Une GTI chez BMW ? La nouvelle 128ti arrive ! par Dimitri Urbain

Pour la première fois de son histoire, BMW lance une « GTI » : une traction compacte et puissante. Au passage, le légendaire monogramme « ti » refait surface.

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Extérieurement, seules les notes rouges des éléments du pack M et les jantes permettent de distinguer cette nouvelle version sportive de la gamme Série 1. Forte de 265 ch, elle se pose d’emblée en concurrente des VW Golf GTI et autres Ford Focus.

La gamme Série 1 est coiffée par la M135i X Drive, à quatre roues motrices. Cette toute nouvelle 128ti (Pour « Turismo Internazionale », comme à la grande époque des… 2002) vient se placer juste en-dessous. BMW nous promet un plaisir de conduite non dilué, au volant de cette sportive 80 kg plus légère que la M135iX. Elle vient donc se positionner en concurrente directe des VW Golf GTI et autres Ford Focus ST. Ici, il ne s’agit de privilégier une expérience de conduite agréable plutôt que la vitesse maximale… Comme ces dernières, c’est une traction à cinq portes, la génération actuelle de la Série 1 ayant délaissé tant la propulsion que la carrosserie 3 portes.

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Un châssis M abaissé de 10mm, suspensions spécifiques et les barres antiroulis de la M135iX associés à une direction revue devraient procurer un réel plaisir de conduire…

Ti, le retour…

BMW se penche sur son glorieux passé pour ce nouveau modèle… « ti » signifie « Turismo Internazionale » et non « turbo injection », comme beaucoup pourraient être tentés de le croire… La première voiture de la marque ayant reçu ce monogramme était la 1800 ti, en 1963, soit quinze ans avant l’apparition de « M », sur la M1 dessinée par Giorgetto Giugiaro. La 1800 ti était une version sportive de la 1800 équipée de pièces… Alpina (pistons haute compression et une rampe d’admission avec deux carburateurs Solex). La puissance faisait ainsi un bond d’une vingtaine de chevaux et s’établissait à 108 ch mais la voiture conservait la souplesse et la fiabilité de la version de base. Ensuite, c’est au tour de la 2002 de le porter, soulignant ici aussi un surcroit de puissance. Par après, c’est la griffe « M » qui est utilisée. Un peu plus tard, au cours des années 90 et 2000, les versions « Compact » des Séries 3 E36 et E46 sont déclinées en version « ti », histoire de les rendre un peu plus sportives aux yeux des amateurs… sans pour autant qu’il y ait une augmentation de puissance à la clef. Cette fois, BMW ressort le fameux « ti » histoire de faire revenir des amateurs de conduite sportive dans sa clientèle.

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Doublement évocateur du passé de la marque, « 28 » rappelle les glorieux six en ligne à la bande son inimitable tandis que « ti » est un retour aux sources… il a été utilisé pour la première fois sur la berline 1800 ti, équipée de pièces spécifiques Alpina !

La 128ti en détails

BMW précise que le monograme « ti » a toujours été attribué à des modèles particulièrement sportifs de la gamme. Même si « 28 » est évocateur d’un autre glorieux passé, celui des moteurs six cylindres en ligne, la 128ti récupère le moteur quatre cylindres TwinPower Turbo de la 135i, dans une version moins puissante. Il développe ici 265 ch de 4750 à 6.500 tr/ min  et 400 Nm entre 1.750 et 4.500 tr/ min, pour un 0 à 100km/h abattu en 6,1 sec. Soit 1,3 sec de plus que la version plus puissante mais aussi… 1 sec de moins que la 120i. Au moment d’écrire ces lignes, BMW ne communique pas de vitesse maximale pour ce nouveau modèle. La consommation s’établit entre 6,1 et 6,4 l pour des émissions de CO2 comprises entre 139 et 148 gr, selon les normes WLTP. Elle n’est disponible qu’avec une boîte Steptronic automatique 8 rapports. Selon BMW, le marché pour ce genre de voitures en boîte manuelle tend à réduire comme peau de chagrin… et la boîte automatique permet de meilleures accélérations. En outre, il est également impossible de monter un régulateur de vitesse adaptatif avec une boîte manuelle. Les rapports peuvent néanmoins se passer à la volée via les palettes situées derrière le volant.

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Dans cette version, el quatre cylindres en ligne de deux litres est équipé d’un turbo. Il développe 265 ch de 4.750 à 6.500 tr/min tout en se contentant d’un peu plus de 6 litres aux 100 km !

Un châssis spécifique

Le châssis de la 128ti, abaissé de 10 mm, est identique à celui des autres versions Pack M de la gamme. Associé à une suspension « Direct Drive » M Sport, plus ferme et des ressorts tarés plus durs en série, il confère à la voiture un centre de gravité plus bas et une allure plus sportive. Les barres antirouils sont celles de la M135i. L’idée est ici d’offrir un comportement plus incisif en virage et de réduire les mouvements de caisse parasites. La technologie ARB agit sur la direction, calibrée afin d’éliminer les remontées de couple, un problème récurrent sur les tractions puissantes. Un différentiel Torsen à glissement limité améliore la traction et la stabilité des roues motrices lors de manœuvres à hautes vitesses. Le système de freinage est celui de la M135iX, avec des disques ventilés de 360 mm et des étriers 4 pistons à l’avant, tandis qu’à l’arrière ce sont des disques de 300 mm avec étriers flottants. Ces derniers sont peints en rouge.

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Ambiance sportive et raffinée à l’intérieur, les sièges sport BMW sont toujours bien présents, gage de confort et d’une position de conduite parfaite pour tous les gabarits.

Une esthétique revue et adaptée

Extérieurement, le pack M Sport est de série mais se démarque des autres versions de la gamme par ses touches rouges : déflecteurs de spoiler avant et arrière, partie inférieure des bas de caisses et autocollants « Ti » sur les côtés, à l’arrière. Sur les voitures commandées en Melbourne Red ou Misano Blue, ces éléments sont traités en noir et… peuvent toujours être supprimés lors de la commande, pour plus de discrétion. Des jantes bicolores en « Y » de 18 pouces (équipées de Michelin Pilot Sport 4 sur demande et sans supplément de prix) sont disponibles, ainsi qu’une série d’accessoires M sport : diffuseur en fibre de carbone et spoiler supérieur arrière ; lame de spoiler avant ; coques de rétroviseurs ou encore des jantes 19’’ bicolores. Pour le marché allemand, le « shadow line » est de série, (absence de chrome) et les grilles de calandre comme les coques de rétroviseurs sont noires. En option, le « shadow line Individual » est disponible pour les phares, ce qui leur donne un aspect plus sombre.

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L’accoudoir central avant reçoit un monogramme « ti » brodé en rouge, du plus bel effet. Il est assorti aux motifs des sièges, aux coutures du volant et aux tapis de sol.

