La bibliothèque idéale du Rédacteur Auto: La Mercedes W123 de mon père par Dimitri Urbain

Reconnaissable entre mille, la W123 est sortie en 1976 et a bien vieilli. Increvable, nombreux sont les exemplaires qui alignent des kilométrages stratosphériques.

Archétype de la berline Mercedes, la W123 est apparue en 1976. Elle reste au catalogue dix ans et sa qualité de construction à nulle autre pareille lui assure une longévité hors pair. De nos jours, elle est encore bien présente sur les routes… et si elle jouit d’un statut d’objet de collection en Europe, il n’en va pas de même dans nombre de pays africains où elle travaille toujours comme taxi au quotidien, alignant des kilométrages extraordinaires.

La sécurité n’est jamais un vain mot chez Mercedes… la W 123 n’échappe pas à la règle. Comme la forme des feux arrière conçue pour préserver leur visibilité même en cas d’encrassement sévère.

Signé Antoine Grégoire, dans la collection « de mon père » aux Editions E.T.A.I., ce volume traite de la genèse de la voiture, la replaçant dans un contexte historique plus large. C’est la W123 qui a permis à Mercedes de passer d’un stade de « petit » constructeur à celui d’un « grand » en dix ans seulement. Elle a été produite quasiment à 3 millions d’exemplaires ! Outre les berlines, la marque a aussi développé une version coupé ainsi qu’un break. Celui-ci est d’ailleurs le tout premier produit en série par la marque. Auparavant, ils étaient l’œuvre de carrossiers indépendants comme I.M.A., à Malines.

En version américaine, les phares ne sont pas recouverts et les pare-chocs sont plus robustes, tout en restant discrets.

Avec la 123, Mercedes met en avant la sécurité. Et si le souvenir des versions 200D poussives et lentes (mais absolument increvables !) est encore bien vivant, les motorisations six cylindres essence de 2,8 l lui ont donné des ailes… Ces voitures sérieuses ne laissent pas de place à la fantaisie mais leurs aspects pratiques, surtout en break, en font toujours des voitures pratiques et surtout utilisables au quotidien. Plutôt méconnues sont les versions uniques et dérivées, des berlines 6 glaces aux ambulances, en passant par les corbillards, le cabriolet Crayford ou encore la version AMG avec spoilers !

En version break et propulsée par un six en ligne de 2,8 l de cylindrée, la W 123 reste discrète mais peut se transformer en engin hautes performances polyvalent.

L’ouvrage est complet, les textes et nombreuses illustrations sont agréables et l’ensemble plutôt rigoureux avec, en fin d’ouvrage, des annexes particulièrement complètes.  S’y trouvent des fiches techniques, des codes versions, les références des teintes et des intérieurs ainsi que tous les chiffres de production. De quoi donner envie de les regarder d’un autre œil et, pourquoi pas, de passer à l’achat… (Texte: Dimitri URBAIN)

La Mercedes W123 de mon père, Antoine Grégoire, Editions E.T.A.I., Antony, France. ISBN 979-10-283-0406-5, prix : 29,90 €.

BRC: Rallye de Hesbaye: de Mévius s’impose à l’arrache!

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Difficile d’éviter les erreurs avec ces conditions délicates mais à ce petit jeu, c’est Ghislain de Mévius qui s’en est le mieux sorti et qui remporte son premier rallye en BRC.

La première épreuve du championnat de Belgique des rallyes a tenu les suiveurs en haleine tout du long. Marqué par des conditions climatiques de saison, le Rallye de Hesbaye a rendu son verdict à l’issue de l’ultime chrono où un nombre invraisemblable de crevaisons a directement influencé le résultat final. Mais revenons au début de cette journée avec au départ, pas moins de 18 voiture de la catégorie Rallye 2 (ne dites plus R5, c’était trop simple) qui font désormais le bonheur des pilotes chevronnés, des débutants mais aussi des amateurs fortunés.

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Après une saison 2019 très consistante, Ghislain de Mévius entame l’année de la plus belle des manières avec un succès imparable à Landen face à la référence Princen.

Au programme de cette première manche du cru 2020, quatre spéciales à parcourir à trois reprises pour un kilométrage total de 137 km contre le chrono. Un gros rallye-sprint diront les mauvaises langues. Pourtant, ce rallye hesbignon a offert un bien joli scénario aux nombreux et courageux spectateurs présents le long du tracé. Auteur du premier scratch dans Walshoutem, Ghislain de Mévius démontre que sa nouvelle Skoda Fabia Evo lui plait et qu’il va falloir compter avec lui pour la victoire. Il est suivi par son frère Guillaume, à bord de la Citroën C3 préparée chez DG Sport, par Adrian Fernémont (Skoda Fabia Evo) et par Kris Princen (Citroën C3 R5). Voilà déjà une première indication sur les pilotes qui vont jouer la gagne. Mais dans l’ES2, à nouveau remportée par Ghislain, William Wagner place sa C3 préparée chez PH Sport au troisième rang derrière Fernémont et devant Guillaume alors que Princen signe le 5e temps. Le soleil est là pour l’instant mais les routes sont grasses et les conditions sont délicates. Et font une première victime en la personne de Sébastien Bedoret qui envoit sa belle Skoda aux couleurs officielles dans un fossé. Il y laissera 14 minutes!

