Comment Audi Sport GmbH façonne le caractère de ses modèles RS

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Les modèles RS d’Audi Sport GmbH sont les fers de lance dynamiques de leur gamme respective. Ils ont un caractère bien trempé, marqué par une esthétique distinctive, une parfaite aptitude à un usage au quotidien, des performances de haut niveau innées et une expérience de conduite palpitante. Ils sont le fruit de l’attention constante portée aux détails les plus infimes par les ingénieurs de conception, de développement et d’essai, ainsi que des innombrables essais menés sur les routes du monde entier pour atteindre la perfection. Mais comment se déroule le travail de développement des véhicules ?

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La Nordschleife, la « boucle nord » du Nürburgring, est une légende parmi les circuits automobiles: la course de 24 heures qu’elle accueille chaque année est l’une des plus difficiles au monde. Il faut dire que le moindre mètre constitue à lui seul un véritable défi: la compression dans la section du Fuchsröhre, la plongée dans le Karussel, ou encore le saut au niveau du Pflanzgarten. Plus de 80 % de la distance d’un tour est effectuée à pleine puissance. Avec une charge maximale appliquée à une vitesse élevée, chaque kilomètre de cette course équivaut à plusieurs kilomètres de roulage sur route normale. 8.000 kilomètres de test d’endurance sur la Nordschleife représentent aisément la durée de vie totale d’une voiture. Avec ses exigences élevées, la Nordschleife est la référence pour n’importe quelle voiture de sport. Si elle réussit à survivre ici, elle résistera à toutes les routes du monde.

La Nordschleife peut également en apprendre beaucoup sur une automobile à un pilote chevronné: ses forces et ses faiblesses, la précision de sa direction pour réussir les meilleurs temps au tour, sa manœuvrabilité aux limites et, par-dessus tout, sa résistance même dans les conditions les plus ardues. Voici pourquoi la Nordschleife est l’une des références de l’univers du développement et des essais de véhicules chez Audi Sport GmbH.

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Un spécialiste de la Nordschleife pour Audi Sport : Frank Stippler

Frank Stippler est l’une des personnes qui connaît le mieux l’ »enfer vert ». Né à Cologne il y a 45 ans, il vit dans la région de l’Eifel. Il entretient une relation très spéciale, unique, avec l’histoire d’Audi Sport. Ses plus beaux succès comprennent notamment une victoire aux 24 heures de Spa en 2012 et deux succès aux 24 heures du Nürburgring (2012 et 2019). Stippler fait partie de l’équipe depuis le tout début, lorsque l’Audi R8 LMS a fait son entrée dans la catégorie GT3 en 2009. Outre ses qualités de pilote, il a également apporté son expertise technique. Depuis lors, il est devenu difficile d’imaginer la mise au point de voitures de compétitions-clients et même de n’importe quelle routière de sport sans lui. Ceci vaut tant pour les modèles RS que pour la R8, voiture de sport hautes performances qui a été profondément modernisée début 2019 et qui est proposée en versions Coupé, Spyder et en propulsion avec la R8 V10 RWD.

Le dernier joli coup en date de Stippler est le record du tour sur la Nordschleife, établi en automne 2019 au volant d’une Audi RS Q8. Le chronomètre a été arrêté à 7 minutes et 42,253 secondes, certifié devant notaire, le pilote professionnel originaire de Cologne pulvérisant de 12 secondes l’ancien meilleur temps enregistré par un SUV standard. Même si le nouveau record n’était pas l’objectif du travail de développement, il est toutefois la preuve indéniable de l’immense dynamisme qu’a à offrir le plus sportif des modèles Q d’Audi.