Intérieur en rouge et noir

A l’intérieur, sièges sport et volant M sont bien entendu de la partie, tout comme le repose pied en alu. La couleur dominante est le noir mais des touches rouges se retrouvent également à l’intérieur, sur les dossiers de sièges, les coutures du volant ou la broderie « ti » sur le dessus de l’accoudoir central, le tableau de bord et les tapis de sol. L’écran 8.0’’ est de série mais il est possible de passer à une version digitale à deux écrans de 10.25’’ et un affichage tête haute de 9,2’’. Un amplificateur intérieur d’échappement est utilisé afin de donner une « expérience auditive riche et sportive » au conducteur, sans pour autant qu’elle soit plus bruyante à l’extérieur… dommage ! C’et équipement différencie la 128ti des autres versions plus sages de la gamme. A l’heure d’écrire ces lignes, pas encore de tarif disponible pour la Belgique mais il devrait se situer entre ceux de la 120i et de la M135iX, soit aux environs de 46.000 € et débutera en novembre. (Texte: Dimitri Urbain)

Nouveauté: Ferrari Omologata: Unique en son genre

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Depuis 2008, la maison modenèse a choisi de privilégier les clients les plus fortunés en leur créant des modèles uniques, appelés en interne des one-off. Hier, sur la piste de Fiorano, les auditeurs attentionnés ont eu droit à un chant très célèbre, celui du V12 atmosphérique du Cavallino Rampante! Celui-ci s’est animé sous le capot d’un modèle inédit appelé Omologata. (Adaptation de l’italien avec Vittoria Lays)

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Le dernier modèle de la lignée des créations uniques a été commandé par un client européen qui souhaitait un concentré de toutes les valeurs qui définissent la relation spéciale entre Ferrari et le monde du Grand Tourisme. Il s’agit d’un coupé capable d’être aussi à l’aise sur route que sur piste dans les mains d’un gentleman driver. L’Omologata a fait l’objet d’un développement de plus de deux ans en s’inspirant des courses les plus mythiques à l’architecture moderne pour aboutir à un exercice destiné à marquer l’époque de son empreinte. Partant d’une plateforme de 812 Superfast dont on a gardé uniquement le pare-brise et les feux arrière, ils ont cherché à optimiser les formes de ce coupé en dosant savamment ses volumes fluides et ses ouvertures pour en améliorer l’aérodynamisme. Rappelons ici que le V12 atmosphérique de la Superfast a une cylindrée de 6,5 litres et procure une puissance de 800 ch. De quoi rendre l’Omologata particulièrement véloce: le 0 à 100 km/h est annoncé en moins de 3″ et la vitesse de pointe serait de plus de 340 km/h.

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Dans l’habitacle, de nombreux détails rappellent le lien entre cette voiture et le monde du sport automobile. Les sièges sont en cuir et tissus avec des harnais à 4 points bleu électrique dans un intérieur totalement noir. Le manque de lumière apporte une atmosphère intrigante dans l’habitacle, vestige d’une époque révolue. Les éléments métalliques du tableau de bord et le volant sont recouverts par un vernis particulier qu’on associe communément aux GT des années 50 et 60. Des détails imperceptibles sont disséminés sur la carrosserie en aluminium est réalisée à la main et permettent aux passionnés d’identifier toutes les sources d’inspiration qui ont eu un rôle dans la réalisation de ce modèle unique. Elle s’offre une teinte Rosso Magma et une livrée sophistiquée Racing s’inspirant de la tradition du GT à l’italienne.

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Nouveauté: Ford Puma ST: encore plus dynamique!

Dans la famille des SUV compacts, le Ford Puma est clairement notre préféré. Son caractère dynamique et ses lignes originales nous ont rapidement fait oublier l’injure faite à l’appellation réservée jusqu’alors à un petit coupé traction avant de la fin des années 90. Et comme pour affirmer davantage le caractère de son petit crossover, la marque à l’ovale bleu vient de présenter sa variante ST qui reçoit le 1.5 EcoBoost trois cylindres tout en alu de la Fiesta ST fort de 200 ch (320 Nm de couple).

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Une bonne nouvelle qui s’accompagne du montage d’un autobloquant dont la fonction est d’optimiser la motricité afin d’améliorer l’agilité en courbe en réduisant le sous-virage. Entièrement mécanique, le système distribue le couple à la roue disposant du plus d’adhérence : il limite le patinage tout en permettant au conducteur de tirer pleinement parti des performances du moteur. De son côté, le différentiel à glissement limité optionnel signé Quaife fonctionne en synergie avec le Torque Vectoring Control, qui améliore la tenue de route et diminue le sous-virage en appliquant une force de freinage à la roue avant intérieure des virages. Les ingénieurs Ford Performance ont peaufiné l’équilibre entre ces deux fonctions pour offrir une adhérence optimale sur les surfaces sèches et une fluidité parfaite sur les surfaces humides. On peut leur faire confiance, depuis bien des années, le comportement des Ford les plus dynamiques, pour ne pas dire sportives, enchantent les amateurs de pilotage.

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D’ailleurs, pour compenser le centre de gravité plus élevé du véhicule, l’essieu de torsion arrière affiche une rigidité supérieure de 2000 Nm/deg, ce qui représente une augmentation de plus de 40 % par rapport à la Fiesta ST, et de 50 % par rapport au Puma standard, avec une barre antiroulis de 28 mm intégrée à sa section U. À l’avant, une barre antiroulis de 24 mm contribue également à la stabilité en courbe. Si la direction du Puma classique ne manquait déjà pas de répondant, certains la trouvant carrément nerveuse, cella du ST a encore été retouchée pour une réactivité améliorée en entrée de virage. Et pour terminer ce long chapitre consacré aux boulons et aux rondelles, ajoutons que le freinage a bien évidemment été renforcé avec des disques avant de 325 mm, soit un diamètre de 17 % plus large que sur le Puma standard, tandis que des disques de 271 mm sont installés à l’arrière. Tout cela sent bon la grosse attaque!

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Tarte aux pommes

Avec son design déjà très caractéristique, le Puma limitait les possibilités de rendre le ST très différent. Ainsi, le pare-chocs avant intègre une lame Ford Performance qui augmente la déportance de près de 80 %, offrant une stabilité et une motricité accrues à l’avant. Le grand becquet de toit à l’arrière optimise l’aérodynamisme, avec un diffuseur distinctif intégré au pare-chocs arrière. Les calandres signées ST favorisent quant à elles les capacités de refroidissement du moteur. Côté personnalisation, le Puma ST offre les finitions Magnetite ou métal usiné pour les jantes en alliage de 19 pouce de série, ainsi que six teintes de carrosserie: Agate Black, Desert Island Blue, Fantastic Red, Frozen White, Magnetic et, exclusivement pour la version ST, Mean Green. C’est celle-là que vous découvrez sur les photos. La finition de série noir brillant du toit, des contours de calandre, des jupes latérales, des coques de rétroviseurs et du becquet de toit rendent le véhicule encore plus facile à identifier.

