Nouveauté: Porsche 911 Targa : le retour d’une vieille connaissance… par Dimitri Urbain

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Extérieurement, Targa 4 et Targa 4S se distinguent par la taille de leurs roues : 19 et 20’’ pour la moins puissante et 20 et 21’’ pour la 4S.

Porsche présente la huitième génération de la 911 Targa. Elle vient ainsi compléter la gamme des coupés et cabriolets, juste à temps pour l’été ! La nouvelle venue est disponible en deux versions, 911 Targa 4 et 911 Targa 4S. Conforme à la tradition, elle propose un toit qui s’ouvre et se ferme au-dessus des places avant en seulement 19 secondes. La Targa conserve bien entendu le robuste arceau central et la vitre arrière enveloppante. Elle permet ainsi de profiter du confort et de la sécurité du coupé en offrant le plaisir de la conduite cheveux au vent. (Dimitri Urbain)

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La Targa permet de bénéficier des avantages du coupé l’hiver et de ceux du cabriolet l’été. Cependant, seule la partie située au-dessus des passagers avant est mobile. Si la première génération disposait d’une partie arrière souple, Porsche est très vite passé à une vitre fixe, plus large que sur les coupés.

Motorisations

Sous le capot, toujours un six cylindres de trois litres de cylindrée, équipé de deux turbos. La version Targa 4 offre 385 ch et, équipée du pack Chrono, passe de 0 à 100 en seulement 4,2 secondes. De  son côté, la version 4S dispose de 450 ch et ne nécessite que 3,6 secondes pour atteindre les 100 km/h. Par rapport à la génération précédente, les puissances augmentent de 15 et 30 ch. Du côté du couple 450 Nm sont disponibles entre 1.950 et 5.000 tr/ min sur la Targa 4 et 530 Nm entre 2.300 et 5.000 tr/ min sur la version 4S. On peut donc s’attendre à des moteurs souples et onctueux, en plus d’être puissants. Les vitesses de pointe respectives sont de 289 et 304 km/h. De série, elles sont équipées d’une boîte PDK à 8 vitesses. Bonne nouvelle, une boîte manuelle 7 rapports est également disponible en option (avec le pack Chrono) sur la Targa 4S. Les consommations moyennes s’établissent, selon Porsche, à 9,8 l/ 100 km pour la Targa 4 et entre 9,9 l et 10,3 l / 100 km pour la 4S. Les émissions de CO2 sont comprises entre 223 et 235 gr.

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La Targa génération « 992 » reste aussi facilement reconnaissable que ses devancières. Les formes et proportions ont été soigneusement conservées tout en évoluant de manière subtile.

Transmission intégrale

 Chez Porsche, c’est le « Traction Management « qui assure la transmission intégrale. Le train avant a fait l’objet de modifications : l’ensemble embrayage et différentiel est désormais refroidi par eau et les disques d’embrayage sont renforcés afin de renforcer leur robustesse et supporter une charge plus importante. Selon le constructeur, la motricité est améliorée dans toutes les conditions. En complément, les nouvelles Targa sont équipées en série du PASM ou Porsche Active Suspension Management. L’amortissement piloté permet de modifier manuellement les réglages afin de favoriser le confort ou la tenue de route, entre « Normal » et « Sport ».

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A l’intérieur, pas de dépaysement pour les fans ! Le compte tours trône toujours au centre du combiné de bord. Le volant n’est pas trop encombré de boutons… ouf ! L’écran central permet de connecter un smartphone via Apple Car Play. Juste en dessous, cinq boutons donnant accès aux fonctions les plus courantes du véhicule.

La Targa 4S bénéficie en outre d’un blocage électronique du différentiel arrière permettant une répartition complète du couple,  en lien avec le « Porsche Torque Vectoring Plus ». Il est disponible en option sur la Targa 4. Des capteurs de pluie sont installés dans les passages de roues avant et préviennent le conducteur de passer en mode « WET » si la quantité d’eau détectée est importante. Ainsi, les caractéristiques de la voiture sont adaptées afin de conserver une stabilité maximale. On est bien loin des pirouettes et fantaisies d’il y a quelques générations… En primeur, les nouvelles Targa sont disponibles avec un régulateur de vitesse adaptatif. Les roues sont en 19 et 20’’ sur la Targa 4 et 20 et 21’’ sur la Targa 4S. Cette dernière est équipée d’un freinage renforcé, avec des étriers 6 pistons à l’avant (4 seulement sur la Targa 4)  et 4 à l’arrière, sur les deux versions. Les freins céramique sont en option.

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Pas sûr qu’une architecture aussi originale irait à n’importe quel coupé mais avec la Porsche 911, c’est à chaque fois une belle réussite!

Esthétique : dans la continuité

A l’extérieur, la nouvelle Targa reprend bien entendu les éléments caractéristiques de la génération 992 : passages de roues plus marqués à l’avant, éclairage LED, capot avec une partie formée rappelant les premières générations, large spoiler arrière bien enveloppant ou encore la signature lumineuse intégrée. A l’exception des pare- chocs, toute la carrosserie est réalisée en aluminium. La tradition continue à l’intérieur avec le compte-tours en position centrale. Au centre du tableau de bord, un écran de 10,9’’ permet l’accès à la navigation ainsi qu’à un smartphone via Apple Car Play. 5 boutons situés directement sous cet écran permettent d’accéder directement aux fonctions les plus courantes.