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Douze modèles proposés: l’initiative RS est en route

L’offensive des modèles RS bat son plein: la filiale sport d’AUDI AG possède déjà une palette de douze modèles RS: la RS3 en version Sportback et Berline, la RS4 Avant, la RS5 Coupé ou Sportback, la RS6 Avant, la RS7 Sportback, la TT RS Coupé ou Roadster, le RS Q3 et le RS Q3 Sportback, ainsi que le RS Q8. Huit de ces modèles ont été introduits en 2019 seulement, mais Audi Sport GmbH regorge déjà d’idées et est prête à retrousser ses manches dans un avenir proche.

Les futurs modèles RS amélioreront la gamme assez rapidement après le lancement de leurs familles respectives. Par conséquent, leurs caractéristiques seront définies à un stade très précoce et leur élaboration se fera en parallèle au travail sur la gamme de base correspondante. Les ingénieurs se pencheront certes sur le design, mais se concentreront aussi sur le groupe motopropulseur et la suspension. Après tout, le but est d’exacerber au maximum l’ADN sportif présent dans chaque Audi.

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L’efficience moderne constitue l’un des objectifs fondamentaux. Avec les RS6 Avant, RS7 Sportback et RS Q8, la liste des ingrédients comprend déjà un système d’hybridation légère sophistiqué basé sur le réseau électrique embarqué de 48 V, ainsi que la technologie de désactivation des cylindres (COD) pour le moteur V8 TFSI en charge partielle. Inutile de préciser que ces fonctions doivent également être mises en œuvre selon une méthode spécifiquement RS. « Réglage affiné et précis » sont les mots magiques sur la longue route du développement d’un modèle RS spectaculaire.

30 fois le tour du monde: le programme d’essai des RS et du RS Q8 en particulier

Pour le RS Q8, les ingénieurs chargés des essais chez Audi Sport GmbH ont passé près de deux ans sur la route, parcourant plus de 1,2 million de kilomètres, soit l’équivalent d’environ 30 fois le tour du monde, à bord de prototypes et de véhicules de développement. Les essais routiers les ont emmenés en Finlande, en Suède, en Italie, en Afrique du Sud, en Chine et aux États-Unis, et ont été effectués sur tous types de circuits et de routes.

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Les ingénieurs ont foulé des zones telles que l’anneau de vitesse circulaire de Nardò, dans le sud de l’Italie, où ils ont mis à l’épreuve la résistance de tous les composants à une vitesse élevée constante. En Scandinavie, ils ont tiré parti des conditions idéales offertes par la glace et la neige pour faire les derniers réglages en matière de réactivité de la suspension et des systèmes de contrôle. Sur une surface glissante, le plus infime changement de réglage est amplifié dans une mesure considérable. La chaleur et l’altitude en Afrique du Sud ont soumis la climatisation, le système de refroidissement du moteur et les caractéristiques de performance à des défis tout particuliers.

Inspiré des voitures de course: le design des modèles RS

Les proportions et la disposition de la calandre Singleframe de nombreux modèles RS sont basées sur la R8: à la fois plus large et plus basse que sur les autres membres de la famille, elle est dominée par des éléments noirs bruts et sportifs plutôt que chromés. Certains modèles RS présentent des fentes horizontales entre la calandre et le capot, une évocation de l’emblématique Audi Sport quattro de 1984. D’imposantes entrées d’air et de larges sorties d’échappement ovales symbolisent le puissance des moteurs suralimentés par turbo.

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La carrosserie affiche aussi une allure exclusive, particulièrement époustouflante pour l’Audi RS6 Avant. Elle est 80 mm plus large que le modèle de base et le design des ailes s’inscrit dans la plus pure tradition RS, à l’instar des portes arrière, des cadres de panneau latéral, de la face avant et du capot-moteur. Seules les portes avant, le toit et le hayon n’ont pas été modifiés. Les arches de roue de cette version Avant hautes performances accueillent des roues allant jusqu’à 22 pouces de diamètre, voire 23 pouces dans le cas du RS Q8.