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À l’ouverture du véhicule, avant même de grimper à bord de l’habitacle, les rétroviseurs rabattables électriquement projettent au sol le logo ST. À l’intérieur, on retrouve des sièges sport Recaro, chauffants et confortables. Ces derniers, qui affichent le logo ST et sont garnis d’un revêtement Miko Dinamica adhérant, maintiennent fermement le conducteur et le passager avant. L’habitacle comporte également des seuils de portes Ford Performance, un volant en cuir à méplat et un levier de vitesses ST. Les sièges, le soufflet du levier de vitesses et les tapis de sol ST présentent des surpiqûres Metal Grey. Avec un volume de 456 litres, le coffre du Puma ST offre toujours le meilleur espace de chargement de sa catégorie, grâce à l’innovant Ford MegaBox. En effet, cette solution de stockage modulable propose un espace supplémentaire de 80 litres sous le plancher du coffre, permettant d’accueillir par exemple deux sacs de golf en position verticale.

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Confort préservé

Les équipements de série dédiés au confort et à la fonctionnalité comprennent un socle de recharge sans fil, le pare-brise chauffant Quickclear, les capteurs de stationnement avant et arrière, les détecteurs de pluie et le système d’info-divertissement SYNC 3 de Ford, permettant au conducteur de contrôler l’audio, la navigation et les smartphones connectés à l’aide de simples commandes vocales. Le système offre la compatibilité gratuite avec Apple CarPlay et Android Auto™. Il s’accompagne d’un écran tactile central de 8 pouces affichant le logo Ford Performance au démarrage. Un système audio B&O haut de gamme est également disponible. La technologie du modem FordPass, livrée de série, permet aux propriétaires de Puma ST de contrôler certaines fonctions du véhicule, comme le verrouillage et le déverrouillage des portes, ou encore la localisation du véhicule, via l’application mobile FordPass. Le modem reçoit également, via le cloud, les Local Hazard Information, informant le conducteur des risques liés à la circulation, même lorsque l’incident en question n’est pas immédiatement visible, en raison d’un virage ou de la présence d’autres véhicules. Les autres technologies d’aide à la conduite disponibles comprennent notamment les PreCollision Assist avec Active Braking, Active Park Assist, Cross Traffic Alert avec Active Braking et l’Intelligent Speed Limiter.

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Des modes adaptés à votre humeur

Les modes de conduite sélectionnables du Puma ST vous permettront de choisir le caractère voulu selon vos envies. Du mode Track, qui optimise le plaisir de conduite du SUV haute performance, au mode Eco (pour la première fois sur un modèle ST), les modes de conduite modèlent le caractère du Puma ST en fonction des besoins ou de l’humeur du conducteur.

  • En mode Normal, la cartographie du moteur, le contrôle de la traction, le contrôle de stabilité électronique (ESC), la soupape de l’échappement actif et la direction assistée électrique (EPAS) sont configurés pour offrir une réactivité naturelle et un bon retour d’informations.
  • En mode Eco, la cartographie moteur et la réponse de l’accélérateur sont configurés afin d’optimiser la consommation de carburant.
  • En mode Sport, la cartographie moteur et la réponse de l’accélérateur sont affutées, tandis que les réglages de l’EPAS sont ajustés pour offrir un meilleur feedback et un contrôle affiné en conduite rapide. La soupape active de contrôle du bruit s’ouvre pour intensifier la sonorité sportive de l’échappement. Le mode Sport est accessible immédiatement à l’aide d’une commande au volant.
  • En mode Track, toutes les fonctions dynamiques du véhicule sont réglées pour obtenir les meilleurs temps au tour: le contrôle de la traction est désactivé et les interventions de l’ESC sont réglées pour autoriser de plus larges dérives, pour une expérience de conduite des plus pures.
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De plus, l’ESC à trois modes permet aux conducteurs de choisir entre l’intervention complète du système, un mode permissif caractérisé par une intervention limitée et la désactivation complète du système. Exclusivement conçue pour la piste et disponible avec le Performance Pack, la fonction Launch Control, grisante pour le conducteur, permet d’obtenir le meilleur des accélérations depuis l’arrêt. Le système s’active au volant et fait apparaître un affichage graphique dédié au sein du combiné d’instruments numérique de 12,3 pouces. Le maintien de la pédale d’accélérateur ordonnera au système de faire prendre ses tours au moteur et de le maintenir à son régime maximal. Une jauge se remplit alors à l’écran et indique lorsque la voiture est prête au départ. Le relâchement total de l’embrayage permet alors un départ arrêté optimisé, grâce à la gestion conjointe de la puissance et du couple par l’ESC, le contrôle de traction, le Torque Vectoring Control et le Torque Steer Compensation.

A la découverte de tout cela, il nous tarde de prendre le volant de ce Puma survitaminé!

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BMW annonce une version Touring de la M3 : de quoi bousculer le marché des breaks ultra rapides ! par Dimitri Urbain

Le premier break sorti des ateliers M est la génération E34 de la série 5, en 1992. C’est la dernière M assemblée à la main dont 891 exemplaires ont été assemblés jusqu’en 1995.
Le premier break sorti des ateliers M est la génération E34 de la Série 5 en 1992. C’est la dernière M assemblée à la main dont 891 exemplaires ont été assemblés jusqu’en 1995.

Les nouvelles M3 (G80) et M4 coupé (G82) seront dévoilées dans quelques semaines. Pour la toute première fois, BMW développe en parallèle une version Touring de la M3 qui devrait être commercialisée en 2022. En attendant, les prototypes seront testés sur route ouverte et, bien entendu, au Nürburgring…

La E61 Touring en version M5 est équipée d’un V10 de 5 litres. 1025 breaks sont sortis d’usine entre 2005 et 2010.
La E61 Touring en version M5 est équipée d’un V10 de 5 litres. 1025 breaks sont sortis d’usine entre 2005 et 2010.

Un break M ?

Jusqu’à présent, aucune M3 n’a jamais été déclinée officiellement en break. Il n’y a eu que deux versions Touring de M5 commercialisées : en 1992, avec la génération E34, et en 2007, la génération E60. Depuis longtemps sont les amateurs qui réclament cette version mais BMW a toujours laissé le champ libre en la matière à Alpina.

La seule photo de la future M3 actuellement disponible… elle laisse bien voir les traditionnelles sorties d’échappement au nombre de 4 et les ailes qui seront gonflées. Pour le reste, encore un peu de patience.
La seule photo de la future M3 actuellement disponible… elle laisse bien voir les traditionnelles sorties d’échappement au nombre de 4 et les ailes qui seront gonflées. Pour le reste, encore un peu de patience.

Future M3 Touring :  en développement !

Très peu de détails sur la future M3 Touring ont filtré pour le moment… Néanmoins, BMW a quand même dévoilé quelques éléments : voies seront larges, grandes prises d’air à l’avant et les traditionnelles sorties d’échappement, au nombre de 4, seront bien là. Les quelques prototypes des futures M3 et 4 qui ont été surpris en essai sont tous équipés de la nouvelle calandre bien haute et étroite, rompant complètement avec la tradition maison. Cet aspect controversé du design aura -t-il un impact sur les ventes ? BMW a l’habitude de sortir des designs particuliers sans que cela pose problème à sa clientèle mais, dans ce cas, rien n’est gagné ! Le constructeur a confirmé que les futures M3 seront équipées d’un moteur six cylindres M Twin Power turbo de 3 litres de cylindrée.