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On peut regretter une certaine lourdeur des lignes arrière mais globalement, la Targa offre son propre charme.

Infos pratiques

Cette 992 Targa sera disponible à la commande à partir du mois d’août. Les prix seront, respectivement, de l’ordre de 131.865,80 € pour la Targa 4 et aux environs de 146.000 € pour la 4 S… son prix n’était pas encore arrêté au moment de boucler notre article.  Ce à quoi il faudra, bien entendu, ajouter quelques milliers d’€ supplémentaires pour se faire plaisir dans une très longue liste d’options… (Dimitri Urbain)

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L’arceau central participe toujours à la rigidité de la Targa. L’espace arrière est plus adapté à des sacs souples qu’à des enfants…

 

Volkswagen et la Golf à la croisée des chemins par Dimitri Urbain

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Depuis plusieurs générations la Golf a trusté les premières places des ventes en Europe. C’est elle qui a permis à la marque de sortir de la monoculture de la Coccinelle. Aujourd’hui, c’est elle qui risque de bientôt devoir rejoindre le musée…

La révolution de Wolfsburg

En 1974, la crise du pétrole produit ses effets :  les premières limitations de vitesses sont mises en place et les dimanches sans voitures sont censés économiser le carburant. Malgré le lancement de la Passat quelques mois plus tôt, Volkswagen est dans une passe très difficile ; la succession de la Coccinelle n’est toujours pas assurée. Depuis le début des années 60, toutes les tentatives de la remplacer (1500, 411) se sont soldées par des échecs. Heureusement, la Golf répond enfin aux attentes du constructeur ! Elle est très moderne : traction avant à moteur transversal, son habitacle est spacieux. Ses lignes plaisantes sont l’œuvre de Giugiaro, designer italien. C’est le début d’une nouvelle légende à Wolfsburg… En un peu plus de trente mois, un million de Golf sont écoulées. Avec elle, Volkswagen crée une voiture sans classe. La marque lance la première compacte diesel en 1976 et le succès est immédiat. L’année suivante c’est la GTI de 110 ch qui fait sensation. Adoptée par les entreprises, les jeunes, les familles, les retraités ou les professions libérales, au travers de ses multiples versions, la Golf convient à toutes les catégories d’acheteurs. En 1983, la seconde génération reprend les codes stylistiques de la première en les mettant au goût du jour. Techniquement, les innovations principales sont l’adoption d’une motorisation turbo diesel de 70 ch et un 16 soupapes de 139 ch sur la version GTI. En fin de carrière, une version à compresseur G de 160 ch coiffe la gamme mais est peu diffusée. Désormais, la Golf est incontournable et a bel et bien remplacé la Coccinelle dans l’esprit du public. Golf 1 et 2 se vendent respectivement à concurrence de 6.990.000 et 6.300.000 exemplaires.

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La Golf 8 reprend les canons stylistiques de ses ancêtres comme le montant C très épais.

Le creux de la vague

Les générations suivantes, lancées respectivement en 1991 et 1997 sont en retrait : qualité générale (oh horreur, une Golf qui rouille !) ; qualités routières et performances dans la moyenne, la concurrence ne s’est pas gênée pour lui tailler des croupières. Et ce ne sont pas les versions VR6 qui vont permettre à Volkswagen de se démarquer à nouveau. Néanmoins, l’image en béton construite par les deux premières générations permet d’amortir les choses en conservant des ventes (et des revenus !) corrects. Les ventes se maintiennent quand même avec la troisième génération, 6.830.000 exemplaires mais la chute est importante par la suite : 4.990.000 Golf 4 sont produites. Les Golf de cinquième, sixième et septième génération sont de nouveau des produits de qualité mais là où la Golf 1 n’avait que très peu de concurrence, ses descendantes ont à faire face à une bonne trentaine de voitures de qualité équivalente sur le marché ! Et aux côtés des autres modèles de la marque, la Golf est devenue beaucoup moins emblématique. Les ventes marquent toujours plus le pas, d’une génération à l’autre : 3.400.000 Golf 5 et 2.850.000 Golf 6. La septième génération redresse la barre avec environ 6.000.000 d’exemplaires vendus depuis 2013. Depuis plus de 45 ans, ce ne sont pas moins de 35 millions de Golf qui ont trouvé preneur.

The new Volkswagen Golf
L’intérieur de la Golf 8 est équipé d’un combiné entièrement configurable sur les versions haut de gamme. La connectivité est très importante, entre les mises à jour à distance et la possibilité de communiquer avec d’autres véhicules situés à moins de 800 m.

La révolution électrique

Désireux de se refaire une virginité après le scandale du Dieselgate, Volkswagen mise désormais tout sur l’électrique. L’ère de la Golf est- elle terminée ? Peut-être pas mais son avenir est en danger… Afin de répondre aux normes d’émissions toujours plus contraignantes, VW a développé une toute nouvelle plateforme spécifique pour véhicules électriques, un investissement de pas moins de 6 milliards d’euros, largement financé par les marges dégagées sur les ventes des Tiguan et T-Cross.

