La bibliothèque idéale du Rédacteur Auto: Alfa Romeo GTV6, de la route à la piste

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Aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir « Alfa Romeo GTV6, de la route à la piste », signé Hervé Bouchot. Sur 160 pages, l’auteur consacre sept chapitres au seul GTV6. L’ouvrage est très complet et abondamment illustré. Le GTV6 est replacé dans le contexte historique de la marque, au travers de différents projets internes et de l’évolution de la gamme du constructeur transalpin. Ainsi, un non-initié pourra sans problème appréhender l’importance historique de la voiture. Vient ensuite une description technique très complète, agrémentée de nombreux détails.  Soulignons également une mise en perspective au travers de nombreuses publicités d’époque et d’articles de presse. L’auteur a mené un travail encyclopédique ; il ne s’est pas concentré sur le seul marché français et est aussi allé chercher des informations en Allemagne, en Grande Bretagne ou encore aux USA. Un chapitre entier est consacré aux différentes séries limitées et prototypes : Grand Prix, Production, Balocco S.E…. y compris la version 3.0 litres spécifique au marché Sud-Africain ! Ensuite, l’auteur explique par le détail la genèse et l’historique du V6 « Busso » et son évolution.

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La compétition

Le GTV6 s’est illustré sur les circuits comme sur les spéciales de rallye. Notamment en France, où il a remporté deux titres consécutifs en championnat des voitures de production sur circuit. En 1983 et 84, le GTV6 était l’arme absolue, préparé par le Snobeck Racing Service. L’auteur a bénéficié d’informations de première main et nous conte cette aventure par le détail, retraçant même les parcours des onze voitures ayant été utilisées dans ce cadre par Dany Snobeck, Alain Cudini, Pierre Destick, ou encore Pierre- François Rousselot. Vient ensuite la description de la carrière du GTV6 sur les circuits européens et… les titres remportés de 1982 à 1985 par les voitures préparées chez Luigi, à Comblain-au-Pont. Le GTV6, malgré son encombrement conséquent, s’est également illustré en rallye. Ses excellentes qualités routières, son architecture transaxle, et son fabuleux moteur lui ont permis de damer le pion à plus d’une concurrente, tant en groupe A qu’en groupe N. Yves Loubet, Jacques Panciatici, Bertrand Balas, Christian Rigollet et, chez nous, Gaby Goudezeune et Dany Delettre lui ont donné ses lettres de noblesse ! Ici également, le traitement est exhaustif, avec de nombreux classements, des publicités…

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En résumé, un ouvrage sérieux et très complet, auquel il ne manque… que le bruit fabuleux du V6 Alfa et… les odeurs au bord d’un circuit ou d’une spéciale ! Seul bémol, la loi française obligeant de supprimer les marques et logos de cigarettiers même sur des photos d’époque ! Heureusement, les marques belges étant inconnues en France, quelques photos ont échappé au massacre. A noter que cet ouvrage n’est plus disponible en neuf auprès de l’éditeur. Il n’a pas été remanié depuis sa sortie car, malheureusement, son auteur nous a quitté en 2011. Bonne recherche, il en vaut vraiment la peine ! (Texte: Dimitri Urbain)

ALFA ROMEO GTV6, De la route à la piste, Hervé Bouchot, Editions E.T.A.I., Paris, 2009. ISBN : 978-2-7268-8869-8 ; 28,90 €

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Librairie: L’Année automobile 2019/2020: immuablement réconfortant

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Chaque année, l’année automobile nous revient comme un doux refrain d’un exercice parfaitement maîtrisé par Serge Bellu et son équipe. Dans un monde où tout change très vite, où des institutions changent de nom pour rester dans le vent, faire croire qu’elles évoluent à la vitesse de ce siècle, à l’heure où des enseignes historiques se voient contraintes de fermer boutique faute de volontaires pour poursuivre une belle aventure, cet ouvrage de référence paru aux éditions ETAI est un heureux évènement qui arrive inlassablement dans toutes les librairies à la fin de l’année. Comme toujours, au Rédacteur automobile, on choisit de lire l’édition en entier avant de vous en parler.