Depuis l’Audi RS 2, le constructeur allemand a toujours offert une version RS sur base de l’A 4 Avant, avec transmission intégrale. Développée avec l’aide de Porsche, elle disposait de « seulement » 315 ch, en 1993. Depuis, RS4 et RS6 ont bâti une solide réputation à la marque, au travers de multiples générations, toujours plus puissantes. La RS4 actuelle offre des performances de supercar dans un format familial compact relativement discret.
Depuis l’Audi RS 2, le constructeur allemand a toujours offert une version RS sur base de l’A 4 Avant, avec transmission intégrale. Développée avec l’aide de Porsche, elle disposait de « seulement » 315 ch, en 1993. Depuis, RS4 et RS6 ont bâti une solide réputation à la marque, au travers de multiples générations, toujours plus puissantes. La RS4 actuelle offre des performances de supercar dans un format familial compact relativement discret.

En version « de base », la puissance sera de 480 ch et elle montera à 510 ch à 6.250 tr/ min pour la variante « Compétition ». Le couple disponible est de 600 Nm à 2.600 tr/ min dans les deux cas.  Ce moteur, dénommé S58, se retrouve déjà sous les capots des X3 et X4 M. D’emblée, plusieurs versions de la M3 sont prévues, en deux et quatre roues motrices, avec boîte manuelle et/ ou automatique. Cependant, actuellement, rien ne nous permet de confirmer que toutes seront également déclinées en Touring.

L’Alpina B3 Touring est sans doute celle qui risque le plus de souffrir de la concurrence d’une M3 Touring… raffinée, discrète et très performante, elle continuera sans doute à plaire à une clientèle qui trouvera la M3 Touring trop tapageuse. Surtout si la nouvelle calandre « qui ne laisse personne indifférent » est de la partie !

Le principal marché pour M sont les USA, qui absorbent pas moins de 45% de la production, suivis par l’Allemagne et la Grande Bretagne, avec 10% chacun. Le segment des breaks est plutôt en recul depuis plusieurs années, au profit des SUVs, mais nul doute que BMW puisse écouler aux environs de 5 à 6.000 M3 Touring sur la durée de vie du modèle. Et, au passage, tailler quelques croupières à Audi et Mercedes. Les tarifs ne sont évidemment pas encore connus mais voici déjà de quoi placer les choses en perspective :

Chez Mercedes, les versions sportives sont les AMG. La génération actuelle de la Classe C se décline en pas moins de 3 versions, avec V6 de 3 litres ou V8 de 4 litres, en deux niveaux de puissance. La plus élevée, la S, dispose de 510 ch et sera donc en concurrence directe avec la future M3 Touring Competition. Le choix se fera donc entre un V8 ou un 6 en ligne…

Gordon Murray Automotive T50 : la supercar ultime ? par Dimitri Urbain

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La McLaren F1… présentée il y a 28 ans, elle continue à fasciner les amateurs et reste l’une des meilleures supercars de tous les temps : agile, précise, efficace… et belle. Œuvre de Gordon Murray pour la partie technique et de Peter Stevens pour les lignes, elle a très bien vieilli et inspire aujourd’hui la nouvelle Gordon Murray Automotive T50.

Gordon Murray ? Ce nom vous dit quelque chose ? Responsable technique en F1 pendant plus de 20 ans, il a permis à ses employeurs de remporter pas moins de cinq championnats du monde. En 1981 et 1983, chez Brabham, puis chez McLaren Racing, sans discontinuer, de 1988 à 1990. Ensuite, il a développé la fameuse McLaren F1 des années 90… (Dimitri Urbain)

A l’époque elle était au-dessus du reste des supercars. Plus récemment, il a créé sa propre société de design, en 2007. Il présente aujourd’hui un nouveau projet très abouti : la T50, en quelque sorte une F1 bénéficiant de 30 ans de développement technologique et fidèle à sa conception de la légèreté.

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La T50 reprend les lignes générales et les proportions de la F1. Elle n’est pas plus encombrante qu’un Boxster et pèse moins d’une tonne. De quoi remettre les choses en perspective sur un marché où la débauche de puissance masque trop souvent des manques en matière de comportement routier et de sensations de pilotage.

T50 : la supercar qui repousse les limites

Depuis près de 30 ans, des dizaines de supercars, toutes plus puissantes les unes que les autres, ont été présentées. Sans pour autant toujours passer le cap de la production. La McLaren F1 reste, elle, un engin au-dessus du lot, en dépit de son âge. Cependant, est-il encore réellement possible de faire mieux en la matière ?  Gordon Murray en est persuadé. N’ayons pas peur des mots: sa F1 représentait ce qui se faisait de mieux dans l’automobile à l’époque de sa présentation. Pour la T50, il a donc amélioré tout ce qui ne lui convenait pas sur la McLaren F1 et fait appel aux toutes dernières technologies, à des matériaux comme le titane ou la fibre de carbone. Pourquoi « T50 » ?  Tout simplement parce qu’il s’agit de son cinquantième projet, en cinquante ans de carrière. Et qu’il s’agit d’une sorte de couronnement, la supercar « analogique », ultime, celle qui est toute entière vouée au plaisir de conduire, sans puissance délirante, sans débauche d’aides électroniques et sans surpoids. Amateurs de Lotus, attention : se  retrouvent ici tous les concepts chers à la marque : la légèreté et un comportement routier exemplaire, proche de la précision d’une monoplace, tout en restant confortable et utilisable au quotidien. Il s’agit tout autant d’art que de développement industriel et d’une vitrine du savoir-faire britannique. En effet, tous les fournisseurs et équipementiers de la voiture sont basés en Grande Bretagne, une volonté délibérée du concepteur.

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A l’arrière, une turbine permet d’optimiser les caractéristiques aérodynamiques de la T50.