Dans un avenir proche, la Golf pourrait être la vieille fille qu’il est impossible à marier, ni belle ni moche mais coincée entre, d’une part, des SUVs qui remportent toujours plus les faveurs du public et, de l’autre, des véhicules électriques tirant au mieux leur épingle du jeu quant à leur niveau d’émission de CO2. A l’horizon 2030, les véhicules électriques pourraient être moins coûteux à fabriquer que des véhicules à moteur thermique.  Il y a quelques années, les choses étaient réglées comme un métronome, tous les sept ans environ, une nouvelle génération de Golf voyait le jour… cela risque de ne plus être le cas à l’avenir. La Golf demeure la voiture la plus vendue en Europe, elle écrase ses rivales comme l’Astra ou la Focus depuis des lustres. Sur le marché de l’occasion également, la Golf reste plébiscitée un peu partout en Europe.

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L’ID3 est un véhicule compact faisant la part belle à l’espace intérieur. Elle fait également appel à des éléments de styles typiques de Volkswagen, en les adaptant et les modernisant.

2020 : nouveau modèle économique

Depuis 2015, les ventes de Golf sont en recul, surtout en comparaison avec des SUVs comme le Tiguan, qui, en 2019, pour la première fois, s’est mieux vendu que la Golf . Afin de contenir les coûts, les investissements dans la nouvelle génération ont été limités. La plateforme MQB de la précédente génération est reconduite et le temps d’assemblage est diminué d’une bonne heure. La version trois portes a disparu également. La Golf doit faire face sur plusieurs fronts en même temps et les choses ne risquent pas de s’arranger. Volkswagen table sur des ventes de l’ordre de 630.000 exemplaires, accompagnés d’environ 60.000 breaks de la précédente génération. Sur l’ensemble de la commercialisation de cette nouvelle génération, cela représenterait 1 million d’exemplaires en moins. La faute aux SUVs et à la concurrence de ces derniers dans la propre gamme Volkswagen.

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Le tableau de bord de l’ID3, épuré et minimaliste, se résume à une tablette, suivant la tendance initiée par Tesla depuis quelques années.

Néanmoins, Volkswagen s’attend à ce qu’une fois encore, la Golf reste le maître-étalon de sa catégorie en termes de confort, d’émissions de CO2, de qualité d’assemblage et, désormais, de connectivité. Trois nouvelles motorisations hybrides 48V sont au programme, la GTE (hybride plug in) va faire son retour avec deux niveaux de puissance. Le Diesel est toujours au programme, avec une réduction de 80% des rejets d’oxyde d’azote. Une version TGI fonctionnant au gaz naturel comprimé est dans les cartons, tout comme les emblématiques GTI, R et GTD. La Golf 8 ne manque pas d’atouts pour séduire…  Elle est la Volkswagen technologiquement la plus avancée jamais offerte. Dans ses versions haut de gamme, elle dispose d’un combiné de bord digital entièrement configurable par le conducteur, d’un modem embarqué pour les mises à jour « over the air », à distance, et elle est même capable de communiquer avec d’autres véhicules et son environnement, jusqu’à une distance de 800 m. Son système multimedia est très sophstiqué. Il y a quasiment autant de lignes de codes dans une Golf 8 que… dans un Airbus A 320 ! Elle reconnait même la voix humaine, grâce à l’assistant Amazon Alexa.

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La plateforme MEB, très versatile, va être déclinée pour l’ensemble des véhicules électriques du groupe VW. Les batteries y sont intégrées au mieux afin de ne pas pénaliser le comportement.

Au-delà des ventes de véhicules, à terme, elle devrait amener 5 millions d’acheteurs de biens et de services proposés en ligne sur le magasin virtuel Volkswagen We. L’activation de fonctions à la demande est perçue par Volkswagen comme une manière de fidéliser le client et, au final, augmenter la valeur résiduelle du véhicule puisqu’il est possible de le (re)mettre à jour très régulièrement. Néanmoins, tout cela a un coût… ce changement de modèle économique vers un nouveau largement inspiré par celui des smart phones, impose à VW un investissement de 3,5 milliards d’euros dans la digitalisation, sur les cinq prochaines années. Cependant, il n’y a aucune garantie que cette huitième génération de Golf ne sera pas la dernière… En 2015, Volkswagen a décidé de miser l’avenir de la marque sur la plateforme MEB pour véhicules électriques. Plutôt que de remplacer l’e-Golf par un véhicule classique adapté, les ingénieurs de la marque ont développé un tout nouveau produit, aux proportions différentes. L’ID3 risque d’éclipser complètement la nouvelle Golf et de devenir le fleuron technologique de la marque. Sa nouvelle architecture électronique autorise des vitesses de transfert de données bien plus élevées que l’architecture CAN-FD de la Golf ; l’ID3 peut même être équipée d’un pare-brise à réalité augmentée !

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La propulsion électrique est gage de simplicité : le moteur de l’ID3 rentre sans problème dans un sac de sport !