Quatre sites: la production des modèles RS

La famille RS est produite à quatre endroits différents. Les RS3 Sportback, RS3 Berline, RS4 Avant, RS5 Coupé et RS5 Sportback sont assemblées sur les lignes de l’usine allemande d’Ingolstadt. La RS6 Avant et la RS7 Sportback sont quant à elles fabriquées à Neckarsulm. L’usine hongroise de Győr accueille pour sa part les TT RS Coupé et Roadster, le RS Q3 et le RS Q3 Sportback. Enfin, le RS Q8 est construit en Slovaquie, dans l’usine de Bratislava. Tous les modèles RS sont élaborés sur des systèmes communs avec leurs homologues de la gamme. L’atelier d’emboutissage d’Audi fournit les tôles métalliques spécifiques en acier, ou dans de nombreux cas, en aluminium, qui sont ensuite assemblées dans l’atelier de tôlerie.

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Le mariage, c’est-à-dire le stade où la suspension et le groupe motopropulseur sont assemblés à la carrosserie, est l’étape la plus délicate, en particulier pour les modèles équipés d’un moteur V8. Les pièces spécifiques aux RS, comme les systèmes d’échappement, les pare-chocs, les jupes arrière et les roues, parachèvent les modèles RS. Un nombre à deux chiffres de RS6 Avant et de RS7 Sportback sont construites à Neckarsulm chaque jour ouvré. Chaque exemplaire est soumis à un essai sur route avant d’être remis au client.

L’usine Böllinger Höfe, située à deux pas de l’usine de Neckarsulm, est le quartier général d’Audi Sport GmbH. Elle abrite la construction, en grande partie à la main, des voitures de sport et de course de la famille R8. C’est également ici que sera assemblée prochainement l’Audi e-tron GT 100 % électrique. (adaptation d’un communiqué de presse)

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Printemps 2020: sorties et nouveautés – Skoda par Dimitri Urbain

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Essence ou hybride plug in, la nouvelle Octavia vRS propose la même puissance… 245 ch. L’emplacement de la prise est ici bien visible, sur l’aile avant.

La quatrième génération de l’Octavia ressemble de plus en plus à une Superb en miniature… 4,69 m de long, ce sont 19 et 22 mm de plus pour la berline et le break. Elle prend également 15mm en largeur pour atteindre 1,83 m. Sa déclinaison sportive sera disponible en motorisations 2.0 l essence de 245 ch, 2.0 l diesel de 200 ch et hybride plug in de 245 ch. Une direction à démultiplication variable sera de série, de même qu’une suspension renforcée tout en restant confortable. La version vRS reçoit un kit carrosserie, des étriers de freins rouges et des jantes 18’’ noires ; des 19’’ sont disponibles en option. La calandre, les contours de vitres et le spoiler arrière sur la berline sont en noir. Le break reçoit un spoiler de toit noir à l’arrière.

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L’Octavia grandit en taille et se rapproche de plus en plus de la Superb. La version break vRS devrait remporter un succès commercial important. Tout comme la berline, le break bénéficie d’appendices aérodynamiques traités en noir.

La version hybride plug in de la vRS reçoit aussi une prise de recharge dans l’aile avant gauche. A l’intérieur, la couleur anthracite domine, avec une finition contrastée sur les sièges sport en tissus, un volant trois branches multifonctions avec les palettes pour la boîte DSG et les pédales finies couleur aluminium. Des sièges mi-alcantara mi-cuir sont disponibles en option, avec des coutures rouges ou grises sur le volant, les accoudoirs avant et arrière et des parties en Alcantara sur le tableau de bord également. (Dimitri Urbain)

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A l’intérieur, le tableau de bord est configurable par le conducteur, même si les écrans ne sont pas fondus en un seul. A noter la très petite commande de la boîte DSG dans la console, ainsi que les palettes au volant.

Renault reprend la main au Ring!