Design épuré et effet de sol

Entièrement conçue et dessinée par Murray et son équipe, la T50 se caractérise par sa pureté et son élégance. Le subtil équilibre des lignes et des courbes se passe de tout appendice aérodynamique disgracieux : pas de spoilers douteux, d’ouïes d’aération démesurées placées au petit bonheur la chance, tout est fonctionnel et beau. Murray ne voulait pas d’une carrosserie encombrée de spoilers lui donnant un aspect de robot. Une volonté délibérée pour que la T50 soit splendide et le reste, qu’elle soit toujours aussi agréable à regarder dans 30 ans. Les références à la McLaren F1 sont nombreuses, comme la forme de l’avant en flèche, la prise d’air centrale sur le pavillon ou encore les portes en dièdre. Dépourvues de rétroviseurs, elles s’ouvrent vers le haut, facilitant l’entrée et la sortie de l’engin. La caisse est une monocoque en fibre de carbone. Elle est en partie collée sur une structure alvéolaire en aluminium, afin de lui conférer un maximum de rigidité tout en favorisant l’agilité et le confort des passagers. Ceux-ci, au nombre de 3 maximum, sont protégés par une cellule de sécurité et des zones de déformations programmées. La cellule en carbone permet de se passer de renforts centraux, dégageant ainsi encore plus l’espace intérieur. Le châssis de la T50 habillé de tous ses panneaux en fibre de carbone pèse moins de 150 kg ! Le capot moteur est en deux parties, vitrées, articulées en leur centre, facilitant la vue et l’accès au moteur. Les vitrages, 28% plus minces, ont permis de gagner de précieux kilos. Chaque boulon, écrou, fixation a été optimisé afin d’être le plus léger possible tout en offrant une résistance maximale. Les phares LED rappellent la F1. La voiture est symétrique et un axe central est bien visible. Le pavillon est vitré de part et d’autre de cet axe, afin d’augmenter la sensation d’espace dans l’habitacle. Les roues sont des 19’’ à l’avant et des 20’’ à l’arrière, montées en Michelin Pilot Sport 4S.

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Gordon Murray, ingénieur et visionnaire, une sorte de Colin Chapman des temps modernes… qui croit encore que le plaisir de conduire n’a rien à voir avec l’électronique et doit être centré sur le conducteur et les sensations que procurent une voiture.

Le contraste entre l’avant, joli et gracile, et l’arrière, avec la turbine de 40 cm, les échappements, les grilles d’aération du moteur ou encore le diffuseur est frappant. La T50 fait appel à la technologie à effet de sol utilisant une turbine à l’arrière. Elle est apparue pour la première fois sur la Brabham BT46, au cours de la saison de formule 1 1978. La turbine, commandée par un circuit électrique en 48V, crée un maximum de déportance à l’arrière, accélérant le flux d’air sous la voiture, en équilibrant déportance et pénétration dans l’air, quelle que soit la vitesse. La Mc Laren F1 utilisait également des turbines, une par côté, située à l’arrière dans les ailes. Selon Murray, il s’agit là d’une véritable révolution en matière d’aérodynamique automobile. En effet, la combinaison de la turbine, du diffuseur inférieur et des volets aérodynamiques intégrés sur les bords supérieurs de la caisse, créent une déportance d’un niveau jamais atteint auparavant, conférant à la voiture des caractéristiques supérieures en matière de tenue de route et de vitesses de passage en virage. Côté dimensions, elle ne mesure que 4,352 m de long et 1,85 m de large. La T50 est de taille similaire à un Porsche Boxster, plus petite qu’une 911 et plus légère qu’une Alpine A110, à 986 kg seulement. Ce qui représente, au minimum, un bon tiers en moins que la plupart de ses rivales quand ce n’est pas 50% ! Pour Murray, contenir le poids n’est pas seulement lié à l’utilisation de matériaux ultra légers, il rejoint Colin Chapman en précisant que c’est un état d’esprit. Une supercar qui aurait fait un stage chez Weight Watchers, en quelque sorte… Une voiture lourde ne pourra jamais concurrencer une voiture légère. Grâce au poids réduit et aux 650 ch du moteur, le rapport puissance-poids est bien inférieur à celui de ses concurrentes. Pour l’égaler, la plupart devraient disposer de 950-1000 ch et d’un châssis renforcé pour tenir la route et freiner, donc être encore plus lourdes ! Il n’entre pas dans les intentions de Murray d’établir de nouveaux records sur le Nürburgring. Son but est d’apporter aux conducteurs de la T50 l’expérience de conduite la plus agréable qui soit, de toutes les supercars. La garde au sol, 120 mm à l’avant et 140 à l’arrière, permet de rouler en ville en se jouant des casses-vitesse sans endommager la voiture.

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L’habitacle est un peu comme celui d’un avion de chasse. Le pilote-conducteur est au centre, un passager peut prendre place derrière lui, de part et d’autre. L’habitacle est spacieux, avec de nombreux espaces de rangement et des panneaux vitrés dans le toit.

Moteur V12 !

La McLaren F1 était mue par un V12 BMW. La T50 bénéficie d’un tout nouveau moteur, bien à elle, toujours V12, et signé Cosworth cette fois. Par rapport au moteur BMW, il est plus léger de 60 kg. C’est un atmosphérique de 4 litres avec zone rouge à 12.100 tr/ min. Ici, pas de turbo, pas de système hybride, vive l’atmosphérique. Pour Murray, le moteur représente au moins 50% du plaisir de conduire. Ce nouveau V12 est donc le meilleur qui soit, bien entendu ! Le Cosworth GMA est le V12 qui monte le plus haut dans les tours, celui dont les réactions sont les plus rapides. Il est à la fois le plus puissant et le plus léger des V12 routiers. Il développe 663 ch à 11.500 tr/min et un couple de 467 Nm à 9.000 tr/ min… plus de 70% du couple est disponible à partir de 2.500 tr/ min. La puissance au litre s’établit à 166 ch. Le moteur complet ne pèse que 178 kg ! Les bielles, soupapes et la cloche d’embrayage sont en titane, le bloc, très fin, est en alliage d’aluminium à haute résistance. Le montage du moteur (et de la boîte de vitesses), sur des fixations anti-vibrations, fait partie intégrante du châssis, avec un rôle semi-structurel. Le poids de l’ensemble a pu ainsi être diminué de 25 kg et permet d’abaisser le centre de gravité, tout en obtenant un moment polaire d’inertie particulièrement bas, gage d’agilité pour la voiture. Les accessoires sont commandés par engrenages afin d’encore gagner du poids et rendre le compartiment moteur moins fouillis. Un mode « GT » limite les montées en régime à 9500 tr/ min et la puissance à 600 ch, idéal pour la ville… En mode « Power », toute la puissance est disponible et la bande son vire à la symphonie en V majeur ! Murray n’aime pas les couvercles en plastique qui cachent les moteurs. Ici, les collecteurs d’admission et d’échappement sont donc bien en vue. La boîte manuelle 6 vitesses est montée transversalement. Assemblée par Xtrac, son carter présente des parois extérieures très minces ; elle ne pèse que 80 kg, soit 10 de moins que la boîte de la F1. Les cinq premiers rapports sont rapprochés et une sixième longue est plus faite pour l’autoroute. Les mouvements et la résistance du levier de vitesses, la grille en H, ont été optimisés.

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Le tableau de bord est ergonomique,pas encombré d’un tas de boutons ni d’écrans tactiles. Efficacité et précision sont associées à des matériaux de haute qualité et des assemblages sans faille.