L’e-Golf s’est vendue à plus de 100.000 exemplaires depuis 2014. Nul doute que l’ID 3 dépasse ce nombre avant la fin de sa première année de commercialisation. Volkswagen la résume de la manière suivante: « compacte comme une Golf, agile comme une Up !, accélérant aussi fort qu’une GTI ». Et si c’est l’entraineur de l’équipe de football nationale, Joachim Löw, qui était présent pour la présentation officielle de la nouvelle Golf, c’est bien la chancelière Angela Merkel qui était à l’usine de Zwickau pour la sortie de la première ID3. Tout un symbole, Zwickau étant situé dans la partie de l’ancienne république démocratique allemande… Actuellement, la production de véhicules électriques ne pourrait suffire à faire tourner le complexe de Wolfsburg et fournir assez de travail à ses 8.400 travailleurs. L’ID3 devrait faire diminuer l’importance de la Golf dans la structure des revenus de la marque et les augmenter par la commercialisation de services connexes. La Golf a permis à Volkswagen d’augmenter ses prix en se positionnant comme une marque premium. Désormais, le Tiguan étant le modèle le plus vendu de la gamme, le risque existe que sur le long terme les marges s’érodent car la concurrence sur le segment des SUVs compact est féroce. Entre SUVs et ID3, la huitième génération est de la Golf sera peut-être son chant du cygne… (Dimitri Urbain)

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Essai: BMW 320d: enthousiasme étriqué

Fabian Kirchbauer Photography
La nouvelle BMW Série 3 s’offre des lignes très travaillées.

Avec plus de 15.5 millions d’exemplaires vendus depuis son apparition en 1975, la Série 3 du constructeur munichois représente un vrai casse-tête lorsqu’il s’agit de la renouveler. Pour cette 7e génération, BMW a opté pour la méthode forte et avouons que ses lignes extérieures ne laissent pas indifférent. Mais au-delà du physique, c’est sur le mental que la marque à l’hélice a également travaillé pour retrouver une notion de plaisir de conduire un peu mise de côté ces derniers temps…

Fabian Kirchbauer Photography
Il va falloir s’habituer à ses feux arrière effilés totalement inédits sur une 3.

J’aime bien

Lorsqu’on s’installe à bord, le doute n’est plus permis, nous sommes bien dans une BMW. Et pourtant… cette Série 3 inaugure un dessin de tableau de bord inédit que l’on retrouve aussi sur la récente X5. Il se veut toujours orienté vers le conducteur mais il fait désormais la part belle aux équipements de sécurité, d’aides à la conduite, mais aussi de technologies d’avant-garde. Comme chez la concurrente ornée d’une étoile, la BMW s’offre un système de commande vocal personnalisé « Hello BMW » qui permet de s’adresser à la voiture pour lui demander d’effectuer n’importe quelle tâche; vous donner la météo à l’autre bout du monde, augmenter la température de l’habitacle ou encore vous trouver le dernier restaurant à la mode dans votre ville de destination. Enfin, le clan de ceux qui maudissaient une instrumentation trop classique ont gagné: le compteur a été remplacé par une instrumentation entièrement digitale de 12,3 pouces qui permet notamment d’intégrer la navigation tandis que l’écran central est désormais tactile et qu’il dispose de la commande gestuelle inaugurée par la Série 7 voici deux ans. Il est même désormais possible de déverrouiller sa voiture depuis son smartphone grâce au système Digital Key.

Fabian Kirchbauer Photography
En termes d’info-divertsissement, la 320d 2019 est véritablement à la page pour le plus grand bonheur de tous les branchés.

Plutôt malin

Plus c’est mieux alors oui, vous pouvez déjà trouver une BMW Série 3 diesel de 150 ch mais en optant pour la 320d, vous bénéficiez d’un surcroît de puissance et de couple qui rendent la vie tellement plus agréable. Avec ses 190 chevaux et ses 400 Nm de couple, notre version s’est révélée très agréable dans un usage quotidien en jouant la carte du confort et de l’agrément sans esbrouffe. La position de conduite est parfaite, malgré des commandes manuelles de règlage de sièges, et la boîte de vitesses automatique Steptronic à 8 rapports joue sa partition avec justesse. Alors certes, on peut souligner un certain dynamisme mais cela passe une nouvelle fois par des sensations trop aseptisées par les différents filtres qui se retrouvent entre le conducteur et la route, et qui coupent toute envie de s’amuser au volant.

Fabian Kirchbauer Photography
Avaleuse de kilomètres, la BMW 320d 2019 est confortable et sécurisante. Pour le vrai plaisir au volant, on attendra des versions plus pêchues.

J’aime moins

Une calandre élargie entourée de feux plus agressifs, un bouclier inédit, des lignes de carrosserie plus tendues et des feux arrière plus étirés sont les marques principales de cette nouvelle Série 3. Tout est question de goût mais on a un peu de mal avec ces éléments superflus en forme de T inversés venus se greffer sur les extrémités des boucliers avant et arrière. On ne voit pas ce que cela apporte sinon d’inutiles complications. Et puis je ne suis pas non plus convaincu par l’épaisseur du cerceau du volant même si un confrère, propriétaire de BMW, aimait cela parce que cela lui donne l’impression d’en avoir pour son argent…

Fabian Kirchbauer Photography
La 320d a remporté le prix de la voiture de leasing de l’année en Belgique. Gageons qu’elle se retrouvera rapidement au coeur des flottes de notre royaume.