Dans la petite guerre que se livre les constructeurs généralistes pour établir le record du tour d’une traction sur la Nordschleife du Nürburgring, Renault vient de reprendre la main face à Honda (la Civic Type-R avait signé un 7’43’’8 en 2018). Et c’est une Mégane R.S. Trophy-R un peu particulière qui a établi un nouveau record en 7’40’’100!

2019 - Renault MÉGANE R.S. TROPHY-R : record au Nürburgring

Pour se faire, cette nouvelle génération de RS Trophy-R a utilisé le moteur de sa soeur sans le R, soit le 1.8 turbocompressé de 300 ch. Mais elle a été développée dans un temps très court, comme une voiture de course, par une équipe dédiée réduite qui s’est concentrée sur trois axes : un allègement maximal (jusqu’à 130 kg par rapport à Mégane R.S. Trophy hors options), une aérodynamique retravaillée et une évolution plus radicale de ses trains roulants. Renault Sport a également pu compter sur des partenaires privilégiés : Akrapovič pour la ligne d’échappement, Brembo pour les freins, Bridgestone pour les pneumatiques, Öhlins pour les amortisseurs et Sabelt pour les sièges baquets.

grâce à cela, la nouvelle Mégane R.S. Trophy-r a signé, le 5 avril dernier, un nouveau record absolu pour une traction de série sur la Nordschleife, aujourd’hui juge de paix mondialement reconnu pour la performance sportive. Elle a donc parcouru les 20,600 km en 07’40’’100.

2019 - Renault MÉGANE R.S. TROPHY-R : record au Nürburgring

L’histoire entre la Mégane R.S. et le « Ring » dure depuis plus de 10 ans. Elle débute en 2008 avec un tout premier record en catégorie traction de série : la Mégane R.S. R26.R boucle le tour en 8’17’’. Un chrono qui sera pulvérisé 3 ans plus tard, en 2011, par la deuxième génération de Mégane R.S. en version Trophy, aux mains du pilote-metteur au point de l’auto, Laurent Hurgon (8’07’’97). En 2014, celui-ci passe pour la première fois sous la barre des 8 minutes (7’54’’36) avec la version Trophy-R de Mégane III R.S.. Et c’est encore lui qui a piloté la toute dernière génération pour signer ce nouveau chrono de référence, dans une chasse au record où chaque seconde est devenue beaucoup plus difficile à gagner.

2019 - Renault MÉGANE R.S. TROPHY-R : record au Nürburgring

La voiture fera sa première apparition publique ce week-end, au GP de Monaco, avec les pilotes officiels F1, Daniel Riciardo et Nico Hulkenberg avant d’être commercialisée avant fin 2019, sous la forme d’une série limitée à quelques centaines d’exemplaires.

Melkus : la sportive improbable par Dimitri Urbain

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On a du mal à s’imaginer que ce joli coupé allemand était construit dans des conditions improbables.

Heinz Melkus voit le jour à Dresde en 1928. Enfant, il est baigné par les exploits des Flèches d’Argent et des Auto-Union de grand prix qui portent très haut les couleurs nationales. Il le sait, un jour il sera pilote de monoplace ! Malheureusement la guerre éclate en 1939 et aura des conséquences durables sur l’Allemagne. Après les hostilités, Dresde se trouve en zone contrôlée par les autorités soviétiques… un contexte loin d’être idéal pour devenir pilote ! (Texte: Dimitri Urbain)

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Heinz Melkus débute sa carrière de pilote à 23 ans, en 1951. Il court sur un engin de sa conception qui utilise toute la mécanique d’une VW Schwimmwagen, amphibie ayant survécu à la seconde guerre mondiale.

