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Essai : Renault 5 E-Tech Electric 150 HP : une arme de séduction massive ?

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La voiture de l’année 2025 semble redonner des couleurs aux chiffres de ventes de la marque française en ce début d’année. Certes, le jaune « pop » de notre version d’essai ne fait pas dans la discrétion mais nous n’avions plus rencontrés de réactions aussi enthousiastes à l’égard d’une Renault depuis notre essai de la Mégane RS Trophy habillée de la même teinte. Ce qui ne date pas d’hier. Mais revenons à nos moutons et voyons si l’idée de démocratiser la voiture électrique est réellement bonne…

Présentée au salon de Paris en 2024, la nouvelle Renault 5 E-Tech pose le premier jalon d’une trilogie dédiée à d’anciennes dénominations remises au goût du jour en version 100% électriques. Nous essayerons très prochainement la Renault 4 E-Tech Electric en attendant le dernier volet appelé Twingo. Contrairement à Ford qui, pour sa Capri, a opté pour des lignes totalement éloignées de son ancêtre, Renault conserve l’esprit des formes des anciennes, ce qui semble bien fonctionner auprès du public.

J’aime bien

Et c’est vrai que cette 5 Electric est esthétiquement réussie malgré une prise de taille conséquente par rapport à la première R5 sortie en 1972. Celle-ci mesurait 3,53 m là où la nouvelle atteint 3,92 m. Et l’on vous épargne la comparaison des masses. Logiquement, cette 5 est basée sur la même plateforme que les Scenic et Mégane (CMF-B EV) avec un moteur qui fonctionne sans aimants permanents, faisant dès lors disparaître sa dépendance aux terres rares. A l’intérieur, on se laisse facilement séduire par l’environnement sympathique et coloré, si l’on opte pour les versions les mieux équipées bien sûr. Les tissus qui recouvrent les sièges « tulipes » sont bicolores au même titre que les contre-portes ou encore le ciel de toit, gaufré en option mais à l’épaisseur très économe. En y regardant de plus près, on verra que la finition n’est pas uniformément soignée mais les écrans du système multimédia OpenR Link fonctionnent parfaitement, contrairement à ce qui prévaut dans d’autres marques qui étouffent systématiquement les bugs rencontrés.

Plutôt malin

Simple traction, cette 5 se comporte plutôt bien grâce à une direction calibrée avec soin et un train avant qui ne craint jamais l’arrivée des 245 Nm de couple. Certes, les suspensions fermes ne rendent pas le velouté attendu de la part d’un modèle français mais il faut bien composer avec la masse d’1,5 T. Le confort est heureusement préservé lorsqu’il s’agit d’aborder des nids de poule ou des ralentisseurs. Seuls les pavés peuvent réellement perturber le travail des trains roulants en secouant plus que de raison les passagers. Le rendu du freinage, entièrement régi par électronique (drive-by-wire), est bon et on peut rapidement désactiver les aides à la conduite les plus crispantes grâce au bouton magique placé à gauche de la colonne de direction.

J’aime moins

C’est encore et toujours l’autonomie sur autoroute qui nous pose problème. Sans rouler à des vitesses folles, 110 km/h la plupart du temps, là où nous sommes à 130 avec du thermique, l’autonomie s’effondre rapidement et ce sans même utiliser l’air conditionné. Même si la grosse batterie atteint 52 kWh, elle ne peut faire des miracles sur voies rapides. A l’issue d’une recharge complète, l’ordinateur de bord annonce 421 km d’autonomie mais après avoir parcouru les 120 km qui séparent l’importateur de notre domicile, celle-ci n’est plus que de 180 km… A l’issue de nos 512 km d’essai, la moyenne s’est chiffrée à 16,1 kWh / 100 km ce qui nous semble raisonnable.

Pourquoi je l’achète

Joliment dessinée, bien mise au point et parfaitement dans l’air du temps puisque 100% électrique, la nouvelle Renault 5 connait un réel succès auprès, par exemple, des jeunes indépendants. Affichée à 34.900€ dans cette finition Iconic à grosse batterie, elle peut également s’acheter en finition Techno avec 120 ou 150 ch sans oublier l’Evolution de 120 ch qui s’affiche à 27.900€. Si c’est encore trop cher, sachez qu’une version d’accès de 95 ch pour une autonomie de 300 km arrive avec l’été. Son prix ? 25.000€ ! Pour ce montant, vous pourrez bénéficier de son look, de son habitacle sympa et de sa tenue de route parfaitement accordée aux attentes du conducteur. Direction et freinage sont soigneusement mis au point. L’intérieur coloré et parcouru de petites attentions dépend du niveau de finition mais il constitue réellement un atout pour cette 5 portes…

Pourquoi je ne l’achète pas

…5 portes mais pas réellement cinq places parce qu’à l’arrière, l’espace est trop réduit. C’est là qu’on se souvient qu’il s’agit d’une voiture du segment B et que si l’on veut davantage d’habitabilité, il faudra probablement aller voir du côté de la prochaine Renault 4 à l’esprit tout aussi débridé. Plutôt ferme en matière de suspension, cette Renault 5 E-Tech propose une finition pas toujours homogène avec des tissus et des plastiques qui ne devront pas être trop manipulés. Enfin, comme à chaque fois, l’autoroute et les voitures électriques restent encore et toujours deux entités qui n’aiment pas se rencontrer. Mais en ville, cette chouette Renault fera de vous le roi des boulevards grâce à sa vivacité et son tempérament optimiste. (Photos: Pierre Fontignies)

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