Pourquoi je l’achète

Lauréate du prix de la meilleure voiture de leasing en 2019, cette nouvelle 3 va probablement faire des ravages auprès des flottes. Et c’est mérité dans le sens où elle correspond parfaitement à son époque. Cette septième génération a su évoluer suffisamment pour marquer son temps, pour qu’on parle d’elle en bien ou en mal. A l’intérieur, tout est à l’image de ses devancières en termes de confort et de finition. Mais le bon technologique est réel et les geeks seront enchantés. Ils pourront parler à leur voiture ou lui faire des gestes, – qui a dit obscènes ? -, pour lui transmettre leurs ordres. L’habitabilité au place arrière est bonne et le volume du coffre conforme aux standards de la catégorie. Pour être complet, sachez que j’ai parcouru 580 km avec cette 320d pour une consommation moyenne de 7,1 l/100 km.

Fabian Kirchbauer Photography
Certains ajouts à la ligne générale nous semblent un peu inutiles mais les designers sont désormais obligés de recourir à pareils artifices pour se démarquer de la concurrence.

Pourquoi je ne l’achète pas

Si l’on vous dit que le modèle qui nous était confié par l’importateur valait 60.000 euros, nous croirez-vous? C’est pourtant bel et bien le cas. Et de me souvenir de mon parrain qui achetait à l’époque, ses mélodieuses 320i 6 cylindres essence, à un peu plus de 25.000 euros… En embarquant 19.000 euros d’options, notre voiture d’essai illustre bien la politique de BMW. Mais ses défauts sont rares, heureusement. Au-delà des histoires de goûts dont nous vous avons parlé précédemment, on peut encore citer une certaine fermeté globale de l’auto ou encore la direction trop artificielle à nos yeux.

Fabian Kirchbauer Photography
Affichée à plus de 60.000 euros, la 320d qui nous fut confiée durant une semaine n’était pourtant pas recouverte de feuilles d’or…

Essai: Ford Focus 1.5i EcoBoost 182 ST-Line: saveurs sportives effleurées

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En attendant la prochaine arrivée de la vraie Ford Focus ST, on se console avec la finition ST-Line. Celle-ci propose des boucliers avant et arrière spécifiques et un aileron sur la lunette arrière. A l’intérieur, ce sont des surpiqûres rouges et des inserts en faux carbone qui différencient ce modèle. Par ailleurs, toutes les Focus ST-Line disposent de réglages de châssis spécifiques. L’assiette est rabaissée de 10 mm et les barres antiroulis, ressorts et amortisseurs présentent des tarages propres, qui sont eux-mêmes différents des « vraies » versions ST et RS. Car si ces dernières sont développées en Angleterre, la mise au point des ST-Line est effectuée en Allemagne, à Cologne.

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Les illustrations de cet article sont fournies par Ford et s’il s’agit bien d’une version ST-Line, elle se contente des jantes de 17 pouces. 

L’habitacle de cette nouvelle Focus, la quatrième du nom, évolue énormément. Finis les boutons et la vieillissante console centrale, l’intérieur de ce nouvel opus est définitivement plus moderne tout en conservant le toucher Ford! On retrouve ainsi une planche de bord plutôt bien dessinée, sur laquelle repose un écran tactile de 8″ facile à prendre en main mais qui manque parfois de réactivité. Ce dernier regroupe toutes les fonctionnalités de la voiture, à l’exception de la climatisation qu’il faudra réguler via les molettes situées plus en dessous. Face au conducteur, nous retrouvons un écran composé de deux compte-tours et d’un écran digital dans sa partie centrale. L’ergonomie est parfaite et l’espace aux places arrière est assez impressionnant.

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La visibilité vers l’arrière n’est pas son point fort mais comme son design est plutôt réussi, on lui pardonne.

J’aime bien

Avec 182 ch annoncés, le petit trois cylindres turbo de 1.5 semble bien prometteur. Malheureusement, il s’est révélé très peu vif avec une accélération très linéaire même si les reprises sont suffisantes pour un usage quotidien. Comme souvent dans le cas des Ford, cette Focus nous a davantage séduits par son châssis réglé aux petits oignons. La voiture est bien équilibrée, à la fois agile et prévenante, elle ne prend que très peu de roulis et les mouvements de caisse sont bien maîtrisés. Le freinage de la voiture est tout aussi remarquable, voire même un peu trop incisif pour une voiture non-sportive. Quant à la direction, elle est assez consistante mais un chouia de précision supplémentaire n’aurait pas déplu. Aucun reproche à faire à la boîte de vitesses manuelle à six rapports qui s’est révélée bien verrouillée et prompte.

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Comme toujours avec Ford, on peut compter sur un châssis au top et une mise au point qui ne l’est pas moins.

Plutôt malin

Nous avons été surpris par la technologie embarquée à bord de cette voiture surtout en regard d’un prix de vente raisonnable. C’est une voiture qui s’adresse au grand public, ce qui ne l’empêche pas de proposer bon nombre d’équipements technologiques. Elle offre ainsi une conduite autonome de niveau 2, qui gère le freinage et l’accélération même dans les bouchons. La voiture est aussi capable de lire les panneaux et de réguler sa vitesse en fonction des indications. Grâce à l’Active Park Assist 2, la Ford Focus peut se garer toute seule, via une simple pression de bouton. Sur notre modèle d’essai, généreusement équipé, nous disposions d’un affichage tête haute facturé à 450 euros, des jantes 18″ à 800€ ou encore du système audio B&O (400€).