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Pour son premier rallye à bord de la Citroën C3 préparées chez DG Sport, Kris Princen a brillé jusqu’à quelques kilomètres de l’arrivée.

Dans Kamerijck, le chrono suivant, Adrian signe le meilleur temps devant Kris et Ghislain. On ne le sait pas encore et pourtant, ce sont ces trois hommes qui se retrouveront sur le podium final mais n’allons pas trop vite et revenons sur le déroulement de cette épreuve avec le 4e chrono caractérisé par un secteur pavé particulièrement glissant où l’on a l’impression de se retrouver au Monte-Carlo dans un virage verglacé. Princen y fait parler toute son expérience devant l’aîné des de Mévius et Fernémont alors que Grégoire Munster y signe un joli 5e temps. Dans l’ES5, c’est à nouveau la C3 R5 DG Sport de Princen qui s’impose devant les frères de Mévius. Au général, Ghislain devance Kris de 4″20 et Adrian de 8″60.

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C’est le déluge de l’ES6 qui va coûter cher au champion 2019 mais la chance a tourné dans l’ultime chrono, où, malgré une crevaison, Adrian Fernémont montait finalement sur le podium.

C’est à ce moment que les gros nuages noirs amoncelés au-dessus du parcours se transforment en averses apocalyptiques tout au long des 10,8 km de l’ES6. Ghislain y signe le MT devant Wagner, et son frère. Bien installé en tête, il a repoussé Princen à 7″9 et Guillaume à 14″2 alors que Fernémont pointe à 18″ et semble ne plus pouvoir prétendre à la victoire. Dans la 7, Wagner signe le scratch devant un Guillaume Dilley (Skoda Fabia) retrouvé et Fernémont. Lors du 8e chrono, également disputé sous les hallebardes et marqué par la grosse sortie de Maxime Potty (Hyundai i20), Princen frappe fort en collant 7″4 à de Mévius et 8″7 à Wagner. Les deux premiers s’isolent en tête et ne sont séparés que par un dixième! Troisième, Wagner est à 19″5. Auteur d’un petite faute, Guillaume de Mévius crève et perd tout espoir de monter sur le podium.

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Très prudent pour ses débuts avec la Hyundai i20 R5, Grégoire Munster allait au bout de l’effort et terminait quatrième, à seulement deux secodes d’Adrian!

La suite de ce premier rendez-vous de la saison sera marqué par la lutte à la seconde qui va opposer Princen à de Mévius. Mais dans l’avant-dernière spéciale, Kris marque de gros points en repoussant le pilote Skoda à 2″7. C’était sans compter sur une ultime spéciale de folie durant laquelle un nombre incroyable de crevaisons va frapper les meilleurs dans des cordes devenues particulièrement ingrates envers les mécaniques. Les deux premiers à se présenter au point stop arrivent avec un pneu en lambeau. Fernémont comme Princen n’ont pu éviter la crevaison. Ce qui n’est pas le cas de Ghislain de Mévius qui signe le scratch et remporte, par la même occasion, sa première victoire en championnat de Belgique sous les yeux brillants de Grégoire, particulièrement fier de son fils!

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Le grand malchanceux de cette épreuve s’appelle William Wagner. Alors qu’il occupait une belle troisième place, il prenait une double peine en crevant ses deux pneus avant. De quoi le reléguer au sixième rang.

Mais alors qu’il occupait une étonnante troisième place, Wagner rejoignait l’arrivée avec les deux roues avant de sa DS3 crevées… Ainsi, le verdict du 23e Rallye de Hesbaye donnait de Mévius vainqueur devant Princen, qui ne signera pas sa cinquième victoire ici, et Fernémont, tout heureux de grimper sur la troisième marche du podium. Quatrième, Grégoire Munster (Hyundai i20 R5) profite bien de la double crevaison de Wagner, tout comme Verschueren (VW Polo R5), jamais dans le coup ce samedi. Alors qu’il occupait la 7e place pour son retour en compétition, Guillaume Dilley détruisait la suspension avant gauche de sa Skoda dans une corde de cette dernière spéciale…

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Pour son retour en compétition, le brabaçon Guillaume Dilley signait quelques chronos intéressants mais partait définitivement à la faute dans l’ultime chrono.

Classement final:

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Nouvelle déception dans le chef de Guillaume de Mévius qui est parti à la faute lors d’une grosse averse dans l’ES8 ce qui lui a valu une crevaison et 3 minutes de perdues…

Tableau des best performers:

Best performer Landen