Le règne de la débrouille

Néanmoins, avec des bouts de ficelles, Heinz réalise son rêve. Dès 1951, il bricole une barquette à base d’éléments de Volkswagen Schwimmwagen datant de la guerre. L’année suivante il la modifie et lui donne des airs de barquette Veritas. Le moteur VW, placé à l’avant, est trop limité en puissance. Sans engranger de réels succès, il se tourne dès 1954 vers la formule 500 en monoplace. Heinz se construit un racer 500, très inspiré par les Cooper VIII et équipé d’un moteur JAP… dont on se demande comment il a pu finir en Allemagne de l’Est ! Avec cet engin, il termine troisième du championnat national en 1956 et 57 et le remporte en 1958.

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C’est la formule Racer 500  qui apporte la notoriété à Melkus et lui permet de devenir constructeur de monoplaces. Ici, une formule Junior de 1962.

De pilote à constructeur

Considéré quasiment comme une gloire nationale par les autorités, Heinz dispose désormais de certains contacts qui lui permettent de développer une activité de constructeur de voitures de compétition… chose jamais prévue dans aucun plan quinquennal ! C’est ainsi qu’entre 1959 et 1963, 25 monoplaces de formule Junior voient le jour. Equipées d’un moteur Wartburg 1.000 cm3, elles remportent un certain succès dans diverses compétitions des pays de l’Est. L’année suivante c’est une Formule 3 qui voit même le jour, utilisant toujours la même mécanique éprouvée, désormais poussée à 85 ch. Cette fois, la production atteint une petite centaine d’exemplaires et se poursuit jusqu’en 1969.

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Commande d’état, la Melkus RS 1000 met en valeur toutes les productions nationales de la République Démocratique Allemande lors des festivités du vingtième anniversaire de sa création.

Melkus, nouveau constructeur national !

La notoriété est là, les autorités sont bienveillantes par rapport à ces activités complètement à la marge qui font la renommée du pays. C’est pourquoi en 1968, l’Automobile Club de la République Démocratique Allemande confie à Heinz Melkus la mission de construire une voiture de sport nationale ! Elle devra être présentée lors des festivités du vingtième anniversaire de la RDA l’année suivante. Sans délai, il se met au travail. Melkus va donc faire son marché dans les productions IFA (Industrieverband Fahrzeugbau), l’association nationale des constructeurs automobiles regroupant les motos MZ, les automobiles Trabant et Wartburg, les utilitaires Barkas, les camions Framo et les tracteurs Forschnitt. Il bénéfice également du soutien d’entreprises nationales comme Pneumant (pneus) ou encore Narva (fabriquant d’ampoules).

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Le châssis de la RS 1000 est étroitement dérivé de celui de la Wartburg 353 présentée en 1966. Cette berline compacte aux lignes agréables marque le pas par sa technologie dépassée : moteur 2 temps, châssis séparé…

La RS 1000

Avec la bénédiction des autorités, Melkus fait appel à l’Académie des Arts de Berlin pour le dessin de la carrosserie. Très aérodynamique, elle est réalisée en polyester avec un toit et des portes papillon en aluminium. Les tests en soufflerie réalisés par l’université de Dresde lui garantisse une certaine stabilité sur route. Nécessité faisant loi, le pare-brise est celui de la Wartburg 353 ; il est un peu haut pour cette utilisation. La vitre arrière, elle, est en fait un… pare-brise de tracteur ! De son côté, le bureau d’études de l’usine d’Eisenach apporte également son concours pour l’adaptation de tous les éléments d’origine Wartburg. Le châssis séparé de la 353 est utilisé. Raccourci, il est renforcé et reçoit un arceau afin de rigidifier l’ensemble et protéger les occupants. Les quatre roues sont indépendantes, avec des triangles superposés à l’avant et des bras tirés à l’arrière tandis que des ressorts hélicoïdaux sont montés aux quatre coins.

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Vue sous cet angle, qui pourrait dire que la vitre arrière de la Melkus est en fait… un pare-brise de tracteur ? Tout au long de sa carrière de pilote- constructeur Heinz Melkus a fait preuve d’une ingéniosité hors du commun afin d’atteindre ses objectifs.