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C’est toujours typé Ford à l’intérieur mais les boutons sont en diminution et la technologie est à la pointe.

J’aime moins

Globalement, la nouvelle Focus est une excellente voiture mais à l’issue d’une semaine d’essai, il y a toujours des petits défauts qui apparaissent à l’usage comme la visibilité vers l’arrière qui paie cher les jolies lignes choisies par les designers. On a noté aussi une certaine brutalité du 3 cylindres qui est poussé à son maximum pour atteindre cette puissance de 182 ch. Enfin, dans l’habitacle, les plastiques manquent de noblesse.

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Pourquoi je l’achète

Alors que la Focus ST est attendue cet été avec son 2.3 Ecoboost de 280 ch, la version plus sage à laquelle nous avons eu droit durant une semaine propose des coûts de fonctionnement bien moindres même si la consommation d’un petit trois cylindres turbo est toujours fortement dépendante de la lourdeur du pied droit. A l’issue des 450 km de notre essai, notre consommation moyenne se chiffrait à 8,2 l/100 km. Cela dit, en choisissant le bleu chromé semblable à la ST et les jantes de 18 pouces en option, l’illusion est parfaite et je soupçonne certains amateurs de la marque croisés lors de notre essai s’être laissé avoir si j’en crois leur regard étonné. Et c’est vrai que les différences stylistiques sont difficilement décelables entre les deux. Enfin, notons encore que l’équipement technologique a fait un bond en avant assez impressionnant avec cette quatrième génération.

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Pourquoi je ne l’achète pas

Disponible à partir de 27.650 euros avec cette motorisation, la nouvelle Ford Focus propose également cette ST-Line avec des motorisations plus raisonnables et même un Diesel. Un prix qui reste très raisonnable pour les prestations offertes. Malheureusement, elles ne sont pas assez extrêmes à notre goût et on vous conseille d’attendre la vraie ST pour jouir d’une vraie voiture sportive. Certes, le comportement de cette 1.5i est plutôt convaincant mais le moteur n’est pas exempt de défauts. Creux à bas régime, brutal dans certaines circonstances, il manque sa cible. Rien ne remplace les centimètres cube disent les américains…

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Essai: Mercedes A180d: roulez jeunesse !

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The New A-Class Croatia 2018

Pour notre premier essai de 2019, nous avons choisi de vous parler de la nouvelle Mercedes Classe A que nous avons essayée dans sa version Diesel A180 forte de 116 ch. A priori, cela pourrait paraître un peu juste mais il se fait que ce 1.5 d’origine Renault a parfaitement répondu à nos attentes.

Die neue A-Klasse Kroatien 2018; W177

The New A-Class Croatia 2018; W177

Avec sa finition AMG, l’auto qui nous a été confiée par l’importateur proposait un look très sympa. Mais ce qui nous a le plus impressionné, c’est l’habitacle entièrement renouvelé, plus aucune commande de l’ancien modèle n’ayant été récupérée! Un exemple pour bon nombre de constructeur grapillant sur le moindre centime en proposant toujours des comodos ayant parfois plus de vingt ans d’âge…

Die neue A-Klasse Kroatien 2018; W177

The New A-Class Croatia 2018; W177

Avec ses lignes effilées, la nouvelle Classe A fait mouche. Parfaitement dans l’air du temps, elle augmente ses dimensions pour proposer désormais deux places arrière parfaitement vivables pour deux adultes lors de longs déplacements. Mais ce qui impressionne plus particulièrement, c’est cet habitacle très moderne qui tranche avec la génération précédente. On retrouve bien un siège en une seule pièce mais pour le reste, tout a changé. En mieux! Et même les comodos des clignoteurs se sont affinés!

Die neue A-Klasse Kroatien 2018; W177

The New A-Class Croatia 2018

J’aime bien

Ceux qui me lisent régulièrement savent combien le plaisir de conduire reste notre priorité. Alors voilà, lorsqu’on essaye des voitures plus sages comme cette A180d, on consent à nous pencher plus avant sur la technologie embarquée. Et force est de constater que cette Benz joue, à cet égard, dans la cours des grands. Jugez plutôt: écran central 10 pouces avec technologie tactile, volant sport multifonction en cuir Nappa avec méplat, climatisation automatique bizone, système de navigation avec données cartographiques stockées sur disque dur, pack stationnement avec caméra de recul et radars de stationnement avant/arrière, rétroviseur intérieur photosensible sans oublier les rétroviseurs extérieurs avec fonction jour/nuit automatique.

Die neue A-Klasse Kroatien 2018; W177

The New A-Class Croatia 2018; W177

Et puis il y a cette commande vocale « Hey Mercedes » qui apporte un réel confort au conducteur, tout comme les différentes commandes tactiles situées sur l’écran central. Et si vous avez besoin d’un bulletin Météo ou bien de savoir s’il va pleuvoir aujourd’hui, aucun problème la Classe A aura réponse à tout… dommage que cet assistant vocal se soit déclenché à plusieurs reprises alors que nous conversions avec notre passager.