Le pilote au centre… de la voiture

La position de conduite est centrale, comme dans une certaine Mc Laren F1. La vision est complètement dégagée, façon monoplace. L’ergonomie est aussi soignée que l’aérodynamique : toutes les commandes sont analogiques, très intuitives et organisées autour du poste de pilotage, un peu comme dans un avion de chasse. Il n’y a pas d’écran tactile ou de basculeurs, les indicateurs de direction se trouvent même sur les branches horizontales du volant. L’aiguille du compte tours est tournée en aluminium. Le volant, en fibre de carbone, est conçu pour offrir un maximum de sensations et une prise en main parfaite. De part et d’autre, trois boutons rotatifs en aluminium (de qualité aérospatiale) se trouvent à portée de main.  Ils commandent le chauffage et la climatisation, les essuies- glace et les phares. Celui situé en haut à gauche, avec une silhouette de turbine, commande les quatre modes aérodynamiques. Il permet de contrôler le niveau de pression statique sur et sous la voiture, la combinaison de l’action de la turbine et du diffuseur. La qualité des matériaux utilisés, la précision des commandes et la simplicité des indications renforcent la facilité d’utilisation. Le pédalier est en titane… et facilite le talon-pointe.

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A la différence d’autres supercars, la T50 bénéficie d’un espace intérieur important. Plus grand que celui de la F1 et de toutes ses concurrentes, l’accès au poste de pilotage est aisé, avec un plancher rigoureusement plat. De part et d’autre du siège central, les sièges des passagers. En outre, des espaces de rangement de différentes tailles sont prévus et jusqu’à 288 litres de bagages peuvent prendre place. Les sièges sont très légers : 7 kg pour celui du conducteur, 3 kg pour ceux des passagers. Le système audio, développé par Arcam, dispose de 10 hauts parleurs, offre 700 W, est compatible avec Apple Carplay et Android Auto, mais ne pèse que 3,9 kg ! La voiture est également équipée d’un système qui amène le bruit de l’admission à l’intérieur, comme sur la F1 : le « Direct Path Induction Sound » (Chemin direct pour le bruit d’admission). On est ici loin des bruits artificiels lancés dans un système audio, c’est celui, plus agréable, du moteur qui vient jusqu’à vos oreilles ! Une prise d’air est située juste au-dessus de la tête du conducteur et une série de panneaux mobiles en fibre de carbone agissent en amplifiant le son du moteur. Le système est commandé par la position du papillon d’admission plutôt que lié aux montées en régime. La T50 est calme et raffinée tant que les accélérations restent modérées, le son prennant plus d’importance une fois l’admission bien ouverte.

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Une boîte manuelle ! Les 6 rapports sont commandés au plancher et tant les mouvements que le poids et la résistance du levier ont fait l’objet de toutes les attentions de Gordon Murray et son équipe.

Une expérience de conduite pareille à nulle autre

De la direction très communicative à la précision chirurgicale des commandes de la boite et de l’accélérateur, tout a été fait pour que le plaisir de conduite soit optimal, en toutes circonstances. Tous les paramètres ont été étudiés afin que la combinaison entre puissance, réactivité instantanée de la voiture et sensations de pilotage soient la plus immédiate et la plus directe possibles.  Tout en veillant bien entendu à ce que la T50 demeure confortable, raffinée et utilisable au quotidien. Un véritable tout de force ! Pas moins de 6 modes aérodynamiques sont disponibles : deux sont entièrement automatiques : « Auto », optimal pour une utilisation quotidienne, et « Braking » (freinage), en fonction de la vitesse de la voiture et des actions du conducteur. Dans ces deux cas, l’effet de sol est passif. En mode « Braking », les spoilers arrière se déploient comme des volets d’ailes d’avion, à maximum 45° lorsque la force de freinage maximale est requise. La turbine agit également simultanément, à haute vitesse, avec les clapets du diffuseur ouverts. Cette fonction peut doubler la déportance, améliorer la stabilité et la tenue de route, tout en réduisant la distance de freinage de 10 m à 230 km/h. En cas de besoin, lorsque l’aérodynamique pourrait influencer les distances de freinage et d’arrêt, ce mode supplante tous les autres. En mode « High Downforce » (déportance élevée), le conducteur peut augmenter la traction de la voiture. Les spoilers arrière sont déployés à 10°, les clapets du diffuseur sont ouverts et la turbine agit afin d’augmenter la déportance de 50%.

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Le moteur est un V12, développé par Coswort. D’une cylindrée de 4 litres, il prend des tours comme un moteur de moto (zone rouge à 12.100 tr/ min !) et développe la bagatelle de 663 ch à 11.500 tr/min pour un couple de 467 Nm à 9.000 tr/ min… plus de 70% du couple est disponible à partir de 2.500 tr/ min. Avec une puissance au litre de 166 ch, Cosworth met tous les motoristes d’accord. Les bielles, soupapes et la cloche d’embrayage sont en titane, le bloc, très fin, est en alliage d’aluminium à haute résistance. Complet, il pèse moins de 180 kg. L’alternodémarreur commandant la turbine arrière est ici bien visible en aluminium, sur la gauche.

En sélectionnant la fonction « V Max » (vitesse maximale), le moteur entraine l’alterno-démarreur monté directement sur le vilebrequin afin d’augmenter la puissance maximale de 35 ch durant des séquences de 3 minutes maximum. En outre, au-delà de 230 km/h, la prise d’air supérieure est « active » et permet de faire passer la puissance maximale du moteur à plus de 700 ch. En mode « Streamline » (aérodynamique), la trainée aérodynamique est diminuée de 12,5%, la vitesse maximale en ligne droite est plus élevée, tout en réduisant la consommation et la déportance. Un peu comme si 50 ch tombaient du ciel… Les spoilers arrière ne sont pas déployés afin de favoriser l’aérodynamique. Les clapets du diffuseur sont partiellement fermés, ce qui réduit la déportance, rendant la voiture encore plus confortable et efficace. La turbine tourne à haut régime, aspirant l’air du dessus de la voiture afin de diminuer la trainée aérodynamique. Cette « longue queue » vitruelle, façon Porsche 917, permet de bénéficier de 15kg de poussée supplémentaire. « V Max boost » (vitesse maximale) est le mode le plus extrême. Il associe le mode « Streamline » avec l’alternodémareur 48 V (qui normalement entraine la turbine) afin d’augmenter la puissance jusqu’à 700 ch, pour de courtes périodes. Enfin, le mode «Test » (essai), ne s’utilise qu’à l’arrêt. La turbine monte progressivement en régime jusqu’à 7000 tr/ min, les deux spoilers arrière effectuent un mouvement complet, tout comme les clapets des conduits du diffuseur qui s’ouvrent et se ferment, avant de reprendre leur position initiale. Murray reconnaît que la voiture qui a le plus servi à des comparaisons au cours de la mise au point de la T50 est… la F1 d’il y a 28 ans. Tout simplement parce qu’aucun constructeur ne s’est aventuré à essayer de créer une voiture aussi légère, avec moteur V12 atmosphérique et boîte manuelle. Par rapport à la F1, elle est censée être plus facile à utiliser au quotidien et à entretenir. Les suspensions utilisent une double triangulation en aluminium forgé. La direction est mécanique, à crémaillère, avec assistance uniquement à basse vitesse afin de ne pas modifier l’expérience de conduite. Les moyeux sont en aluminium forgés, avec écrou de fixation central, afin de réduire le poids. La voiture est équipée d’un ABS et d’un freinage à disques carbones et étriers Brembo à 6 pistons à l’avant et 4 à l’arrière. L’assistance du système est réduite afin de conserver au mieux le feeling sur la pédale. L’ESP et l’antipatinage peuvent, bien entendu, être complètement déconnectés.