Direction et freinage (à 4 tambours !) sont également repris tels quels de la 353. Le moteur est toujours le 3 cylindres 1.000 cm3 2 temps de chez Wartburg, un développement du moteur DKW d’avant-guerre. Equipé de 3 carburateurs de moto MZ, d’un échappement libéré fait maison et de pièces internes optimisées, il développe 70 ch, un rendement très honorable, surtout que l’engin n’accuse que 750 kg sur la balance. Elle atteint 170 km/h en pointe, de quoi laisser sur le côté tout le reste de la production nationale ! En version compétition, elle est poussée à 100 ch tandis que le poids est réduit à 700 kg et elle atteint plus de 200 km/h en pointe. La boîte est modifiée, un cinquième rapport est ajouté mais… afin de réduire les coûts et la difficulté, il se trouve très mal positionné, entre le second et le troisième rapport. A partir de 1972, Melkus en profite pour augmenter un peu la puissance en réalésant le moteur qui passe désormais à 1.119 cm3. La puissance passe ainsi à 90 ch en version route et 118 en version course. Le freinage de la 353, à 4 tambours s’est toujours avéré le point faible de la voiture. Un nouveau montage à disques sur les 4 roues, d’origine Polski Fiat, est adopté.

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Ces agréables monoplaces sont équipées de moteurs Lada et prenaient part à une formule Lada, pendant de la formule Ford pour les pays du bloc de l’Est.

Production artisanale

Bon an mal an, ce sont une dizaine d’exemplaires qui sortent des petits ateliers de Dresde jusqu’en 1979, sans que de grands changements interviennent. Si la production est peu importante c’est autant à cause des difficultés d’approvisionnement en ex-RDA qu’à la politique de vente qui était entre les mains de l’état et d’une commission qui choisissait les pilotes les plus méritants pour leur en attribuer un exemplaire ! Même si les délais de livraison étaient très longs, ils étaient sans commune mesure avec le temps d’attente d’une Trabant (2 ans pour la Melkus contre au moins 5 pour la Trabant) Jusqu’aux années 90, Melkus produit différentes monoplaces équipées de moteur Lada, destinées à une formule monotype du bloc de l’Est.

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Aucune fioriture dans le traitement du panneau arrière de la RS 1000 qui affiche clairement ses orgines…

La renaissance

Après la chute du mur, la famille Melkus devient concessionnaire BMW pour Dresde et Chemnitz. A partir de 2006, Peter Melkus, fils de Heinz et son fils, Sepp, proposent des restaurations de véhicules portant leur nom ainsi que… la construction de 15 exemplaires « Revival » de la RS 1000. Deux puissances sont disponibles et toujours avec le 1.000 cm3 Wartburg : 75 et 85 ch, tandis qu’un réalésage à 1.118 cm3 permet de disposer de 95 ch.

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Sans doute l’angle le plus agréable de la Melkus, bien dans la lignée des petits coupés sportifs dérivés de la grande série des années 60- 70 : Alpine, bien sûr, mais aussi CG, Marcadier, Jidé en France ou Davrian et Ginetta en Grande Bretagne.

En parallèle, 5 autres exemplaires sont assemblés avec un moteur Volkswagen 1.600 cm3 de 102 ch. Il y a un lien historique puisque l’usine Wartburg a été intégrée au groupe VW après la réunification des deux Allemagne… et que les dernières 353 ont été produites avec des moteurs de Polo.

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Basée sur un châssis de Lotus, la RS 2000 de 2009 connaît une courte carrière car la société fait faillite dès 2012… seuls une poignée d’exemplaires sont produits pour des amateurs très éclairés.

