’alliance des différents matériaux et des différentes teintes apportent à l’habitacle un côté assez réussi tout en conservant des touches physiques demandant un peu d’habitude pour être parfaitement utilisées, notamment au niveau des affichages du tableau de bord. La position de conduite est excellente et la qualité des sièges est dans la bonne moyenne. Aux places arrière, le bilan est moins éloquent, l’espace n’est pas celui qu’on attendait en découvrant l’Uncharted et la visibilité n’est pas évidente.

Plutôt malin

Si les Subaru se sont toujours démarquées par la qualité de leurs trains roulants, nous étions curieux de voir si ce modèle 100% électrique allait lui aussi offrir un supplément d’âme en termes de liaisons au sol. Et nous n’avons pas été déçus. Certes, les suspensions se montrent fermes à vitesse réduite, comme pour la plupart des SUV électriques massifs, mais une fois sur des routes dégagées, on se surprend à profiter de ses excellentes dispositions pour exagérer l’appui et avaler les grandes courbes à belle allure. Bon, ne nous faites pas dire ce que nous n’avons pas dit, l’Uncharged n’est pas sportif mais il peut compter sur un certain dynamisme pour procurer quelques moments de plaisir à ceux qui conduisent encore leur voiture…

J’aime moins

Malgré l’encombrement de ce SUV étoilé, on manque cruellement d’espaces de rangement. D’autant qu’avec une autonomie intéressante, on a consommé 16,6 kWh/100 km, on souhaiterait davantage de volume de chargement (coffre de 400 l.) pour envisager de plus longs déplacements avec des bagages. Pour cela, il faudra donc opter pour les modèles plus chers comme la Solterra ou la e-Forester.

Pourquoi je l’achète

Très agréable à vivre au quotidien, le Subaru Uncharted souffre d’un cruel manque d’image, la petite firme japonaise ayant quitté l’imaginaire des passionnés depuis bien  longtemps. Pourtant, ce SUV compact dispose de pas mal d’atouts pour séduire. Ses lignes sont un rien clivantes mais elles ont le mérite de sortir du lot. L’habitacle prend un sérieux coup de modernité avec un grand écran central tout en conservant des touches digitales facilitant l’accès à certaines fonctionnalités. La version essayée était la plus performante avec ses 4 roues motrices et ses 343 chevaux mais nous avons consommé raisonnablement et les 400 km d’autonomie réelle ne semblent pas utopiques. Enfin, si la version haut de gamme essayée est logiquement la plus chère (47.995€) de la gamme, elle est particulièrement bien équipée par rapport à l’ensemble de ses concurrentes.

Pourquoi je ne l’achète pas

Fermement maintenu à basse vitesse, le Subaru Uncharted n’offre pas énormément d’espace aux places arrière et le volume de son coffre est dans la moyenne. Pour les recharges, il faudra se montrer patient car l’Uncharted se recharge à 80 % en 28 minutes (puissance maximale de 150 kW). En revanche, sur une borne AC, le SUV japonais accepte 22 kW en série. Si le tableau de bord présente bien, la qualité des plastiques bas, notamment aux places arrière, n’est pas aux standards habituels des Japonais. Dommage.

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