Die neue A-Klasse Kroatien 2018; W177

The New A-Class Croatia 2018; W177

Plutôt malin

Nous donnerons une mention spéciale au système de navigation MBUX à réalité augmentée. Des indications virtuelles s’ajoutent à l’image projetée par la caméra avant, comme des flèches pour mieux vous guider dans la direction à prendre. Mais le reste du spectacle est assuré par cet écran central géant même si celui qui fait face au conducteur ne manque pas de qualités. Il existe ainsi un choix assez impressionnants de présentations entre le GPS, la radio, les données du voyage ou encore le téléphone tout en jouant avec les couleurs illuminant l’habitacle. Les geeks devraient adorer!

Mercedes-Benz A-Klasse, W177, 2018

Mercedes-Benz A-Class, W177, 2018

J’aime moins

Difficile de trouver des défauts à cette petite Mercedes. Peut-être devons-nous souligner une certaine paresse de la part de la boîte automatique à 7 rapports qui ne se montrait pas beaucoup plus rapide en mode Sport. Et puis nous avons été plusieurs fois agacé par la sensibilité des boutons du volant changeant sans prévenir la radio ou les affichages au tableau de bord.

Mercedes-Benz A-Klasse, W177, 2018

Mercedes-Benz A-Class, W177, 2018

Pourquoi je l’achète

Mettant avant tout l’accent sur le côté technologique de sa nouvelle Classe A, Mercedes nous pousse à mettre le comportement de celle-ci sur le côté. Pourtant, là aussi, la firme à l’étoile signe le sans-faute. Il faut dire que la modestie de la motorisation ne pousse pas au pilotage mais même en cas d’optimisme, la A180d ne fait jamais peur. Les pneus larges de notre modèle d’essai y étant pour beaucoup dans ce comportement irréprochable. Mais freinage, direction et confort sont d’un niveau d’excellence égal.

Die neue A-Klasse Kroatien 2018; W177

The New A-Class Croatia 2018; W177

Pourquoi je ne l’achète pas

Comme toujours chez Mercedes, le prix demeure le principal frein à l’acquisition d’un modèle, fût-il celui d’entrée de gamme. Affichée à 30.129€ en tarif d’accès, la A180d devrait vous coûter bien plus cher si vous craquer pour certaines options. Alors pourquoi ne pas profiter des conditions Salon pour négocier quelques packs intéressants?

Die neue A-Klasse Kroatien 2018; W177

The New A-Class Croatia 2018; W177

Essai: Opel Insignia GSI CDTI: et si c’était elle?

Depuis plusieurs années, les constructeurs généralistes s’échinent à courir après les trois marques allemandes qui occupent le haut du segment. A l’image de Ford qui a créé son label de luxe Ghia. Chez Opel, on est passé à autre chose en se recentrant sur les SUV. Pourtant, la dernière Insignia, récemment proposée avec un label GSI, offre de belles qualités et elle n’a pas grand-chose à envier à la concurrence plus huppée.    

Opel Insignia GSi

Proposée en deux motorisations par Opel, l’Insignia GSI n’est désormais plus disponible en Belgique qu’avec la motorisation Diesel, la faute aux nouvelles normes WLTP. Dommage, plus légère et dotée d’un 2.0 turbo de 260 ch, l’essence m’avait bien plu lors de sa présentation internationale. Avec 210 ch, le Diesel est davantage destiné aux gros rouleurs. Mais il offre néanmoins des performances tout à fait dignes du bel emballage de la GSI.

Opel Insignia GSi

J’aime bien

Extérieurement, les modifications sont subtiles mais offrent néanmoins un vrai caractère à cette Insignia en tenue de sport. On remarque les généreuses prises d’air chromées dans le bouclier avant et l’apparition d’un discret aileron sur le hayon arrière. Pour les amateurs, Opel propose de troquer les jantes de 18 pouces offertes en série contre des jantes de 20 pouces plus seyantes, comme sur notre modèle d’essai, moyennant 1.000€ supplémentaires. Dans l’habitacle, ce sont les superbes sièges baquet qui attirent les regards. Et si l’on vous dit qu’ils intègrent de nombreux réglages électriques, une fonction de massage et peuvent être tant chauffés que réfrigérés, vous comprendrez qu’ils sont irréprochables! Le reste de l’habitacle présente une finition sans défaut mais il se contente malheureusement d’une présentation assez classique.

Opel Insignia GSi

Plutôt malin

Pour transmettre son couple de 480 Nm au sol, l’Opel Insignia GSI est dotée d’une transmission intégrale permanente d’origine GKN qui autorise une répartition vectorielle de couple entre les roues postérieures. De quoi garantir une excellente motricité à la grande berline GT tout en lui autorisant des vitesses de passage dans les courbes plutôt élevées. Dans le même temps, on pointera l’efficacité de la boîte automatique à 8 rapports montée en série. Ne vous attendez pas à des passages de rapports de sportive, la gestion étant même souvent dépassée en conduite soutenue, mais elle fait le boulot en conduite coulée et se montre globalement assez réactive quand on augmente le rythme.