En 2009, Melkus présente une évocation actualisée de son modèle légendaire : la RS 2000. Cette fois, elle utilise un châssis de Lotus Elise et propose des motorisation Toyota et Audi offrant jusqu’à 400 ch, pour un poids contenu à 1.000 kg. Quelques exemplaires sont produits jusqu’en 2012, au moment où la Melkus Sportwagen GmbH fait malheureusement faillite… c’est désormais le Melkus Motorsport Team, toujours aux mains de la famille, qui assure la pérennité de l’héritage de la marque. (Dimitri Urbain)

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Cette banale et humble berline à châssis séparé et moteur 3 cylindres 2 temps a donné naissance à l’unique voiture sportive de la RDA… Sa technologie remonte aux DKW d’avant la seconde guerre mondiale.

Essai: Renault Mégane RS 280 EDC: plaire au plus grand nombre

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A L’époque, nous avions déjà regretté la perte de caractère subie par la Clio RS IV. La faute à une boîte EDC trop lente, une carrosserie 5 portes imposée et un train arrière soudé. Pas de chance pour nous, c’est exactement la même démarche que les ingénieurs de Renault Sport ont adoptée lorsqu’il s’est agi d’élaborer la recette de la Mégane RS IV. Carrosserie 5 portes, boîte auto et roues arrière directrices font désormais partie de la panoplie mais heureusement, il est encore possible de l’obtenir avec une boîte manuelle accompagnée du pack Cup. Ce n’est malheureusement pas celle-là que nous avons essayée.

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Quel bonheur de revenir dans une berline après trois semaines passées dans des SUV lourds et encombrants! On s’installe dans la Mégane RS en profitant des sièges baquet et d’un habitacle subtilement badgé RS. Le rouge est présent avec les surpiqûres du levier de transmission, sur les baquets bien sûr mais aussi à travers l’éclairage lorsque vous optez pour le mode de conduite le plus sportif.

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J’aime bien

Le look extérieur de cette Mégane RS quatrième du nom est des plus réussis. Gonflée au niveau des ailes avant et arrière, elle suggère la puissance et la performance sans en rajouter des tonnes à travers des ailerons et autres spoilers de kèkè. Sa signature lumineuse est reprise à la Clio RS tandis que ses jantes laissent apercevoir les étriers de frein signés Brembo. Vous l’aurez compris, cette auto transpire les 280 chevaux de son 1.8 Turbo qu’elle partage avec l’Alpine. Une cavalerie qui peut sembler modeste comparée à certaines concurrentes mais qui se joue parfaitement de la circulation. Si la sonorité se fait discrète, la puissance répond largement aux appuis sur l’accélérateur et les performances sont réelles.

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Plutôt malin

Comme d’autres bolides du segment, ce qui frappe le plus pour ceux qui, comme moi, ont connu les bombinettes des années 90, c’est le confort et la polyvalence de la Mégane RS IV. Tant et si bien que certaines personnes accueillies à bord cette voiture durant ma semaine d’essai n’ont même pas imaginé une seule seconde qu’elle pouvait pousser aussi fort. Confortable, silencieuse en mode normal, elle se comporte comme n’importe quelle berline du segment. Mais la parure jaune de notre exemplaire d’essai n’a pas échappé aux amateurs. Nous n’avons jamais autant tailler le bout de gras avec des passionnés qu’à l’issue de cet essai. On se souvient d’un quinqua en Clio RS III croisé à la station -service un soir de décembre ou encore cette petite papote dans les files avec un jeune propriétaire de Mégane RS III fraîchement acquise. Ou comment démontrer que la passion pour l’automobile est encore bien réelle…

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J’aime moins

Il fut un temps où, lorsqu’on s’installait dans une Clio RS ou une Mégane du même nom, on avait l’impression de s’assoir dans une voiture de course. Positon de conduite au plus bas, bruits des graviers dans les arches de roue une fois en action, on s’y croyait et qu’est-ce qu’on aimait ça! Ce temps est malheureusement révolu. Le confort est devenu prioritaire. Et au volant, on regrette également ce train avant qui tranchait les trajectoires au scalpel. Un souvenir inoubliable d’un tour en mode full attack sur les petites routes de campagne restera à jamais gravé dans nos mémoires. La Mégane RS quatrième du nom est devenue plus efficace, plus facile à maîtriser, comme si l’on ne savait plus piloter. Attention toutefois à l’efficacité du train arrière directionnel (4Control) qui surprend les premières fois, lorsque vous vous jetez dans les courbes rapides… l’arrière qui enroule aussi fort perturbe lorsqu’on ne s’y attend pas!