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Gordon Murray utilise comme monogramme la sirène emblématique de sa famille écossaise depuis de 12ème siècle. Les couleurs bleue, rouge et verte sont celles de son clan.

Quand puis-je signer le bon de commande ?

La voiture sera assemblée par Gordon Murray Automotive, toute nouvelle société créée pour l’occasion, en 2017, lors de la présentation de l’avant- projet de la T50. La production sera de 100 exemplaires, vendus la modique somme de… plus de 3.112.000 € ! La majorité de la production est, bien entendu, déjà réservée, les amateurs ayant versé près de 667.000 € en guise d’acompte ! Chaque acheteur aura le privilège de rencontrer Gordon Murray en personne et procédera au réglage personnel du siège, des pédales et de la colonne de direction, exactement comme en formule 1. Une fois que la voiture entrera en production et que tous les détails seront finalisés, un nouveau paiement de 834.000 € devra être fait ; le reste étant soldé à la livraison. La première voiture sera livrée en janvier 2022 et les 99 autres sur le restant de l’année. Une fois cette production terminée, une nouvelle série de 25 voitures, destinées uniquement à un usage sur circuit, sera lancée. Murray ne s’engage pas sur un programme en compétition pour le moment. D’une part, parce qu’il veut d’abord et avant tout réussir la production et la commercialisation des 100 premiers exemplaires, mais aussi, d’autre part, parce que beaucoup d’incertitudes règnent sur les réglementations sportives après 2022. Un réseau d’atelier sera mis en place aux USA, au Japon, en Grande Bretagne et à Abu Dhabi. Pour les autres marchés, un « flying doctor » ou technicien volant sera dépêché directement chez le client ! (Dimitri Urbain)

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A l’avant, les phares évoquent directement la McLaren F1 mais bénéficient des dernières technologies en matière d’éclairage à LED.

Subaru BRZ: une série spéciale pour saluer son départ

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Pour s’amuser, il n’y a rien de mieux qu’un coupé BRZ. Malheureusement, sa production va cesser l’été prochain.

Toutes les bonnes choses ont une fin dit l’expression. Et cela colle particulièrement au coupé BRZ de chez Subaru dont la production sera arrêtée cet été après 9 ans de commercialisation. Une bien triste nouvelle pour les amateurs de coupé propulsion synonyme de plaisir de conduire mais aussi parce qu’il n’y a plus guère de modèle véritablement sportif au sein de la gamme du petit constructeur japonais. Pour souligner ce petit événement, Subaru a choisi de proposer une dernière édition limitée à quinze exemplaires sur les marchés Belge et Luxembourgeois.

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Pour marquer l’événement, Subaru propose une série spéciale Final Edition mais il n’y en aura que 15 pour les marchés belge et luxembourgeois.

Celle-ci se distingue des versions classiques par ses étriers de freins rouges signés Brembo, ses amortisseurs sport plus fermes développés par Sachs et ses jantes de 17 pouces couleur noir métallisé. Côté carrosserie, le petit coupé BRZ sera disponible en couleur Crystal Black ou WR Blue pearl, bien connue des fans de la marque aux six étoiles. De plus, l’exclusivité de cette série spéciale sera soulignée par des badges spécifiques, dont le numéro de chaque exemplaire.

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L’intérieur de cette série spéciale est marqué par ses surpiqûres bleues.

A bord, les designers ont habillé les sièges sports de cuir / Alcantara noir et bleu et d’un volant sport, alors que le tableau de bord, les panneaux de portes et le soufflet du changement de vitesse recevront une surpiqûre contrastée bleue. La Subaru BRZ Final Edition sera équipée de série d’un système audio à écran tactile de 7 pouces avec six haut-parleurs et Apple CarPlay / Android Auto, de deux ports USB dans la console centrale, des rétroviseurs extérieurs électriques rabattables et chauffants, d’une climatisation automatique double zone, de vitres électriques et de feux antibrouillards à DEL.

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C’est en circuit, en championnat du Japon des GT300 que la Subaru BRZ s’est le plus souvent exprimée en compétition.

Techniquement, cette ultime série conserve les éléments qui ont fait sa réputation: le moteur 4 cylindres à plat Boxer de 2 litres de cylindrée développant 200 CV, uniquement en combinaison avec une boite de vitesses mécanique à six rapports. La Subaru BRZ Final Edition est proposée à la vente au prix de 39.995€ tvac. Comme précisé plus haut, seuls quinze exemplaires sont prévus pour les marchés belge et luxembourgeois. Les voitures seront uniquement vendues via https://www.subarustock.be

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Printemps 2020: sorties et nouveautés – Skoda par Dimitri Urbain

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Essence ou hybride plug in, la nouvelle Octavia vRS propose la même puissance… 245 ch. L’emplacement de la prise est ici bien visible, sur l’aile avant.

La quatrième génération de l’Octavia ressemble de plus en plus à une Superb en miniature… 4,69 m de long, ce sont 19 et 22 mm de plus pour la berline et le break. Elle prend également 15mm en largeur pour atteindre 1,83 m. Sa déclinaison sportive sera disponible en motorisations 2.0 l essence de 245 ch, 2.0 l diesel de 200 ch et hybride plug in de 245 ch. Une direction à démultiplication variable sera de série, de même qu’une suspension renforcée tout en restant confortable. La version vRS reçoit un kit carrosserie, des étriers de freins rouges et des jantes 18’’ noires ; des 19’’ sont disponibles en option. La calandre, les contours de vitres et le spoiler arrière sur la berline sont en noir. Le break reçoit un spoiler de toit noir à l’arrière.

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L’Octavia grandit en taille et se rapproche de plus en plus de la Superb. La version break vRS devrait remporter un succès commercial important. Tout comme la berline, le break bénéficie d’appendices aérodynamiques traités en noir.

La version hybride plug in de la vRS reçoit aussi une prise de recharge dans l’aile avant gauche. A l’intérieur, la couleur anthracite domine, avec une finition contrastée sur les sièges sport en tissus, un volant trois branches multifonctions avec les palettes pour la boîte DSG et les pédales finies couleur aluminium. Des sièges mi-alcantara mi-cuir sont disponibles en option, avec des coutures rouges ou grises sur le volant, les accoudoirs avant et arrière et des parties en Alcantara sur le tableau de bord également. (Dimitri Urbain)

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A l’intérieur, le tableau de bord est configurable par le conducteur, même si les écrans ne sont pas fondus en un seul. A noter la très petite commande de la boîte DSG dans la console, ainsi que les palettes au volant.

