Expo peinture: les bolides de Philippe Poncelet au 23 de la Sauvenière à Liège

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Philippe Poncelet est loin d’être un inconnu dans la milieu du sport automobile belge. Ce jeune retraité calidifontain a cédé les commandes de Graffitti, sa société de lettrage publicitaire, à son fils pour se consacrer dorénavant à une passion mise en veilleuse depuis trop longtemps à son goût: la peinture.

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« Retraité depuis peu, je me suis remis à une activité qui m’a intéressé très jeune alors que je fréquentais les classes de dessin à Saint-Luc. Dans les années 90, j’ai beaucoup travaillé sur des affiches où je pouvais encore laisser mon goût pour la peinture s’exprimer mais après quelque temps, la partie lettrage a pris le dessus avec la décoration de nombreuses voitures de course, après avoir créé ma société, mais en entrant dans un aspect beaucoup plus professionnel, j’ai mis mes aspirations de peintre de côté même si cela n’a jamais vraiment quitté mon esprit. Et une fois le temps de la retraite arrivé, c’est la curiosité qui m’a poussé à reprendre à nouveau mes pinceaux et m’essayer sur différents supports pour occuper mes longues soirées d’hiver. C’est la première fois que j’ai l’occasion d’exposer et j’en suis ravi. Je suis donc très heureux d’être ici aujourd’hui, au numéro 23 du Boulevard de la Sauvenière. »

Sur les murs de cette galerie d’art, on découvre des oeuvres variées techniquement mais également au niveau des sujets puisqu’on passe de la Formule Un moderne aux Sport-prototypes des années 60 sans oublier quelques bolides du WEC.

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Des sport-prototypes des années 70 aux LMP1 du WEC, il y en a pour tous les goûts.

« Je travaille sur du plexi, sur de l’aluminium ou encore, plus classiquement, sur de la toile. Je choisis mes sujets selon mes inspirations. Souvent, je découvre une voiture prise sous un angle qui me plait et de là, je cogite une histoire ou une situation qui me sont propres. On reconnait souvent le cadre de ces tableaux mais ils ne correspondent pas à un moment ayant réellement existé. Par exemple, Ayrton Senna sur cette Lotus n’a jamais couru en même temps que la Mc Laren qui est à ses côtés. Je pars d’une histoire ou d’une anecdote pour inventer ma composition. Je m’inspire parfois d’un élément d’une photo auquel j’ajoute un autre provenant d’un souvenir que j’ai d’une course et je les mélange à un autre fait dont on m’a parlé pour composer un tout. »

La course automobile, comme tout passionné, Philippe est tombé dedans lorsqu’il avait 16 ans en assistant à des courses à Francorchamps.

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« Et cela ne m’a jamais quitté puisque j’ai participé à des courses de côte, j’ai fait du circuit, j’ai eu l’occasion de goûter au rallye, on peut dire que j’ai essayé tout ce qui existe en sport automobile. Donc je peux dire qu’il y a un ressenti et du vécu à faire passer à travers mes peintures à l’acrylique. Il y a eu une époque où l’on me demandait de dessiner des choses trop précises et c’était alors davantage une contrainte qui bridait un peu la liberté de l’artiste. Je ne veux pas revivre cela donc je dessine désormais selon mes idées et mes envies en sachant qu’une voiture de course, c’est quelque chose de précis et une Ferrari ou une Lotus doivent être immédiatement identifiables. »

Même s’il n’y a pas une seule voiture de rallye dans les peintures exposées ici, Philippe peut également se pencher sur des modèles mythiques comme les Lancia Fulvia et Stratos, les berlinettes Alpine ou encore la Porsche 911 de Félix Brasseur à qui il a promis une reproduction « à sa façon »…

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« Je n’ai pas réellement de période du sport automobile de prédilection comme on peut le voir ici où se cotoient des protos des années 70 et des F1 modernes. Mais c’est vrai que je me souviens avec une certaine nostalgie de mes 20 ans lorsque je me glissais à travers les barbelés pour aller assister aux 1000 kilomètres de Francorchamps, j’allais régulièrement en Angleterre pour assister à des courses. C’était des voitures extraordianires et des pilotes hors-norme, à l’époque, c’est celui aui allait le plus vite qui gagnait. Quand j’entends parler des ailerons flexibles en F1 ou d’autres subtilités d’ingénieurs, je me pose certaine question sur le sport automobile d’aujourd’hui où la place du non-sportif est devenue bien trop grande à mes yeux. »

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L’exposition est ouverte du mercredi au dimanche, de 14 à 18 heures et c’est à la Galerie23, Boulevard de la Sauvenière, 23 à 4000 Liège. Mais comme Philippe Poncelet n’est jamais à court d’idée, il a décidé de mettre ses anciens bâtiments sis au 39 de la rue des Vennes à la disposition d’artistes qui souhaiteraient y exposer leurs peintures, leurs sculptures, leurs dessins ou même leurs photos. Tiens, cela me donne une idée…

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Philippe s’est lancé dans les pliages depuis peu et c’est franchement sympa…

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