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Pourquoi je l’achète

A l’heure où l’on pousse les gens vers des déplaçoirs haut perchés remplis d’écrans et d’assistance, il est toujours bon, voire gratifiant, de choisir un autre chemin. Celui de la berline sportive qui donne le sourire dès les premiers virages avalés. La saveur n’est certes plus la même qu’il y a dix ans mais comme elle a gagné en confort ce qu’elle a perdu en saveurs extrêmes, elle devrait pouvoir séduire un public plus âgé qui veut pouvoir conduire ses amis au resto le dimanche tout en sachant qu’il pourra profiter de sa monture une fois seul.

Mégane R.S. International Launch - Jerez - Andy Morgan - January 2018 (25)

Pourquoi je ne l’achète pas

Les miracles n’existent pas et lorsqu’on mène cette RS à la cravache, le 1.8 Turbo réclame ses litres de carburant. Mais quel plaisir au volant! Il faut néanmoins composer une nouvelle fois avec la lenteur de la boîte EDC qui continue à diriger la manœuvre même en mode manuel, ce qui a le don de m’exaspérer. Et puis ultime – petit – défaut, cette tablette centrale qui demande à nos yeux, des manipulations fastidieuse et pas spécialement logiques mais c’est mon avis qui n’est pas partagé par ma fille de 14 ans qui jongle facilement avec tous ces bidules! Son prix? 37.200 euros ou 35.450 en boîte manuelle.

Mégane R.S. International Launch - Jerez - Andy Morgan - January 2018 (87)

Renault présente la version Trophy de sa Mégane R.S. et on en salive déjà

2018 - Nouvelle Renault MÉGANE R.S. TROPHY

Ceux qui suivent l’actualité de l’automobile en avait entendu parler, c’est désormais officiel, Renault vient de présenter la version Trophy de sa Mégane R.S. Celle-ci inaugure une nouvelle version du moteur 1.8L turbo, porté à 300 ch et 420 Nm en augmentant la pression du turbo et en modifiant l’échappement. Mais la nouvelle la plus importante pour nous, c’est la disponibilité d’une boîte de vitesses manuelle à côté de l’EDC.

2018 - Nouvelle Renault MÉGANE R.S. TROPHY

Dotée des dernières innovations de Renault Sport en matière de liaisons au sol, dont le système 4CONTROL à quatre roues directrices et les amortisseurs à butées hydrauliques de compression, la nouvelle Mégane R.S. Trophy est équipée de série du châssis Cup, qui se distingue par des suspensions raffermies et un différentiel à glissement limité mécanique Torsen.

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Cette version est également enrichie par des freins à disques avant bi-matière, des jantes 19’’ spécifiques et une monte pneumatique Bridgestone très hautes performances, pouvant être associée à de nouvelles jantes allégées exclusives.

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Pour offrir les meilleures sensations, cette nouvelle bombe peut être équipée d’une nouvelle génération de sièges avant Recaro revêtus d’Alcantara.

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Répondant au besoin des connaisseurs en quête d’exclusivité, la version Trophy reste parfaitement utilisable au quotidien en profitant de tous les atouts de Mégane R.S., notamment:
– La possibilité de choisir entre différents modes de conduite à l’aide du Multi-Sense ;
– Les performances exceptionnelles du système d’éclairage R.S. Vision ;
– Le système de télémétrie et d’acquisition de données R.S. Monitor.

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Vivement l’essai!

2018 - Nouvelle Renault MÉGANE R.S. TROPHY