Printemps 2020: sorties et nouveautés – Porsche par Dimitri Urbain

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Le Boxster se décline à nouveau avec un 6 cylindres à plat et une boîte manuelle, pour le plus grand plaisir des puristes de la marque.

GTS : Boxster et Cayman avec un flat 6 !

Porsche Boxster et Cayman GTS reçoivent un moteur 6 cylindres à plat de 4.0 litres, en lieu et place des quatre cylindres! Cependant, les Boxster et Cayman d’entrée de gamme et les versions S 718 continuent avec le moteur 4 cylindres. Avec 400 ch annoncés, cela reste, logiquement, en-dessous des versions GT4 et Spyder mais c’est bien mieux que les GTS à moteur 4 cylindres manquant tristement de saveur. La boîte est manuelle et le 0 à 100 km/h est annoncé en 4″5 seulement.

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Une motorisation digne d’une Porsche et qui permet au Cayman de reprendre un peu de distance face à une certaine Alpine.

La suspension Porsche active est de série, tout comme le différentiel à glissement limité, la répartition du couple, les supports moteurs actifs ou encore l’échappement sport. A l’extérieur, des éléments sont traités en noir tandis qu’à l’intérieur, l’alcantara se retrouve partout, y compris sur les sièges Sport Plus. De quoi remettre un peu les pendules à l’heure et reprendre de la distance face à une certaine Alpine.

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Le tableau de bord des versions GTS maintient la tradition du compte-tours central de grande taille.

911-992 : tout en turbo

Aux côtés de ses versions sportives en entrée de gamme, l’offre 911 est désormais complète, avec les versions Turbo. Entendons-nous, toutes les 911 sont désormais équipées d’un moteur turbo mais Porsche dévoile les versions Turbo et Turbo S de sa gamme 992. Disponibles en quatre roues motrices, deux niveaux de puissance seront offerts: 580 ch en Turbo et 640 ch pour la Turbo S, produits par un flat 6 de 3,8 l.

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Voici les version Turbo et Turbo S de la génération 992, disponibles en coupé et cabriolet, avec 580 et 640 ch sous le pied droit.

Des versions coupé et cabriolet sont bien évidemment au programme. Les turbos sont au nombre de deux, équipés d’une géométrie variable: les turbines sont plus larges et les clapets de décharge sont commandés par l’électronique afin de diminuer leur temps de réponse. Sur la 992 Turbo S, les turbos sont positionnés de manière symétrique, tournant dans des sens opposés. Les injecteurs sont à commande piézoélectrique, ce qui améliore la puissance et le couple disponibles. Le refroidissement a été optimisé et le Porsche Dynamic Chassis Control est de série, tout comme le PASM pour les quatre roues motrices. La boîte est une PDK à 8 rapports qui permet de passer de 0 à 100 en 2″7, avec vitesse de pointe annoncée à plus de 320 km/h. Sur la Turbo S, les ailes arrière sont plus larges de 20 mm. Les voies sont plus larges à l’avant (42 mm) et à l’arrière (10 mm). Les roues sont des 20’’ montées en 255/ 35 à l’avant et des 21’’ montées en 315/30 à l’arrière. Les spoilers avant et arrière ont été retravaillés afin d’apporter plus de poussée et renforcer la tenue de route. Extérieurement, des prises d’air sont plus larges à l’avant et plus nombreuses à l’arrière, avec des sorties d’échappement carrées rendent ces versions immédiatement reconnaissables. La liste des options sera, on s’en doute, très fournie. (Dimitri Urbain)

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La Turbo S bénéficie de voies élargies et de roues en 20 et 21 pouces.

Printemps 2020: sorties et nouveautés – Morgan par Dimitri Urbain

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Morgan, des lignes immuables depuis près de bientôt 100 ans. Mais cette fois le châssis en bois a fait place à une structure aluminium beaucoup plus rigide. Une véritable révolution!

Une nouveauté, chez Morgan? L’immuable marque anglaise continue à proposer un petit roadster classique, désormais avec un châssis en aluminium plutôt qu’en bois. Oui, oui, vous avez bien lu, la petite firme britannique a craqué! Le moteur est un quatre cylindres 2 litres de chez BMW, avec des réglages spécifiques à la Morgan Four.

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A l’intérieur, les passagers sont comme dans un cocon mais il ne faut pas se tromper, la mécanique d’origine BMW, tout comme la boîte de vitesses, manuelle ou automatique, garantissent une expérience et une facilité de conduite très actuelle.

255 ch pour à peine plus d’une tonne, voilà qui devrait se révéler sympathique sur la route! Ce moulin teuton est associé à une boîte manuelle 6 rapports ou une automatique à 8 rapports. Dans les deux cas, la vitesse de pointe est de l’ordre de 240 km/h mais les accélérations sont meilleures avec la boîte automatique: moins de 5 sec pour le 0 à 100 km/h. Histoire d’être vraiment moderne, la Four reçoit même un ABS, la direction assistée ou encore le verrouillage centralisé, un éclairage LED et même un écran central! Bienvenue au 21ème siècle, Morgan! Côté tarifs ils devraient être plutôt conséquents et débuter vers les 70.000 €. (Dimitri Urbain)

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Certes avec un peu de retard, Morgan entre de plein pied dans le vingt et unième siècle: un écran de contrôle fait désormais partie du tableau de bord!

Printemps 2020: sorties et nouveautés – Mc Laren

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En annonçant 765 chevaux, la nouvelle Mc Laren 765 LT se rapproche dangereusement de sa majesté la Senna!

Mc Laren aurait dû profiter des allées feutrées du salon de Genève pour dévoiler au public  sa nouvelle 765 LT. En fait, il s’agit d’une version diabolique de la 720S présentée en 2017. Comme son nom l’indique, la nouvelle venue dispose de 765 chevaux mais elle ne sera produite qu’à… 765 exemplaires. Les lettres LT font référence au châssis allongé (Longtail ou longue queue en français) de 6 cm, ce qui ne l’empêche pas de subir une cure d’allégement de 80 kg grâce à l’absence, entre autres, de la climatisation et du système audio.

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Pour gagner du poids, les ingénieurs anglais n’y sont pas allés par quatre chemins; clim et hi-fi sont passés à la trappe.

Les rapports de boîte ont été raccourcis (démultiplication de boîte 15 % plus court) et la modification de ses lignes devraient assurer le refroidissement lors des séances sur piste pour partir à la chasse au chrono puisque Mc Laren promet un 0 à 100 km/h en seulement 2,8 s et de 0 à 200 km/h en tout juste 7,2s. Et si à ce moment-là, un obstacle survient, ne comptez pas plus de 110 m pour vous arrêter. Voilà des performances assez ahurissantes qui ne sont guère éloignées de celles dont est capable la Senna et ce, dans une discrétion qui ne devrait pas déplaire à tout qui est capable de mettre plus de 350.000€ sur la table.

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Comme toujours chez Mc Laren, les évolutions aérodynamiques sont discrètes mais bel et bien réelles!