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Le coutume est établie depuis plusieurs années maintenant, l’année automobile se découpe en trois chapitres: Industrie, Sport et Culture. Le premier sujet est lui-même divisé en trois avec une partie consacrée à l’économie, une deuxième à la production et la dernière à la création. Comme l’année automobile est en constante évolution, on remarque tout de suite une mise en page très soignée mais aussi davantage de texte, ce qui n’est pas pour nous déplaire.

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Cette édition en profite pour faire un tour de la grande famille de l’automobile en reprenant la composition des principaux groupes à travers tous leurs labels. Sous le chapitre Production, Serge Bellu reprend classiquement toutes les nouveautés de l’année écoulée par catégories, des citadines aux supercars en passant par les 4×4. Enfin, le chapitre dédié à la création présente les personnalités qui dirigent les studios de design avant de faire le tour des concept-cars de l’année et enfin de rendre hommage à la Mini qui fêtait ses 60 ans.

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Le deuxième volet dédié au sport automobile propose un calendrier des faits marquants avant de se pencher sur la monoplace, l’endurance, les rallyes, le tourisme et les résultats. Comme nous l’avons déjà constaté d’autres années, le rallye est le parent pauvre de cet annuel avec une traduction approximative de certains textes et des données erronées. Ainsi, l’auteur Keith Oswin nous parle de la Sicile au lieu de la Sardaigne et dans le résumé sur le rallye d’Allemagne, on nous dit qu’Hayden Paddon inaugure la nouvelle Hyundai tout électrique en rallye… Monsieur Bellu, si vous cherchez un spécialiste francophone du WRC, je suis votre homme!

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Pour terminer, le dernier volet de l’année automobile est consacré à la culture avec, là aussi, les faits marquants dans le milieu de la voiture ancienne puis un chapitre consacré à l’art avec un sujet sur l’exposition du château de Compiègne consacrée à la beauté dans l’automobile à travers des concept-cars. On revient ensuite sur l’année 1969 avant de découvrir le portrait d’Alexandre Iacovleff, le peintre officiel des grandes expéditions Citroën. L’ultime chapitre dédié au patrimoine nous parle du marché des automobiles de collection en crise avant de planter le décor du concours d’élégance organisé à Monaco et de terminer sur le centenaire de Bentley largement fêté en 2019.

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Vous l’aurez compris, l’année automobile demeure l’ouvrage indispensable pour tout amoureux de la chose automobile. De quoi retrouver en un coup d’œil, les principaux faits et gestes de la planète durant l’année écoulé. On ouvre ce volume en sachant que l’on va s’y plonger avec délectation pour revivre douze mois intenses. Reste maintenant à savoir comment Serge Bellu et ses acolytes pourront remplir le prochain opus…

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Fiche technique

  • Nombre de pages: 288
  • Date de parution: 11/12/2019
  • Auteur Collectif
  • EAN 13 9791028303877
  • Editeur ETAI ALBUMS
  • Format: 235X310 mm
  • Nombre d’illustrations: 600

Librairie: « Stéphane Prévot sans détour », l’indispensable!

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Il est des actes qui semblent des évidences. Raconter la vie, unique en son genre, du copilote le plus capé de Huy et de Belgique fait figure de Saint Grääl pour tout journaliste sportif qui se respecte. On ne connait pas la durée du forcing qu’aura dû exercer notre collègue Dominique Dricot pour que Stéphane Prévot accepte finalement de – vraiment – tout déballer mais le résultat est là, sous nos yeux, sous forme d’un bouquin dense de 340 pages à la fin duquel on a même droit à un bonus sous forme de 85 photos marquantes.

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Il faut dire que la vie de copilote traversée par le Hutois n’a rien d’un long fleuve tranquille. En conflit avec son père, il choisit sa voie très jeune et ne va jamais le regretter. Le copilotage, c’est toute sa vie et rien ne pourra l’en dissuader. Très vite, il se fait remarquer par son intelligence et sa rigueur et c’est en l’associant avec Bruno Thiry que l’Opel Team Belgium lui met le pied à l’étrier. On est en 1991 et autant vous dire que l’époque est à la déconne et aux soirées arrosées lorsqu’il s’agit de fêter de bons résultats. Accompagné de ses mauvais camarades mais qui sont de vrais amis, Stéphane vit sa vie à 200 à l’heure tout en se montrant professionnel en toutes circonstances. Même lorsque les nuits sont courtes et les souvenirs de la nuit confus. Vous l’aurez compris, ce chouette bouquin nous plonge dans une ambiance et une atmosphère qui font du bien dans un monde où tout doit désormais être dans la norme et se conformer à la bienséance. Jamais Prévot n’a accepté de rentrer dans le moule et cela lui a certainement valu quelques inimitiés dans le milieu mais ceux qui ont su reconnaître son talent ne s’en sont jamais mordu les doigts.