Opel Insignia GSi

J’aime moins

On l’a dit plus haut, à l’exception des sièges et du volant, la personnalisation de la GSI à l’intérieur n’est pas des plus flagrante. Elle ressemble trop à une Insignia classique. Mais cela signifie que l’on profite également d’une belle habitabilité et d’un coffre disposant de 490 litres de chargement. Autre petit grief, le design du système multimédia est un peu daté mais le GPS fonctionne bien et toutes les aides sécuritaires sont bien sûr montées en série.

Opel Insignia GSi

Pourquoi je l’achète

Sur autobhan, l’Opel Insignia GSI ne se laisse guère impressionner par les berlines allemandes statutaires. Elle profite d’un excellent moteur pour suivre le rythme à des vitesses prohibées dans d’autres pays. Le tout, avec une consommation qui reste des plus contenues (8,5 l/ 100) et qui démontre, une fois encore, que pour les avaleurs de kilomètres, le Diesel est encore et toujours ce qui se fait de mieux! D’autant que l’insonorisation est excellente et que les kilomètres s’avalent sans efforts.

Opel Insignia GSi

Pourquoi je ne l’achète pas

Affichée 45.700 euros en prix de base, même avec quelques options indispensables, l’Opel Insignia GSI s’offre à vous pour un prix relativement contenu si on la compare à la concurrence venant d’Audi, BMW ou Mercedes. Si elle aurait pu être un chouia plus confortable, elle se révèle finalement tout à fait à la hauteur et pourrait aider Opel à venir titiller les marques bien établies en haut de la hiérarchie!

Opel Insignia GSi

Essai: Mercedes CLS350d 4Matic : bel objet de désir

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Lancée en 2004, la jolie berline CLS aux airs de coupé tentait alors de s’opposer à l’attrait de la clientèle pour les monovolumes. 14 ans plus tard, ce sont les SUV qui sont vendus à toutes les sauces par les constructeurs mais heureusement pour nous, la CLS est toujours au catalogue de la marque étoilée et elle vient même de faire entièrement peau neuve pour cette troisième génération.

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Certes, la carrosserie Shooting Brake n’est plus au catalogue mais le dessin de la CLS conserve toute son originalité. Un peu moins pur que le dessin de 2004, celui de cette nouvelle venue ajoute une certaine agressivité bien dans l’air du temps. Les phares adoptent les lignes de la gamme actuelle et l’arrière est encore plus râblé. Le modèle qui nous a été confié par Mercedes Belux est le 6 en ligne 3.0 diesel de 286 ch d’office proposé avec la boîte auto à 9 rapports et les 4 roues motrices. L’ensemble est évidemment très performant et particulièrement peu bruyant même à froid.

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J’aime bien

Réputées pour leur confort, les Mercedes déçoivent rarement. Et cette CLS ne dément pas la tradition. A bord, tout est luxe calme et volupté. Les sièges sont parfaitement dessinés et leurs réglages sont excellents. Notre exemplaire recevait des inserts décoratifs en frêne gris à la beauté discutable mais c’est moins kitsch que les lumières d’ambiance ayant beaucoup plu à notre jeune adolescente.

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Plutôt malin

Jouant la carte technologique, Mercedes propose sur cette CLS les mêmes grands écrans qu’à bord de la Classe E. Et de nombreuses possibilités de connections. Ce système multimédia offre ainsi la reconnaissance vocale, la compatibilité Bluetooth mais aussi les services de connectivité Mercedes me. Les Geeks seront heureux de trouver deux ports USB, une interface SD. La navigation peut être complétée par le Comand Online qui reconnait les panneaux routiers, l’intégration smartphone, le hotspot wifi à bord, le service Concierge sans oublier le Car-to-x. Bref, il est loin le temps de la Mercedes de papa, dans les années 90, où m’immense volant et l’intérieur austère garantissaient une fiabilité sans faille.

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J’aime moins

Justement, quand on aimait les Mercedes pour leur classicisme, il est difficile de se faire à cet habitacle bling-bling où les ouïes de ventilation chromées ont pris une place assez marquante même si bien sûr, via le catalogue des options, il est possible d’opter pour des intérieurs bien moins clinquants que celui de notre modèle d’essai.

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Pourquoi je l’achète

Une Mercedes demeure un achat raisonnable dans le sens où la reprise de votre véhicule est toujours bonne. Et puis on se sent bien à bord, le confort est royal et la puissance de cette motorisation, son couple de 600 Nm, participent à une ambiance apaisante. On sait que la puissance est là lorsqu’elle est nécessaire. Enfin, avec des dimensions légèrement revues à la hausse les places arrière, même si leur accès n’est pas facilité par la ligne générale de l’auto, proposent un espace suffisant pour deux adultes tandis que le coffre propose 520 dm³. Cette motorisation Diesel conserve tous les atouts de ce type de carburant qui permet, encore et toujours, de voyager à allure très soutenue en consommant un minimum.

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Pourquoi je ne l’achète pas

Avec un prix total de 93.690 euros tvac, la voiture qui nous était confiée exige un beau sacrifice financier. Un refrain archi-connu et rebattu lorsqu’il s’agit de la marque à l’étoile ou, plus généralement, des haut de gamme allemands. On a également noté quelques hésitations de la boîte automatique à 9 rapports (9G-Tronic) dans des cas extrêmes lorsque vous donnez un coup d’accélérateur pour dégager un carrefour au plus vite par exemple.

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