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Premier essai : Renault Twingo E-Tech Electric : pour enchanter nos routes…

Après R5 et R4, c’est au tour de la Renault Twingo de faire son retour en fanfare. Avec des couleurs, des lignes craquantes et l’utilisation d’une batterie LFP, elle se veut être la voiture du quotidien mais pas uniquement réservée pour la ville. Explications.

30 ans de métier, cela vous forge un homme. Cela vous entraîne aussi vers une certaine indifférence à l’égard des nouveaux produits électriques et asiatiques qui sont totalement interchangeables et sans la moindre personnalité. Et lorsque certaines marques européennes commencent à imiter leurs adversaires, cela devient carrément d’un ennui sans nom. Heureusement, Renault a choisi de remettre de la couleur dans nos rues et sur nos routes, une certaine joie de conduire déjà ressentie à bord des R5 et R4. Pourtant, c’est un nouveau coup de cœur qui nous a frappé lors de la découverte de la Twingo électrique sur les routes ensoleillées d’Ibiza.

Rouge, jaune ou verte, les Twingo proposées pour cet essai profitent à fond du soleil espagnol pour attirer l’œil à travers de multiples détails sympas. Il y a bien évidemment ses yeux globuleux, qui lui ont valu le surnom de Grenouille, ses fausses triples ouïes de ventilation sur le capot avant mais aussi une face arrière reconnaissable entre mille. Le contour de lunette arrière et les petites ailettes qui surplombent l’arche noire des feux lui confèrent une personnalité attachante. Dans un univers automobile trop largement dédié aux SUV monoblocs et massifs, cette cinq portes apporte une véritable touche de fraîcheur.

Habitacle jovial

Et ce qui est encore mieux, c’est que l’intérieur de cette Twingo du 21e siècle propose la même allégresse grâce à des touches aux couleurs de la carrosserie (en version Techno) qui apparaissent un peu partout dans l’habitacle. On a bien sûr droit à des écrans digitaux mais leur taille reste raisonnable, un 7 pouces face au conducteur et un central multimédia de 10 pouces. Ces écrans donnent également de la vitalité à travers des animations et des graphismes enjoués développés spécifiquement pour la Twingo en transformant chaque interaction en petit moment de plaisir. Finalement, c’est peut-être le volant qui surprend le moins puisqu’il est logiquement repris d’autres modèles de la marque même si sa branche centrale inférieure est ovalisée. Pour une version d’accès à la gamme Renault, la Twingo propose des sièges confortables qui se sont parfaitement fait oublier durant tous nos kilomètres parcourus autour de l’île, et ça, c’est assez inattendu. Pas sûr qu’on aurait pu en dire autant après quelques kilomètres à bord d’une Twingo I, n’en déplaise aux nostalgiques.

Comportement serein

Basée sur la plateforme RGEV small, la petite grenouille reçoit le même train avant que ses grandes sœurs, R5 et R4 mais l’essieu arrière multi bras est remplacé par un essieu souple dérivé de celui du Captur. Le confort est assuré et sur les routes parfaitement lisses de l’ile blanche, le comportement s’est révélé satisfaisant même si de courtes sections bosselées nous ont dévoilé un train arrière un peu sautillant. A vérifier sur les routes de notre royaume. Le moteur électrique fournit 80 chevaux, un potentiel largement suffisant pour une compacte de 1200 kg.

La batterie fournit 27,5 kWh utiles et la consommation WLTP est annoncée à 12,2 kWh/100 km. Votre serviteur peut se targuer d’avoir consommé, le premier jour, 11,9 kWh mais suite à la demande de notre équipière du jour, un rythme nettement plus soutenu le lendemain a laissé la marque à 14,2. Raisonnable. L’autonomie serait donc, par beau temps et essentiellement en milieu urbain et extra-urbain, de 263 km ce qui répondrait parfaitement, selon Renault, à l’usage moyen de ses clients potentiels (35 km quotidiens en moyenne). De quoi ne devoir la recharger qu’une à deux fois par semaine maximum. S’il n’existera pas de batterie plus grosse à l’avenir, la Twingo devrait se voir décliner en d’autres versions mais n’attendez pas un toit ouvrant, sa structure ne le permet pas.

Tarifs belges

En Belgique, la Twingo est disponible en deux finitions : l’Evolution facturée 19.500€ et la Techno échangée contre 21.300€. Cette dernière reçoit une caméra de recul, l’accès main-libre, la climatisation automatique, l’écran de 10″, les palettes au volant pour la régénération ou encore le régulateur adaptatif. Il n’y aura malheureusement jamais de dérivé thermique, les petites citadines du segment A ne représentant plus que 2% de notre marché national. En option, il y a des couleurs et des jantes spécifiques sans oublier le Pack advanced charge à 490€ (chargeur AC 11 kW + DC 50 kW, power to object…) et le Pack parking & safety à 600€.

Conclusions

On avait déjà flashé sur cette petite bouille colorée lors du dernier Salon de Bruxelles. Cette première prise en main a confirmé tout le bien dont on en pensait. Légère, modestement puissante et suffisamment autonome pour répondre à un usage quotidien, la nouvelle Twingo fait mouche en pouvant compter sur un tarif ultraserré. Développée en 2 ans, elle arrive toute pimpante sur notre marché qu’elle rapidement devrait ensoleiller. C’est tout le mal qu’on lui souhaite.

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