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Tout au long de ce récit, il ne flingue jamais gratuitement ou directement. Par contre, il remet certains cadors à leur place et il précise certaines choses à propos de méthodes utilisées par équipes ayant pignon sur rue à l’époque, que ce soit en reconnaissances ou en course. Et puis il a clairement ses têtes mais là aussi, tout est en nuances. Ce que l’on ne soupçonnerait pas à priori chez cet homme bourru et direct mais oh combien sympathique. Les anecdotes sont croustillantes et le vocabulaire est souvent truculent parce l’auteur du livre a bien pris soin de ne pas trahir les propos de Stéphane. Après Bruno vient le chapitre Duval où l’on comprend mieux certaines choses, que ce soit en sa faveur ou pas. Et puis il y a l’ère Atkinson où Stéphane fera ses adieux au WRC. Après, l’intérêt du livre retombe un peu parce que les pilotes concernés nous parlent moins mais ses débuts en rallye-raid valent également le détour au même titre que ses campagnes dans le Championnat Asie-Pacifique. Cela dit, on mesure également la passion qu’il voue à son sport lorsqu’il nous raconte ses participations aux côtés de grands noms du rallye mondial aux Legend Boucles…

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En 30 ans de carrière, Stéphane Prévot a disputé près de 443 rallyes dont 175 en championnat du monde. Au total, ce ne sont pas moins de 74 pilotes différents qu’il a épaulés.

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Ce livre est publié chez Rushmore et est vendu au prix de 25 euros qu’il vaut largement. Vous le trouverez dans les librairies hutoises, chez Spa Racing à Stavelot où sur leur site en suivant ce lien. N’hésitez pas une seconde, vous ne serez pas déçus!

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Librairie: Zagato, chef-d’oeuvre du design chez E.T.A.I.

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Cet ouvrage retrace avec une grande précision l’histoire de la maison milanaise à travers ses nombreuses productions. Une histoire qui débute durant la première guerre mondiale lorsque Ugo Zagato est engagé chez l’avionneur Pomilio. Une belle occasion pour lui de devenir un spécialiste de l’aluminium.

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Il faut alors attendre 1923 pour voir sortir des ateliers de la Carrozzeria Zagato la Fiat 501 Sport « type fuselage » qui marquait l’entrée de l’automobile dans un certain concept de légèreté. Toutes les grandes marques italiennes de cet entre-guerre passèrent des commandes chez Zagato. Mais ce sont essentiellement les victoires des Alfa Romeo dans les grandes courses italiennnes comme les Mille Miglia ou les concours d’élégance de l’époque qui vont véritablement asseoir la légitimité de Zagato.

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Durant la seconde guerre mondiale, l’usine Zagato du Corso Sempione est totalement détruite lors d’un raid de la RAF le 13 août 1943. La reconstruction des bâtiments débute dès la fin de l’année 46 et dès le mois de mai de l’année suivante, Elio, le fils aîné d’Ugo, s’inscrit dans des compétitions à bord d’une Fiat 500 Barchetta.

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Zagato dessine alors des carrosseries très simples pour Fiat, Lancia ou encore MG et dont la signature se marque par un pare-brise panoramique original. En 1949, sur la demande d’Antonio Stagnoli, Zagato se penche sur le châssis 018M d’une Ferrari 166 Coupé et son propriétaire l’aligne dans les Mille Miglia en 1950.

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C’est pourtant Fiat et Alfa qui demeure ses principaux clients dans les années 50 et 60. En 1960, Zagato nous offre la superbe Aston Martin DB4 GT qui demeure l’une des plus belles lignes dans l’histoire de l’automobile. Durant cette décennie, d’autres beautés seront issues des ateliers milanais à l’image de l’Alfa Romeo TZ qui marquera l’apogée de l’arrière de type Kamm, en application des théories aérodynamiques de cet ingénieur allemand des années 30.

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Durant les années 70, on sent l’italien moins inspiré avec beaucoup de modèles discutables et moins de traits de génie à nos yeux. Le déclin est en cours, ou du moins, un virage qui voit Zagato produire moins de voitures pour se concentrer sur l’élaboration de modèles plus exclusifs comme l’Aston Martin V8 Vantage de 1986, produite à 50 exemplaires, ou l’inoubliable Alfa Romeo SZ. A la fin du siècle dernier, Zagato connaît de graves difficultés et ne produit plus que quelques prototypes destinés à des Salons. Andrea Zagato prend la direction des opérations en 1990 et étend les activités traditionnelles de la carrosserie à la fourniture de services de conception et de design, non seulement dans le secteur des transports mais aussi à l’intention de l’industrie en général. La ville de Milan opte ainsi pour l’Eurotram en janvier 2000, dessiné par Zagato.

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Un tournant nécessaire qui a probablement sauvé la firme italienne du désastre. Ces dernières années, Zagato s’est consacrée à la conception de modèles exclusifs mais aussi à la renaissance de voitures disparues ou encore à la consultation à 360° pour la firme chinoise Thunder Power dont elle a tout créé, de son site web à l’habitacle de ses voitures en passant par leurs lignes bien sûr, mais aussi le design du stand lors des salons où la voiture fut exposée! Retrouvez toute cette belle histoire en détails dans l’ouvrage édité chez ETAI et proposé au prix conseillé de 59 euros pour 208 pages.

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Librairie: 24 Heures du Mans 2017

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Sorti pour les fêtes, l’annuel des 24 Heures du Mans 2017 demeure une référence parmi les ouvrages touchant au sport automobile et plus particulièrement à la plus grande course du genre. A la barre, on retrouve l’excellent Jean-Marc Teissèdre désormais uniquement épaulé par Thibaut Villemant. La préface de cette édition est signée par Chase Carey, le patron de la F1 qui a donné le départ de cette 85e édition des 24 Heures du Mans!

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Comme le veut la tradition, le volume 2017 débute avec des hommages puis revient sur les manches du WEC disputées avant le grand rendez-vous manceau. Ensuite quelques pages nous replongent au coeur de l’édition de 1967 avant d’en arriver à la journée-test disputée le 4 juin. On en retrouve les résultats chronométriques complets avant de débuter cette fameuse semaine mancelle!

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Débute alors le tour complet des forces en présence, équipe par équipe. Ensuite on se plonge dans l’ambiance du pesage, la vie au circuit en attendant la traditionnelle parade au coeur de la ville sans oublier les manifestations officielles. Nous sommes déjà à la page 108 lorsqu’on découvre enfin les premiers clichés des bolides en action lors des essais! Vient ensuite le chapitre consacré à l’avant-course avec le warm-up, la Porsche Carrera Cup et la manche des LMP3 de la Road to Le Mans.

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Là, on découvre deux pages signées Carole Capitaine et qui nous parle des femmes dans la course. Ensuite nous voilà sur la grille de départ avec les différentes personnalités vues à quelques minutes du départ. Enfin débute le compte-rendu traditionnel, heure par heure. Les photos sont de très belles qualités et à chaque heure, les auteurs consacrent un « focus » sur les évènements ayant marqué les soixante dernières minutes.

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Arrive le chapitre appelé « la 25e heure » où l’on découvre la réaction des lauréats qui ont droit aux honneurs des différents podiums. On apprécie également une double page consacrée au fils du Docteur Wolfgang Ullrich qui nous raconte ses 24 heures, d’autres pages nous présentent le Jackie Chan DC Racing et enfin, les pages que nous préférons, celles de l’analyse technique de l’allemand Marcus Schurig, journaliste chez Sport Auto Allemagne. Enfin, après les tableaux reprenant diverses statistiques, les pages In Memoriam rendent hommage aux disparus de l’année.

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N’oublions pas de signaler que cette année, il est possible de retrouver des videos de la course en téléchargeant l’application des éditions ETAI en scannant des pictos disséminés dans l’annuel 2017!

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Cet ouvrage est disponible dans toutes les bonnes librairies ou chez E.T.A.I au prix conseillé de 49 euros.

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